Fins de bienfaisance d’un organisme de bienfaisance enregistré

Lignes directrices

Numéro de référence
CG-019

Date de publication
Le 25 juillet 2013 (révisées le 5 mai 2026)

Les exigences générales pour l’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance 

En plus des exigences énoncées dans ces lignes directrices, il y a de nombreuses exigences d’ordre général liées à l’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance. Pour en savoir plus, consultez les lignes directrices CG-017, Exigences générales pour l’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance

Les lignes directrices peuvent être mises à jour. Si vous avez des commentaires ou des suggestions qui permettraient d’améliorer ces lignes directrices, nous aimerions les connaître. Pour fournir de la rétroaction ou obtenir des renseignements supplémentaires, communiquez avec la Direction des organismes de bienfaisance.

Ressources additionnelles pour aider à rédiger des fins de bienfaisance

En plus de ces lignes directrices, l'Agence du revenu du Canada fournit d'autres ressources pour vous aider à rédiger des fins de bienfaisance de plusieurs façons :

Ces lignes directrices portent sur les exigences relatives aux fins de bienfaisance.

Sommaire

Un organisme de bienfaisance enregistré doit être constitué exclusivement à des fins de bienfaisance et administré exclusivement à des fins de bienfaisance. Les fins d’un organisme sont déclarées dans son document constitutif.

Les fins de bienfaisance sont définies par la common law et par la Loi de l’impôt sur le revenuNote de bas de page 1 . Les présentes lignes directrices expliquent comment rédiger :

Les lignes directrices expliquent également les exigences qui s’appliquent à ces deux types de fins de bienfaisance, ainsi que la façon dont l’Agence du revenu du Canada (l’ARC) détermine si des fins énoncées dans le document constitutif d’un organisme relèvent exclusivement de la bienfaisance.

Fins de bienfaisance en common law 

Une fin de bienfaisance en common law doit :

Pour répondre aux critères ci-dessus, une fin doit :

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Les trois éléments d'une fin de bienfaisance en common law

  • Catégorie de bienfaisance (Quoi)
  • Portée des activités (Comment)
  • Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui)

Conseil : Lorsque vous rédigez une fin de bienfaisance en common law, nous vous recommandons d’inclure chacun des trois éléments directement dans le libellé afin d’éviter toute confusion ou mauvaise interprétation.

Fins visant la réalisation de versements admissibles

Outre les fins de bienfaisance en common law, la Loi de l’impôt sur le revenu considère que les fins de bienfaisance comprennent les versements admissibles. Les versements admissibles consistent à :

Remarque : Pour constituer un versement admissible, un versement effectué à une organisation donataire doit réaliser une fin de bienfaisance en common law pour laquelle l’organisme de bienfaisance est constitué. 

Exigences pour les fins de bienfaisance en common law et les fins visant la réalisation de versements admissibles

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Fins de bienfaisance

  • Fins de bienfaisance en common law
    • Catégorie ou sous-catégorie de bienfaisance (Quoi)
    • Portée d'activités (Comment)
    • Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui)
      • L'organisme de bienfaisance doit avoir une fin de bienfaisance en common law
  • Faire des versements admissibles
    • Faire des versements admissibles à des donataires reconnus
    • Faire des versements admissibles à des donataires non-reconnus
      • L'organisme de bienfaisance doit avoir une fin de bienfaisance en common law

1. Introduction

1. Pour être enregistré à titre d’organisme de bienfaisance en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu,  un organisme doit être constitué exclusivement à des fins de bienfaisance et administré exclusivement à ces fins de bienfaisanceNote de bas de page 2 . Les fins (objets, objectifs ou buts) d’un organisme sont déclarées dans son document constitutif.

2. Une fin relève de la bienfaisanceNote de bas de page 3  si : 

Chaque type de fin de bienfaisance comporte ses propres critères. 

3. Afin d’être considéré comme ayant exclusivement des fins de bienfaisance (le critère d’exclusivité), chaque fin déclarée dans le document constitutif de l’organisme doit relever de la bienfaisance. Il y a une exception à ce critère, expliquée à la section Comment l'ARC détermine si un organisme a des fins qui relèvent exclusivement de la bienfaisance

Remarque : Dans les présentes lignes directrices, le terme organisme de bienfaisance s’entend d’un organisme de bienfaisance enregistré en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu ou un organisme ayant fait une demande d’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance. 

2. Fin de bienfaisance en common law

4. Pour relever de la bienfaisance en common law, une fin doit :

Pour en savoir plus sur le critère du bienfait d'intérêt public, voir l'Énoncé de politique CPS-024, Lignes directrices pour l'enregistrement d'un organisme de bienfaisance : satisfaire au critère du bienfait d'intérêt public.

5. Pour répondre au critère d’exclusivité, la fin doit aussi limiter l’organisme à utiliser ses ressources uniquement pour réaliser ses fins de bienfaisance, et pour aucune fin qui ne relève pas de la bienfaisance.

6. Pour s’assurer de répondre à ces critères, le libellé d’une fin de bienfaisance doit :

Lorsque vous rédigez une fin, nous vous recommandons d’énoncer clairement les trois éléments. Chacun des trois éléments est expliqué en détail plus bas.

Exemples de fins de bienfaisance en common law qui énoncent les trois éléments 
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Exemple 1

Catégorie de bienfaisance (Quoi): Soulager la pauvreté

Portée des activités (Comment): En fournissant des éléments essentiels à la vie

Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui): Aux personnes en situation d'itinérance

Exemple 2

Catégorie de bienfaisance (Quoi): Promouvoir l'éducation

Portée des activités (Comment): En exploitant une école primaire

Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui): Pour les enfants

2.1. Trois éléments d’une fin de bienfaisance

2.1.1. Catégorie ou sous-catégorie de bienfaisance (Quoi)

7. Pour relever de la bienfaisance en common law, une fin doit s’inscrire dans l’une des quatre catégories de bienfaisance et conférer un bienfait d’intérêt public. Le critère du bienfait d’intérêt public s’applique différemment en fonction de la catégorie ou de la sous-catégorie de bienfaisance dans laquelle la fin s’inscrit.

8. Les quatre catégories de bienfaisanceNote de bas de page 4  sont les suivantes :

9. La quatrième catégorie comprend une variété de fins qui ne s’inscrivent pas sous les trois autres catégories, mais que le droit reconnaît comme relevant de la bienfaisance. Ces fins sont regroupées dans plusieurs sous-catégories, y compris la promotion de la santé et la protection de l’environnement. Voir l’Annexe A – Liste des sous-catégories d’autres fins utiles à la communauté d’une façon que le droit reconnaît comme relevant de la bienfaisance

10. Pour s’inscrire sous l’une des quatre catégories de bienfaisance, le libellé d’une fin doit identifier, implicitement ou explicitement, une catégorie ou une sous-catégorie de bienfaisance. Pour ce faire, la catégorie ou la sous-catégorie peut être énoncée dans le libellé de la fin, ou elle peut être inféréeNote de bas de page 5   de l’un ou l’autre des deux autres éléments énoncés dans le libellé de la fin, soit : 

Remarque : Un organisme de bienfaisance enregistré peut être constitué à des fins qui s’inscrivent dans différentes catégories ou sous-catégories de bienfaisance. Cependant, chaque fin devrait identifier une seule catégorie ou sous-catégorie de bienfaisance.

Exemples de fins de bienfaisance avec une catégorie ou sous-catégorie de bienfaisance inférée

Dans les deux exemples suivants, la fin n’énonce pas une catégorie de bienfaisance. Toutefois, on peut l’inférer des deux autres éléments.

Description de l'image

Exemple 1

Énoncé

Portée des activités (Comment): Exploiter une banque alimentaire

Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui): Pour les personnes dans le besoin

Inféré

Catégorie de bienfaisance (Quoi): Soulagement de la pauvreté

Exemple 2

Énoncé

Portée des activités (Comment): Produire des expositions d'art, des présentations et des événements liés aux arts du spectacle ouverts

Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui): Au public

Inféré

Sous-catégorie de bienfaisance (Quoi): Contribuer à l'appréciation des arts par le public

2.1.2. Portée des activités (Comment)

11. Afin de répondre à l’exigence d’être constitué et administré exclusivement à des fins de bienfaisance, un organisme doit énoncer ses fins de manière à s’assurer que ses ressources ne puissent être utilisées que pour réaliser des fins de bienfaisance, et pour aucune fin qui ne relève pas de la bienfaisance. La fin doit clairement définir la portée des activités que l’organisme peut exercer, et cette portée doit être limitée à des activités de bienfaisanceNote de bas de page 6 .

12. Lors de la rédaction d’une fin, définir la portée des activités signifie généralement énoncer l’éventail des activités que l’organisme peut mener pour réaliser la fin. Toutefois, il n’est pas nécessaire d’énumérer toutes les activités possibles que l’organisme peut mener. 

Par exemple, si la fin d’un organisme est « Promouvoir la santé en exploitant un hôpital », les activités suivantes feraient partie de cette portée d’activités, même si elles ne sont pas listées, de façon individuelle, dans la fin :

13. Une fin de bienfaisance peut être énoncée de manière large, pourvu qu’ elle limite l’organisme à exercer uniquement des activités de bienfaisanceNote de bas de page 7 . Toutefois, si une fin autorise l’organisme à exercer à la fois des activités de bienfaisance et des activités qui ne relèvent pas de la bienfaisance, cette fin est trop large et, par conséquent, ne relève pas de la bienfaisance. Une fin qui ne définit pas une portée d’activités est vague et, par conséquent, ne relève pas non plus de la bienfaisance. Voir la section Fins qui sont trop larges ou vagues Note de bas de page 8 .

Exemple de fins de bienfaisance avec une portée d’activités large
Exemple de fins de bienfaisance avec une portée d’activités large
Fin de bienfaisance Analyse
Soulager la pauvreté en fournissant des éléments essentiels à la vie, ainsi que des commodités de base aux personnes en situation de pauvreté.   Cette fin est large puisqu’elle autorise un large éventail d’activités de bienfaisance, mais elle n’est pas trop large puisqu’elle n’autorise pas d’activités qui ne relèvent pas de la bienfaisance.
Promouvoir la santé en faisant la prévention des maladies cardiaques. Cette fin est large puisqu’elle autorise un large éventail d’activités qui font la promotion de la santé, mais elle n’est pas trop large puisqu’elle n’autorise pas d’activités qui ne relèvent pas de la bienfaisance.

14. Une fin de bienfaisance peut aussi définir une portée d’activités restreinte. Toutefois, une fin formulée de façon étroite pourrait ne pas autoriser toutes les activités de bienfaisance qu’un organisme exerce ou planifie exercer. Cela pourrait réduire la flexibilité de l’organisme de bienfaisance de répondre à des besoins changeants ou d’entreprendre d’autres activités pour réaliser ses fins. C’est pourquoi nous ne recommandons généralement pas de rédiger des fins trop étroites.

Exemple d’une fin de bienfaisance avec une portée d’activités restreinte
Fin de bienfaisance Analyse
Promouvoir l’éducation en fournissant un cours en ligne sur la littératie financière aux élèves du primaire. Bien que cette fin relève de la bienfaisance, elle est étroite. La portée de ses activités n’autorise pas l’organisme à mener d’autres types d’activités éducatives, à aborder d’autres sujets, ou à desservir un groupe de bénéficiaires admissibles plus large. 

2.1.3. Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui)

15. Pour qu’une fin relève de la bienfaisance en common law, elle doit satisfaire au critère du bienfait d’intérêt public. Le volet « public » du critère du bienfait d’intérêt public exige que le bienfait de la fin soit offert au public, ou à une composante suffisante du public. Pour déterminer si le critère est satisfait, nous examinons qui bénéficie de la fin, c’est-à-dire le groupe de personnes qui est admissible à recevoir le bienfait – il s’agit du groupe de bénéficiaires admissibles.

Pour plus de renseignements sur ce qui constitue une composante suffisante du public, voir l'énoncé de politique CPS-024, Lignes directrices pour l’enregistrement d’un organisme de bienfaisance : satisfaire au critère du bienfait d’intérêt public.

16. Le critère du bienfait d’intérêt public varie selon la catégorie de bienfaisance. Il existe différents critères permettant de déterminer si un groupe de bénéficiaires admissibles constitue le public ou une composante suffisante du public, selon la catégorie de bienfaisance sous laquelle la fin s’inscrit. 

17. Il est parfois justifié, même nécessaire, de limiter les bénéficiaires admissibles en fonction de la nature de la fin. D’autres fois, les bienfaits doivent être conférés à l’ensemble du public. Par exemple, les fins relatives au soulagement de la pauvreté doivent être limitées aux personnes en situation de pauvreté; une maison d’hébergement pour femmes peut justifier de limiter les bénéficiaires admissibles aux femmes; les organismes de santé qui se consacrent à une maladie en particulier peuvent limiter les bénéficiaires admissibles aux personnes atteintes de cette maladie. D’un autre côté, les hôpitaux généraux et les centres communautaires devraient normalement offrir leurs services à l’ensemble de la population. 

18. Pour satisfaire au volet « public », le libellé de la fin doit identifier un groupe de bénéficiaires admissibles (Qui), et ce groupe doit être le public ou constituer une composante suffisante du public. Pour être identifiable, le groupe de bénéficiaires admissibles peut être énoncé dans le libellé de la fin, ou il peut être inféréNote de bas de page 9  d’un des deux autres éléments du libellé de la fin, soit : 

19. Une fin qui n’identifie pas un groupe de bénéficiaires admissibles approprié (implicitement ou explicitement) ne satisfait pas au volet public du critère du bienfait d’intérêt public, et ne relève donc pas de la bienfaisance.

Exemples de fins qui identifient un groupe de bénéficiaires admissibles approprié
Exemples de fins qui identifient un groupe de bénéficiaires admissibles approprié
Fins de bienfaisance Analyse
Promouvoir l’éducation en exploitant une école primaire pour les enfants dans la ville d’ABC.
  • Restreindre le groupe de bénéficiaires admissibles aux enfants est pertinent pour réaliser la fin de bienfaisance de promouvoir l’éducation en exploitant une école primaire.
  • De plus, les restrictions géographiques raisonnables  sont acceptables, quelle que soit la catégorie de bienfaisance.
Soulager les conditions attribuables à la vieillesse en fournissant des logements résidentiels spécialement adaptés, des installations accessoires et du soutien aux personnes âgées à mobilité réduite.
  • Restreindre le groupe de bénéficiaires admissibles aux personnes âgées à mobilité réduite est pertinent pour réaliser la fin de soulager les conditions attribuables à la vieillesse. 

2.2. Une fin ne peut pas être trop large ou vague

20. Une fin qui est trop large ou vague ne relève pas de la bienfaisance.

21. Une fin est trop large lorsqu’elle autorise à la fois des activités de bienfaisance et des activités qui ne relèvent pas de la bienfaisanceNote de bas de page 10 . Autrement dit, la fin pourrait permettre à l’organisme de bienfaisance d’utiliser ses ressources pour réaliser ses fins de bienfaisance, mais elle est formulée de manière si large qu’elle permet aussi des activités qui réalisent des fins qui ne relèvent pas de la bienfaisance.

22. Une fin est vague lorsqu’elle :

Exemples de fins que l’ARC considère trop larges ou vagues et de fins qui relèvent de la bienfaisance
Exemples de fins que l’ARC considère trop larges ou vagues et de fins qui relèvent de la bienfaisance
Fins trop larges ou vagues Fins de bienfaisance

Soulager la pauvreté par divers moyens.

  • Trop large et vague — l’expression « par divers moyens » est ambiguë et incertaine.

Soulager la pauvreté en exploitant une banque alimentaire.

  • Quoi — soulager la pauvreté
  • Comment — en exploitant une banque alimentaire
  • Qui — inféré : les personnes en situation de pauvreté

 

Fournir de l’argent aux étudiants.

  • Trop large et vague — La raison pour laquelle l’argent est fourni aux étudiants n’est pas claire, de sorte qu’il n’est pas évident que la fin s’inscrit dans une catégorie ou sous-catégorie de bienfaisance. Ainsi, la fin autorise à la fois des activités de bienfaisance et des activités qui ne relèvent pas de la bienfaisance.

Promouvoir l’éducation en offrant des bourses aux étudiants.

  • Quoi — promouvoir l’éducation
  • Comment — en offrant des bourses
  • Qui — étudiants 

 

Promouvoir la religion dans les pays en développement.

  • Vague — La religion visée n’est pas précisée et la portée des activités n’est pas définie.

Promouvoir (préciser la religion) dans les pays en développement en établissant et en maintenant des écoles d’enseignement religieux pour les enfants, les jeunes et les adultes.

  • Quoi — promouvoir la religion
  • Comment — en établissant et en maintenant des écoles d’enseignement religieux
  • Qui — pour les enfants, les jeunes et les adultes

 

Bâtir des communautés fortes à la suite de catastrophes.

 

  • Trop large — La fin permet à la fois des activités de bienfaisance et des activités qui ne relèvent pas de la bienfaisance
  • Vague — l’expression « bâtir des communautés fortes » est ambiguë et incertaine et la catégorie ou sous-catégorie de bienfaisance ne peut être inférée.

 

Améliorer les conditions socioéconomiques et prévenir la détérioration de la collectivité dans (préciser les zones de privation) en offrant une aide financière aux résidents touchés par la catastrophe.

 

  • Quoi — améliorer les conditions socioéconomiques et prévenir la détérioration de la collectivité
  • Comment — en offrant une aide financière
  • Qui — résidents touchés par la catastrophe

 

Promouvoir la santé des Canadiens.

  • Vague — La portée des activités n’est pas définie.

Promouvoir la santé en mettant en œuvre un programme lié à la santé cardiaque.

  • Quoi — promouvoir la santé
  • Comment — en mettant en œuvre un programme lié à la santé cardiaque
  • Qui — patients souffrant de problèmes cardiaques et le public 

Soulager la pauvreté en fournissant des conseils financiers et des programmes d’exonération de prêts aux personnes ayant une dette de consommation élevée.

  • Trop large — La fin autorise à la fois des activités de bienfaisance et des activités qui ne relèvent pas de la bienfaisance, puisque les personnes ayant une dette de consommation élevée ne sont pas nécessairement en situation de pauvreté.Note de bas de page 12 

Soulager la pauvreté en fournissant des conseils financiers et une aide financière aux personnes et aux familles en situation de pauvreté.

  • Quoi — soulager la pauvreté
  • Comment — en fournissant des conseils financiers et une aide financière
  • Qui — aux personnes et familles en situation de pauvreté

2.3. Sujet spéciaux

2.3.1. Activités relatives au dialogue sur les politiques publiques ou à leur élaboration

23. Un organisme de bienfaisance peut exercer des activités relatives au dialogue sur les politiques publiques ou à leur élaboration (ADPPÉ) pour réaliser ses fins de bienfaisanceNote de bas de page 13 . Toutefois, les ADPPÉ ne constituent pas en elles-mêmes des fins de bienfaisance. Cela s’explique par le fait que les fins politiques ne relèvent pas de la bienfaisance en droitNote de bas de page 14 , et que les ADPPÉ sont permises uniquement comme moyen de réaliser une fin de bienfaisance. Par conséquent, un organisme de bienfaisance devrait éviter de mentionner les ADPPÉ dans ses fins.

Pour plus de renseignements sur les ADPPÉ et des exemples de fins de bienfaisance, consultez les lignes directrices CG-027, Activités relatives au dialogue sur les politiques publiques ou à leur élaboration par les organismes de bienfaisance.

2.3.2. Activités commerciales complémentaires

24. Un organisme de bienfaisance désigné comme une œuvre de bienfaisance ou une fondation publique peut exercer des activités commerciales complémentaires. Une activité commerciale complémentaire est une activité commerciale liée et subordonnée à une fin de bienfaisance, ou menée en totalité ou presque par des bénévolesNote de bas de page 15 . Toutefois, les activités commerciales ne constituent pas en elles-mêmes une fin de bienfaisance. Par conséquent, si un organisme de bienfaisance a l’intention d’exercer des activités commerciales, il devrait éviter de le mentionner dans ses fins. 

Pour plus de renseignements sur l’exercice d’activités commerciales complémentaires, consultez : l'Énoncé de politique CPS-019, Qu'est-ce qu'une activité commerciale complémentaire?

3. Fins visant la réalisation de versements admissibles

25. En plus des fins de bienfaisance en common law, la Loi de l’impôt sur le revenu considère que les fins de bienfaisance comprennent la réalisation de versements admissiblesNote de bas de page 16 . Les fins visant la réalisation de versements admissibles sont les suivantes :

Remarque : Tout versement fait à une organisation donataire doit servir à la réalisation d’une fin de bienfaisance en common law déclarée dans les documents constitutifs d’un organisme de bienfaisance. 

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Versements admissibles

  • Versements à des donataires reconnus
  • Versements à des donataires non-reconnus
    • Le versement réalise une fin de l'organisme de bienfaisance qui relève de la bienfaisance en common law

3.1. Versements admissibles à des donataires reconnus

26. Une fin visant la réalisation de versements admissibles à des donataires reconnus est considérée comme une fin de bienfaisance par la Loi de l’impôt sur le revenu.Note de bas de page 18

27. Faire un versement admissible à un donataire reconnu consiste à faire un don ou mettre des ressources à la disposition d’un donataire reconnu. 

28. Un organisme de bienfaisance peut rédiger une fin visant la réalisation de versements admissibles à des donataires reconnus de plusieurs façons, tant que les bénéficiaires sont limités à des organisations qui sont des donataires reconnus. La fin peut se limiter à des donataires reconnus précis, par exemple des organismes de bienfaisance enregistrés, ou comprendre tous les donataires reconnus. Les organismes de bienfaisance devraient toutefois consulter les exigences de leur registraire d’entreprise, au besoin, puisque certaines juridictions pourraient avoir des règles spécifiques sur la façon de formuler les fins.Note de bas de page 19

Exemples de fins de bienfaisance visant la réalisation de versements admissibles à des donataires reconnus

Voici des exemples de fins de bienfaisance visant la réalisation de versements admissibles à des donataires reconnus :

  • Recevoir et maintenir un fonds ou des fonds et appliquer la totalité ou une partie du capital et des revenus qui en découlent, de temps à autre, à des donataires reconnus, tel que défini au paragraphe 149.1(1) de la Loi de l’impôt sur le revenu.
  • Faire des dons, de temps à autre, à des œuvres de bienfaisance qui sont des organismes de bienfaisance enregistrés.
  • Effectuer des versements admissibles à des donataires reconnus.

3.2. Versements admissibles à des organisations donataires (donataires non reconnus)

29. Faire des versements admissibles à des organisations donatairesNote de bas de page 20  est une fin de bienfaisance en vertu de la Loi de l’impôt sur le revenu. Cependant, une telle fin, à elle seule, n’autorise pas un organisme de bienfaisance à effectuer des versements admissibles à une organisation donataire. Cela s’explique par le fait qu’un versement à une organisation donataire doit réaliser une fin déclarée qui relève de la bienfaisance en common law afin d’être considéré comme un versement admissibleNote de bas de page 21 . Ainsi, pour effectuer un versement admissible à une organisation donataire, un organisme de bienfaisance doit être constitué pour une fin de bienfaisance en common law

30. Une fin déclarée qui relève de la bienfaisance en common law peut explicitement faire référence au fait d’effectuer des versements admissibles à des organisations donataires, bien que cela ne soit pas nécessaire. Inclure des termes qui réfèrent expressément à accorder des versements admissibles n’est pas nécessaire, et pourrait limiter les façons dont un organisme de bienfaisance peut mener ses activités dans le futur. Un organisme de bienfaisance constitué pour une fin qui relève de la bienfaisance en common law est autorisé à faire des versements admissibles en vue de la réalisation de cette fin. 

Pour plus de renseignements sur les versements admissibles à des organisations donataires, voir les lignes directrices CG-032, Organismes de bienfaisance enregistrés accordant des subventions à des donataires non reconnus.

Description de l'image

Fins de bienfaisance

  • Fins de bienfaisance en common law
    • Catégorie ou sous-catégorie de bienfaisance (Quoi)
    • Portée d'activités (Comment)
    • Groupe de bénéficiaires admissibles (Qui)
      • L'organisme de bienfaisance doit avoir une fin de bienfaisance en common law
  • Faire des versements admissibles
    • Faire des versements admissibles à des donataires reconnus
    • Faire des versements admissibles à des donataires non-reconnus
      • L'organisme de bienfaisance doit avoir une fin de bienfaisance en common law
Remarques relatives à l’inclusion d’un libellé autorisant les versements admissibles dans une fin

Remarques :

La fin « accorder des subventions à des organisations donataires » n’est pas une fin qui relève de la bienfaisance. Elle permet plus que des versements admissibles, puisque le terme « subvention » a un sens courant qui ne se limite pas aux versements admissibles tels que définis par la Loi de l’impôt sur le revenu.

Seules les subventions à des organisations donataires qui répondent aux exigences en matière de responsabilisation prévues par la Loi de l’impôt sur le revenu sont des versements admissibles.

Ainsi, si un organisme de bienfaisance enregistré veut inclure, dans sa fin de bienfaisance en common law, un libellé concernant l’allocation de subventions à des organisations donataires, ce libellé doit clairement restreindre l’organisme de bienfaisance à faire des versements admissibles à des organisations donataires. Par exemple, la fin d’un organisme de bienfaisance peut être formulée comme suit :

  • Soulager la pauvreté en fournissant des éléments essentiels à la vie aux personnes en situation de pauvreté, en faisant des versements admissibles à des organisations donataires.
  • Soulager la pauvreté en fournissant des éléments essentiels à la vie aux particuliers en situation de pauvreté, en allouant des subventions qui constituent des versements admissibles.
Exemples de fins de bienfaisance en common law qui autorisent les versements admissibles aux organisations donataires

Voici des exemples de fins de bienfaisance en common law qui autorisent les versements admissibles aux organisations donataires :

  • Promouvoir [préciser la foi ou la religion] dans les pays en développement en établissant et en maintenant des écoles d’enseignement religieux pour les enfants, les jeunes et les adultes.
  • Promouvoir [préciser la foi ou la religion] dans les pays en développement en établissant et en maintenant des écoles d’enseignement religieux pour les enfants, les jeunes et les adultes en effectuant des versements admissibles à des organisations donataires.
  • Effectuer des versements admissibles à des organisations donataires en vue de la réalisation des fins ci-dessous :
    • Promouvoir la santé en mettant en œuvre un programme lié à la santé cardiaque;
    • Lutter contre le chômage des jeunes en offrant des programmes de compétences liées à l’emploi.

Analyse

Ces trois exemples sont des fins de bienfaisance en common law qui autorisent (implicitement ou explicitement) les versements admissibles à des organisations donataires. 

Exemple d’un organisme constitué à une fin de bienfaisance en common law qui ne peut effectuer de versements admissibles à des organisations donataires

Voici un exemple d’un organisme constitué à une fin de bienfaisance qui ne peut effectuer de versements admissibles à des organisations donataires.

Un organisme est constitué pour la seule fin suivante :

  • Recevoir et maintenir un fonds ou des fonds et utiliser la totalité ou une partie du capital et des revenus qui en découlent, de temps à autre, pour accorder des subventions aux organisations donataires.

Analyse

Cette fin est considérée comme relevant de la bienfaisance par la Loi de l’impôt sur le revenu.

Cependant, afin de faire un versement admissible, l’organisme doit être constitué à une fin de bienfaisance en common law. 

4. Comment l’ARC détermine si un organisme a des fins qui relèvent exclusivement de la bienfaisance

31. Afin de déterminer si un organisme est constitué exclusivement à des fins de bienfaisance, l’ARC examinera chaque fin déclarée dans son document constitutif et déterminera si elles relèvent de la bienfaisance, selon les exigences de la common law et de la Loi de l’impôt sur le revenu, tel  qu’établi dans les présentes lignes directrices.

32. Pour répondre à l’exigence de « l’exclusivité », chaque fin doit relever de la bienfaisance et autoriser l’organisme à n’utiliser ses ressources que pour des activités qui réalisent des fins de bienfaisance.  

33. Il existe toutefois une exception limitée à cette règle, qu’on appelle la théorie des fins accessoires en common law. Si une fin ou une partie d’une fin déclarée ne relève pas de la bienfaisance, l’organisme peut tout de même être considéré comme étant constitué exclusivement à des fins de bienfaisance si la fin est accessoire à une fin de bienfaisance de l’organisme. Une fin est accessoire si elle ne fait qu’appuyer, faciliter, ou contribuer à la capacité d’un organisme de bienfaisance à réaliser ses autres fins qui relèvent de la bienfaisance. Autrement dit, si la fin est considérée comme une activité que l’organisme exerce pour réaliser ses fins de bienfaisance, l’ARC ne considérera pas que l’organisme a une fin qui ne relève pas de la bienfaisance.Note de bas de page 21 

34. Ainsi, l’ARC considérera que les fins déclarées d’un organisme relèvent exclusivement de la bienfaisance si chacune des fins déclarées est soit : 

35. Pour confirmer que l’organisme est constitué exclusivement à des fins de bienfaisance, l’ARC examinera aussi ses activités afin de vérifier qu’il n’a pas de fins non déclarées qui ne relèvent pas de la bienfaisance.Note de bas de page 22 

Application de la théorie des fins accessoires en common law

Ce qui suit est un exemple de l’application de la théorie des fins accessoires en common law :

Un organisme est constitué pour les fins suivantes : 

  1. Promouvoir le bien-être des animaux dans l’intérêt du public en : 
    • exploitant un refuge pour les animaux errants, abandonnés, maltraités ou laissés au refuge
    • exploitant un programme d’adoption d’animaux.
  2. Promouvoir le refuge et son programme d’adoption d’animaux au public. 
  3. Mener des activités de financement pour appuyer l’exploitation du refuge.

Analysis

La fin a. relève de la bienfaisance en common law :

  • Elle s’inscrit dans la quatrième catégorie de bienfaisance et n’autorise que des activités de bienfaisance – exploiter un refuge pour animaux errants, abandonnés, maltraités ou laissés au refuge, et exploiter un programme d’adoption d’animaux.

Les fins b. et c. sont accessoires. Elles ne servent qu’à appuyer, faciliter ou contribuer à la capacité de l’organisme à réaliser sa fin de bienfaisance visant la promotion du bien-être des animaux.

Ainsi, il peut être considéré que les fins déclarées de l’organisme relèvent exclusivement de la bienfaisance.

Exemple d’un organisme constitué à des fins relevant exclusivement de la bienfaisance
Description de l'image

Fin de bienfaisance en common law

  • Contribuer à l'appréciation des arts par le public en produisant des expositions d'art, des présentations et des événements liés aux arts du spectacle ouverts au public, ainsi qu'en offrant aux artistes admissibles un forum pour exposer, présenter ou produire leurs oeuvres artistiques dans le cadre de ces événements.

Fin de bienfaisance en common law

  • Promouvoir l'éducation en offrant des séminaires d'information sur des sujets liés à l'interprétation artistique et aux arts visuels au public.

Fin de faire des versements admissibles (considérée de bienfaisance par la Loi de l'impôt sur le revenu)

  • Recevoir et maintenir un fonds ou des fonds et appliquer la totalité ou une partie du capital et des revenus qui en découlent, de temps à autre, à des donataires reconnus, tel que défini au paragraphe 149.1(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu (Canada).

Fin accessoire aux autres fins de bienfaisance

  • Recueillir des fonds pour atteindre les objectifs ci-dessus.

5. Autres considérations

5.1. Mettre à jour les fins de votre organisme

36. Vous pouvez mettre à jour les fins déclarées dans votre document constitutif afin de :

37. Les raisons courantes pour mettre à jour les fins de votre organisme comprennent notamment :  

38. Après avoir mis à jour les fins de votre organisme de bienfaisance, nous vous recommandons d’envoyer le document constitutif à jour de votre organisme à la Direction des organismes de bienfaisance. Cela permet d'assurer que votre dossier auprès de l’ARC demeure exact et à jour. Nous pourrions examiner ces changements plus tard et communiquer avec vous si nous avons des préoccupations ou si nous avons besoin de plus d’information.  

Pour plus d’information sur la façon de communiquer les changements apportés à vos fins, consulter la page Changer les fins et les activités.

5.2. Dispositions portant sur les pouvoirs

39. Les dispositions portant sur les pouvoirs définissent généralement les autorités accordées à un organisme pour gérer ses affaires, ou pour accroître son capital et son revenu. Les dispositions portant sur les pouvoirs suivent habituellement les fins déclarées d’un organisme dans son document constitutif. 

40. Voici des exemples de dispositions portant sur les pouvoirs, qui autorisent les activités suivantes :

41. La Loi de l’impôt sur le revenu n’exige pas qu’un organisme de bienfaisance inclue des dispositions portant sur les pouvoirs dans ses documents constitutifs. Une disposition portant sur les pouvoirs ne soulèvera aucune préoccupation, sauf si elle :

Exemples de dispositions portant sur les pouvoirs inacceptables pour un organisme de bienfaisance

Voici des exemples de dispositions portant sur les pouvoirs inacceptables pour un organisme de bienfaisance :

Accomplir tout ce qui est accessoire à la réalisation des fins de bienfaisance déclarées de l’organisme, y compris :

  1. payer des dividendes aux actionnaires;
  2. distribuer le revenu excédentaire à ses membres, administrateurs, ou actionnaires, comme l’a décidé le conseil d’administration.

Analyse :

Les clauses a. et b. permettent à l’organisme de mener une fin visant à réaliser des profits, ce qui ne relève pas de la bienfaisance.

Elles contreviennent également aux exigences de la Loi de l’impôt sur le revenu selon lesquelles aucune partie du revenu d’un organisme de bienfaisance ne peut être payable à ses propriétaires, membres, ou actionnaires, ni ne peut servir, de quelque façon, à leur profit personnel.

5.3. Exigences provenant d’autres sources

42. En plus des exigences de la Loi de l’impôt sur le revenu, un organisme de bienfaisance ou ses documents constitutifs peuvent être assujettis aux exigences de sa loi constitutive et d’autres lois fédérales, provinciales ou territoriales.

43. Par exemple, certaines lois constitutives peuvent suggérer ou exiger des fins modèles qui ne relèvent pas de la bienfaisance. Un organisme constitué avec de telles fins modèles ne sera pas admissible à l’enregistrement à titre d’organisme de bienfaisance.

Pour plus de renseignements, veuillez consulter votre registraire des entreprises ou autre autorité responsable d’incorporer votre organisme.

6. Historique des versions

Historique des versions
Numéro de version Révision  Raison des révisions Date de publication
2.0
  • Nouvelle rédaction des lignes directrices afin d’établir les exigences juridiques relatives aux fins de bienfaisance d’une manière qui tient davantage compte de la décision de la Cour Suprême dans Vancouver Society of Immigrant and Visible Minority Women c M.R.N., 1999 1 SCR 10
  • Explication de la théorie des fins accessoires en common law.
  • Ajout de renseignements sur les fins visant la réalisation de versements admissibles, et intégration d’exemples et d’explications pour les clarifier.
  • Révision et mise à jour de la terminologie en utilisant un langage clair, réorganisation du contenu, ajout d’exemples et suppression de contenu dupliqué.
  • Ajout d’une annexe A contenant une liste de sous-catégories de bienfaisance.
  • Examen périodique
  • Modification qui tient davantage compte de la décision de la Cour Suprême dans Vancouver Society of Immigrant and Visible Minority Women c M.R.N., 1999 1 SCR 10
  • Introduction des versements admissibles dans la Loi de l’impôt sur le revenu.
Révisée le 5 mai 2026
1.0
  • Première version des lignes directrices
  • Nouveau
Le 25 juillet 2013

Annexe A — Liste de sous-catégories d’autres fins utiles à la communauté d’une façon que le droit reconnaît comme relevant de la bienfaisance

Il y a un certain nombre de sous-catégories d’autres fins qui sont utiles à la communauté d’une façon que le droit reconnaît comme relevant de la bienfaisance. Des exemples de sous-catégories incluent des fins pour :

Références

Détails de la page

2013-07-24