InfoNIVEAU : surveillance du niveau des Grands Lacs et du Saint-Laurent

InfoNIVEAU est un bulletin d’information mensuel qui fait le point sur les conditions de niveau d’eau dans les Grands Lacs et le Saint-Laurent. Vous pouver faire la demande pour les plus récentes éditions d’infoNIVEAU en suivant les liens ci-dessous. Les anciennes éditions de infoNIVEAU peuvent être trouvées dans le catalogue des publications du gouvernement du Canada, ou contacter ec.LEVELnews-infoNIVEAU.ec@canada.ca.

Une note sur les projection

Les prévisions des niveaux des lacs peuvent être utiles pour les nombreuses personnes qui vivent autour des Grands Lacs et qui utilisent ceux-ci. Afin d’estimer le niveau que les lacs pourraient atteindre quelques mois plus tard, les ingénieurs en hydrologie se servent des mesures passées des Grands Lacs. En se fondant sur les niveaux consignés des Grands Lacs (de 1918 à aujourd’hui), il est possible de prévoir les variations des niveaux des lacs pour un éventail de conditions humides ou sèches. Dans les graphiques des niveaux d’eau du bulletin des niveaux d’eau mensuels préparé par le Service hydrographique du Canada (Service hydrographique du Canada [https://niveauxdeau.gc.ca/]), on trouve les « prévisions pour les mois à venir », représentées par des lignes pointillées. La ligne pointillée rouge correspond à une prévision des niveaux des lacs en cas de conditions relativement humides; on s’attend à ce que les niveaux des lacs soient supérieurs à ces valeurs 5 % du temps. La ligne pointillée bleue correspond à une prévision des niveaux des lacs en cas de conditions relativement sèches; on s’attend à ce que les niveaux des lacs soient inférieurs à ces valeurs 5 % du temps. Les valeurs entre ces deux lignes constituent les « prévisions pour les mois à venir » fondées sur l’historique consigné des lacs. Il s’agit de la fourchette des niveaux des lacs attendue 90 % du temps.

Qu’est-ce que l’apport net du bassin

Le principal facteur qui détermine les niveaux d’eau à l’échelle du bassin des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent est la quantité d’eau qui entre dans le système, appelée l’apport en eau. L’apport en eau total aux lacs correspond à la somme de l’eau qui entre depuis le lac en amont ainsi que de l’eau qui entre depuis le bassin du lac lui-même, soit l’« apport net du bassin » (NBS). L’apport net en eau correspond au total des précipitations qui tombent directement sur la surface du lac ainsi que du ruissellement qui atteint le lac depuis le bassin versant, moins l’évaporation qui s’échappe du lac. L’apport net en eau est une fonction du bilan hydrologique des bassins. Il est calculé de la manière suivante :

Description longue

La gauche de l’équation représente l’apport net en eau calculé par la méthode résiduelle; la variation du stockage en eau dans le lac moins le débit entrant, plus le débit sortant, plus ou moins toute forme de dérivation. Tandis que la droite de l’équation représente l’apport net en eau calculé par la méthode des composantes qui s’obtient en additionnant les précipitations et le ruissellement, puis en soustrayant l’évaporation et, en ajoutant un terme d’erreur (marge d’erreur). L’équation suggère donc une égalité des résultats obtenus par la méthode résiduelle et la méthode des composante, mais cela n’est vrai que si le terme d’erreur associé à la méthode dite des composantes est adéquatement estimé.

L’apport net en eau résiduel (NBSR) est une estimation de la variation du stockage (ΔS), moins le débit entrant (Qin) depuis un lac en amont, plus le débit sortant (Qout) vers un lac en aval, plus ou moins toute dérivation (D) existanteNote de bas de page 1 . On obtient l’apport net en eau par la méthode des composantes (NBSc) en additionnant les précipitations au-dessus du lac (P) et le ruissellement (R), puis en soustrayant l’évaporation au-dessus du lac (E). Ces données sont établies au moyen de mesures ainsi que d’estimations modélisées. Une figure montrant les différents paramètres de l’apport net en eau résiduel et des variables du NBSc est fournie ci-dessous.

L’apport net en eau résiduel est calculé avec beaucoup de précision grâce à un grand nombre de données hydrométriques disponibles dans le réseau hydrographique des grands lacs. En raison des difficultés liées à l’établissement de stations de surveillance sur les lacs ainsi qu’à la grande superficie des lacs, les précipitations et l’évaporation au-dessus des lacs sont associées à une plus grande incertitude. Le ruissellement depuis les surfaces terrestres n’est pas mesuré à chacune des rivières qui se jettent dans les lacs; le débit entrant provenant des rivières qui ne font pas partie du réseau de surveillance doit donc être estimé. En raison du degré d’incertitude plus élevé associé à l’estimation du NBSc, on ajoute un terme d’erreur (ε) de ce côté du bilan hydrologique. Pour ces raisons, on considère que l’estimation de l’apport net en eau par la méthode résiduelle offre un degré d’exactitude supérieur à la méthode des composantes.

Description longue

La figure présente le bilan hydrologique du niveau d’un lac. Elle est composée d’une vue en coupe du profil d’un lac, d’une rivière qui se jette dans le lac pour représenter l’apport d’un lac en amont ainsi que d’une autre rivière qui s’écoule depuis le lac pour représenter l’écoulement vers un lac en aval. De plus, des flèches bleu pâle pointant vers le lac illustrent le ruissellement vers le lac en provenance du bassin versant ainsi que les précipitations au-dessus du lac. L’évaporation au-dessus du lac est illustrée par des flèches rouges pointant vers le haut depuis la surface du lac. Les dérivations vers le lac et hors de celui-ci sont indiquées au moyen de deux flèches noires ondulées, chacune dans sa direction respective.

Signaler un problème ou une erreur sur cette page
Veuillez sélectionner toutes les cases qui s'appliquent :

Merci de votre aide!

Vous ne recevrez pas de réponse. Pour toute question, contactez-nous.

Date de modification :