Mesures individuelles et communautaires pour atténuer la propagation de la maladie à COVID-19 au Canada

Dernière mise à jour : 11 août 2021

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Préambule

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en collaboration avec des spécialistes de la santé publique du Canada, a mis à jour le présent guide sur l'utilisation de mesures de santé publique (MSP) non pharmaceutiques pour atténuer la transmission communautaire du coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2), le virus qui cause la maladie à coronavirus 2019 (COVID-19). Le présent guide s'adresse principalement aux autorités fédérales, provinciales et territoriales (FPT) et aux autorités régionales et locales de santé publique. Il est reconnu que chaque autorité de santé publique (ASP) peut, dans l'opérationnalisation du guide, adopter des approches uniques de mise en œuvre des mesures individuelles et communautaires, en fonction de considérations propres au territoire de compétence.

Les principes et concepts exposés dans le document Préparation du Canada en cas de grippe pandémique : Guide de planification pour le secteur de la santé ont servi de base à l'élaboration des directives ci-énoncées.

Le présent guide établit les MSP non pharmaceutiques, qui comprennent des mesures individuelles et communautaires, destinées à atténuer la transmission du SRAS‑CoV-2. Une démarche axée sur le risque a permis de cerner les risques et les stratégies d'atténuation applicables à divers milieux communautaires, y compris les lieux d'habitation collective, les milieux de travail et les entreprises, les établissements pour les enfants et les jeunes, les espaces et activités de loisir extérieurs, et les rassemblements et événements. Le présent guide ne s'applique pas aux milieux de soins de santé, pour lesquels il existe des directives particulières en matière de prévention et de contrôle des infections.

Le guide tient compte du contexte canadien, repose sur les meilleures preuves scientifiques et les meilleurs avis d'experts disponibles, et pourra être modifié dès lors que l'on disposera de nouveaux renseignements sur l'efficacité des MSP, l'efficacité et la couverture des vaccins ou la transmission des variants préoccupants du SRAS-CoV-2.

Dans l'interprétation et l'application du présent guide, il convient d'avoir conscience du fait que la santé, l'âge, les circonstances économiques et sociales et la situation (p. ex. les responsabilités d'aidant naturel) de certaines personnes et de certains ménages peuvent limiter leur capacité à suivre les mesures recommandées. Les ASP pourraient devoir adapter les MSP recommandées à de telles circonstances particulières.

Le moment et l'intensité des éclosions de SRAS-CoV-2 ont varié selon les régions du pays. Le présent guide devrait être lu en parallèle avec les lois, les politiques et les règlements provinciaux, territoriaux et locaux. Pour obtenir des renseignements à jour sur la COVID-19, consultez le site Canada.ca/coronavirus.

Introduction

L'intervention du Canada face à la pandémie de COVID-19 et les mesures de relance ont pour objectif de diminuer le plus possible les nombres de cas graves et de décèsNote de bas de page a, tout en réduisant au minimum les perturbations sociétales résultant de cette pandémie.

Les MSP sont des interventions non pharmaceutiques mises en place pour réduire la transmission communautaire du SRAS-CoV-2 et ainsi réduire le nombre de personnes infectées et ramener la demande de soins de santé à un niveau gérable tout en permettant le maintien des services pour les besoins urgents de soins de santé non liés à la COVID-19. Les MSP sont généralement combinées, c'est-à-dire « superposées », car cela est plus efficace que de les appliquer de façon isolée.

Les MSP décrites dans le présent guide portent sur les pratiques préventives personnelles recommandées pour les personnes, sur la gestion des cas de COVID-19 et des contacts à haut risque, ainsi que sur les mesures communautaires visant à protéger les groupes et la collectivité dans son ensemble. Si les MSP sont efficaces pour réduire la transmission de la COVID-19, elles peuvent avoir des conséquences importantes qui dépassent la gestion de la pandémie. Ces conséquences peuvent être sociales, psychologiques et économiques, et touchent particulièrement les communautés autochtones et les populations dont les circonstances augmentent leur vulnérabilité, notamment les personnes susceptibles d'être gravement malades ou de présenter des complications si elles contractent la COVID-19, les personnes handicapées et les personnes raciséesRéférence 1 Référence 2 Référence 3 Référence 4.

Le respect des MSP et leur maintien dans le temps peuvent être influencés par divers facteurs, tels que le contexte (p. ex. les conditions de vie ou de travail, ou encore les conditions dans la collectivité), les circonstances financières et sociales, et les facteurs culturels et spirituelsRéférence 5. Ceci est particulièrement pertinent pour les personnes racisées, qui peuvent être touchées de manière disproportionnée par la mise en œuvre des MSP. La durée de la pandémie et la lassitude qui en résulte peuvent également avoir une incidence sur le respect des MSPRéférence 6. Pour promouvoir la conformité avec les mesures, les communications devraient être adaptées en fonction de l’âge, du sexe, du genre, de la capacité, des responsabilités parentales et d’aidant naturel et des autres facteurs socio-économiques ou identitaires pertinentsRéférence 7, Référence 8, Référence 9. Par exemple, les hommes, y compris les hommes des groupes d’âge les plus à risque, ont davantage tendance que les femmes à se déclarer peu préoccupés par la pandémie de COVID-19Référence 10. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de faire état de niveaux de stress élevés dans leur vie, en partie parce que la pandémie peut avoir aggravé la répartition inégale du travail familial non rémunéré entre femmes et hommes, et que les femmes sont plus nombreuses à avoir des responsabilités d’aidant naturel (p. ex. auprès des enfants ou des membres âgés de la famille)Référence 11, Référence 12. Pour promouvoir le respect des MSP, il est essentiel de mettre en place des stratégies de communication et de sensibilisation du public qui tiennent compte de ces éléments et qui sont adaptées à d’autres facteurs pertinents. Pour plus de détails sur ces stratégies, voir l’annexe A.

Transmission du SRAS-CoV-2

La compréhension de la transmission du SRAS-CoV-2 a évolué depuis le début de la pandémie et sous-tend les recommandations des ASP sur l'application des MSP. Les personnes infectées génèrent des gouttelettes et des aérosols respiratoires qui peuvent être transmis à d'autres personnes. Les activités qui risquent le plus de générer des gouttelettes et des aérosols respiratoires sont les suivantes : respirer fort (p. ex. pendant l'exercice), parler, chanter, crier, tousser et éternuer. La taille des gouttelettes varie, allant de grosses gouttelettes qui peuvent tomber au sol assez rapidement près de la personne infectée à de minuscules gouttelettes appelées « aérosols », qui peuvent rester en suspension dans l'air et se déplacer avec les courants d'air ambiantsRéférence 13 Référence 14. Le risque de transmission par les aérosols respiratoires est plus important dans les environnements intérieurs mal ventilés où la densité de population est élevée et la durée de contact est prolongéeRéférence 14. L'infectiosité relative des gouttelettes de différentes tailles et la quantité de virus dans les gouttelettes respiratoires nécessaire pour provoquer l'infection (c'est-à-dire la dose infectieuse) ne sont pas clairement établies.

Les gouttelettes ou aérosols infectieux peuvent entrer en contact direct avec les muqueuses du nez, de la bouche ou des yeux d'une autre personne ou être inhalés dans le nez, la bouche, les voies respiratoires et, dans le cas de plus petits aérosols, les poumons de celle-ci. Le virus peut également se propager lorsqu'une personne touche une autre personne (p. ex. en cas de poignée de main) ou un objet sur lequel il se trouve (appelé « matière contaminée »), puis se touche la bouche, le nez ou les yeux sans s'être lavé les mainsRéférence 14.

La transmission du SRAS-CoV-2 peut varier en fonction de facteurs tels que l'âge, l'infectiosité, la présence de symptômes, la gravité de la maladie et les caractéristiques du virus lui-même (p. ex. les variants préoccupants), ainsi que du respect des pratiques préventives personnelles, telles que l'éloignement physique, l'utilisation appropriée de masques bien conçus et bien ajustés, l'hygiène des mains et l'étiquette respiratoireRéférence 14. Aucune donnée probante à ce jour n'indique de particularités dans le mode de transmission des variants préoccupants en circulation.

Les facteurs environnementauxRéférence 14, les milieux et les activités peuvent contribuer au risque de transmission virale, y compris les espaces clos, en particulier ceux qui sont mal ventilés, surpeuplés, et où il y a des interactions rapprochées. Les milieux où ces facteurs se combinent ainsi que ceux où ont lieu des activités telles que le chant, les cris ou une respiration forte (p. ex. lorsque l'on fait de l'activité aérobique) sont considérés comme présentant un risque élevé. Les réunions familiales et autres rencontres sociales, les services religieux, les funérailles et les chorales, ainsi que les milieux de travail, notamment les établissements de soins de santé et les usines de transformation de la viande, en sont des exemplesRéférence 15 Référence 16 Référence 17 Référence 18. Le risque de transmission dans ces milieux est également susceptible d'augmenter avec la durée de l'exposition. Il est extrêmement important que les MSP soit appliqué de manière « superposées » dans ces milieux pour réduire le risque de transmission.

Des inégalités sociales et économiques de longue date soumettent certains groupes de population à un risque accru d'exposition au SRAS-CoV-2 et aux complications liées à la COVID-19. Les déterminants sociaux, tels qu'un logement de taille ou de qualité inférieures aux normes, le surpeuplement, les mauvaises conditions de travail et une mauvaise alimentation, exposent des groupes tels que les personnes racisées, les personnes vivant dans la pauvreté, les peuples autochtones et les personnes handicapées, entre autres, à un risque accru.

Il est probable que plusieurs modes de transmission coexistent; cependant, au niveau de la population, les interactions directes et à courte distance sont plus risquées que les interactions à distance. Les interactions qui ont lieu à l'intérieur, en particulier dans des endroits mal ventilés, présentent un risque plus élevé que celles qui ont lieu à l'extérieur. En outre, il est plus risqué d'interagir avec des personnes extérieures à son ménage immédiatNote de bas de page b dans un lieu surpeuplé que d'avoir des interactions limitées avec quelques personnes. La transmission peut se produire lors d'interactions de n'importe quelle durée; cependant, plus la durée est longue, plus le risque est élevé.

Rajustement des mesures de santé publique au fil du temps

En réponse à la pandémie de COVID-19, les gouvernements FPT et les dirigeants des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont mis en œuvre un large éventail de MSP dans leur territoire respectif afin de prévenir et de contrôler la transmission du SRAS-CoV-2, notamment des mesures restrictives telles que des ordres de confinement, la fermeture de lieux de rassemblement public tels que les écoles, les garderies et les entreprises non essentielles, et des restrictions sur les rassemblements et les déplacements. La mise en œuvre de ces mesures a varié d'un bout à l'autre du pays en raison de différences relatives au moment et à l'intensité de la propagation de la COVID-19 et d'autres considérations propres à chaque territoire.

L'emploi d'une approche de gestion du risque permet de comparer les avantages de certaines interventions à leurs inconvénients et autres conséquences. Les gouvernements FPT et les dirigeants des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont appuyé leurs décisions au sujet des MSP sur des évaluations des risques tenant compte de divers facteurs, tels que l'activité virale locale, y compris celle des variants préoccupants, le profil de risque de la population et la capacité du système de santé, qui sont mis en parallèle avec les conséquences sociétales et économiques plus larges des MSP. Les autorités ont rajusté les MSP restrictives (en les levant ou en les rétablissant) en fonction du nombre de cas de COVID-19. Les critères et indicateurs destinés à soutenir la prise de décision des provinces et territoires en matière de rajustement des MSP sont définis dans le document Orientations pour une approche stratégique relativement à la levée des mesures restrictives de santé publique. Les gouvernements des provinces et territoires ont développé leurs propres plans de rajustement des MSP.

Les études de modélisation suggèrent que les MSP devront être maintenues aussi longtemps que nécessaire pour contrôler la propagation du SRAS‑CoV-2, c'est-à-dire jusqu'à ce qu'une proportion suffisante de la population soit vaccinée contre la COVID-19Référence 19 Référence 20 Référence 21. Les facteurs vaccinaux qui influenceront les rajustements des MSP comprennent non seulement la couverture vaccinale de la population, mais aussi les données sur leur efficacité à prévenir l'infection et à réduire la transmission, de même que la durée de la protection qu'ils offrent contre la maladie.

La transmission communautaire continue de la COVID-19 et l'émergence de variants préoccupants à l'échelle internationale et au Canada sont inquiétantes; toutefois, la transmission du virus peut être contrôlée par l'application et le respect stricts des MSP. Au Royaume-Uni, où le variant préoccupant B.1.1.7 est désormais la souche dominante, l'application de MSP plus rigoureuses a permis de contrôler la pandémie. La modélisation suggère que, même avec un allègement limité des MSP restrictives, il y aurait une recrudescence significative des casRéférence 22. Il sera important, lorsqu'ils envisageront de rajuster les MSP, que les gouvernements FPT utilisent une démarche axée sur le risque, c'est-à-dire qu'ils comparent les avantages sociaux et économiques de la levée des MSP restrictives avec les conséquences d'une recrudescence des cas causée par un variant plus transmissible. Le contexte des variants préoccupants peut exiger des MSP plus rigoureuses, une capacité de dépistage, de recherche de cas et d'isolement de tous les cas trouvés, ainsi que le respect exemplaire des MSP par la population.

Pratiques préventives personnelles

Il est recommandé que les ASP continuent à renforcer les mesures qui favorisent le respect des pratiques préventives personnelles et en envisagent de nouvelles, pour mieux empêcher les nouvelles infections et la transmission du virus par les personnes infectées. En annexe A se trouvent des recommandations relatives aux communications et à la sensibilisation du public en matière de MSP.

Autosurveillance, isolement et quarantaine

Tout le monde devrait surveiller son état dans le but de repérer les symptômes évoquant la COVID-19. Si ces symptômes apparaissent, il convient de fournir aux personnes atteintes ou à leurs soignants des instructions sur la manière de s'isoler chez elles et sur les situations où elles doivent se faire soigner ou faire un test de dépistage.

La présence des variants préoccupants du SRAS-COV-2 rend encore plus importants la détection et l'isolement rapides de tous les cas, ainsi que la localisation et la mise en quarantaine en temps utile de tous les proches à haut risque. En guise de suivi, la santé publique devrait encourager et, au besoin, faire appliquer les mesures appropriées d'isolement des cas et de mise en quarantaine des contacts selon les directives de la page Prise en charge par la santé publique des cas de COVID-19 et des contacts qui y sont associésRéférence 23. Il est recommandé que les membres de la collectivité se préparent en se dotant d'un approvisionnement suffisant en médicaments essentiels, en articles ménagers et en denrées non périssables pour eux-mêmes et pour tous les membres du ménage dont ils ont la charge au cas où ils auraient besoin de s'isoler ou de se mettre en quarantaine. Comme certaines personnes pourraient être dans l'impossibilité d'acquérir ces fournitures, il est recommandé aux ASP de renseigner leur population sur les ressources et le soutien disponibles dans leur région.

Éloignement physique

Compte tenu des preuves de transmission par gouttelettes respiratoires et aérosols, il demeure important de maintenir l'éloignement physique, en particulier dans la mesure où l'on sait que les variants préoccupants présentent une transmissibilité accrueRéférence 14 Référence 24 Référence 25 Référence 26 Référence 27. Les interactions rapprochées pourraient accroître le risque de transmission par rapport aux interactions à distanceRéférence 25.

Il est recommandé aux ASP de fournir des communications claires à la population sur la raison d'être des mesures de l'éloignement physique et d'insister sur l'importance d'éviter la proximité et le contact direct entre les personnes qui ne sont pas du même ménage. L'éloignement physique implique :

Utilisation de masques

Le SRAS-CoV-2 peut se propager à partir de personnes symptomatiques, mais aussi à partir de personnes asymptomatiques et présymptomatiques. Bien qu'il n'existe pas de données probantes précises en ce qui concerne le port du masque et les variants préoccupants du SRAS-CoV-2, le potentiel de transmission accru de ces variants met en lumière l'importance du port du masque et du respect des autres mesures de santé publique.

L'utilisation appropriée d'un masque non médical bien conçu, bien ajusté et bien porté joue un rôle important dans la réduction de la transmission du SRAS-CoV-2Référence 28 Référence 29 Référence 30 Référence 31. Les masques non médicaux se sont avérés efficaces du point de vue du contrôle de l'infection à la source, car ils empêchent d'autres personnes d'entrer en contact avec les particules respiratoires infectieuses d'une personne atteinte de la COVID-19. En outre, des données probantes indiquent que le masque non médical offre une certaine protection à son porteur contre les particules respiratoires infectieuses d'autres personnes. L'effet protecteur synergique produit lorsque la personne infectée et la personne exposée portent toutes deux un masque non médical est reconnuRéférence 31 Référence 32.

L'efficacité d'un masque non médical dépend de la respirabilité, de l'efficacité de la filtration et de l'ajustement, lequel revêt une importance capitale. Les masques (médicaux ou non) qui ne sont pas ajustés ou qui présentent des ouvertures sur le visage s'avèrent moins efficaces pour filtrer les particules que les masques ajustés sans ouverturesRéférence 33. Les masques doivent couvrir complètement le nez, la bouche et le menton sans aucune ouverture sur le visage et doivent être maintenus en place de manière sûre par des attaches ou des cordons autour des oreilles. Selon sa pilosité faciale, une personne peut avoir du mal à ajuster correctement son masque. L'ajustement d'un masque non médical réutilisable peut être amélioré par l'ajout d'un serre-nez (s'il n'y en a pas déjà un) ou par le réglage des attaches de tête ou des cordons autour des oreilles de manière à ce que le masque soit plus proche du visage.

Les masques jetables (médicaux ou non) ont tendance à être moins bien ajustés, laissant des ouvertures entre le masque et le visage du porteur. Il y a plusieurs façons d'améliorer l'ajustement des masques jetables. Il est notamment possible de modifier les cordons autour des oreilles, de retourner les côtés du masque vers l'intérieur, de superposer un masque en tissu sur le masque jetable, ou encore d'utiliser un ajusteur de masque ou une attelleRéférence 34 Référence 35. Un masque médical ne doit pas être mis sur un autre masque médical.

Il a été démontré que les masques bien ajustés composés de deux couches de différents tissus (p. ex. du coton et du polyester) ou composés de plus de deux couches d'un seul type de tissu réduisent le risque de propagation du SRAS-CoV-2 et l'exposition à celui-ci et présentent une efficacité de blocage vers l'extérieur semblable à celle des masques médicaux, avec une respirabilité comparableRéférence 36.

Des études ont aussi démontré que l'efficacité de la filtration dépend de la qualité du tissu (p. ex. l'étanchéité du tissage ou le diamètre des fibres ou des fils) et de ses caractéristiques (p. ex. la charge électrostatique et l'hydrophobie)Référence 36. L'ajout d'une couche intermédiaire de tissu filtrant, comme le polypropylène non tissé, est recommandé pour la réduction du potentiel de transmissionRéférence 37.

Il est important de trouver le juste équilibre entre l'efficacité de filtration d'un masque et sa respirabilité, car les matériaux qui ont une mauvaise respirabilité peuvent causer de l'inconfort et redirigeront l'air vers les bords du masque (c'est-à-dire les ouvertures entre le masque et le visage). Les masques non médicaux constitués de plus de trois couches ou faits d'une matière non poreuse (p. ex. du plastique) se sont avérés avoir une très mauvaise respirabilitéRéférence 32 Référence 36.

Les recommandations concernant l'utilisation des masques varient selon les régions. L'ASPC recommande le port de masques non médicaux lorsque des personnes de différents ménages se trouvent dans un même espace (à l'intérieur et à l'extérieur), ou selon les avis de l'ASP locale. Les masques à eux seuls n'empêcheront pas la transmission du virus, c'est pourquoi il est recommandé de les considérer comme une couche de protection supplémentaire, qui doit être combinée à d'autres mesures d'atténuation (p. ex. l'éloignement physique et l'hygiène des mains)Référence 32 Référence 38.

Les masques médicaux font l'objet d'allégations ou d'observations médicales selon lesquelles ils réduisent les risques d'infection au coronavirus de ceux qui les portent ou préviennent complètement l'infection, en plus de constituer un contrôle à la source qui protège les autres des particules infectieuses potentielles de l'utilisateur du masqueRéférence 39. Dans un cadre communautaire, il y a des circonstances particulières où l'utilisation d'un masque médical est recommandée au lieu du masque non médical. Cela s'applique à toute personne qui a reçu un diagnostic de la COVID-19 ou dont on soupçonne qu'elle a contracté le virus : lorsqu'elle est à l'intérieur ou à l'extérieur avec d'autres personnes, lorsqu'elle reçoit des soins et lorsqu'elle sort se pour se faire soigner. Les masques médicaux sont également recommandés à toute personne qui doit prodiguer des soins à une personne qui a reçu un diagnostic ou qui présente des symptômes de la COVID-19. Les personnes qui sont susceptibles d'être gravement malades ou de présenter des complications si elles contractent la COVID-19 ou qui présentent un risque d'exposition plus élevé en raison de leur travail ou de leur situation de vie devraient envisager d'utiliser un masque médical.

Il est recommandé de limiter l'utilisation des respirateurs (p. ex. le N95) aux contextes de soins et aux autres contextes où ils sont requis, ainsi qu'aux cas où une évaluation des risques au point de service le justifie. Toutes les personnes appelées à utiliser des respirateurs doivent subir un test d'ajustement et être formées à leur utilisation.

Il est recommandé aux ASP de fournir des renseignements sur l'utilisation sécuritaire des masques dans un langage adapté à l'âge de l'utilisateur, expliquant notamment qu'il convient de s'abstenir : de toucher le masque lorsqu'on le porte et de mettre un masque sur le visage d'une personne qui a du mal à respirer, qui est inconsciente ou qui est autrement incapable de le retirer par elle-même.

La capacité d'un enfant à utiliser et à entretenir correctement son masque dépend de facteurs tels que l'âge, la maturité et les capacités physiques ou cognitives. Il faut éviter de faire porter un masque à un enfant de moins de deux ans. Les enfants de deux à cinq ans pourraient être capables de porter un masque s'ils sont supervisés. Cela dépendra de leur capacité à le tolérer ainsi qu'à le mettre et à l'enlever. Les enfants de plus de cinq ans doivent porter un masque dans les situations et les milieux où il est recommandé de le faire. Il faut tenir compte de la qualité générale du tissu, de la respirabilité, de la filtration et du confort des masques, mais également penser à les adapter aux enfants, c'est-à-dire les choisir de taille appropriée et ornés de couleurs et de motifs qui leur plaisent, et en prévoir une quantité additionnelle au cas où ils les perdraient ou les saliraient.

Des masques non médicaux munis d'une fenêtre transparente sont disponibles pour les personnes qui en ont besoin. Les groupes pouvant bénéficier de masques transparents comprennent les personnes sourdes ou malentendantes et les personnes qui leur apportent un soutien, les personnes souffrant de troubles de la communication, les enfants, les personnes âgées, les personnes atteintes de démence, les personnes ayant des difficultés à reconnaître les visages ou toute personne souffrant de confusion, de stress ou d'anxiété. Il convient de rappeler aux personnes qui portent un masque avec une fenêtre transparente que leur masque ne doit pas entraver leur respiration et qu'elles ne doivent pas laisser l'excès d'humidité s'accumuler à l'intérieur du masque. Il faut également retirer le masque avant de dormir, car la partie en plastique pourrait former un joint autour de la bouche et du nez et rendre la respiration difficile.

Réglementation relative aux masques au Canada

Les masques qui font l'objet d'allégations ou d'observations médicales (p. ex. des allégations de caractère antiviral ou antimicrobien) sont considérés comme des dispositifs médicaux et sont réglementés comme instruments médicaux de classe I par Santé Canada. Ces allégations ou observations médicales peuvent notamment indiquer que le masque protège l'utilisateur contre le risque de contracter la COVID-19, qu'il offre une protection antivirale ou antibactérienne (p. ex. qu'il contient un médicament ou un produit biologique) ou qu'il peut être utilisé comme masque médical.

Tous les masques médicaux qui sont réglementés comme des instruments médicaux doivent satisfaire aux normes de filtration de particules ou de bactéries, comme la norme F2100 de l'American Society for Testing and Materials (ASTM). Ces normes peuvent inclure des exigences en matière d'écarts de pression, d'inflammabilité et de résistance éventuelle aux fluides. Les masques non médicaux faisant l'objet d'allégations médicales seraient tenus de respecter les mêmes normes. L'étiquetage des masques médicaux doit contenir des déclarations claires sur leur utilisation prévue (p. ex. le motif pour lequel l'instrument est fabriqué, vendu ou présenté), les spécifications précises de performance pour leur bonne utilisation (p. ex. l'efficacité de la filtration et la résistance aux fluides) et un étiquetage bilingue, sur l'emballage ou sur l'instrument lui-même.

Les masques non médicaux qui ne font pas l'objet d'allégations médicales et ne prétendent pas réduire ni empêcher la probabilité de l'utilisateur de contracter une maladie ne sont pas réglementés en tant qu'instruments médicaux. Certains masques non médicaux à usage unique ressemblent à des masques médicaux, il est donc important de consulter l'étiquetage de l'emballage.

À l'heure actuelle, Santé Canada n'a ni établi ni approuvé de normes pour les masques non médicaux. Il existe certaines normes internationales pour les masques non médicaux, notamment les suivantes :

Des informations sur les considérations réglementaires relatives aux masques non médicaux sont disponibles.

Pour favoriser le respect des recommandations sur le port du masque, il est important que les ASP communiquent clairement au public la raison d'être du port du masque dans la collectivité et l'utilisation appropriée et sécuritaire des masques, par exemple quand, comment, et pourquoi ils devraient être utilisés, le type de masque à choisir, et les contre-indications au port du masque. Des renseignements destinés au public sur l'utilisation adéquate des masques non médicaux, leur entretien, leur ajustement et leur composition, ainsi que des conseils sur la manière de fabriquer un masque soi-même sont disponibles.

Hygiène des mains et étiquette respiratoire

L'hygiène des mains consiste à se laver les mains avec de l'eau et du savon pendant 20 secondes ou à utiliser un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool. Il a été démontré que le lavage fréquent des mains réduit jusqu'à 44 % la transmission virale dans divers milieux , et une revue systématique mené dans un contexte de bureau a révélé que l'hygiène des mains est efficace pour réduire les maladies respiratoires et gastro-intestinales chez les employésRéférence 40. Santé Canada a publié une liste de désinfectants pour les mains dont la vente est autorisée au Canada.

Le terme « étiquette respiratoire » désigne un ensemble de mesures visant à réduire au minimum la dispersion des gouttelettes respiratoires infectieuses lorsqu'une personne infectée ou malade tousse, éternue, rit ou parle, afin de réduire la transmission du virus. La meilleure façon de procéder est d'utiliser systématiquement un masque non médical ou médical, selon le cas. Lorsque l'on ne porte pas de masque (p. ex. dans des contextes tels que le lieu de résidence), les recommandations sur la façon de tousser ou d'éternuer dans un mouchoir en papier ou dans le creux du bras, et non dans la main, demeurent en vigueur. Il faut jeter les mouchoirs en papier le plus tôt possible dans un contenant à déchets doublé d'un sac de plastique et se laver les mains immédiatement après.

Nettoyage et désinfection

Le nettoyage et la désinfection désignent le fait de nettoyer et de désinfecter régulièrement les objets fréquemment utilisés pour prévenir l'infection au SRAS-CoV-2 par auto-inoculation. Le virus peut survivre dans l'environnement pendant plusieurs heures, voire plusieurs joursRéférence 14 Référence 41 Référence 42 selon le type de surface, la température et l’humidité relative de l’environnement, et peut rester stable sur des surfaces lisses comme le plastique ou l’acier plus longtemps que sur des surfaces texturées comme le carton ou le cotonRéférence 43 Référence 44. En outre, l'augmentation de la température et du taux d'humidité réduit la capacité de survie du SRAS-CoV-2 sur les surfacesRéférence 45. Le nettoyage et la désinfection des surfaces et des objets peuvent inactiver le virus, le rendant ainsi non infectieuxRéférence 14 Référence 41 Référence 43 Référence 46.

Les surfaces et les objets fréquemment touchés tels que les toilettes, les tables de chevet, les interrupteurs, les poignées de porte et les jouets doivent d'abord faire l'objet d'un nettoyage (pour éliminer la saleté physiquement) suivi d'une désinfection. Il est recommandé de procéder à ces étapes deux fois par jour si un membre du ménage présente des symptômes ou a reçu un diagnostic de la COVID-19Référence 41.

Seuls les désinfectants pour surfaces dures portant un numéro d'identification de médicament (DIN) devraient être utilisés. Le DIN est un numéro composé de huit chiffres attribué par Santé Canada qui confirme que le désinfectant est approuvé et sécuritaire pour un usage au Canada. Lorsque les désinfectants pour surfaces dures ne sont pas accessibles pour désinfecter la maison, une solution d'eau de Javel diluée peut être préparée conformément aux instructions sur l'étiquette du produit utilisé, ou selon un ratio de 5 ml d'eau de Javel pour 250 ml d'eau OU de 20 ml d'eau de Javel par litre d'eau. Ces proportions sont fondées sur une concentration de 5 % d'hypochlorite de sodium et permettent d'obtenir une solution d'hypochlorite de sodium à 0,1 %. Suivez les instructions propres à la manipulation de l'eau de Javel (au chlore) domestique.

Les appareils électroniques touchés fréquemment (p. ex. les claviers, les tablettes, les télécommandes de téléviseur et les téléphones intelligents) qui peuvent tolérer l'utilisation de liquides pour la désinfection doivent être désinfectés avec de l'alcool (p. ex. des lingettes imbibées d'alcool) souvent. Tous les articles contaminés jetables qui ont été utilisés doivent être placés dans une poubelle doublée d'un sac plastique avant d'être jetés avec les autres déchets ménagers.

Ventilation

Une ventilation adéquate joue un rôle important dans la réduction de la transmission de la COVID-19 à l'intérieurRéférence 47. La ventilation d'une pièce ou d'un espace fermé remplace l'air intérieur par l'air extérieur. Cela permet de diluer et de remplacer l'air qui est potentiellement contaminé par le SRAS-CoV-2. Il est important de noter qu'une ventilation intérieure appropriée n'est pas susceptible à elle seule de réduire la transmission du SRAS CoV-2, en particulier en cas de contact étroit non protégé ou en l'absence d'autres mesures de protection.

Le document COVID-19 : Guide de ventilation des espaces intérieurs pendant la pandémie fournit des informations concernant la ventilation intérieure, y compris des conseils pratiques destinés aux particuliers sur la façon d'améliorer la ventilation et la filtration de l'air dans leur foyer pour réduire la propagation de la COVID‑19.

Autres pratiques personnelles de prévention

Il est recommandé aux ASP de continuer d'éduquer les gens sur l'importance de respecter les pratiques préventives personnelles et leur utilisation appropriée. Des fiches de renseignements contenant des instructions détaillées à l'intention du public sont disponibles.

Mesures communautaires

Vue d'ensemble

Les mesures communautaires sont des mesures de santé publique (MSP) qui s'appliquent aux lieux et aux situations où les gens se rassemblent, tels que les entreprises et les lieux de travail, les établissements pour les enfants et les jeunes, les rassemblements et les événements communautaires, les espaces récréatifs extérieurs, les lieux de vie collectifs et les transports publics. Les mesures communautaires sont mises en œuvre par les gouvernements, les dirigeants des Premières Nations, des Inuits et des Métis, les employeurs, les propriétaires, les organisateurs, les planificateurs et les administrateurs (collectivement appelés exploitants dans le présent document) pour protéger leurs employés et les personnes qui accèdent aux milieux communautaires.

Les milieux tels que les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les collectivités isolées et éloignées font l'objet de considérations additionnelles et requièrent des approches adaptées fondées sur la position géographique, la culture et les déterminants sociaux de la santé qui sont façonnés par l'héritage historique et toujours présent de la colonisation. Des lignes directrices à l'intention des personnes vivant dans les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et dans les collectivités éloignées et isolées sont fournies à l'Annexe B.

Des évaluations des risques devraient être intégrées aux décisions des ASP concernant l'utilisation des mesures communautaires de santé publique, y compris l'imposition ou la levée de mesures restrictives et la manière d'atténuer les risques dans les milieux communautaires ouverts. Dans le cadre d'une évaluation des risques, il est important de cerner les risques (potentiels) et les dangers (réels) associés au milieu et à la population qui y accède, ainsi que les stratégies d'atténuation correspondantes afin de contribuer à réduire les risques au minimum ou à limiter les conséquences du danger. Pour maximiser les mesures d'atténuation, il convient de « superposer » plusieurs mesures visant à réduire le risque de propagation de la COVID-19. Les considérations relatives à l'évaluation et à l'atténuation des risques indiquées dans le présent document s'appuient sur les éléments suivants et les intègrent :

Mesures de santé publique de base pour tous les milieux communautaires

Les principales MSP qui s'appliquent à tous les milieux communautaires, quel que soit le taux de transmission de la COVID-19, consistent en des mesures d'éloignement physique, qui comprennent notamment la limitation de la taille des rassemblements, la promotion des pratiques préventives personnelles, le dépistage afin d'empêcher les personnes atteintes de la COVID-19 de pénétrer dans les milieux communautaires, une ventilation adéquate ainsi qu'un nettoyage et une désinfection plus rigoureux des milieux communautaires.

Mesures d'éloignement physique

L'éloignement physique peut réduire le risque de transmission communautaire de la COVID-19Référence 14 Référence 25 Référence 26 Référence 27. Les interactions rapprochées présentent un plus grand risque de transmission que les interactions à distanceRéférence 25. Toutefois, l'éloignement physique peut être difficile à respecter dans certains milieux et ne pas être possible à long terme dans d'autres. Par conséquent, il est très important de la combiner avec d'autres mesures d'atténuation.

Les principales stratégies d'éloignement physique sont décrites dans les prochaines sections du présent guide. Les exploitants sont encouragés à élaborer d'autres méthodes novatrices d'éloignement physique dans leur milieu. Selon les circonstances, certaines personnes peuvent être dans l'impossibilité de maintenir un éloignement physique appropriée, comme les personnes ayant besoin d'un chien guide lorsque celui-ci n'a pas été formé aux nouvelles règles, les personnes âgées qui ont besoin d'aide pour les soins personnels ou les personnes vivant dans des habitations surpeuplées ou collectives. En plus des stratégies d'éloignement physique, les exploitants devront respecter les directives de l'ASP sur la taille des rassemblements.

Promotion des pratiques personnelles de prévention

Il est essentiel pour les exploitants de milieux communautaires de promouvoir et de faciliter le respect des pratiques préventives personnelles, comme il est indiqué précédemment dans le présent document, afin de réduire la propagation de la COVID-19, notamment par les moyens suivants :

Empêcher les personnes infectées par la COVID-19 d'entrer dans un milieu communautaire

Le dépistage des symptômes de la COVID-19 et des risques d'exposition est un moyen de réduire le risque de transmission du virus dans les milieux communautaires. Il existe diverses façons de dépister les personnes avant leur entrée dans un lieu de travail ou dans un lieu public. Les exploitants devraient tenir compte de l'activité virale locale, ainsi que des risques pour leur milieu, au moment de choisir le type de dépistage qui convient le mieux. Les autorités locales peuvent imposer un dépistage actif dans certains milieux et peuvent avoir recours aux tests rapides dans le cadre du dépistage des personnes présymptomatiques et asymptomatiques dans les milieux communautaires comme stratégie de réduction de la transmission du virus.

Les mesures de dépistage passif, dans le cadre desquelles les personnes sont censées faire de l'autosurveillance et déclarer elles-mêmes une éventuelle maladie ou exposition à une personne atteinte de la COVID-19, devraient être mises en place dans tous les milieux. Il s'agit généralement d'une signalisation aux points d'entrée pour rappeler aux personnes de ne pas entrer si elles sont malades ou si elles ont été exposées (p. ex. en cas de contact avec un membre de la famille qui a reçu un diagnostic de la COVID-19 ou de voyage récent à l'étranger). Des rappels similaires peuvent être communiqués par messagerie vocale et sur les sites Web.

Des mesures de dépistage actif, dans le cadre desquelles les personnes sont interrogées sur les signes ou symptômes possibles de la maladie et sur l'exposition potentielle à une personne atteinte de la COVID-19 ou sur un récent voyage à l'étranger, devraient être envisagées dans certaines circonstances, par exemple :

Les protocoles de contrôle actif peuvent reposer sur une auto-évaluation (p. ex. les personnes pourraient utiliser un outil en ligne ou remplir un questionnaire à l'arrivée). Si le contrôle actif est effectué en personne (p. ex. qui pose directement des questions), il doit avoir lieu dans un endroit bien ventilé, et le responsable doit se trouver à la plus grande distance physique possible des autres, porter un masque non médical, utiliser une barrière physique lorsqu'il est possible de le faire et suivre les directives en matière de santé et sécurité au travail (SST). Les clients pourraient être interrogés sur les risques de maladie et d'exposition lorsqu'ils demandent un rendez-vous et devoir répondre à des questions de nouveau à leur arrivée sur les lieux. Les établissements qui ont mis en place des mesures de contrôle actif doivent également avoir une procédure relativement aux personnes possiblement atteintes.

Ventilation en milieu non résidentiel

L'amélioration de la ventilation, de la circulation de l'air et de l'accès à l'air frais peut réduire le risque de transmission du virus dans tout environnement intérieur, y compris les milieux non résidentiels tels que les écoles, les lieux de travail, les espaces commerciaux, les commerces de détail et tout autre environnement accessible au public. Les principes généraux exposés en détail dans le document COVID-19 : Guide de ventilation des espaces intérieurs pendant la pandémie qui a été mentionné précédemment s'appliquent également dans de tels contextes.

Dans les environnements non résidentiels, la ventilation doit être considérée comme une couche de protection additionnelle, au même titre que les autres MSP. Des efforts doivent également être faits pour tenir les activités à l'extérieur lorsque cela est possible, et pour réduire le nombre d'occupants dans un même espace afin d'éviter l'accumulation de gouttelettes et d'aérosols potentiellement infectieux dans l'air (p. ex. on peut établir des limites d'occupation, ou mettre en place la collecte à la porte du commerce, etc.). Il est recommandé de consulter des professionnels expérimentés en matière de chauffage, ventilation et climatisation (CVC) pour s'assurer que les systèmes de CVC qui alimentent l'environnement fonctionnent de manière optimale.

Il est recommandé aux écoles qui demeurent ouvertes pendant la pandémie et qui assurent un enseignement en classe de mener les activités à l'extérieur chaque fois que cela est possible, de réduire au minimum la taille des classes afin de diminuer le taux d'occupation des salles et d'assurer l'éloignement physique lorsque cela est possible. Des recommandations ont été élaborées pour Planification de l'année scolaire 2021-2022 dans le cadre de la vaccination contre la COVID-19 ainsi qu'un outil d'évaluation et d'atténuation des risques : Réduire le risque de COVID-19 en milieu communautaire : Un outil pour les exploitants.

L'ouverture des fenêtres et des portes, même pour une courte durée (p. ex. pendant la récréation ou la pause du dîner), peut apporter de l'air frais et améliorer la circulation d'air; cependant, un système de CVC (s'il y en a un dans l'école) fonctionnant correctement assure une meilleure ventilation et une meilleure filtration de l'air. Il est recommandé aux écoles de consulter les personnes responsables de prendre les décisions appropriés, un professionnel spécialisé en systèmes de CVC ou d'autres personnes (p. ex. un ingénieur, un agent de santé publique environnementale, etc.), selon les besoins, pour s'assurer que ces systèmes fonctionnent de manière optimale et permettent des échanges d'air adéquats, selon la situationRéférence 48.

Amélioration du nettoyage et de la désinfection des milieux communautaires

Dans tous les milieux, les surfaces et les objets qui sont fréquemment touchés sont les plus susceptibles d'être contaminés. Ces surfaces comprennent l'argent comptant, les poignées de porte, les rampes d'escaliers, les boutons d'ascenseur, les interrupteurs, les poignées d'armoire, les poignées de robinet, les tables, les comptoirs et les appareils électroniques. Dans les milieux pour les enfants et les jeunes, ces surfaces peuvent aussi comprendre des jouets et de l'équipement de jeu ou de sport.

Les surfaces et espaces communs, comme les cuisines et les salles de bain, doivent être nettoyés et désinfectés plus souvent, de même que lorsqu'ils sont visiblement sales. Les objets qui ne peuvent pas être facilement nettoyés (p. ex. les journaux, les magazines et les peluches) devraient être retirés.

Les exploitants doivent fournir des renseignements et de la formation sur l'utilisation sécuritaire des produits de nettoyage et de désinfection, et de tout équipement de protection individuelle (EPI) qui sera utilisé pendant le processus, et doivent s'assurer que ces mesures respectent les exigences législatives fédérales, provinciales ou territoriales en matière de SST.

Des procédures de nettoyage et de désinfection des espaces publics sont disponiblesRéférence 49, de même qu'une liste de désinfectants pour surfaces dures approuvés par Santé Canada.

Masques non médicaux en milieu communautaire

Lorsqu'ils établissent des politiques concernant l'utilisation de masques non médicaux en milieu de travail et dans d'autres milieux communautaires, les exploitants doivent suivre les directives de l'ASP en matière de masques ainsi que prendre en compte les exigences professionnelles des individus et la configuration particulière du milieu. Ils doivent veiller à atténuer le risque de blessures physiques (p. ex. causées par une perturbation de la capacité de voir ou de parler clairement ou par le fait que le masque se coince accidentellement dans l'équipement que la personne fait fonctionner) et psychologiques (p. ex. la stigmatisation ou l'intimidation si les personnes portent un masque ou n'en portent pas) involontaires que pourrait entraîner le port d'un masque non médical. Les masques peuvent ne pas convenir à tous les types de professions. Les recommandations relatives à l'utilisation de masques en milieu de travail doivent être fondées sur l'évaluation des risques que présente chaque environnement et des risques d'exposition, conformément aux directives des autorités de SST et de l'ASP.

Il est recommandé aux exploitants de consulter leur service de SST et leur ASP locale avant de mettre en œuvre des politiques sur le port du masque en milieu de travail.

Considérations relatives à l'évaluation et à l'atténuation des risques dans les milieux communautaires

Au moment d'évaluer le risque de transmission du SRAS-CoV-2, il est important de tenir compte du niveau d'activité du virus dans la collectivité locale, y compris les variants préoccupants du SRAS-CoV-2, car il a une incidence sur la probabilité de l'introduction de la COVID-19 dans un milieu. En présence de cas connus de COVID-19 dans la collectivité, la probabilité que le virus s'introduise dans un milieu augmente. La proportion de personnes qui fréquentent un milieu et qui viennent de l'extérieur de la collectivité peut également influencer le risque d'introduction et de propagation de la COVID-19. Conformément à l'éthique de la santé publique, les mesures mises en place pour atténuer les risques doivent être proportionnelles au risque dans la collectivité.

L'évaluation des risques et la détermination de mesures d'atténuation sont essentielles à la sécurité des activités dans les milieux communautaires pendant la pandémie de COVID-19. Il est important de comprendre les facteurs de risque associés à la COVID-19 (p. ex. la transmission, les personnes qui risquent d'être gravement malades ou de présenter des complications graves de la COVID-19) afin d'être en mesure d'effectuer une évaluation des risques et d'élaborer des stratégies d'atténuation pouvant servir à déterminer si, et comment, un milieu communautaire peut fonctionner en toute sécurité pendant la pandémie. Le tableau 1 présente des considérations générales, fondées sur les facteurs de risque déterminés, qui visent à simplifier la réalisation d'une évaluation des risques en milieu communautaire, ainsi que des considérations relatives à l'atténuation des risques éventuels. Les évaluations et les stratégies d'atténuation des risques propres à chaque milieu devraient tenir compte des circonstances uniques de chaque milieu et être envisagées dans le contexte des responsabilités légales en vertu de la législation fédérale, provinciale ou territoriale en matière de SST.

Tableau 1 : Considérations relatives à l'évaluation et à l'atténuation des risques par facteur de risque
Considérations relatives à l'évaluation des risques Considérations relatives à l'atténuation des risques
Facteur de risque : Transmis par des gouttelettes respiratoires et des aérosolsNote de bas de page 1
Les personnes atteintes de la COVID-19 peuvent être asymptomatiques, présymptomatiques, ou présenter des symptômes légers
  • Dissuader les personnes malades d'entrer dans le milieu
    • Disposer de politiques concernant les symptômes et les expositions aux risques potentiels ou réels et avoir des affiches et des annonces invitant les gens à rester à la maison ou à ne pas entrer s'ils sont malades ou ont été exposés à la maladie
    • Élaborer des plans pour gérer la maladie dans le milieu jusqu'à ce que la personne malade ou ayant été exposée à la maladie (qu'il s'agisse d'une exposition réelle ou potentielle) puisse partir
  • Mettre en œuvre des mesures de dépistage des symptômes et de l'exposition
  • Renforcer les directives de l'ASP sur le port du masque, l'éloignement physique, la limitation des interactions, etc.
Le risque de transmission varie selon le type d'interaction, c'est-à-dire que :
  • une interaction étroite (p. ex. des conversations rapprochées, un contact direct) est considérée comme plus risquée qu'une interaction à distance;
  • une interaction prolongée (p. ex. un contact étroit sur une longue période par rapport à un contact étroit sur une courte période) est considérée comme plus risquée qu'une courte interaction;
  • une interaction avec plusieurs personnes ne faisant pas partie de votre ménage immédiat est considérée comme plus risquée que des interactions limitées avec un petit nombre de personnes.
  • Promouvoir l'éloignement physique et réduire les interactions entre les personnes
    • Réduire le nombre de personnes dans le milieu
    • Favoriser le télétravail
    • Réorganiser la disposition physique du milieu pour favoriser la distanciation
    • Installer des repères visuels et des marquages directionnels pour soutenir la distanciation recommandée
    • Installer des barrières physiques entre les personnes (p. ex. entre les caissiers et les acheteurs)
  • Mettre en place d'autres mesures visant à réduire la durée et la fréquence des interactions entre les personnes
  • Renforcer les directives de l'ASP sur l'utilisation de masques non médicaux dans les espaces intérieurs et extérieurs communs
Facteur de risque : Transmis par le contact avec une personne infectée ou une surface ou un objet contaminéNote de bas de page 2
Certaines pratiques culturelles comprennent un contact physique entre les personnes (p. ex. des poignées de main ou des accolades) et augmentent donc le risque de transmission
  • Promouvoir d'autres façons (sans contact) de se saluer ou de se féliciter (p. ex. par un signe de la main)
Les surfaces et les objets fréquemment touchés peuvent être contaminés par le SRAS-CoV-2 et augmenter le risque de transmission
  • Retirer du milieu tous les objets communs inutiles
  • Réduire l'utilisation d'objets communs lorsque c'est possible
  • Restreindre l'accès aux zones communes non essentielles
  • Augmenter la fréquence de nettoyage et de désinfection, en particulier des zones communes (p. ex. les salles de bain et les salles à manger), des surfaces fréquemment touchées (p. ex. les robinets et les poignées de porte) et des équipements (p. ex. l'équipement de loisir et le matériel électronique)
Facteur de risque : Caractéristiques de l'activité et du milieuNote de bas de page 3
Il est supposé que les espaces clos augmentent le risque de transmission
  • Assurer une ventilation adéquate dans les espaces intérieurs (optimiser les systèmes de CVC, ouvrir les fenêtres et les portes, etc.)
  • Recommander ou exiger le port de masques non médicaux
Il est supposé que les espaces bondés augmentent le risque de transmission
  • Réduire le taux d'occupation aux niveaux minimaux recommandés
  • Mettre en place des politiques visant à favoriser des interactions à partir de la plus grande distance physique possible
  • Recommander ou exiger le port de masques non médicaux
Les milieux bruyants qui obligent les personnes à parler fort ou à avoir des contacts étroits pour communiquer peuvent augmenter le risque de transmission
  • Réduire le niveau de bruit pour éviter que les personnes aient besoin de parler fort ou d'avoir une interaction rapprochée pour être entendues
Il est supposé que les activités qui sont plus susceptibles de générer des gouttelettes respiratoires et des aérosols augmentent le risque de transmission dans les milieux intérieurs ou extérieurs lorsque l'éloignement physique ne peut être maintenue
  • Interdire les activités intérieures qui sont plus susceptibles de générer des gouttelettes respiratoires et des aérosols (p. ex. chanter, crier, acclamer) à moins que des mesures aient été mises en place pour réduire la transmission (p. ex. des politiques visant à favoriser des interactions à bonne distance physique, une optimisation de la qualité de l'air intérieur dans les espaces communs grâce à une ventilation adéquate, la réduction du taux d'occupation, etc.)
  • Insister sur les directives de l'ASP sur l'utilisation de masques non médicaux
Le risque de transmission peut être plus important si les personnes se déplacent d'une zone où le virus circule beaucoup vers une zone où le virus est peu présent
  • Installer des affiches pour rappeler aux personnes extérieures à la collectivité ou à la région de ne pas accéder au milieu
Facteur de risque : Les pratiques préventives personnelles ne sont pas systématiquement suiviesNote de bas de page 4
L'application irrégulière des pratiques préventives personnelles ou le non-respect de celles-ci augmentent le risque de transmission
  • Promouvoir l'adoption de pratiques préventives personnelles auprès des personnes du milieu
    • Installer des affiches et des annonces afin de rappeler aux gens d'appliquer les pratiques préventives personnelles (p. ex. rester à la maison lorsqu'ils sont malades, réduire au minimum les interactions non essentielles en personne, maintenir la plus grande distance physique possible avec les autres, porter un masque non médical comme il est recommandé, se laver ou se désinfecter les mains, etc.)
    • Fournir un accès adéquat à des postes de lavage ou de désinfection des mains
Facteur de risque : Maladie plus grave ou complications chez certaines populationsNote de bas de page 5
Certaines personnes sont plus susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la maladie de la COVID-19 si elles sont infectées
  • Prendre des mesures pour contribuer à réduire le risque de maladie chez ces personnes (p. ex. des heures de magasinage particulières, des services de livraison, des possibilités de travail ou d'études à la maison, etc.)
Note de bas de page 1

La COVID-19 se transmet d'une personne qui a contracté la COVID-19 à d'autres par des gouttelettes respiratoires et des aérosols créés lorsqu'une personne ayant contracté la COVID-19 parle, chante, crie, tousse ou éternue.

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Note de bas de page 2

On peut contracter la COVID-19 lorsque l'on touche une personne (p. ex. en cas de poignée de main) ou une surface ou un objet contaminé par le SRAS CoV-2, puis que l'on se touche la bouche, le nez ou les yeux

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Note de bas de page 3

Les facteurs environnementaux, les caractéristiques du milieu et certaines activités peuvent augmenter le risque de transmission virale.

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Note de bas de page 4

La COVID-19 peut se transmettre lorsque les pratiques préventives personnelles ne sont pas systématiquement suivies.

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Note de bas de page 5

Certaines populations peuvent être gravement malades ou présenter des complications graves de la COVID-19.

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Considérations propres aux milieux

Afin de mieux prévenir et atténuer la propagation de la COVID-19 dans la collectivité, un outil d'évaluation et d'atténuation des risques a été développé à l'intention des exploitants de divers milieux communautaires autres que les établissements de soins de santé. Réduire le risque de COVID-19 en milieu communautaire : Un outil pour les exploitants est une ressource destinée à être utilisée parallèlement aux exigences de santé et sécurité au travail ainsi qu'aux directives, législation et régulations de l'ASP, des gouvernements provinciaux et territoriaux concernés et du leadership autochtone. Cet outil vise à sensibiliser les exploitants aux risques auxquels ils s'exposent pendant la pandémie de COVID‑19 et à fournir des exemples de stratégies qui peuvent être mises en œuvre pour atténuer les risques éventuels.

Voici d'autres conseils de santé publique accessibles en ligne qui peuvent servir de références utiles aux ASP :

Vous trouverez ci-dessous d'autres considérations propres aux milieux :

Annexe A : Communications et sensibilisation du public

La communication d'information et de conseils en situation d'urgence sanitaire est une intervention essentielle qui aide à protéger la santé publique, à sauver des vies et à réduire au minimum les répercussions sociales et économiques globales. Il est recommandé aux ASP FPT d'utiliser une approche de communication des risques pour transmettre aux fournisseurs de soins de santé, aux membres du public et aux principaux intervenants les renseignements opportuns, fiables, exhaustifs et fondés sur des données probantes dont ils ont besoin pour se protéger eux-mêmes, ainsi que leurs familles, leurs collectivités et leurs entreprises.

Le maintien de la confiance du public est crucial pour que les membres de la population générale continuent d'appuyer et de suivre les recommandations de la santé publique. À cette fin, des principes directeurs s'imposent : l'engagement à utiliser les moyens les moins restrictifs possible pour obtenir les résultats escomptés, l'empathie, la bienveillance, la compétence, l'expertise, l'honnêteté, la transparence, la détermination et le dévouement. Pour garder la confiance du public, il faudra continuer :

Il est essentiel d'entretenir de bonnes relations avec les intervenants et les médias pour :

Les messages doivent indiquer des moyens d'atténuer les risques et expliquer les motifs des décisions prises pour inspirer la confiance et promouvoir le respect des recommandations. Des considérations supplémentaires incluent la nécessité d'accomplir ce qui suit :

S'attaquer à la stigmatisation dès que l'occasion se présente. La stigmatisation peut nuire à la cohésion sociale et entraîner un éventuel isolement social des groupes, ce qui pourrait conduire à une situation où le virus est plus susceptible de se propager. Des directives sur la manière d'aborder la stigmatisation sociale, y compris des astuces de communication et des messages, sont disponibles (en anglais)Référence 50 Référence 51.

Les rumeurs et la désinformation peuvent circuler et se répandre rapidement sur les médias sociaux. Il est important que ces rumeurs soient rapidement repérées et démenties par les ASP.

La participation communautaire auprès des dirigeants locaux et des intervenants est importante pour :

Parmi les messages que les gouvernements, les chefs des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les organisations doivent éviter lorsqu'ils s'adressent au public, notons les suivants :

Annexe B : Collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et collectivités éloignées et isolées

Le présent guide vise à aider les chefs des Premières Nations, des Inuits et des Métis, les services de santé publique locaux, les autorités sanitaires régionales et les gouvernements FPT à mettre en œuvre les MSP contre la COVID-19 dans les collectivités éloignées et isolées et dans les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Les considérations présentées dans la présente annexe sont fondées sur les principes énoncés dans le document Préparation du Canada en cas de grippe pandémique : Guide de planification pour le secteur de la santéRéférence 52. Le coronavirus (COVID-19) et les communautés autochtones fournit des informations au public sur ce que le gouvernement du Canada fait pour aider les collectivités des Premières Nations et des Inuits à se préparer à la pandémie de COVID-19, à surveiller la situation et à y réagir.

Une multitude de facteurs peuvent avoir une incidence sur l'état de santé d'une personne ou d'une population. Pour de nombreuses collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis, la culture et la tradition font partie intégrante d'une approche globale en matière de santé et de bien-être. Il est par ailleurs essentiel de reconnaître l'unicité de leurs forces, qui contribuent à leur résilience, notamment les enseignements des Anciens, l'entretien des relations familiales et communautaires, la revitalisation de la langue et de la culture, les liens profonds avec la terre, la guérison traditionnelle et les cérémonies culturellesRéférence 53 Référence 54.

L'état de santé global des Canadiens vivant dans des collectivités éloignées et isolées et dans des collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis peut être influencé par des facteurs sociaux, environnementaux et économiques découlant du colonialisme, notamment le logement, la qualité de l'eau et l'accès à cette dernière, la sécurité alimentaire, les problèmes de santé préexistants, l'accès limité aux soins de santé, l'éducation et le revenu. Il importe de tenir compte de ces facteurs pour atténuer la propagation et l'impact de la COVID-19.

De nombreuses collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis, y compris celles qui se trouvent dans des régions éloignées et isolées, sont particulièrement sensibles aux éclosions de maladies infectieuses en raison de ces facteurs sociaux, environnementaux et économiques. Les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis vivent souvent dans des logements surpeuplés et médiocres, avec un manque d'accès à l'eau potable et aux installations sanitaires, présentent des taux plus élevés de problèmes de santé préexistants et de comorbidités, et ont un accès limité aux soins de santéRéférence 55. Le fait d'être isolé peut protéger contre l'exposition à la COVID-19; cependant, l'introduction du virus dans les collectivités peut entraîner des éclosions de maladie aux conséquences disproportionnées.

Les particularités propres aux provinces et territoires et aux collectivités en ce qui concerne l'infrastructure, la capacité des ressources humaines, et les principes de planification doivent être prises en compte pendant la lecture de ce document. Il est recommandé de considérer le présent guide à la lumière des documents d'orientation et de planification FPT pertinents, compte tenu des traités, des accords, des relations et des capacités qui existent au sein des collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Les partenaires locaux, régionaux, FTP et des Premières nations, des Inuits et des Métis devraient coordonner ensemble la planification de l'adaptation des MSP dans les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et dans les collectivités éloignées et isolées.

Mesures de santé publique et stratégies d'atténuation

De nombreuses collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et collectivités éloignées et isolées ont adopté des stratégies pour prévenir l'introduction de la COVID-19 (par exemple l'interdiction de tout déplacement non essentiel vers la collectivité et à l'extérieur de celle-ci), et ces stratégies ont été maintenues, adaptées et supprimées selon les besoins déterminés par les dirigeants de chaque collectivité. Dans ce genre d'environnement, la COVID-19 peut se répandre rapidement après son introduction. Il est recommandé d'enquêter sur les cas et les contacts et de les prendre en charge dès que possible, en collaboration avec l'ASP locale et les professionnels de la santé publique de la communauté.

Comme dans d'autres collectivités, les pratiques préventives personnelles et les mesures communautaires sont également extrêmement importantes pour les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les collectivités isolées et éloignées. Toutefois, leur mise en œuvre peut poser des défis en raison des conditions particulières et des facteurs prédisposant aux éclosions de maladies infectieuses décrits ci-dessous. Des stratégies potentielles pour la mise en œuvre des pratiques préventives personnelles et des MSP communautaires dans les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les collectivités éloignées et isolées sont énumérées ci-dessous.

Accessibilité des fournitures non médicales

La livraison et le transport de fournitures non médicales (savon, nourriture, articles ménagers, etc.) dans les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les collectivités éloignées et isolées peuvent être difficiles en raison du transport limité ou interrompu à l'intérieur ou à l'extérieur de la collectivité, et d'autres facteurs comme les intempéries ou la maladie empêchent les personnes d'avoir accès aux fournitures. Le gouvernement et les autorités de santé publique travaillent avec les chefs des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour remédier aux pénuries et améliorer l'accès aux fournitures non médicales dans toute la mesure du possible.

Stratégies à envisager :

Logis surpeuplés ou conditions de logement médiocres

Les collectivités éloignées et isolées et les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis ont généralement des taux de surpeuplement plus élevés, et les normes de logement sont souvent inférieures aux normes d'acceptabilité en ce qui concerne la qualité et la taille. Il s'agit d'un enjeu préoccupant, car le surpeuplement et les conditions de logement insuffisantes contribuent à accroître la probabilité de propagation de maladies transmissibles. Ils posent également des problèmes aux personnes qui doivent être isolées ou mises en quarantaine.

Stratégies à envisager :

Déplacements essentiels

Même avec des restrictions en matière de déplacements, certaines activités essentielles nécessitent des déplacements en dehors de la collectivité, comme les rendez-vous médicaux, la livraison de nourriture et de fournitures, la rotation du personnel de santé et l'emploi d'autres travailleurs des services essentiels.

Stratégies à envisager :

Accès limité à l'eau courante

Certaines collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis ainsi que des collectivités isolées et éloignées ont un accès limité à de l'eau courante ou à de l'eau courante propre pour l'hygiène des mains.

Stratégies à envisager :

Transmission du virus lors de rassemblements publics

Une éventuelle transmission de l'infection pendant un rassemblement pourrait compromettre les ressources de soins de santé déjà limitées des collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et des collectivités éloignées et isolées.

Stratégies à envisager :

Nécessité d'adapter les messages

Les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les collectivités éloignées et isolées peuvent ne pas être exposées aux campagnes de sensibilisation à la santé publique au même titre que les collectivités urbaines, car ces dernières ont un accès illimité à Internet et aux campagnes d'information publique. Souvent, les messages que les collectivités des Premières Nations, des Inuits et des Métis et les collectivités éloignées et isolées reçoivent ne sont pas adaptés ou ne conviennent pas à leur situation (par exemple, un accès limité à l'eau, aux soins de santé et aux fournitures), et les considérations liées à la culture, à la littératie en santé et à la langue peuvent présenter des obstacles à l'adoption des recommandations en matière de santé publique.

Stratégies à envisager :

Des conseils supplémentaires pour les collectivités autochtones sont disponibles ici.

Autres ressources

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. Principes fondamentaux pour des messages efficaces favorisant un mode de vie sain dans les collectivités éloignées et isolées des Premières Nations, des Inuits et des Métis du nord 2020. Document affiché sur le site : https://www.ccnsa.ca/fr/publicationsExternalview.aspx?sortcode=1.19.0.0&id=7 [consulté le 4 février 2020]

Agence de la santé publique du Canada. Contribuez à réduire la propagation de la COVID-19 : Information pour les communautés autochtones. 21 avril 2020. Document consultable à l'adresse : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/peuples-autochtones-contribuez-reduire-propagation-covid-19.html

Annexe C : Lieux d'habitation collective, y compris les milieux où vivent des populations vulnérables

Un lieu d'habitation collective est un endroit où un certain nombre de personnes sans lien de parenté résident en étroite proximité, soit pour une période limitée, soit pour une période prolongée. Dans la plupart des cas, les résidents partagent des salles communes comme une salle à manger, une cuisine ou une salle de bain, et ils peuvent avoir ou non des chambres individuelles.

Les lieux d'habitation collective dans la communauté peuvent comprendre, sans toutefois s'y limiter, des refuges pour les personnes sans abri, des dortoirs d'étudiants, des camps pour enfants et adolescents, des dortoirs de travailleurs agricoles, des camps industriels, des roulottes de chantier, des foyers collectifs pour personnes handicapées et des résidences pour personnes âgées autonomes. Des lignes directrices distinctes ont été élaborées pour les lieux d'habitation collective où des services de santé sont fournis. Cela comprend les établissements de soins de longue durée destinés aux personnes qui ont besoin de soins supervisés continus, y compris des services de santé professionnels, des soins personnels et d'autres services (p. ex. repas, lessive et entretien ménager). Des lignes directrices distinctes pour les personnes en situation de handicap ont également été élaborées, ainsi qu'une fiche de conseils sur la santé et la sécurité au travail pour les établissements correctionnels.

Il est recommandé que les exploitants de lieux d'habitation collective prennent des mesures pour cerner les risques d'exposition à la COVID-19 sur les lieux et qu'ils évaluent la possibilité de prendre des mesures qui atténueraient les risques pendant l'exploitation de ces lieux en contexte de pandémie. Cette évaluation des risques comprend l'évaluation des aires où les gens ont des contacts fréquents entre eux et partagent des espaces, des surfaces et des objets. Des mesures supplémentaires s'imposent lorsque l'éloignement physique ne peut pas être respecté en tout temps sur les lieux.

En ce qui concerne l'interprétation et la mise en pratique des éléments d'évaluation et d'atténuation des risques, il est important d'avoir conscience du fait que la santé, l'âge, la capacité et d'autres circonstances socio-économiques et démographiques avec lesquelles des personnes et des groupes doivent composer peuvent limiter leur capacité de suivre les mesures recommandées. Cela peut nécessiter, dans certaines situations, d'appliquer des réponses et des recommandations adaptées, tout en visant à réduire la transmission du SRAS-CoV-2.

Risques liés à la COVID-19 dans les lieux d'habitation collective

Le risque de contracter ou de transmettre la COVID-19 peut être élevé dans les lieux d'habitation collective pour un grand nombre de raisons, notamment :

Considérations relatives à l'atténuation des risques dans les lieux d'habitation collective

Il est essentiel d'établir des stratégies d'atténuation pour empêcher l'introduction de la COVID-19 dans ces milieux et pour réduire le risque de transmission, qui pourrait mener à des éclosions. Il faut encourager les exploitants d'espaces d'habitation à maximiser le potentiel d'atténuation des risques. Une approche « superposées » devrait être utilisée, c'est-à-dire l'application de plusieurs mesures visant à réduire le risque de propagation de la COVID-19. Il est recommandé que les directives relatives aux MSP soient également prises en compte dans le contexte des directives FPT applicables et des lois sur la SST.

Pour empêcher l'introduction de la COVID-19 dans un lieu d'habitation collective, il est recommandé que toutes les personnes qui entrent dans le lieu, y compris les résidents, le personnel, les bénévoles, etc., fassent l'objet d'un dépistage des symptômes de la COVID-19 et que leur risque d'exposition soit évalué avant l'entrée. On pourrait également envisager de faire passer des tests de dépistage de la COVID-19 dans des lieux d'habitation collective pour détecter les cas asymptomatiques.

Dans le cas des milieux de travail ayant des lieux d'habitation collective, comme les fermes, les mines et les camps industriels, il est recommandé aux employeurs de mettre en œuvre des mesures temporaires pendant 14 jours pour tous les nouveaux travailleurs qui entrent dans le lieu, et ce, afin de réduire la fréquence et l'intensité à des contacts avec d'autres travailleurs et employés (p. ex. logement individuel ou nombre réduit de colocataires, salle de bain privée, éloignement physique pendant les repas). En outre, il est recommandé aux employeurs d'envisager de limiter le déplacement des travailleurs et des autres employés d'un lieu d'habitation collective à un autre.

En plus des pratiques préventives personnelles et des stratégies d'atténuation décrites ci-dessus, certaines stratégies qui pourraient s'appliquer aux lieux d'habitation collective sont suggérées ci-dessous; toutefois, les mesures doivent être adaptées à chaque milieu.

Tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent suivre les règles établies par les décrets d'urgence pris au titre de la Loi sur la mise en quarantaine. Cela inclut les exigences liées à l'obligation de se mettre en quarantaine à l'arrivée au Canada. La mise en quarantaine des voyageurs qui entrent au Canada réduit la probabilité d'introduction de cas de COVID-19 en provenance de l'étranger. Les travailleurs étrangers temporaires, qui sont souvent logés dans des lieux d'habitation collective, font partie de ceux qui doivent effectuer la quarantaine obligatoire.

Les stratégies d'atténuation des risques qui visent à prévenir la maladie dans les lieux d'habitation collective se trouvent également dans les documents d'orientation suivants :

Autres ressources

Alberta Health Services. Guidelines for COVID-19 Outbreak Prevention, Control and Management in Congregate Living Sites. Mars 2020. Sur Internet : https://alignab.ca/wp-content/uploads/2020/03/if-ppih-outbreak-management-congregate-guidelines.pdf [consulté le 19 janvier 2021]

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Ministère de la Santé de l'Ontario. Document d'orientation sur la COVID-19 : gestion d'une éclosion dans les exploitations agricoles. Version 1. 21 septembre 2020. Sur Internet : http://www.health.gov.on.ca/fr/pro/programs/publichealth/coronavirus/docs/COVID-19_Farm_Outbreak_guidance.pdf [consulté le 2 février 2020]

Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail. Campements de travailleurs. 1er juin 2020. Sur Internet : https://www.cchst.ca//images/products/pandemiccovid19/pdf/work_camps.pdf [consulté le 19 janvier 2021]

BCCDC. Ministère de la Santé de la Colombie-Britannique. Protecting Industrial Camp Workers, Contractors, and Employers Working in the Agricultural, Forestry, and Natural Resource Sectors During the COVID-19 Pandemic. 28 juillet 2020. Sur Internet : http://www.bccdc.ca/Health-Info-Site/Documents/COVID_public_guidance/All-sector-work-camps-guidance.pdf [consulté le 19 janvier 2021]

Gouvernement de l'Alberta. Guidance for managers and operators of Industrial work camps. 5 juin 2020. Sur Internet : https://www.alberta.ca/assets/documents/covid-19-work-camps-fact-sheet.pdf [consulté le 19 janvier 2021]

Gouvernement du Canada. Directives sur le lieu de travail pour les employés et les employeurs du secteur. 16 octobre 2020. Sur Internet : https://www.agr.gc.ca/fra/covid-19-renseignements-pour-le-secteur-de-lagriculture-et-de-lagroalimentaire/directives-sur-le-lieu-de-travail/?id=1588862952557 [consulté le 21 janvier 2020]

Annexe D : Transport

Les transports publics (p. ex. taxis, covoiturage, autobus, métros, trains et traversiers) constituent un service essentiel qui contribue au bon fonctionnement des collectivités. Les transports publics présentent des risques de transmission de la COVID‑19 pour les passagers et les travailleurs, puisque ce sont des espaces souvent bondés qui exigent de passer du temps dans un espace clos avec des personnes qui ne font pas partie de son ménage immédiatRéférence 56.

La limitation de la disponibilité des transports publics affecte de manière disproportionnée la partie de la population qui en dépend pour se rendre au travail ou à l'école ou pour accéder à des biens et services essentiels. Certaines personnes ayant un handicap comptent sur des services spécialisés tels que des autobus adaptés pour répondre à leurs besoins, tandis que d'autres utilisent les transports publics, mais ont besoin d'aide pour monter ou descendre du véhicule.

Certains groupes de la population sont plus susceptibles de dépendre des transports publics et donc d'être exposés à un risque accru de transmission, notamment les jeunes et les personnes à faibles revenus. Ces facteurs font qu'il est extrêmement important, dans de tels contextes, d'adopter des mesures d'atténuation des risques et de maintenir le fonctionnement des services de transport public.

Le transport de groupes de travailleurs vers des lieux de travail éloignés ou des sites agricoles comporte également des risques pour les passagers et les conducteurs. Il faudrait envisager dans ces situations d'utiliser des stratégies d'atténuation semblables aux exemples décrits ci-dessous pour le transport public.

Mesures d'atténuation potentielles pour le transport

Il est essentiel d'établir des stratégies d'atténuation pour empêcher l'introduction de la COVID-19 dans les transports et pour réduire le risque de transmission, qui pourrait mener à des éclosions. Il faut encourager les exploitants des modes de transport à maximiser le potentiel d'atténuation des risques. Une approche « superposées » devrait être utilisée, c'est-à-dire l'application de plusieurs mesures visant à réduire le risque de propagation de la COVID-19. Il est recommandé que les directives relatives aux MSP soient également prises en compte dans le contexte des directives FPT applicables et des lois sur la SST.

En plus des pratiques préventives personnelles et des stratégies d'atténuation décrites plus haut, certaines stratégies pouvant s'appliquer au transport public sont suggérées ci-dessous; toutefois, les mesures doivent être adaptées à chaque milieu.

Autres ressources

Acronymes

ASTM
American Society for Testing and Materials
FPT
Fédéral, provincial et territorial
SST
Santé et sécurité au travail
ASP
Autorité de santé publique
ASPC
Agence de la santé publique du Canada
MSP
Mesure de santé publique
EPI
Équipement de protection individuelle

Remerciements

Les directives techniques relatives aux mesures de santé publique (MSP) sont mises au point et approuvées en collaboration avec les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux par l'entremise du Comité consultatif technique (CCT) et/ou du Comité consultatif spécial (CCS). Pendant le processus d'élaboration des directives, l'équipe chargée des MSP travaille également en étroite collaboration avec des partenaires multilatéraux, d'autres ministères, des intervenants des Premières Nations, des Inuits et des Métis (par l'entremise du Groupe de travail sur la santé publique dans les communautés éloignées et isolées), des spécialistes de l'analyse comparative fondée sur le sexe et le genre (ACSG) de l'Agence de la santé publique du Canada et d'autres intervenants externes qui se sentent directement concernés par ces directives ou qui y accordent une grande importance.

La version actuelle a été rédigée par :

Jennifer Lowe, Sharon E. Smith, Lynn Cochrane et Lisa Paddle.

Les versions précédentes ont été rédigées par : Lisa Paddle, Fanie Lalonde, Corey Green, Katie Rutledge-Taylor, Sharon E. Smith, Christina Jensen, Lynn Cochrane, Alexandra Nunn, Jill Williams, Daniel Myran et Susan Tamblyn.

Avec l'appui des membres du Groupe de travail sur la préparation du Canada en cas de grippe pandémique (GTPCPI), un groupe d'experts externes : Bonnie Henry, Susy Hota, Brian Schwartz, Carolina Alfieri, Ian Gemmill, Pamela Wolfe-Roberge (SAC), Todd Hatchette, Erin Henry, Nadine Sicard, Michelle Murti, Eleni Galanis et Rob Stirling

Notes de bas de page

Note de bas de page a

L'objectif de réduire au minimum les décès, toutes causes confondues, comprend les décès causés directement par la COVID-19 et les décès qui lui sont indirectement liés (p. ex. en raison de la diminution de la disponibilité des services d'urgence et des soins de courtes de durée ou des salles d'opération pour le traitement des maladies et des problèmes de santé non liés à la COVID-19 ou par des retards dans la surveillance régulière des problèmes de santé chroniques).

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Note de bas de page b

Le ménage immédiat est composé de toutes les personnes qui vivent dans un même logement (p. ex. une maison ou un appartement) et y partagent habituellement des espaces communs. Il peut s'agir de membres d'une même famille ainsi que de colocataires ou de personnes qui n'ont pas de lien de parenté.

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Note de bas de page c

Pour des raisons opérationnelles, la distance physique appropriée est d'au moins deux mètres. En général, si des interactions en personne doivent avoir lieu, on devrait encourager les personnes ne faisant pas partie du même ménage à maintenir entre elles la plus grande distance possible lorsqu'elles interagissent et à appliquer les autres pratiques préventives personnelles prévues, de façon à « superposer » les mesures.

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Références

Référence 1

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Référence 52

Conseil du Réseau pancanadien de santé publique, « Préparation du Canada en cas de grippe pandémique : Guide de planification pour le secteur de la santé », août 2018. [En ligne]. À consulter à l'adresse : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/grippe-influenza/preparation-canada-cas-grippe-pandemique-guide-planification-secteur-sante.html"

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Référence 53

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, « La culture et la langue, déterminants sociaux de la santé des Premières nations, des Inuits et des Métis », juin 2016. [En ligne]. À consulter à l'adresse : https://www.ccnsa.ca/fr/publicationsview.aspx?sortcode=1.8.21.0&id=15. [Consulté le 4 mars 2021].

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Référence 54

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, « La famille à cœur », 2015. [En ligne]. À consulter à l'adresse : https://www.nccih.ca/docs/health/RPT-FamilyFocus-FR.pdf. [Consulté le 4 mars 2021].

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Référence 55

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone, « Les déterminants de la prévalence et de la gravité de l'infection par le virus de la grippe au sein des populations autochtones du Canada », 2016. [En ligne]. À consulter à l'adresse : http://www.nccah-ccnsa.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments/175/NCCAH-FS-InfluenzaDeterminants-Part02-Halseth-FR-Web.pdf. [Consulté le 4 mars 2021].

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Référence 56

Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, « Considerations for infection prevention and control measures on public transport in the context of COVID-19 », 29 avril 2020. [En ligne]. À consulter à l'adresse : https://www.ecdc.europa.eu/sites/default/files/documents/COVID-19-public-transport-29-April-2020.pdf. [Consulté le 4 mars 2021].

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