Mesures communautaires de santé publique pour atténuer la propagation des maladies à coronavirus (COVID-19) au Canada

Dernière modification : 30 mai 2020

Table des matières

Préambule

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en collaboration avec des spécialistes de la santé publique du Canada, a mis à jour le présent document d'orientation sur l'utilisation des mesures de santé publique (MSP) pour atténuer la transmission communautaire, alors que les provinces et territoires commencent à lever graduellement pendant les mois qui viennent leurs restrictions liées à la COVID19. Ce document d'orientation s'adresse principalement aux autorités fédérales, provinciales et territoriales (FPT) et aux autorités régionales et locales de santé publique.

Il présente les mesures de santé publique personnelles et communautaires de base visant à atténuer la transmission de la maladie à coronavirus (COVID-19) causée par le coronavirus du syndrome respiratoire aigu sévère 2 (SRAS-CoV-2). Le document d'orientation utilise une approche axée sur le risque pour déterminer les stratégies d'atténuation adaptées à divers milieux, y compris les lieux d'habitation collective, les entreprises, les milieux pour les enfants et les jeunes, les espaces extérieurs et les rassemblements interpersonnels. Ce document tient compte du contexte canadien et se fonde sur les données scientifiques disponibles à l'heure actuelle, l'état de la capacité, les points de vue d'experts et les hypothèses de santé publique. Il pourrait être modifié à mesure que de nouveaux renseignements scientifiques émergent, que l'on acquiert de l'expérience avec la levée des restrictions dans certaines provinces ou certains territoires ou que des options de traitement ou de vaccin deviennent accessibles. Il est important d'interpréter et d'appliquer ces lignes directrices en reconnaissant que la santé, l'âge, les circonstances économiques, sociales ou autres (p. ex. les responsabilités en matière de prestation de soins) de certaines personnes et de certains ménages peuvent limiter leur capacité de suivre les mesures recommandées. Dans certaines situations, ces limites pourraient obliger les autorités de santé publique à adapter les mesures de santé publique qu'elles recommandent.

Le document d'orientation doit être lu en parallèle avec les lois, les politiques et les règlements provinciaux, territoriaux et locaux. Pour obtenir des renseignements à jour sur la COVID-19, consultez le site Web Canada.ca COVID-19.

Introduction

L'intervention canadienne de lutte contre la pandémie de COVID-19 et les mesures de relance ont pour objectifs tout d'abord de diminuer le plus possible les cas graves et les décès (quelle qu'en soit la causeNote de bas de page 58) et ensuite de réduire au minimum les perturbations sociétales, notamment d'alléger le fardeau imposé aux ressources en soins de santé.

Étant donné l'absence actuelle de traitements ou de vaccins efficaces contre la COVID-19, les mesures de santé publique (MSP) sont les interventions de contrôle les plus importantes qui existent. Elles consistent en des interventions non pharmaceutiques qui servent à réduire et à retarder la transmission du virus dans la collectivité et ainsi à « aplanir la courbe » et à ramener la demande de services de santé à un niveau gérable. Les MSP sont généralement appliquées conjointement, ce que l'on appelle aussi « l'utilisation superposée ». La superposition des MSP repose sur l'idée que des combinaisons sont susceptibles d'être plus efficaces qu'une mesure unique, qui ne serait que partiellement efficace.

Les MSP décrites dans ce document comprennent des pratiques prises par les particuliers pour se protéger et protéger les autres, ainsi que des approches communautaires pour protéger les groupes et la collectivité dans son ensemble. Bien que les MSP jouent un rôle essentiel dans la réduction de la propagation de la COVID-19, elles ont d'importantes répercussions sociales et économiques et peuvent avoir des effets négatifs imprévus, en particulier sur les populations vulnérables. Les autorités de santé publique continuent d'examiner cette question, et les stratégies visant à atténuer le plus possible les effets négatifs imprévus jouent un rôle important dans l'approche visant à lever les mesures restrictives.

Le respect des recommandations et leur viabilité à long terme peuvent être influencés par divers facteurs, comme des circonstances culturelles, contextuelles (p. ex. les conditions liées au logement, au travail et à la collectivité), financières, sociales et spirituelles. De plus, pour favoriser la conformité, il faudra peut-être adapter les messages en fonction du sexe, du genre, de l'état de la capacité, des responsabilités parentales et de prestation de soins et d'autres facteurs socioéconomiques ou identitaires des membres de la population. Par exemple, les hommes peuvent être plus susceptibles que les femmes de déclarer une préoccupation moindre à l'égard de la pandémie de COVID-19, y compris les hommes des groupes d'âge les plus à risqueNote de bas de page 1, et les femmes sont plus susceptibles d'assumer des responsabilités de soignant (p.ex. auprès des enfants, de membres de la famille âgés).Note de bas de page 59 La sensibilisation du public et une communication efficace qui tiennent compte de ces considérations et qui sont adaptées à d'autres facteurs pertinents jouent un rôle clé dans la promotion de la conformité. Voir l'annexe A.

Rajustement des mesures de santé publique au fil du temps

En mars 2020, alors que l'éclosion de COVID-19 prenait de l'ampleur dans certaines régions du Canada, les gouvernements FPT ont adopté une vaste gamme de MSP sur leurs territoires respectifs, notamment l'éloignement physique obligatoire, la fermeture des écoles et des garderies, la fermeture des entreprises non essentielles et des lieux de travail, des services et des lieux de rassemblement, la restriction des déplacements à l'étranger et la dissuasion des voyages intérieurs non essentiels. Les mesures utilisées différaient quelque peu d'une région à l'autre du pays en raison des variations associées au moment de l'apparition du virus, à l'intensité de l'activité de la COVID-19 et à des considérations propres aux diverses administrations.

Au fur et à mesure que l'activité du virus pandémique diminue, les gouvernements FPT prévoient lever les MSP et en rajuster l'application d'une manière progressive afin d'alléger graduellement les restrictions tout en minimisant le risque de résurgence de la COVID-19. Les aspects de ce processus liés à la santé publique sont décrits dans le document d'Orientation sur la stratégie visant à lever les mesures restrictives en matière de santé publique. Ce document présente la planification de la transition qui est en cours partout au Canada selon une stratégie de levée progressive des mesures restrictives en matière de santé publique. Les provinces et les territoires ont conçu leurs propres plans pour lever les restrictions. Pour en savoir davantage à ce sujet, veuillez consulter la page Web ressources des provinces et des territoires sur la COVID-19.

À mesure que les MSP sont levées, une surveillance étroite s'impose pour pouvoir suivre la propagation de la COVID-19; si le nombre de cas augmente considérablement, il faudra peut-être rétablir les MSP plus rigoureuses. Selon les modèles, ce cycle de rajustement des interventions en santé publique pourrait devoir se poursuivre pendant une longue périodeNote de bas de page 2.

Pratiques personnelles

Les MSP personnelles de base doivent continuer d'être suivies pendant toute la durée de la pandémie, à savoir :

Les autorités de santé publique devraient continuer de sensibiliser les gens à la nécessité de poursuivre ces mesures personnelles de base et à la bonne façon de le faire.

Des fiches de renseignements contenant des instructions détaillées à l'intention du public sont disponibles.

De plus amples renseignements sur ces mesures personnelles de base sont fournis ci-dessous.

Hygiène des mains et étiquette respiratoire

L'hygiène des mains désigne le lavage des mains à l'eau et au savon pour 20 secondes ou la désinfection des mains avec un désinfectant à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool. Il faut éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche avec des mains qui ne sont pas lavées. Il a été démontré que le lavage fréquent des mains réduit la transmission virale dans divers milieux (dans une proportion pouvant atteindre 44 %), et un examen systématique dans les bureaux a révélé que l'hygiène des mains était efficace pour réduire les maladies respiratoires et gastro-intestinales chez les employés de bureauNote de bas de page 3.

L'étiquette respiratoire renvoie à une combinaison de mesures destinées à minimiser la dispersion des gouttelettes de salive formées de grosses particules qui sont projetées lorsqu'une personne infectée ou malade tousse, éternue, rit ou parle, afin de réduire la transmission du virus. Il faut tousser ou éternuer dans un mouchoir ou dans le creux de son bras, et non dans sa main. Les mouchoirs doivent être jetés le plus tôt possible dans une poubelle doublée d'un sac, et la personne doit se laver les mains immédiatement.

Nettoyage de l'environnement et ventilation

Le nettoyage de l'environnement désigne le nettoyage de routine et la désinfection des surfaces et des objets fréquemment utilisés pour prévenir la transmission de la COVID-19 par auto-inoculation après avoir touché des surfaces contaminées. Le SRAS-CoV-2 a le potentiel de survivre dans l'environnement pendant plusieurs joursNote de bas de page 4. Le nettoyage et la désinfection des surfaces fréquemment touchées peuvent tuer le virus, rendant ainsi impossible la contamination des personnes.

Nettoyage de la maison et des habitations collectives : Les zones fréquemment touchées, telles que les toilettes, les tables de chevet, les interrupteurs et les poignées de porte, doivent d'abord être nettoyées (pour en éliminer physiquement la saleté) puis désinfectées chaque jour. Dans les ménages où il y a des enfants, les jouets et les objets qu'ils touchent fréquemment doivent également être nettoyés et désinfectés tous les jours.

Il faut seulement utiliser des désinfectants pour surfaces dures assortis d'un numéro d'identification du médicament (DIN). Le DIN est un numéro de huit chiffres attribué par Santé Canada qui confirme que le produit désinfectant est approuvé et sécuritaire pour un usage au Canada. Lorsque les désinfectants pour surfaces dures ne sont pas accessibles pour désinfecter la maison, une solution diluée d'eau de javel peut être préparée conformément aux instructions sur l'étiquette, ou avec une proportion de 5 millilitres (mL) d'eau de javel pour 250 mL d'eau OU 20 mL d'eau de javel par litre d'eau. Ces proportions sont fondées sur une concentration de 5 % d'hypochlorite de sodium, et permettent d'obtenir une solution d'hypochlorite de sodium à 0,1 %. Suivez les instructions sur la manipulation appropriée de l'eau de Javel (chlorine) pour usage domestique.

Si les désinfectants liquides ne risquent pas de les endommager, les appareils électroniques fréquemment touchés, tels que les claviers, les tablettes, les télécommandes et les téléphones intelligents, peuvent être désinfectés avec de l'alcool (p. ex. des lingettes imbibées d'alcool) au moins tous les jours. Tous les articles contaminés jetables utilisés doivent être placés dans un récipient doublé d'un sac avant d'être jetés avec les autres déchets ménagers.

Ventilation : Une meilleure ventilation (par exemple, l'ouverture des fenêtres lorsque le temps le permet) peut contribuer à réduire la transmission. Bien que les preuves de l'efficacité de cette mesure soient limitées pour la prévention de la COVID 19, il s'agit d'une pratique exemplaire pour lutter contre d'autres maladies respiratoires infectieusesNote de bas de page 60.

Éloignement physique

Les mesures d'éloignement physique (auparavant appelée distanciation sociale) sont des approches adoptées pour minimiser les contacts étroits avec les autres membres de la collectivité. Elles comprennent les mesures suivantes :

À mesure que les restrictions seront levées, certaines entreprises et d'autres lieux publics rouvriront leurs portes et la taille des rassemblements autorisés pourra être augmentée par étapes. Toutefois, les personnes devraient continuer de pratiquer l'éloignement physique lorsqu'elles sont à l'extérieur de la maison et d'éviter les déplacements non essentiels. Les personnes à risque élevé de maladie grave devraient être encouragées à limiter leurs sorties dans la collectivité aussi longtemps que le SRAS-Cov-2 continue de circuler.

Autosurveillance, isolement et quarantaine

Chaque personne devrait surveiller l'apparition de symptômes compatibles avec la COVID-19 et, si les symptômes se manifestent, s'isoler à la maison, consulter un médecin au besoin et suivre les directives de l'autorité de santé publique. Si la personne est incapable de se surveiller elle-même, par exemple un enfant ou un adulte qui a besoin de soins, il revient au fournisseur de soins de la surveiller pour voir si elle présente des symptômes compatibles avec la COVID-19 et, si des symptômes apparaissent, de procéder tel qu'il est indiqué ci-dessus. Le suivi effectué par la santé publique permet d'assurer l'isolement approprié des cas et la mise en quarantaine (auto-isolement) des contacts conformément au document d'orientation de la santé publique sur la gestion des cas et des contactsNote de bas de page 6. Il est recommandé que les membres de la collectivité se préparent en se dotant d'un approvisionnement suffisant en médicaments essentiels, en articles ménagers et en denrées non périssables pour eux-mêmes et pour tous les membres du ménage dont ils ont la charge au cas où ils tomberaient malades ou seraient mis en quarantaine.

Utilisation d'un masque non médical ou d'un couvre-visage

Des études récentes ont démontré que la COVID-19 peut être transmise par des personnes infectées qui n'ont pas encore de symptômes ou qui pourraient ne jamais en avoirNote de bas de page 7. On ne sait pas dans quelle mesure cette transmission présymptomatique et asymptomatique joue un rôle déterminant dans l'épidémie; cependant, on sait qu'elle se produit chez les personnes qui ont des contacts étroits avec d'autres ou qui vivent dans un milieu personnel rapproché.

À l'échelle mondiale, il y a une pénurie de masques médicaux et leur utilisation devrait être réservée aux travailleurs de la santé. Il n'a pas été établi que le port d'un masque non médical ou d'un couvre-visage en tissu en public protège la personne qui le porte. Toutefois, il s'agit d'une pratique personnelle supplémentaire qui peut être prise pour protéger les autres en empêchant les gouttelettes respiratoires d'une personne infectée sans le savoir d'entrer en contact avec d'autres personnes à l'extérieur de chez elle.

Les masques en tissu disponibles dans le commerce ou faits maison ou les couvre-visages en tissu peuvent jouer un rôle important dans des situations ou des milieux communautaires où l'éloignement physique n'est pas possible ou est imprévisible. Les avantages de leur utilisation sont plus importants lorsque le risque de transmission virale est plus élevé (p. ex. transmission communautaire locale, lieux publics bondés où vous n'êtes peut-être pas en mesure de contrôler vos contacts avec les autres), et les avantages sont minimes lorsque le risque de transmission virale est plus faible (p. ex. transmission communautaire limitée, lieux privés où vous êtes en mesure de contrôler l'éloignement physique et limiter les contacts avec les autres).

Si l'épidémiologie locale et la transmission communautaire l'exigent, le port d'un masque non médical ou d'un couvre-visage en tissu est recommandé lorsqu'il n'est pas possible de maintenir une distance physique constante de 2 mètres avec les autres, en particulier dans les lieux publics bondés. Ces situations pourraient inclure les transports en commun, les magasins et les zones commerciales, ainsi que certaines situations de vie en groupe (p. ex., foyers collectifs, établissements correctionnels, dortoirs ou résidences de groupe). Les conseils et directions concernant le port d'un masque non médical ou d'un couvre-visage en tissu peuvent varier d'une administration à l'autre selon la situation épidémiologique locale. D'autres préoccupations liées au milieu de travail sont abordées dans le cadre des mesures communautaires.

Il est important de porter son MNM ou son couvre-visage en tissu de façon sécuritaire. Le site Web Canada.ca/le-coronavirus contient des renseignements sur l'utilisation et la fabrication appropriée des MNM et des couvre-visages en tissu, y compris sur la façon de fabriquer son propre masque. Les masques non médicaux peuvent être fabriqués à la maison avec du matériel disponible pour s'assurer qu'ils sont accessibles à tous ceux qui en ont besoin. Des discussions sont en cours concernant les meilleurs matériaux ou les meilleures méthodes de fabrication des MNM, et le site Web sera mis à jour à mesure que de nouvelles données seront disponibles.

Les jeunes enfants de moins de 2 ans ainsi que les personnes qui présentent des difficultés respiratoires, qui sont inconscientes ou qui sont incapables de retirer un masque par elles-mêmes ne devraient pas porter de MNM ou tout autre couvre-visage en tissu.

Mesures communautaires

Vue d'ensemble

Les mesures communautaires sont des MSP qui s'appliquent aux milieux où le public se réunit, comme les lieux d'habitation collective, les entreprises et les lieux de travail, les milieux pour les enfants et les jeunes, les lieux de rassemblement communautaires, les espaces extérieurs et les transports en commun. Les mesures communautaires sont mises en œuvre par les planificateurs, les administrations locales, les employeurs et les administrateurs pour protéger la main-d'œuvre, les clients et le grand public.

Lorsque les restrictions en place seront levées, même graduellement, le risque de transmission de la COVID-19 augmentera. Il est important d'établir un équilibre entre ce risque et les avantages pour les particuliers, la société et l'économie qui devraient découler du déconfinement. Il est également nécessaire de réduire autant que possible le risque de transmission dans tous les milieux.

Un contact prolongé et rapproché est considéré comme la source de la plupart des infections au coronavirus, ce qui suggère que l'éloignement physique, combiné à l'importance de l'hygiène des mains, de l'étiquette respiratoire et du nettoyage de l'environnement, sera l'approche d'atténuation la plus efficace. Des éclosions ont été attribuées à de grands rassemblements familiaux, à des services religieux, à des funérailles et à des répétitions de chorale, et ont également eu lieu dans des milieux de travail comme des établissements de soins de santé et des usines de transformation de la viandeNote de bas de page 8Note de bas de page 9. Les milieux comme les collectivités éloignées et isolées et les communautés des Premières Nations, des Inuits et de Métis présentent des risques et des considérations supplémentaires, et ils exigent des approches adaptées en fonction de la géographie, de la culture et des conditions de vie. L'annexe B fournit des conseils à l'intention des personnes vivant dans des collectivités éloignées et isolées et dans des communautés des Premières Nations, des Inuit et de Métis.

Les évaluations des risques devraient être prises en compte dans les décisions relatives à l'ouverture ou à la fermeture d'établissements et à la façon de fonctionner la plus sécuritaire possible pour ceux qui sont ouverts. Un cadre d'évaluation des risques général a été élaboré pour aider les autorités de santé publique FPT et locales, et les autres responsables de la gestion des activités, de l'organisation ou des programmes, à élaborer des stratégies d'atténuation. Le cadre contient également des suggestions pour l'élaboration d'un plan d'atténuation visant à réduire les risques cernés. Il se fonde sur le cadre de gestion des risques proposé dans un rapport récent du centre de sécurité sanitaire de l'école de santé publique Bloomberg de l'Université Johns HopkinsNote de bas de page 10

Le cadre canadien révisé évalue les risques en fonction de trois éléments et contient des mesures d'atténuation à titre de quatrième facteur :

Un guide détaillé à l'intention des autorités de santé publique pour la mise en œuvre du cadre d'évaluation des risques est présenté à l'annexe C.

Le rapport de Johns HopkinsNote de bas de page 11 propose également un cadre pour les stratégies d'atténuation selon la hiérarchie des mesures de contrôle, adapté aux fins de la COVID-19 (voir la figure 1). Le degré d'importance de ces mesures est considéré comme descendant, l'éloignement physique étant la mesure la plus importante et le recours à l'équipement de protection individuelle (EPI) et aux MNM la moins importante pour prévenir la transmission de la COVID-19. Au moment de planifier les stratégies d'atténuation, les approches à plusieurs niveaux utilisant une combinaison de mesures sont supérieures à l'utilisation de mesures personnelles en plus d'être particulièrement importante dans les milieux où la mise en œuvre de mesures de protection supplémentaires n'est pas possible.

Le cadre d'atténuation ci-dessous est utilisé dans le présent document d'orientation. Il y a un certain chevauchement inévitable, car les mesures d'éloignement physique peuvent être appliquées par la mise en œuvre de mesures d'ingénierie ou de mesures administratives.

Figure 1. Hiérarchie des mesures de contrôle modifiée

Figure 1

Source : Adapté du document produit par le centre de sécurité sanitaire de l'école de santé publique Bloomberg de l'Université John Hopkins, Public Health Principles for a Phased Reopening During COVID-19 : Guidance for Governors, avril 2020 (en anglais seulement)

Éloignement physique - Les employeurs et les exploitants doivent réorganiser les environnements physiques et les responsabilités afin de maintenir la distance nécessaire entre les personnes (p. ex. accroître l'espace entre les personnes et réduire le nombre d'employés dans un même lieu à un moment donné). De plus, dans la mesure du possible, tout le monde devrait avoir la possibilité de travailler ou d'accéder à des entreprises, à des écoles et à d'autres milieux à partir de chez soi.

Mesures d'ingénierie - Créer des barrières physiques entre les personnes lorsque l'éloignement physique est impossible; augmenter la ventilation.

Mesures administratives - Répartir autrement les responsabilités pour réduire les contacts entre les personnes; utiliser la technologie pour faciliter la communication.

EPI et MNM - Faire en sorte que les gens portent d'EPI médical au besoin (dans les établissements de soins de santé) et des MNM ou des couvre-visages en tissu dans les milieux communautaires.

Des outils d'évaluation des risques propres à certains milieux ont été élaborés pour les milieux de travail, les milieux pour les enfants et les jeunes et les espaces extérieurs. Ces outils visent à aider les exploitants d'établissements à évaluer les risques liés à leur milieu et les mesures d'atténuation possibles, mais ils peuvent également être utiles aux autorités de santé publique. Il convient de noter que les lois en matière de santé et de sécurité applicables de la province ou du territoire doivent également être respectées.

Mesures de santé publique de base pour tous les milieux

Étant donné qu'il n'y a pas de traitement ou de vaccin disponible pour le moment, tous les milieux communautaires doivent appliquer les MSP de base pour maximiser la capacité de la société à freiner la propagation rapide du virus. Ces MSP s'appliquent à tous les milieux communautaires, peu importe les caractéristiques propres à chacun, les personnes qui le fréquentent et le taux de propagation actuel de la COVID-19. Il s'agit de mesures d'éloignement physique, de la promotion de pratiques personnelles et d'une attention scrupuleuse au nettoyage des espaces. Les détails de ces mesures communautaires sont présentés ci-dessous, de même que les considérations relatives à l'utilisation des MNM en milieu de travail.

Mesures d'éloignement physique

Les mesures d'éloignement physique sont la façon la plus efficace de réduire le risque de transmission de la COVID-19 dans les milieux communautaires. Toutefois, l'éloignement physique peut être impraticable dans certains milieux et, dans d'autres, elle peut ne pas être viable à long terme. Dans de tels cas, l'ajout d'autres mesures d'atténuation peut avoir le même effet de protection que l'éloignement physique à lui seul.

Les stratégies clés pour maintenir une distance de deux mètres entre les personnes sont décrites dans les sections suivantes du présent guide. Les propriétaires et les exploitants sont invités à élaborer d'autres méthodes novatrices d'éloignement physique dans leur milieu. Il peut y avoir des circonstances où les gens ne peuvent pas respecter la consigne d'éloignement, p. ex. les personnes qui ont des chiens-guides (qui n'ont pas été entraînés aux nouvelles règles), les personnes âgées qui ont besoins d'aide pour les soins personnels ou les personnes vivant dans des logements surpeuplés ou regroupés. En plus de la distance recommandée de deux mètres, les restrictions imposées par les provinces et les territoires sur le nombre de personnes pouvant se rassembler auront une incidence sur de nombreuses opérations et activités. Ces restrictions devraient être relâchées progressivement à mesure que l'activité de la COVID-19 diminue dans les collectivités, ce qui permettra aux gens de se rassembler en plus grands groupes au fil du temps.

Promotion des pratiques personnelles

Il est essentiel pour les organisateurs, les planificateurs d'événements, les propriétaires et les exploitants de promouvoir et de faciliter les pratiques personnelles dans toutes les entreprises, tous les milieux de travail et tous les lieux publics. Voici les mesures qui devraient être prises :

Il existe diverses façons de contrôler les personnes avant leur entrée dans un lieu de travail ou dans un lieu public. Les organisateurs, les planificateurs d'événements, les propriétaires ou les exploitants devraient tenir compte de l'épidémiologie locale et de la transmission communautaire de la COVID-19, ainsi que des risques pour leur milieu, au moment de choisir le type de dépistage qui convient le mieux. Les administrations peuvent exiger un dépistage actif dans certains milieux.

Des mesures de dépistage passif devraient être mises en place dans tous les milieux. Il s'agit généralement d'affiches aux points d'entrée pour rappeler aux gens de ne pas entrer s'ils sont malades. Des messages semblables peuvent être communiqués dans les boîtes vocales et sur les sites Web.

Le dépistage actif (c.-à-d. poser des questions sur les symptômes) devrait être envisagé dans certaines circonstances, par exemple :

Les protocoles de dépistage actif peuvent comprendre une autoévaluation (p. ex. utiliser un outil Web, demander à une personne qui arrive de remplir un questionnaire ou poser des questions directes). Si un contrôle actif est effectué en personne, le responsable doit respecter la consigne d'éloignement physique ou porter l'EPI approprié. Les clients pourraient être interrogés sur les risques de maladie et d'exposition lorsqu'ils fixent un rendez-vous et devoir répondre à des questions de nouveau lorsqu'ils arrivent sur les lieux. Les établissements qui ont mis en place des mesures de dépistage actif doivent également avoir une procédure pour traiter les personnes atteintes.

Amélioration du nettoyage des milieux de travail et des lieux publics

Le nettoyage des espaces réduit le risque de transmission de la COVID-19 par contact, qui se produit lorsqu'une personne porte les mains à ses yeux, à son nez ou à sa bouche après avoir touché une surface ou un objet contaminé par le virus. On a constaté que le SARS-Cov-2 demeure stable pendant des heures, voire des jours, sur les surfaces, selon le type de surface, l'humidité ou la température relative du milieu. Le virus est détectable pendant une période pouvant aller jusqu'à quatre heures sur le cuivre, jusqu'à 24 heures sur le carton et jusqu'à deux ou trois jours sur le plastique et l'acier inoxydableNote de bas de page 12.

Dans tous les milieux, les surfaces et les objets qui sont fréquemment touchés sont les plus susceptibles d'être contaminés. Ces surfaces comprennent l'argent comptant, les poignées de porte, les mains courantes, les boutons d'ascenseur, les interrupteurs, les poignées d'armoire, les poignées de robinet, les tables, les comptoirs et les appareils électroniques. Dans les milieux pour les enfants et les jeunes, ces surfaces peuvent aussi comprendre des jouets et de l'équipement de jeu ou de sport.

Ces surfaces et espaces communs, comme les cuisines et les salles de bain, doivent être nettoyés et désinfectés plus souvent, de même que lorsqu'ils sont visiblement sales. Les objets qui ne peuvent pas être facilement nettoyés (par exemple, les journaux, les magazines, les peluches) devraient être retirés.

Les employeurs doivent fournir des renseignements et de la formation sur l'utilisation sécuritaire des produits de nettoyage et de désinfection, et de tout EPI qui sera utilisé pendant le processus, et doivent s'assurer que ces mesures respectent les exigences législatives fédérales, provinciales ou territoriales en matière de santé et de sécurité.

Une fiche d'informationNote de bas de page 13 sur les procédures de nettoyage et de désinfection des espaces publics (p. ex. écoles, universités, bibliothèques publiques, musées, transport en commun, résidences communautaires et lieux de travail).

Utilisation des MNM et des couvre-visages en tissu en milieu de travail et dans d'autres milieux communautaires

Comme il est mentionné précédemment, en fonction de l'épidémiologie locale et du taux de transmission communautaire de la COVID-19, le port d'un MNM ou d'autre couvre-visage en tissu est recommandé lorsqu'il n'est pas possible de maintenir une distance physique constante de deux mètres avec les autres, en particulier dans les lieux publics bondés. Ces situations pourraient inclure les transports en commun, les magasins et les zones commerciales. L'utilisation des MNM peuvent aussi être recommandés dans certaines situations de vie en groupe (p. ex., foyers collectifs, établissements correctionnels, dortoirs ou résidences de groupe).

Les masques non médicaux ou les couvre-visages en tissu peuvent également jouer un rôle important dans certains milieux de travail où l'éloignement physique ou l'utilisation de barrières physiques ou autre modification au milieu de travail ou au déroulement du travail est impossible ou n'est pas disponible.

Lorsqu'ils établissent des politiques sur l'utilisation des MNM ou d'autres couvre-visages en tissu sur le lieu de travail et dans d'autres milieux communautaires, les employeurs doivent examiner attentivement les exigences professionnelles de leurs travailleurs et la configuration particulière du lieu de travail. Ils doivent s'assurer de réduire tout risque de blessure physique qui pourrait être causée involontairement par le port d'un couvre-visage (p. ex. si le masque nuit à la capacité de voir ou de parler clairement ou se coince accidentellement dans l'équipement utilisé par le porteur). Les répercussions psychologiques possibles du MNM ou du couvre-visage sur d'autres employés ou sur les clients doivent également être prises en compte, par exemple la conception et la confection du masque, le message véhiculé.

Les MNM ne sont pas considérés comme étant de l'EPI. Certaines situations peuvent nécessiter l'utilisation d'un masque médical. Bien que tous les efforts devraient être déployés pour préserver l'approvisionnement de masques médicaux pour les établissements de soins de santé, il peut exister des milieux de travail qui n'offrent pas de soins de santé dans lesquels l'utilisation d'un masque médical serait plus appropriée pour protéger les travailleurs. Par exemple, les milieux qui font la prestation de services à un client ne pouvant pas porter un masque non médical ou un couvre-visage lorsque l'éloignement physique de deux mètres ne peut pas être maintenu, ou les milieux où les mesures de protection comme des panneaux en plexiglas ou transparents ne sont pas possibles ou disponibles. Les masques peuvent ne pas convenir à tous les types d'emploi. Les employeurs doivent consulter leur équipe de santé et de sécurité au travail et les autorités locales de santé publique avant de mettre en place des politiques relatives au port d'un masque au travail.

Considérations propres aux milieux

Voici des considérations propres à chaque milieu qui peuvent servir à réduire le risque lié à la COVID-19. Les mesures de santé publique de base décrites ci-dessus (la promotion des pratiques personnelles et les mesures de nettoyage et de désinfection accrues) s'appliquent à tous les milieux.

Les lieux d'habitation collective, notamment les milieux où vivent des populations vulnérables

Un lieu d'habitation collective est un endroit où un certain nombre de personnes sans lien de parenté résident en étroite proximité, soit pour une période limitée, soit pour une période prolongée. Dans la plupart des cas, les résidents partagent des salles communes comme une cuisine ou une salle de bain, et ils peuvent avoir ou non des chambres individuelles.

Les lieux d'habitation collective peuvent inclure les installations où vivent des populations vulnérables qui ont un risque plus élevé d'être gravement malades en raison de leur âge, d'un problème de santé sous-jacent ou de circonstances (p. ex. un handicap physique ou intellectuel) qui limitent leur capacité à adopter les pratiques recommandées. Citons par exemple les refuges pour personnes itinérantes et les milieux fermés comme les établissements de soins de longue durée, les soins en établissement et les établissements correctionnels. D'autres exemples de lieux d'habitation collective incluent les résidences d'étudiants, les foyers de groupes pour personnes en situation de handicap, les camps pour enfants et adolescents, les dortoirs de travailleurs agricoles, les camps industriels et les roulottes de chantier.

Le risque de contracter ou de transmettre la COVID-19 peut être élevé dans les lieux d'habitation collective pour un grand nombre de raisons, notamment :

Il est essentiel d'établir des stratégies d'atténuation pour empêcher l'introduction de la COVID-19 dans ces milieux et pour réduire le risque de transmission, qui pourrait mener à des éclosions. Les stratégies sont présentées dans le tableau ci-dessous; cependant, il faut adapter les mesures à chaque milieu. Les propriétaires ou les exploitants de ces lieux d'habitation collective doivent également tenir compte de ces lignes directrices dans le contexte de leurs responsabilités légales en vertu des lois fédérales, provinciales ou territoriales applicables en matière de santé et de sécurité.

Puisque des lignes directrices distinctes ont été élaborées pour les établissements de soins de longue duréeNote de bas de page 14, les refuges pour les personnes en situation d'itinéranceNote de bas de page 15 et les établissements correctionnels (PDF, anglais seulement)Note de bas de page 16Note de bas de page 17, ces milieux ne seront pas abordés ici. Des lignes directrices ont aussi été élaborées pour les personnes en situation de handicapNote de bas de page 18.

Les travailleurs étrangers temporaires sont assujettis à une mise en quarantaine obligatoire de 14 jours après leur arrivée au Canada. Les obligations des employeurs durant la période de quarantaine sont disponibles dans les Lignes directrices pour les employeurs de travailleurs étrangers temporaires concernant la COVID-19 (mises à jour le 22 avril 2020). Ils doivent notamment sensibiliser les travailleurs à la COVID-19 dans une langue qu'ils comprennent, surveiller leur état de santé, leur fournir les outils nécessaires à une bonne hygiène et s'assurer que leurs logements sont nettoyés régulièrement.

Même si la mise en quarantaine des travailleurs étrangers réduit la probabilité d'introduction de cas de COVID-19 en provenance de l'étranger, il faut aussi prendre des mesures pour empêcher l'entrée du virus dans les lieux d'habitation collective par des personnes qui résident au Canada. Les travailleurs qui arrivent dans les lieux d'habitation collective comme les camps miniers et industriels ne sont pas assujettis à la quarantaine. Cependant, les employeurs devraient effectuer un contrôle pour déceler les symptômes de la COVID-19 chez les travailleurs avant qu'ils ne se rendent sur le lieu de travail ou n'y accèdent, et interdire l'entrée à toute personne malade, même si les symptômes sont légers. En outre, les employeurs devraient envisager la mise en œuvre de mesures temporaires pour les nouveaux travailleurs qui tiennent compte de la période d'incubation potentielle (14 jours) afin de réduire la fréquence et l'intensité de l'exposition à d'autres travailleurs (p. ex. logement isolé ou nombre réduit de colocataires, salle de bain privée, éloignement physique pendant les repas).

Exemples de stratégies d'atténuation pour les lieux d'habitation collective

Mesures de contrôle

Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)

Éloignement physique

  • Fournir des chambres individuelles si possible.
  • Organiser les dortoirs de façon à assurer une séparation de deux mètres entre les lits, et les placer en tête-bêche si possible. S'il est impossible de placer les lits à deux mètres de distance, utiliser des barrières temporaires entre les lits, comme des rideaux, pour éviter la propagation de gouttelettes pendant le sommeil, et dormir en tête-bêche.

Mesures d'ingénierie

  • Accroître la ventilation en ouvrant les fenêtres, si possible.

Mesures administratives

  • Offrir une formation et de l'information dans des langues qui seront comprises par le personnel, les bénévoles, les travailleurs et les occupants.
  • Retenir les services de nettoyeurs professionnels pour nettoyer et désinfecter les aires habituellement entretenues par les occupants (p. ex. les chambres et les salles de bain privées) ou mettre des fournitures à la disposition des occupants pour qu'ils nettoient et désinfectent leurs locaux de façon appropriée.
  • Échelonner l'horaire d'utilisation des aires communes (p. ex. les salles de bain et les douches) ainsi que le transport entre les lieux de travail ou les sites de loisir ou d'apprentissage (réduire le nombre de passagers à bord d'un autobus ou d'une fourgonnette et prévoir un plus grand nombre de voyages).
  • Échelonner les heures de repas ou accroître les heures de disponibilité si possible, et limiter le nombre de personnes qui utilisent les cuisines communautaires en même temps.
  • Ouvrir d'autres aires de repas au besoin pour accroître l'espacement entre les personnes, ou fournir des repas à emporter.
  • Cesser le service de buffet et retirer les stations d'aliments, de condiments et d'ustensiles partagés.
  • Éviter les réunions en personne et les rassemblements, comme les réunions et les événements sociaux, et limiter l'accès aux installations de loisir où il est impossible de maintenir l'éloignement physique.
  • Encourager plus d'activités extérieures.
  • Isoler immédiatement toute personne qui devient malade ou les personnes en quarantaine dans des installations distinctes (ou les retirer d'un campement).
  • Demander aux travailleurs dans les campements de demeurer sur place pendant leurs journées de congé en faisant venir les fournitures nécessaires autant que possible.

EPI et MNM

  • Utiliser un MNM ou un couvre-visage dans certains lieux d'habitation collective bondés.

Ressources supplémentaires :

Milieux de travail

Les entreprises essentielles, y compris les commerces de détail essentiels, sont demeurées ouvertes pendant la pandémie de COVID-19, et devaient respecter des règles de santé publique rigoureuses. Au cours des prochains mois, d'autres catégories de commerces de détail et d'entreprises offrant des services non essentiels seront autorisés à rouvrir s'ils peuvent mettre en œuvre des mesures d'atténuation.

Les premières indications laissent entendre que le risque de transmission en milieu de travail dépend du type d'activité, de la proximité physique des travailleurs et du nombre de personnes qui se présentent au travail alors qu'elles sont malades. Même si la plupart des infections sont survenues dans les secteurs des soins de santé, du tourisme ou du transport, quelques grappes ont été identifiées dans un milieu à bureaux. Dans ce dernier, tous les cas avaient été en contact avec des personnes infectées et avaient passé du temps dans un espace clos (p. ex. une salle de réunion)Note de bas de page 19Note de bas de page 20. Des grappes ont aussi été observées dans des commerces de détailNote de bas de page 21Note de bas de page 22Note de bas de page 23Note de bas de page 24. Un grand nombre de ces grappes comportent des cas index qui se sont présentés au travail même s'ils étaient malades. La plupart des lieux de travail où ces éclosions ont eu lieu comprennent des professions qui ont des contacts avec beaucoup de gens, ce qui accroît le risque d'exposition à une personne infectée.

De grandes éclosions de COVID-19 ont également été signalées dans plusieurs usines de transformation de la viande et de la volaille partout au Canada et aux États-UnisNote de bas de page 25. Selon les enquêtes, les facteurs contributifs comprenaient l'impossibilité de maintenir une distance de deux mètres entre les travailleurs, particulièrement le long des chaînes de production, les exigences du travail qui rendent l'utilisation d'un couvre-visage difficile, la présence au travail même si l'on est malade, les difficultés à appliquer des procédures de nettoyage et de désinfection plus rigoureuses, le besoin de publier des renseignements de santé et de sécurité en plusieurs langues, les lieux d'habitation collective bondés et l'utilisation du transport en commun pour se rendre au travail pour un grand nombre de travailleurs.

Chaque lieu de travail doit prendre des mesures pour cerner les risques d'exposition à la COVID-19 sur les lieux et envisager la possibilité de prendre des mesures pour atténuer ces risques lorsqu'ils rouvriront leurs portes. Cette évaluation des risques comprend l'évaluation des aires de travail où les gens ont des contacts fréquents entre eux et partagent des espaces, des surfaces et des objets. Des mesures supplémentaires s'imposent lorsque l'éloignement physique n'est pas possible dans le lieu de travail. Un outil est offert en ligne pour aider les entreprises à effectuer une évaluation des risques et à cerner les mesures d'atténuation possibles pour leur milieu. Des exemples de stratégies d'atténuation pour les entreprises sont fournis ci-dessous. Les lieux de travail doivent aussi tenir compte de ces lignes directrices dans le contexte de leurs responsabilités légales en vertu des lois fédérales, provinciales ou territoriales applicables en matière de santé et de sécurité.

Exemples de stratégies d'atténuation pour les entreprises
Mesures de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)

Éloignement physique

  • Maintenir les ententes de télétravail si possible, surtout pour les personnes qui risquent d'être gravement malades (les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques et les personnes immunodéprimées).
  • Modifier les ententes de travail afin de réduire le contact physique, comme des horaires flexibles, des heures d'arrivée échelonnées, l'utilisation du courrier électronique et de la téléconférence.
  • Augmenter la distance physique entre les bureaux et les postes de travail ainsi qu'entre les personnes (p. ex. les employés, les clients).
  • Utiliser des indices visuels pour encourager une distance de deux mètres (p. ex. marques sur le plancher).
  • Pour les commerces de détail : modifier la méthode de prestation de services afin de prévenir ou de limiter le contact entre les employés et les clients et entre les clients; limiter le nombre de clients.
  • Pour les restaurants, les services d'alimentation et les bars : mettre en œuvre des options de cueillette ou de livraison seulement; augmenter l'espacement entre les tables lorsque les restaurants rouvriront.

Mesures d'ingénierie

  • Installer des barrières physiques (p. ex. postes modulaires à cloisons élevées, panneaux en Plexiglas/transparent) entre les préposés à la réception, les caissiers et les clients, ou le long des chaînes de production.
  • Augmenter la ventilation dans la mesure du possible en ajustant le système de CVCA ou en ouvrant les fenêtres.

Mesures administratives

  • Demander aux employés de rester chez eux s'ils sont malades (même légèrement).
  • Adopter des politiques de congés de maladie qui permettent aux travailleurs malades de rester chez eux.
  • Empêcher l'entrée des clients malades sur les lieux.
  • Cesser ou limiter grandement les voyages d'affaires.
  • Fermer ou restreinte l'accès aux aires communes où le personnel est susceptible de se rassembler et d'interagir.
  • Adopter des modèles de paiement sans contact (à l'exception des personnes qui paient seulement en espèces).
  • Fournir des mesures d'adaptation spéciales pour les personnes vulnérables (employés ou clients) qui sont susceptibles d'être gravement malades si elles contractent le virus ou dont des membres de leur famille sont vulnérables (p. ex. horaires de travail adaptés, heures de magasinage réservées aux aînés).

EPI et MNM

  • Utiliser des MNM ou des couvre-visage en tissu lorsqu'il est difficile de maintenir l'éloignement physique dans le lieu de travail (p. ex. pour le thérapeute, le coiffeur ou le barbier et son client, ou dans une chaîne de production).

Ressources supplémentaires :

Milieux pour les enfants et les jeunes

Les écoles et les services de garde ont été fermés partout au Canada dans le cadre de la réponse initiale à la pandémie de COVID-19, sauf quelques exceptions pour aider les travailleurs essentiels. En raison du nombre de personnes qui s'y trouvent et de l'intensité des contacts entre ces personnes, il peut y avoir des risques de transmission de la COVID-19 dans les milieux pour les enfants et les jeunes.

Les mesures d'atténuation dans les écoles, notamment les fermetures, ont d'importantes répercussions économiques et sociales. Les écoles et les services de garde remplissent de nombreux rôles importants dans les communautés. Ils offrent l'éducation nécessaire pour préparer les enfants à devenir des adultes, et l'éducation en ligne à long terme pour les élèves de la maternelle à la 12e année (cinquième secondaire) ne remplace pas un apprentissage en personne et la socialisation en milieu scolaire. Les fermetures à long terme pourraient entraîner des lacunes dans l'éducation de nombreux enfants ou d'autres conséquences. Des groupes en particulier pourraient être affectés de manière disproportionnelle, notamment les enfants qui reçoivent des repas à l'école ou de l'orientation scolaire, les enfants victimes de violence familiale ou d'abus, les enfants handicapés qui dépendent de l'éducation et des services de soutien social pour leur santé et leur inclusion dans leur communauté, et les travailleurs essentiels dans des familles à faible revenu ou les parents seuls qui n'ont pas accès à des modalités de travail flexibles ou des congés payés. Alors que la réouverture des entreprises est entamée, de nombreux travailleurs dépendent de l'accès aux écoles et aux services de garde.

Les enfants, particulièrement les enfants de moins de 10 ans, semblent être moins gravement malades s'ils contractent la COVID-19, et ils représentent une très faible proportion des cas signalés jusqu'à présentNote de bas de page 26Note de bas de page 27. Il y a une inquiétude, toutefois, à savoir si les enfants sont des vecteurs importants de transmission de la COVID-19, comme c'est le cas pour la grippe. On ne comprend pas entièrement la transmission de la COVID-19 chez les enfants. Cependant, bien que peu de données soient disponibles pour le moment sur ce sujet, elles sont plutôt rassurantes. Les données préliminaires ne démontrent pas que les enfants transmettent plus facilement la COVID-19 que les adultes, comme c'est le cas pour la grippeNote de bas de page 28Note de bas de page 29Note de bas de page 30Note de bas de page 31Note de bas de page 32. De plus, dans la majorité des enquêtes liées aux éclosions à domicile, les enfants n'étaient pas le cas indexNote de bas de page 33.

Un outil est disponible en ligne pour les milieux pour les enfants et les jeunes qui permet d'effectuer une évaluation des risques et d'aider à cerner les mesures d'atténuation possibles pour le milieu.

Des exemples de mesures d'atténuation générales pour les milieux pour les enfants et les jeunes sont présentés dans le tableau ci-dessous. On prévoit que les commissions scolaires et les responsables des autres milieux pour les enfants et les jeunes trouveront des solutions créatives pour surmonter les défis liés à l'éloignement physique dans leur milieu. Les stratégies d'atténuation peuvent aussi être adaptées pour les camps de jour en été pour les enfants. Les milieux pour les enfants et les jeunes doivent aussi tenir compte de ces lignes directrices dans le contexte de leurs responsabilités légales en vertu des lois fédérales, provinciales ou territoriales applicables en matière de santé et de sécurité.

Exemples de stratégies d'atténuation pour les milieux pour les enfants et les jeunes
Mesures de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)

Éloignement physique

  • Maintenir l'option d'apprentissage en ligne, surtout pour les enfants plus âgés ou ceux particulièrement à risque de tomber gravement malades.
  • Continuer le télétravail pour le personnel administratif si possible.
  • Échelonner l'horaire pour limiter le nombre d'enfants ou de jeunes se trouvant au même endroit au même moment.
  • Échelonner l'horaire des pauses durant la journée (p. ex. pause-repas, récréation, temps de jeu) pour limiter le nombre d'enfants ou de jeunes se trouvant au même endroit au même moment.
  • Réduire les contacts des élèves pendant leur trajet pour se rendre à l'école et en revenir (p. ex. distance de deux mètres entre les enfants dans les autobus scolaires, dans la mesure du possible).
  • Échelonner l'horaire pour le ramassage des enfants et des jeunes.
  • Diviser les classes et les groupes d'enfants/jeunes en groupes plus petits.
  • Accroître la distance entre les pupitres des élèves.
  • Réduire ou gérer le nombre de personnes dans les aires communes, notamment dans les corridors.
  • Interdire les assemblées, les sports de contact ou les activités parascolaires où il est impossible de respecter l'éloignement physique.

Mesures d'ingénierie

  • Augmenter la ventilation dans la mesure du possible en ajustant le système de CVCA ou en ouvrant des fenêtres.
  • Envisager de mettre des barrières entre les bureaux.

Mesures administratives

  • S'assurer que des politiques d'exclusion rigoureuses sont en place pour les élèves, les jeunes, le personnel et les bénévoles qui sont malades.
  • Demander au personnel et aux enfants/jeunes qui sont à risque de tomber gravement malades de rester à la maison.
  • Expliquer aux enfants et aux jeunes, de manière appropriée selon leur âge et en utilisant un langage non stigmatisant, comment identifier les symptômes de la COVID-19, et leur dire de parler à un membre du personnel s'ils ont des symptômes.
  • Élaborer une procédure pour isoler les enfants et les jeunes qui tombent malades dans le milieu.
  • Si possible, s'assurer que les enfants, les jeunes, le personnel ou les bénévoles soient dans la même classe chaque jour.
  • Annuler ou modifier les programmes qui réunissent des élèves de classes ou de groupes différents.
  • Éduquer les élèves sur le lavage des mains et les superviser.
  • Annuler ou reporter les activités spéciales ou la venue de visiteurs ou d'invités dans l'école.
  • Faire certaines activités à l'extérieur si possible.

EPI et MNM

  • Envisager l'utilisation de masques non médicaux (MNM) ou de couvre-visage en tissu pour les enseignants et les enfants/jeunes (plus de deux ans) en fonction d'une analyse risques/avantages. L'utilisation de MNM ou de couvre-visage en tissu n'est pas recommandée pour les enfants dans les services de garde.

Ressources supplémentaires :

Espaces extérieurs

Les espaces extérieurs comprennent les parcs, les sentiers, les parcs canins, les terrains de jeu, les plages et les espaces récréatifs extérieurs. L'accès aux espaces extérieurs et la participation à des activités récréatives extérieures sont importants pour la santé, le bien-être et la vie sociale des Canadiens.

Globalement, peu de données démontrent que la COVID-19 peut être transmise à l'extérieur, ni la présence ou la survie du SRAS-CoV-2 à l'extérieur. Les données disponibles suggèrent que le risque de transmission pourrait être plus faible à l'extérieur qu'à l'intérieur. Une enquête sur les éclosions a démontré que la transmission de la COVID-19 était 18,7 fois plus probable dans un environnement clos qu'en plein airNote de bas de page 34, et une autre étude a conclu que seulement une des 138 éclosions légères de COVID-19 étudiées s'est produite à l'extérieur, et qu'elle a été causée par des personnes qui se sont rapprochées pour discuter alors que l'une d'entre elles était maladeNote de bas de page 35.

Bien que les parcs et les sentiers soient généralement restés ouverts, permettre l'accès à d'autres activités extérieures pour l'été serait une bonne façon de permettre aux gens de faire de l'activité physique, de se divertir et d'évacuer du stressNote de bas de page 36. Les activités où il est possible de respecter l'éloignement physique et où il y a un minimum de contact physique avec les autres, par exemple les activités solitaires et les activités entre personnes qui habitent dans le même domicile, sont les moins risquées pour la transmission de la COVID-19. Les sports avec peu de contact (p. ex. golf, tennis) peuvent aussi être considérés comme des activités peu risquées si les joueurs peuvent respecter l'éloignement physique et minimiser le partage d'équipement ou l'utilisation d'espaces confinés (p. ex. les vestiaires) où il est impossible de maintenir une distance de deux mètres. Les stratégies d'atténuation pourront être utilisées pour réduire les risques associés à l'utilisation des terrains de jeu, des piscines publiques et des terrains de camping lorsqu'ils seront de nouveau ouverts. Les sports de contact et d'équipe ne seront probablement permis que plus tard dans le processus de réouverture.

Un outil pour effectuer une évaluation des risques et cerner les mesures d'atténuation possibles pour les différents types d'espaces extérieurs est disponible en ligne. Des exemples précis de stratégies d'atténuation pour les espaces extérieurs sont donnés ci-dessous.

Exemples de stratégies d'atténuation pour les espaces extérieurs
Mesures de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)

Éloignement physique

  • Seulement permettre les activités récréatives et les sports qui respectent les règles d'éloignement physique.
  • Décourager les activités qui impliquent des contacts physiques.
  • Séparer les personnes qui observent sur les côtés.
  • Maintenir l'éloignement physique entre les personnes qui n'habitent pas dans le même domicile lors des activités extérieures (p. ex. pique-nique, camping).
  • Mettre des affiches dans les terrains de jeu et les parcs bondés pour rappeler les règles d'éloignement physique aux visiteurs, et surveiller ces endroits.
  • Limiter les grands rassemblements, même à l'extérieur.

Mesures d'ingénierie

  • Installer des barrières pour réduire les bouchons et favoriser l'éloignement physique (p. ex. dans les entrées et les sorties).
  • Retirer l'équipement ou limiter l'utilisation de l'équipement (p. ex. enlever les balançoires ou les fixer sur place) jusqu'à ce que les restrictions soient levées.
  • Bloquer l'accès des véhicules à certaines rues pour donner plus de place aux piétons.

Mesures administratives

  • Limiter le nombre de personnes dans les parcs et les installations récréatives pour éviter l'affluence.
  • Interdire le partage de l'équipement ou l'utilisation de l'équipement commun, sauf s'il a été lavé et désinfecté après chaque utilisation.
  • Enlever ou fermer les endroits qui incitent les gens à se rassembler (p. ex. les chalets, sauf pour aller aux toilettes); limiter l'accès aux plateformes d'observation.
  • Changer les règles et les méthodes de jeu pour encourager l'éloignement physique.

EPI et MNM

  • Envisager l'utilisation de MNM ou de couvre-visages en tissu si le milieu est bondé et qu'il n'est pas possible de maintenir une distance de deux mètres avec les autres (devrait rarement s'appliquer à l'extérieur).

Ressources supplémentaires :

Centre de collaboration nationale en santé environnementale. La COVID-19 et la sécurité à l'extérieur : considérations sur l'utilisation des espaces récréatifs extérieurs. Sur Internet : https://ccnse.ca/documents/guide/la-covid-19-et-la-securite-lexterieur-considerations-sur-lutilisation-des-espaces

Rassemblements interpersonnels entre familles et amis

Les rassemblements interpersonnels entre familles et amis incluent les mariages, les funérailles, les baptêmes et les petites rencontres sociales comme les fêtes d'anniversaires et les petites cérémonies culturelles. Ces événements revêtent une signification culturelle et religieuse et représentent souvent d'importants jalons dans la vie des gens.

Le risque associé à ces rassemblements varie de faible à élevé, selon le nombre de participants et leurs caractéristiques, leurs interactions personnelles et le fait que des stratégies d'atténuation aient été mises en place ou non. Une transmission considérable de la COVID-19 a été signalée lors de funérailles et de fêtes d'anniversairesNote de bas de page 37. Les facteurs associés à la transmission ont inclus le fait d'interagir étroitement dans des lieux fermés, de s'étreindre ou de s'embrasser, de partager de la nourriture et des ustensiles et de chanter en groupeNote de bas de page 38Note de bas de page 39.

Certains exemples de stratégies d'atténuation pour les rassemblements interpersonnels sont présentés ci-dessous. Les mesures d'atténuation devraient respecter la valeur culturelle d'importants événements dans la mesure du possible.

Exemples de stratégies d'atténuation lors de rassemblements interpersonnels
Mesures de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)

Éloignement physique

  • Restreindre la taille du rassemblement comme le recommande la province ou le territoire.
  • Maintenir un éloignement physique strict entre les participants.
  • Envisager des options virtuelles (p. ex. diffusion en direct de la cérémonie) ou tenir l'événement à l'extérieur.
  • Interdire les poignées de mains, les étreintes ou les bises.
  • Interdire de toucher ou d'embrasser le défunt.

Mesures d'ingénierie

  • Augmenter la ventilation dans la mesure du possible en ajustant le système de CVCA ou en ouvrant les fenêtres.

Mesures administratives

  • Veiller à ce que les personnes malades ne se présentent pas aux événements, aux installations ou aux services.
  • Interdire la participation aux personnes présentant un risque plus élevé ou prendre des dispositions particulières pour elles (p. ex. heures de visites spéciales).
  • Organiser le service ou la cérémonie sans réception.
  • Ne pas servir de buffet, servir uniquement des rafraîchissements individuels.
  • Interdire de chanter en groupe.

EPI et MNM

  • Envisager l'utilisation de MNM ou de couvre-visages en tissu si l'endroit est bondé et que l'éloignement physique ne peut être maintenu (peu s'appliquer rarement).

Ressources supplémentaires :

Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices provisoires : Services de soins funéraires et manipulation des dépouilles durant la pandémie de la maladie à coronavirus (COVID-19). Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/document-orientation/services-soins-funeraires-manipulation-depouilles.html

Lieux de rassemblement communautaire

Ce groupe comprend les lieux de culte, les bibliothèques, les centres communautaires et les centres de loisirs, les centres de consultation, les musées, les théâtres et les cinémas. Ces endroits communautaires offrent d'importants avantages sociaux et mesures de soutien par l'entremise de leurs programmes et services éducatifs, récréatifs, culturels et religieux. Les centres de consultation peuvent desservir des populations vulnérables, dont celles en situation d'itinérance. Le risque associé à ces lieux de rassemblement varie selon le nombre de participants et leurs caractéristiques, leurs interactions personnelles et le fait que des stratégies d'atténuation aient été mises en place ou non. Les services de messes publiques ont été associés à la transmission de la COVID-19 et à de larges éclosions dans plusieurs paysNote de bas de page 40 et sont considérés comme présentant un risque élevé pendant que le virus continue de circuler.

Exemples de stratégies d'atténuation pour les lieux de rassemblement communautaire
Mesures de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)

Éloignement physique

  • Tenir les événements, programmes et services religieux en ligne.
  • Fournir des ressources (bibliothèques) et des programmes en ligne (centres communautaires et centres de consultation).
  • Si les installations sont ouvertes, assurer l'éloignement physique entre les usagers dans les lieux de rassemblement et de loisirs, les aires de lecture et les postes informatiques.
  • Limiter le nombre de personnes qui se trouvent dans l'installation au même moment.

Mesures d'ingénierie

  • Installer des barrières physiques (p. ex. barrière en plexiglas/transparent) entre les réceptionnistes/bibliothécaires et les usagers.
  • Fournir des barrières pour contribuer à l'éloignement dans les entrées et les sorties.
  • Augmenter la ventilation dans la mesure du possible en ajustant le système de CVCA ou en ouvrant les fenêtres.

Mesures administratives

  • Veiller à ce que les personnes malades ne se présentent pas aux événements, aux installations, aux programmes ou aux services.
  • Annuler ou modifier les activités de groupe (p. ex. heures du conte et autres programmes de la bibliothèque).
  • Mettre au point des procédures pour la manipulation sécuritaire des retours de livres et d'autres biens de la bibliothèque.
  • Prendre des dispositions particulières pour répondre aux besoins des clients présentant un risque plus élevé de maladie grave.
  • Nettoyer et désinfecter les articles partagés entre les utilisateurs (p. ex. ordinateurs, téléphones, écrans tactiles, etc.).
  • Adapter les sports intérieurs pour réduire les contacts physiques et éviter le partage de l'équipement.

EPI et MNM

  • Utiliser des MNM ou des couvre-visages en tissu si l'endroit est bondé et que l'éloignement physique ne peut être maintenu.

Ressources supplémentaires :

Rassemblements de masse

Les rassemblements de masse comprennent les grandes réunions, les conférences, les événements sportifs, culturels et religieux, les festivals ainsi que les événements nationaux et internationaux. Ce sont des événements d'envergure comptant de nombreux participants et ils sont susceptibles d'engendrer de graves conséquences pour la santé publique s'ils ne sont pas planifiés et gérés avec précaution. Bien des preuves démontrent que les rassemblements de masse amplifient la propagation des maladies infectieuses, et ils ont fréquemment été associés à la transmission d'infections respiratoires comme l'influenzaNote de bas de page 41. La transmission de la COVID-19 a été documentée lors de plusieurs rassemblements de masse au Canada, p. ex. un tournoi de curling et une grande conférence sur les soins dentairesNote de bas de page 42.

Les rassemblements de masse sont considérés comme des événements à risque élevé en raison du nombre de participants, de l'intensité des contacts et de la difficulté à atténuer les risques associés. Par conséquent, il est recommandé d'interdire les rassemblements de masse dans un avenir prévisible. Les organisateurs d'événements pourraient arriver à repenser leurs événements pour respecter les lignes directrices en matière d'éloignement physique, p. ex. en organisant des conférences virtuelles.

L'outil d'évaluation des risques et les stratégies d'atténuation ont été archivés et seront mis à jour ultérieurement.

Transport

Les transports publics (p. ex. taxis, covoiturage, autobus, métros, trains et traversiers) sont un service essentiel qui contribue au bon fonctionnement des collectivités. La limitation de la disponibilité des transports publics affecte de manière disproportionnée la partie de la population qui en dépend pour se rendre au travail ou à l'école ou pour accéder à des biens et des services essentiels. Certaines personnes ayant un handicap comptent sur des services spécialisés tels que des autobus adaptés pour répondre à leurs besoins, tandis que d'autres utilisent les transports publics standards, mais ont besoin d'aide pour monter ou descendre du véhicule.

Il existe deux domaines de risques liés à la COVID-19 qui sont associés aux transports publics. Tout d'abord, pour les passagers, la promiscuité dans les transports publics et leur utilisation par un grand nombre de personnes peuvent contribuer à la transmission de la COVID-19, et ensuite, le personnel des transports publics est également exposé à un risque accru d'infectionNote de bas de page 43. Certains groupes de la population sont plus susceptibles de dépendre des transports publics et donc d'être exposés à un risque accru de transmission, notamment les jeunes et les personnes à faibles revenus. Ces facteurs font qu'il est extrêmement important d'adopter des mesures relatives à ces contextes afin d'atténuer les risques et de maintenir le fonctionnement des services de transport public.

Le transport de groupes de travailleurs vers des lieux de travail éloignés ou des sites agricoles comporte également des risques pour les passagers et les conducteurs. Il convient d'utiliser des stratégies similaires à celles décrites ci-dessous pour les transports publics, par exemple utiliser des véhicules plus grands ou ajouter des véhicules de manière à pouvoir répartir les passagers, ainsi que s'assurer que les conducteurs et les passagers utilisent des MNM ou autres couvre-visages en tissu.

Les employeurs et les exploitants de sociétés de transport doivent aussi tenir compte de ces lignes directrices dans le contexte de leurs responsabilités légales en vertu des lois fédérales, provinciales ou territoriales applicables en matière de santé et de sécurité.

Exemples de stratégies d'atténuation pour les transports publics
Mesures de contrôle Exemples de stratégies d'atténuation (en plus de la promotion des pratiques personnelles et du nettoyage et de la désinfection de l'environnement)

Éloignement physique

  • Réduire au minimum les trajets partagés (p. ex. les taxis et le covoiturage).
  • Demander aux passagers de s'asseoir sur la banquette arrière d'un taxi ou lors du covoiturage.
  • Pratiquer l'éloignement physique dans les files et les zones d'attente.
  • Si l'espace le permet, encourager les passagers à s'asseoir à l'écart les uns des autres dans les autobus, les métros, les trains et les traversiers (p. ex. en utilisant un siège ou une rangée sur deux).

Mesures d'ingénierie

  • Installer des écrans en plexiglas pour le personnel de service dans les cabines et envisager leur utilisation entre le conducteur et les passagers dans les taxis et les autobus.
  • Assurer une ventilation adéquate dans les zones d'attente et les véhicules fermés à tout moment.

Mesures administratives

  • Exiger que les employés et les conducteurs restent à la maison lorsqu'ils sont malades.
  • Conseiller aux passagers de ne pas se déplacer lorsqu'ils sont malades (par un dépistage actif ou passif, selon le cas).
  • Utiliser une signalisation pour rappeler aux passagers d'adopter des pratiques personnelles.
  • Nettoyer le poste de pilotage entre les changements de conducteurs, en plus de nettoyer régulièrement les véhicules et les zones d'attente.
  • Fournir suffisamment de véhicules pour éviter la promiscuité et envisager l'ajout de véhicules supplémentaires aux heures de pointe.
  • Faire entrer les passagers dans un autobus par les portes arrière pour éviter la proximité avec le conducteur.
  • Assurer la collecte électronique des droits de passage et des péages, si possible.

EPI et MNM

  • Recommander l'utilisation de MNM ou de couvre-visages en tissu par les conducteurs et les passagers dans les transports publics ou les transports collectifs similaires.

Ressources supplémentaires :

Annexe A : Communications et sensibilisation du public

Les Canadiens ont suivi la recommandation de pratiquer l'éloignement physique et d'appliquer les autres MSP personnelles de base afin de réduire le risque de contracter et de transmettre la COVID-19, ce qui a conduit à un aplatissement de la courbe. Alors que la transmission de la COVID-19 diminue et que les gouvernements provinciaux et territoriaux commencent à redémarrer leur économie, certaines communications avec le public, notamment les messages, resteront les mêmes tandis que d'autres prendront une nouvelle importance.

Le maintien de la confiance du public est crucial pour que les Canadiens continuent d'appuyer et de suivre les recommandations de la santé publique au cours des prochains mois. Pour conserver cette confiance, des principes directeurs s'imposent : l'engagement à utiliser les moyens les moins restrictifs possible pour obtenir les résultats escomptés, l'empathie, la bienveillance, la compétence, l'expertise, l'honnêteté, l'ouverture d'esprit, la détermination et le dévouement. Pour garder la confiance du public, il faudra continuer de :

Il est essentiel d'entretenir de bonnes relations avec les intervenants et les médias afin de :

Les messages doivent indiquer des moyens d'atténuer les risques et expliquer les raisons sous-jacentes aux décisions prises pour inspirer la confiance et promouvoir l'adhésion aux recommandations. Entre autres considérations, citons la nécessité de :

S'attaquer à la discrimination dès que l'occasion se présente. La discrimination peut nuire à la cohésion sociale et entraîner l'isolement social de certains groupes, ce qui pourrait conduire à une situation où le virus est plus susceptible de se propager. Des directives sur la manière d'aborder la discrimination sociale (en anglais seulement), dont des astuces de communication et des messages, sont offertesNote de bas de page 44Note de bas de page 45.

Les rumeurs et la désinformation peuvent circuler et se répandre rapidement sur les réseaux sociaux. Ces rumeurs doivent être rapidement interceptées et démenties par les autorités de santé publique.

La participation communautaire auprès des dirigeants locaux et des intervenants est importante pour :

Parmi les messages que les gouvernements et les organisations doivent éviter lorsqu'ils s'adressent au public, notons les suivants :

Annexe B : Collectivités éloignées et isolées et communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis

Ce guide vise à aider les chefs des Premières nations, des Inuits et des Métis, les services de santé publique locaux, les autorités sanitaires régionales et les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux à mettre en œuvre les mesures de santé publique pour combattre la COVID-19 dans les collectivités éloignées et isolées et dans les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis. Les points soulevés dans la présente annexe sont fondés sur les principes énoncés dans le guide « Préparation du Canada en cas de grippe pandémique »Note de bas de page 46.

Une multitude de facteurs peuvent influencer l'état de santé d'une personne ou d'une population. Pour de nombreuses communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis, la culture et la tradition font partie intégrante d'une approche globale de la santé et du bien-être. Il est par ailleurs essentiel de reconnaître l'unicité de leurs forces, qui contribuent à leur résilience, notamment les enseignements des Anciens, l'entretien des relations familiales et communautaires, la revitalisation de la langue et de la culture, les liens profonds avec la terre, la guérison traditionnelle et les cérémonies culturellesNote de bas de page 47Note de bas de page 48.

L'état de santé global des Canadiens vivant dans des collectivités éloignées et isolées et dans des communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis peut être influencé par des facteurs sociaux, environnementaux et économiques, comme le logement, la qualité de l'eau et l'accès à cette dernière, la sécurité alimentaire, les problèmes de santé préexistants, l'accès limité aux soins de santé, l'éducation et le revenu. Il importe de tenir compte de ces facteurs pour atténuer la propagation et les conséquences de la COVID-19.

De nombreuses communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis éloignées et isolées sont particulièrement sensibles aux éclosions de maladies infectieuses en raison de ces facteurs sociaux, environnementaux et économiques. Les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis vivent souvent en grand nombre dans des conditions de logement médiocres, avec un accès difficile à l'eau potable et aux installations sanitaires, présentent des taux plus élevés de problèmes de santé préexistants et de maladies concomitantes, et ont un accès limité aux soins de santéNote de bas de page 49. Le fait d'être isolé peut protéger contre l'exposition à la COVID-19; cependant, l'introduction du virus dans les collectivités peut entraîner des éclosions de maladie à risque disproportionné.

Les différences entre les provinces et les territoires au chapitre de l'infrastructure, des ressources humaines et des principes de planification doivent être prises en compte pendant la lecture de ce document. Il est recommandé de considérer ces orientations à la lumière des documents d'orientation et de planification fédéraux, provinciaux et territoriaux pertinents, en tenant compte des traités, des accords, des relations et des capacités existant au sein des communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis. La planification de l'adaptation des MSP dans les collectivités éloignées et isolées et dans les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis doit être coordonnée avec nos partenaires des Premières nations, des Inuits et des Métis, locaux, régionaux et FPT.

Mesures de santé publique et stratégies d'atténuation

De nombreuses collectivités éloignées et isolées et communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis ont adopté des stratégies pour empêcher l'introduction de la COVID-19 (en limitant tout déplacement non essentiel en dehors de la communauté), et ces stratégies seront probablement maintenues pendant longtemps encore. Dans ce genre d'environnement, la COVID-19 peut se répandre rapidement après son introduction. Il est recommandé d'enquêter sur les cas et les contacts et de les gérer aussi tôt que possible, en collaboration avec le bureau de santé publique local et les professionnels de la santé publique de la communauté.

Comme dans d'autres communautés, les mesures personnelles et communautaires de base sont extrêmement importantes pour les collectivités éloignées et isolées et les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis. Toutefois, leur mise en œuvre peut poser des défis en raison des conditions supplémentaires et des facteurs prédisposant aux éclosions de maladies infectieuses dans ces communautés. Les stratégies potentielles pour la mise en place de MSP personnelles et communautaires dans les collectivités éloignées et isolées et les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis sont énumérées ci-dessous.

Accessibilité des fournitures non médicales

La livraison et le transport de fournitures non médicales (savon, nourriture, articles ménagers, etc.) dans les collectivités éloignées et isolées et les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis peuvent être difficiles en raison de la limitation ou de l'interruption des possibilités de transport dans la collectivité, et en raison d'autres facteurs comme les intempéries ou la maladie empêchant les individus d'avoir accès aux fournitures. Le gouvernement et les autorités en matière de santé publique travaillent de concert avec les chefs des Premières Nations, des Inuits et des Métis pour remédier aux pénuries et pour améliorer l'accès aux fournitures non médicales dans toute la mesure du possible.

Stratégies à envisager

Logis surpeuplés ou conditions de logement médiocres

Les collectivités éloignées et isolées et les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis ont généralement des taux de surpeuplement plus élevés, et les normes de logement sont souvent inférieures aux normes d'acceptabilité en ce qui concerne la qualité et la taille. Il s'agit d'un enjeu préoccupant, car le surpeuplement et les conditions de logement insuffisantes contribuent à accroître la probabilité de transmission de maladies transmissibles. Ils posent également des problèmes aux personnes qui doivent être isolées ou mises en quarantaine.

Stratégies à envisager

Déplacements essentiels

Même avec des restrictions en matière de déplacements, certaines activités essentielles nécessitent des déplacements en dehors de la collectivité, comme les rendez-vous médicaux, la livraison de nourriture et de fournitures, la rotation du personnel de santé et l'emploi d'autres travailleurs des services essentiels.

Stratégies à envisager

Accès limité à l'eau courante

Certaines collectivités éloignées et isolées et certaines communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis ont un accès limité à de l'eau courante ou à de l'eau courante propre pour l'hygiène des mains.

Stratégies à envisager

Transmission du virus lors de rassemblements publics

Une éventuelle transmission de l'infection pendant un rassemblement pourrait compromettre les ressources déjà limitées des collectivités éloignées et isolées et des communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis.

Stratégies à envisager

Besoin d'adapter les messages

Les collectivités éloignées et isolées et les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis peuvent ne pas être exposées aux campagnes de sensibilisation à la santé publique au même titre que les collectivités urbaines, car ces dernières ont un accès illimité à Internet et aux campagnes d'information publiques. Les messages que les collectivités éloignées et isolées et les communautés des Premières nations, des Inuits et des Métis reçoivent ne sont souvent pas adaptés ou ne conviennent pas à leur situation (par exemple, un accès limité à l'eau, aux soins de santé et aux fournitures) et les considérations liées à la culture, à la littératie en santé et aux langues peuvent présenter des obstacles à l'adoption des recommandations en matière de santé publique.

Stratégies à envisager

Ressources supplémentaires :

Agence de la santé publique du Canada. Contribuez à réduire la propagation de la COVID-19 : Information pour les communautés autochtones. 21 avril 2020. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/peuples-autochtones-contribuez-reduire-propagation-covid-19.html

Annexe C : Cadre pour l'évaluation et l'atténuation des risques dans les milieux communautaires pendant la pandémie de COVID-19

Objectif : Fournir un cadre pour évaluer le potentiel de risque et d'atténuation du risque dans les milieux communautaires pendant la pandémie de maladie à coronavirus (COVID-19).

Public : Autorités de santé publique (ASP)

Le présent document n'est pas applicable aux établissements où des soins de santé sont dispensés. Les premiers intervenants et les travailleurs de la santé doivent suivre les pratiques de santé et de sécurité au travail et de prévention et de contrôle des infections dans leur milieu.

En réponse à la pandémie de COVID-19, plusieurs provinces et territoires ont rendu obligatoire la fermeture des lieux de travail, des lieux publics, des activités récréatives de plein air, des écoles et des garderies, à l'exception des lieux fournissant des services et des biens essentiels. À mesure que les provinces et les territoires lèvent ou ajustent les mesures restrictives de santé publique, le présent cadre peut aider les ASP à évaluer systématiquement les risques de COVID-19 pour différents milieux et à déterminer les mesures d'atténuation à recommander lorsqu'elles conseillent les propriétaires et les exploitants sur la façon de rouvrir les lieux en toute sécurité pendant la pandémie de COVID-19. S'il s'avère nécessaire de mettre à nouveau en œuvre des mesures plus restrictives, ce cadre peut aider à recenser les milieux présentant des risques plus importants d'introduction et de propagation de COVID-19. Les ASP qui utilisent ce cadre sont encouragées à tenir compte du contexte local, des caractéristiques du milieu, y compris la nature et la durée des interactions, et des caractéristiques des individus qui y vivent, qui représentent divers groupes en fonction de leur sexe, de leur ethnicité et culture et d'autres facteurs socioéconomiques et démographiques. À partir de ce cadre d'évaluation des risques, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a mis au point des outils propres au milieu pour aider les exploitants de milieux communautaires à élaborer des stratégies d'atténuation appropriées en fonction de leurs risques.

Ce cadre d'évaluation des risques appuie l'approche collective du Canada visant à lever les mesures restrictives de santé publique et repose sur des hypothèses de santé publique qui reflètent les preuves scientifiques et les avis d'experts actuellement à disposition. Ce cadre pourrait être modifié à mesure que de nouvelles informations sur la transmissibilité et l'épidémiologie de la maladie et l'efficacité des mesures de santé publique et d'atténuation des risques deviennent accessibles.

Ce cadre guide les ASP locales à travers un processus en trois étapes pour :

En plus des mesures d'atténuation mises en œuvre dans des milieux précis, tous les Canadiens devraient appliquer les pratiques personnelles de base (énumérées à la fin du présent document) afin d'optimiser notre capacité, en tant que société, à contrôler la propagation du virus pendant la pandémie. En outre, il est recommandé que les personnes les plus susceptibles de contracter une maladie grave en raison de la COVID-19 (c.-à-d. les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est compromis ou qui souffrent de problèmes de santé sous-jacents) continuent à rester chez elles autant que possible (c.-à-d. qu'il faut les inciter à limiter le temps passé dans la communauté et à être en contact étroit avec les autres) pendant la pandémie.

Étape 1 : Évaluation du niveau de risque

Le niveau de risque d'un milieu est basé sur la probabilité que le virus y soit introduit, la probabilité que cette introduction entraîne une transmission et l'impact de cette introduction ou de la propagation dans le milieu en question et dans la communauté associée. Le niveau de risque se divise en deux grandes catégories : 1) les caractéristiques du milieu, notamment le nombre de contacts, la proximité de ces derniers, leur durée et les considérations environnementales; 2) les caractéristiques prévues de la population dans le milieu, notamment la vulnérabilité de la population et ses tendances en matière de déplacements. En outre, le contexte local et l'épidémiologie (c.-à-d. s'il y a transmission de COVID-19 dans la communauté environnante) sont des éléments importants à prendre en compte pour évaluer le risque.

Pour effectuer l'évaluation des risques pour le milieu donné, identifiez les scénarios du tableau 1 qui décrivent le mieux le milieu et les caractéristiques des personnes qui s'y trouvent. Pour estimer le niveau de risque d'un milieu particulier, examinez la répartition des scénarios applicables entre les niveaux de risque et l'importance relative du risque attribué au milieu par rapport aux caractéristiques des personnes qui s'y trouvent. Par exemple, si la plupart des personnes qui se trouvent dans le milieu sont à risque plus élevé de maladie grave, le niveau de risque peut être considéré comme élevé, même si les risques associés aux caractéristiques du milieu sont modérés à faibles.

Pour les milieux qui rouvrent, l'évaluation des risques peut être réalisée pour déterminer le risque propre au milieu et proposer des mesures d'atténuation pertinentes pour minimiser les risques. Pour les milieux qui sont demeurés ouverts pour offrir des services essentiels tout au long de la pandémie de COVID-19, l'évaluation des risques peut être menée pour réévaluer le risque et les stratégies d'atténuation possibles.

Tableau 1. Outil d'évaluation du niveau de risque
Niveau de risque Caractéristiques du milieu Caractéristiques des personnes dans le milieu

Élevé

  • Personnes ayant de nombreuses interactions avec d'autres personnes dans le milieu
  • Personnes ayant des contacts étroits (dans un rayon de deux mètres) avec d'autres personnes
  • Personnes ayant des interactions prolongées (c.-à-d. plus de 15 minutesNote de bas de page 51) avec d'autres personnes
  • Personnes souvent en contact avec des surfaces fréquemment touchées potentiellement infectieuses (p. ex. poignées de porte, comptoirs de service, rampes)
  • Il s'agit d'un espace intérieur confiné, sans fenêtres qui peuvent s'ouvrir
  • La plupart des personnes sont âgées ou ont des problèmes médicaux ou immunitaires sous-jacents et sont donc à risque plus élevé de maladies graves
  • La plupart des personnes sont considérées comme des travailleurs essentiels et une pénurie critique de main-d'œuvre ou d'expertise pourrait se produire si elles contractent la COVID-19 dans le milieu
  • La plupart des personnes visitent le milieu depuis l'extérieur de la communauté où il se trouve
  • Peu de personnes sont capables d'appliquer les pratiques personnelles de base

Moyen

  • Personnes ayant eu ou ayant peut-être eu des interactions avec d'autres personnes dans le milieu
  • Personnes ayant eu ou ayant peut-être eu des interactions transitoires (dans un rayon de deux mètres pendant moins de 15 minutes) avec d'autres personnes lorsqu'elles se trouvaient dans le milieu
  • Personnes ayant eu ou ayant peut-être eu un contact avec des surfaces fréquemment touchées
  • Il s'agit d'un espace intérieur confiné, mais dont les fenêtres peuvent s'ouvrir
  • Certaines personnes sont peut-être âgées ou ont des problèmes médicaux ou immunitaires sous-jacents et sont donc plus à risque pour des maladies graves
  • Certaines personnes sont considérées comme des travailleurs essentiels et des pénuries critiques de main-d'œuvre ou d'expertise pourraient se produire si elles contractent la COVID-19 dans le milieu
  • Certaines personnes visitent le milieu depuis l'extérieur de la communauté où il se trouve
  • Certaines personnes sont en mesure d'appliquer des pratiques personnelles de base

Faible

  • Personnes ayant eu peu ou pas d'interactions avec d'autres personnes dans le milieu
  • Les personnes sont généralement capables d'éviter un contact prolongé (c.-à-d. plus de 15 minutes) et étroit (dans un rayon de deux mètres) avec d'autres personnes dans le milieu
  • Les contacts avec les surfaces fréquemment touchées sont rares
  • Il ne s'agit pas d'un espace intérieur confiné, ou il s'agit d'un espace extérieur
  • Peu de personnes sont âgées ou ont des problèmes médicaux ou immunitaires sous-jacents et sont donc plus à risque pour des maladies graves
  • Peu de personnes visitent le milieu depuis l'extérieur de la communauté où il se trouve
  • La plupart des personnes sont capables d'appliquer des pratiques personnelles de base

Remarque : Il n'y a actuellement pas suffisamment de données probantes pour définir le risque d'exposition au moyen de termes quantitatifs tels que « beaucoup », « quelque peu » ou « peu », ou « fréquemment », « parfois » ou « rarement ».

Les principes généraux pour l'interprétation du niveau de risque comprennent les suivants :

  • Milieux caractérisés par un nombre de contacts plus élevé présentant présumément un risque plus importantNote de bas de page 52.
  • Milieux caractérisés par des contacts étroits et prolongés avec d'autres personnes présentant présumément un risque plus élevéNote de bas de page 53.
  • Milieux caractérisés par des contacts répétés avec des surfaces fréquemment touchées (c.-à-d. des surfaces fréquemment touchées par d'autres personnes) présentant présumément un risque plus élevé.
  • Milieux où une proportion plus élevée de personnes à risque de maladies graves présentent présumément un risque plus élevé en termes d'impact sur la population.
  • Milieux où une proportion plus élevée de personnes venant de l'extérieur de la communauté (c.-à-d. de la ville, du village, du comté, de la Première Nation) présente présumément un risque plus élevé en termes d'introduction et de propagation géographique du virus.

Étape 2 : Évaluation du potentiel d'atténuation des risques

Le potentiel d'atténuation des risques pour le milieu est basé sur les types de contrôles qui peuvent être utilisés pour atténuer le risque de propagation de la COVID-19 dans le milieu. Le potentiel d'atténuation est basé sur la hiérarchie modifiée des contrôles, dans laquelle les mesures sont considérées de plus protectrices à moins protectrices dans cet ordre : l'éloignement physique, les mesures techniques, les mesures administratives et l'équipement de protection individuelle (EPI) et masques non médicaux (MNM)Note de bas de page 54. Dans certains milieux à risque élevé, il peut être impossible de prendre des mesures de protection plus importantes, y compris l'éloignement physique. Pour optimiser le potentiel d'atténuation des risques, tous les milieux devraient envisager une approche « par couches » dans le cadre de laquelle ils mettent en œuvre plusieurs types de contrôles et de mesures d'atténuation visant à réduire le risque de COVID-19, notamment en diminuant le nombre d'interactions avec les autres et en augmentant la sécurité des interactions. L'application de couches de mesures d'atténuation renforce le potentiel d'atténuation des risques dans son ensemble. Les éléments essentiels du plan d'atténuation des risques comprennent également la communication sur les mesures d'atténuation des risques propres au milieu et la promotion des pratiques préventives personnelles.

Pour compléter l'évaluation du potentiel d'atténuation des risques, identifiez dans le tableau 2 les catégories de contrôle et les mesures d'atténuation des risques susceptibles d'être mises en œuvre dans le milieu. Pour estimer le potentiel d'atténuation des risques dans le milieu (plus élevé, modéré, plus faible), évaluez le nombre de mesures qui peuvent être mises en place et si elles sont plus ou moins protectrices, selon la hiérarchie modifiée des contrôles. La force des contrôles et des mesures d'atténuation est considérée comme plus forte à plus faible de gauche à droite dans le tableau 2.

Par exemple, les milieux présentant un potentiel d'atténuation des risques plus élevé peuvent mettre en œuvre des mesures de protection plus importantes, telles que l'éloignement physique ou des mesures techniques multiples, ainsi que des mesures de contrôle administratif pour éliminer ou réduire de manière importante les contacts étroits directs entre les personnes dans le milieu et les interactions avec les surfaces fréquemment touchées. Les milieux présentant un potentiel modéré d'atténuation des risques peuvent mettre en œuvre des mesures techniques ou des mesures d'éloignement physique minimales, et s'appuyer principalement sur des contrôles administratifs pour réduire les contacts étroits directs entre les personnes ou avec les surfaces fréquemment touchées. Les milieux présentant un potentiel d'atténuation des risques plus faible ne peuvent mettre en œuvre que des mesures de protection moins importantes, telles que des contrôles administratifs minimaux, ou s'appuyer principalement sur des pratiques personnelles pour réduire les contacts entre les personnes ou avec les surfaces fréquemment touchées.

Les mesures figurant dans le tableau 2 ne sont pas exhaustives, et de nombreux milieux peuvent être en mesure de mettre en œuvre d'autres mesures. Les ASP sont invitées à travailler en collaboration avec des partenaires et des intervenants propres au secteur pour recenser des moyens créatifs et souples adaptés à des milieux particuliers afin de réduire la durée et la proximité des contacts entre les personnes et de réduire les contacts avec des surfaces potentiellement contaminées.

Tableau 2. Outil pour évaluer le potentiel d'atténuation des risques
  Éloignement physiqueTableau 2 Note de bas de page 1 Mesures techniquesTableau 2 Note de bas de page 1 Mesures administrativesTableau 2 Note de bas de page 1 Équipement de protection individuelle (EPI) et masques non médicaux (MNM)Tableau 2 Note de bas de page 1

Description des catégories de contrôle

Stratégies visant à maintenir une distance de deux mètres entre les personnes et à réduire le temps passé à proximité

Stratégies visant à créer des obstacles physiques entre les personnes et à réduire l'exposition aux surfaces communes

Stratégies visant à modifier la manière dont les personnes interagissent avec le milieu afin de réduire les risques (p. ex. en modifiant les politiques ou les pratiques opérationnelles)

Équipement porté/utilisé par une personne pour prévenir la propagation du virus

Mesures d'atténuiation

  • Les contacts étroits entre les personnes peuvent être éliminés (p. ex. télétravail, services virtuels, modèle opérationnel sans contact - livraison, ramassage en bordure de trottoir).
  • Le nombre de personnes qui entrent en contact avec une autre personne dans le milieu peut être réduit (p. ex. en limitant le nombre de personnes dans le milieu).
  • La proximité des personnes peut être réduite par une séparation physique (p. ex. au moins deux mètres entre les bureaux, les tables, les comptoirs, les files d'attente).
  • Des repères visuels peuvent être utilisés pour encourager une distance de deux mètres (p. ex. signalisation accessible, marquage au sol).
  • Des barrières physiques peuvent être installées entre les personnes (p. ex. un écran en plexiglas ou un cubicule à hautes parois).
  • Les fenêtres peuvent être ouvertes ou les opérations et les activités peuvent être déplacées à l'extérieurNote de bas de page 55.
  • Le nombre de surfaces communes qui doivent être touchées peut être réduit (p. ex. portes laissées ouvertes, poubelles sans contact).
  • Des méthodes de paiement sans contact peuvent être proposées, si possibleNote de bas de page 56.
  • Les espaces communs non essentiels peuvent être fermés.
  • L'accès aux équipements non essentiels peut être limité.
  • Les personnes peuvent être isolées des autres si elles développent des symptômes dans le milieu.
  • La fréquence du nettoyage de l'environnement peut être augmentée, notamment pour les surfaces fréquemment touchées.
  • Les équipements partagés peuvent être nettoyés et désinfectés avant et après utilisation.
  • Les politiques en matière d'absentéisme peuvent être adaptées pour permettre aux employés de rester chez eux lorsqu'ils sont malades, en quarantaine (auto-isolement), ou s'ils s'occupent d'enfants ou de personnes malades.
  • Il est possible d'échelonner les entrées et les sorties afin de réduire le nombre de contacts (p. ex. décalage des heures de début au travail ou espacement entre les rendez-vous).
  • La durée des contacts peut être réduite à moins de 15 minutes en modifiant la manière dont les personnes interagissent dans le milieu.
  • Les rassemblements qui attirent des personnes venant de plus loin peuvent être limités.
  • Il est possible d'accroître l'accès aux installations de lavage des mainsNote de bas de page 57 (p. ex. en plaçant les distributeurs de désinfectant pour les mains à des endroits bien visibles), en garantissant l'accessibilité aux personnes handicapées ou ayant d'autres besoins d'adaptation.
  • Des mesures d'adaptation spéciales peuvent être prévues pour les clients issus de groupes vulnérables (p. ex. des heures d'ouverture réservées aux personnes âgées et aux personnes dont le système immunitaire est compromis ou qui souffrent de problèmes médicaux sous-jacents).
  • Il est possible de placer des affiches sur l'accessibilité pour décourager les personnes malades d'entrer dans le milieu.
  • Les personnes peuvent être soumises à un dépistage des symptômes connus de la COVID-19 avant d'entrer dans le milieu (c.-à-d. activement ou passivement).
  • Les coordonnées des personnes dans le milieu peuvent être recueillies afin qu'elles puissent être averties en cas d'exposition connue à la COVID-19.
  • Des mouchoirs et des poubelles de déchets sans contact peuvent être fournis pour faciliter l'étiquette respiratoire.
  • Les EPI peuvent être utilisés de manière appropriée selon les pratiques habituelles ou selon les recommandations du service de la santé et de la sécurité au travail ou de l'ASP locale (p. ex. si les employés se trouvent à moins de deux mètres des autres).
  • Les personnes peuvent porter un MNM dans le milieu où il n'est pas possible de maintenir une distance physique de deux mètres des autres.
Tableau 2 Note de bas de page 1

Catégories de contrôle. La force des contrôles et des mesures d'atténuation est considérée de plus forte à plus faible de gauche à droite.

Tableau 2 Retour à la référence de la note de bas de page 1

Étape 3 : Envisager les prochaines étapes

Les évaluations du niveau de risque (tableau 1) et du potentiel d'atténuation des risques (tableau 2) peuvent être utilisées par les ASP pour déterminer un résultat composite qui suggère la pertinence des mesures recensées pour atténuer le risque de manière adéquate. Ces résultats doivent être interprétés en tenant compte d'autres facteurs contextuels qui peuvent ne pas être pris en compte par le cadre, comme le bien-être économique et social d'une communauté.

Pour utiliser le tableau 3, tracez les estimations du niveau de risque et du potentiel d'atténuation des risques du milieu, et utilisez le résultat pour envisager les conseils que l'ASP offrira. Par exemple, si le résultat indique que le milieu présente un niveau de risque élevé avec un potentiel d'atténuation faible ou modéré, ou un niveau de risque moyen avec un faible potentiel d'atténuation (c.-à-d. qui tombe dans la zone rouge), il peut être recommandé d'apporter des modifications supplémentaires importantes pour réduire le risque. Le risque et le potentiel de modification doivent être réévalués en permanence.

Tableau 3. Matrice de détermination du risque global de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19 et prochaines étapes
  Potentiel d'atténuation des risques (tiré du tableau 2)
Élevé Moyen Faible
Niveau de risque (tiré du tableau 1) Élevé Risque moyen
de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19. Accroître ou renforcer les stratégies d'atténuation si possible.
Risque élevé
de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19. Envisager de retarder la réouverture. Accroître ou renforcer les stratégies d'atténuation.
Risque élevé
de contribuer à la transmission communautaire de LA COVID-19. Envisager de retarder la réouverture. Accroître ou renforcer les stratégies d'atténuation.
Moyen Risque faible
de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19. Maintenir les stratégies d'atténuation.
Risque moyen
de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19. Accroître ou renforcer les stratégies d'atténuation si possible.
Risque élevé
de contribuer à la transmission communautaire de LA COVID-19. Envisager de retarder la réouverture. Accroître ou renforcer les stratégies d'atténuation.
Faible Risque faible
de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19. Maintenir les stratégies d'atténuation.
Risque faible
de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19. Maintenir les stratégies d'atténuation.
Risque moyen
de contribuer à la transmission communautaire de la COVID-19. Accroître ou renforcer les stratégies d'atténuation si possible.

Pratiques personnelles préventives de base

En l'absence de thérapies ou de vaccins ciblés pour le moment, des pratiques personnelles de base seront nécessaires tout au long de la pandémie afin d'optimiser notre capacité, en tant que société, à contrôler la propagation du virus. Les pratiques personnelles de base suivantes sont essentielles et devraient être maintenues à toutes les étapes de la réponse à la COVID-19, y compris dans tous les milieux et toutes les entreprises :

Note de bas de page 1

Abacus Data. COVID-19 and Canadians' state of mind: worried, lonely, and expecting disruption for at least 2 to 3 months. Bulletin Abacus Data. Le 25 mars 2020. Sur Internet : https://abacusdata.ca/coronavirus-covid19-abacus-data-mood-polling/

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Note de bas de page 2

Tuite A.R., Fisman D.N., Greer A.L. Mathematical modelling of COVID-19 transmission and mitigation strategies in the population of Ontario, Canada. JAMC 2020. doi:10.1503/cmaj.200476; diffusion hâtive le 8 avril 2020.

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Note de bas de page 3

Zivich, P.N., Gancz, A.S. et A.E. Aiello. Effect of hand hygiene on infectious diseases in the office workplace : a systematic review. Am J Infect Control 2017;46:448-55. https. //doi.org/10.1016/j.ajic.2017.10.006

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Note de bas de page 4

Van Doremalen N, Bushmaker T, Morris DH et coll. Aerosol and Surface Stability of SARS-Cov-2 as Compared with SARS-Cov-1. N Eng J Med 2020;382:1564-7. doi: 10.1056/NEJMc2004973

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Note de bas de page 5

Agence de la santé publique du Canada. Personnes susceptibles d'être gravement malades si elles contractent la COVID-19. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/personnes-susceptibles-gravement-malades-contractent-covid-19.html

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Note de bas de page 6

Agence de la santé publique du Canada. Mise à jour : Prise en charge par la santé publique des cas de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et des contacts qui y sont associés. Mise à jour du 10 avril 2020. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/document-orientation.html

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Note de bas de page 7

Agence de la santé publique du Canada. Maladie à coronavirus (COVID-19) : Résumé des hypothèses. Le 13 avril 2020. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/hypotheses.html

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Note de bas de page 8

Yong SEF, Anderson DE, Wei WE et coll. Connecting clusters of COVID-19: an epidemiological and serological investigation. Lancet Infect Dis 2020. Publié en ligne le 21 avril 2020. doi : https://doi.org/10.1016/S1473-3099 (20) 30273-5

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Note de bas de page 9

Dyal JW, Grant MP, Broadwater K et coll. COVID-19 Among Workers in Meat and Poultry Processing Facilities - 19 States, April 2020. MMWR Morb Mortal Wkly Rep. ePub : 1er mai 2020. doi : http://dx.doi.org/10.15585/mmwr.mm6918e3

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Note de bas de page 10

Rivers C, Martin E, Watson C, et coll. Public Health Principles for a Phased Reopening During COVID-19: Guidance for Governors. Centre de sécurité sanitaire de l'école de santé publique Bloomberg de l'Université Johns Hopkins : 17 avril 2020. Sur Internet : https://www.centerforhealthsecurity.org/our-work/publications/public-health-principles-for-a-phased-reopening-during-covid-19-guidance-for-governors

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Note de bas de page 11

Ibid.

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Note de bas de page 12

Van Doremalen N, et coll. Op. Cit.

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Note de bas de page 13

Agence de la santé publique du Canada. Nettoyage et désinfection des espaces publics pendant la COVID-19. 2020-04-20. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/prevention-risques/nettoyage-desinfection.html

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Note de bas de page 14

Agence de la santé publique du Canada. Prévention et contrôle de la maladie COVID-19 : Lignes directrices provisoires pour les établissements de soins de longue durée. Dernière modification : 8 avril 2020. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/prevention-controle-covid-19-foyers-soins-longue-duree.html

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Note de bas de page 15

Agence de la santé publique du Canada. Lignes directrices à l'intention des fournisseurs de services aux personnes en situation d'itinérance (dans le contexte de la COVID-19). Dernière modification : 13 avril 2020. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/document-orientation/itinerance.html

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Note de bas de page 16

Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail. Établissements correctionnels. 20 avril 2020. Sur Internet : https://www.ccohs.ca//images/products/pandemiccovid19/pdf/correctional_facilities.pdf

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Note de bas de page 17

CDC. Interim Guidance on Management of Coronavirus Disease 2019 (COVID-19) in Correctional and Detention Facilities. 23 mars 2020. Sur Internet : https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/community/correction-detention/guidance-correctional-detention.html

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Note de bas de page 18

Agence de la santé publique du Canada. La COVID-19 et les personnes en situation de handicap au Canada. 2020-05-07. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/document-orientation/personnes-handicapees.html

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Note de bas de page 19

Liu YF, Li JM, Zhou PH et coll. Analysis on cluster cases of COVID-19 in Tianjin.2020. Zhonghua Liu Xing Bing Xue Za Zhi 2020;41:654-657. doi:10.3760/cma.j.cn112338-20200225-00165

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Note de bas de page 20

Zhang Y, Su X, Chen W, et coll. 2020. Epidemiological investigation on a cluster epidemic of COVID-19 in a collective workplace in Tianjin. 2020 Zhonghua Liu Xing Bing Xue Za Zhi = Zhonghua Liuxingbingxue Zazhi, 2020;41(5): 649-653. doi:10.3760/cma.j.cn112338-20200219-00121

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Note de bas de page 21

Koh D. Occupational risks for COVID-19. Occupational Medicine 2020. doi:10.1093/occmed/kqaa036

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Note de bas de page 22

Lan F, Wei C, Hsu Y, et coll. Work-related COVID-19 transmission. 2020 Medrxiv 2020.04.08.20058297. doi:10.1101/2020.04.08.20058297

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Note de bas de page 23

Liu YF, et coll. Op. cit.

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Note de bas de page 24

Qian H, Miao T, Liu L, et coll. Indoor transmission of SARS-CoV-2. 2020 medRxiv preprint. Affiché le 7 avril 2020. doi: https://doi.org/10.1101/2020.04.04.20053058

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Note de bas de page 25

Dyal JW et coll. Op. cit.

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Note de bas de page 26

Dong, Y., X. Mo, Y. Hu et coll. Epidemiological characteristics of 2143 pediatric patients with 2019 coronavirus disease in China. Pediatrics (2020). e20200702. doi:10.1542/peds.2020-0702

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Note de bas de page 27

Ludvigsson, J.F. Systematic review of COVID-19 in children show milder cases and a better prognosis than adults. Acta Paediatrica (2020). doi:10.1111/apa.15270 [doi]

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Note de bas de page 28

Gudbjartsson, D.F., A. Helgason, H. Jonsson et coll. Spread of SARS-CoV-2 in the Icelandic Population. New England Journal of Medicine (14 avril 2020). NEJMoa2006100. doi: 10.1056/NEJMoa2006100. En ligne avant l'impression.

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Note de bas de page 29

Hua, C.Z., Z. Miao, J. Zheng, Q. Huang, Q. Sun, H. Lu et coll. (2020). What we should know about SARS-CoV-2 infection in children. SSRN - Prépublication dans The Lancet (26/03/2020). Disponible sur le site de SSRN : https://ssrn.com/abstract=3564422 ou http://dx.doi.org/10.2139/ssrn.3564422

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Note de bas de page 30

Mehta, N., O. Mytton, E. Mullins et coll. SARS-CoV-2 (COVID-19): What do we know about children? A systematic review. SSRN- Prépublication dans The Lancet (18/03/2020). Disponible sur le site de SSRN : https://ssrn.com/abstract=3558015

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Note de bas de page 31

Sun, K., J. Chen et C. Viboud. Early epidemiological analysis of the coronavirus disease 2019 outbreak based on crowdsourced data: A population-level observational study. Lancet Digital Health 2020;2: e201-08. Publié en ligne le 20 février 2020. Sur Internet : https://doi.org/10.1016/S2589-7500(20)30026-1

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Note de bas de page 32

National Centre for Immunisation Research and Surveillance (NCIRS). COVID-19 in schools - the experience in NSW. 26 avril 2020. Sur Internet : http://ncirs.org.au/sites/default/files/2020-04/NCIRS%20NSW%20Schools%20COVID_Summary_FINAL%20public_26%20April%202020.pdf

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Note de bas de page 33

Zhu, Y., C.J. Bloxham, K.D. Hulme et coll. Children are unlikely to have been the primary source of household SARS-CoV-2 infections. Medrxiv. 2020.03.26.20044826. doi:10.1101/2020.03.26.20044826

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Note de bas de page 34

Nishiura, H., H. Oshitani, T. Kobayashi et coll. (2020). Closed environments facilitate secondary transmission of coronavirus disease 2019 (COVID-19). Prépublication sur medRxiv. Publié le 3 mars 2020. doi : https://doi.org/10.1101/2020.02.28.20029272

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Note de bas de page 35

Qian, H. et coll. Op. cit.

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Note de bas de page 36

Centre de collaboration nationale en santé environnementale. La COVID-19 et la sécurité à l'extérieur : considérations sur l'utilisation des espaces récréatifs extérieurs. 17 avril 2020. Sur Internet : https://ccnse.ca/documents/guide/la-covid-19-et-la-securite-lexterieur-considerations-sur-lutilisation-des-espaces

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Note de bas de page 37

I. Ghinai, S. Woods, KA Ritger et coll., Community Transmission of SARS-CoV-2 at Two Family Gatherings - Chicago, Illinois, February-March 2020, MMWR Morb Mortal Wkly Report, vol. 69 no 15, 2020, p. 446-450. DOI : 10.15585/mmwr.mm6915e1.

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Note de bas de page 38

WE Wei, Z Li, CJ Chiew et coll., Presymptomatic Transmission of SARS-CoV-2 - Singapore, January 23-March 16, 2020, MMWR Morb Mortal Wkly Report, vol. 69, 2020, p. 411-415. DOI : http://dx.doi.org/10.15585/mmwr.mm6914e1

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Note de bas de page 39

L Hamner, P Dubbel, I Capron et coll., High SARS-CoV-2 Attack Rate Following Exposure at a Choir Practice - Skagit County, Washington, March 2020, MMWR Morb Mortal Wkly Report. ePub : 12 mai 2020. DOI : http://dx.doi.org/10.15585/mmwr.mm6919e6

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Note de bas de page 40

CIDRAP, Korean COVID-19 cases double, 22 février 2020. Sur Internet : https://www.cidrap.umn.edu/news-perspective/2020/02/korean-covid-19-cases-double-iran-linked-infections-climb

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Note de bas de page 41

Organisation mondiale de la Santé, Key planning recommendations for Mass Gatherings in the context of the current COVID-19 outbreak. Interim guidance. 19 mars 2020. Sur Internet : https://www.who.int/publications-detail/key-planning-recommendations-for-mass-gatherings-in-the-context-of-the-current-covid-19-outbreak

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Note de bas de page 42

National Post, How an Edmonton curling tournament became a hotspot for the COVID-19 outbreak in Canada, 27 mars 2020.

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Note de bas de page 43

Centre européen de prévention et de contrôle des maladies. Considerations for infection prevention and control measures on public transport in the context of COVID-19. 29 April 2020. Sur Internet : https://www.ecdc.europa.eu/sites/default/files/documents/COVID-19-public-transport-29-April-2020.pdf

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Note de bas de page 44

CIFRC, Unicef, OMS. Social Stigma Associated with COVID-19. 20 février 2020. Sur Internet : https://www.epi-win.com/sites/epiwin/files/content/attachments/2020-02-24/COVID19%20Stigma%20Guide%2024022020_1.pdf

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Note de bas de page 45

CDC. Reducing stigma. 2020. Sur Internet : https://www.cdc.gov/coronavirus/2019-ncov/daily-life-coping/reducing-stigma.html

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Note de bas de page 46

Conseil du Réseau pancanadien de santé publique. Préparation du Canada en cas de grippe pandémique : Guide de planification pour le secteur de la santé. Août 2018. Adresse Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/grippe-influenza/preparation-canada-cas-grippe-pandemique-guide-planification-secteur-sante.html

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Note de bas de page 47

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. La culture et la langue, déterminants sociaux de la santé des Premières Nations, des Inuits et des Métis. Juin 2016. Adresse Internet : https://www.ccnsa.ca/fr/publicationsview.aspx?sortcode=1.8.21.0&id=15

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Note de bas de page 48

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. La famille à cœur. 2015. Adresse Internet : https://www.nccih.ca/docs/health/RPT-FamilyFocus-FR.pdf

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Note de bas de page 49

Centre de collaboration nationale de la santé autochtone. Les déterminants de la prévalence et de la gravité de l'infection par le virus de la grippe au sein des populations autochtones du Canada. 2016. Adresse Internet : http://www.nccah-ccnsa.ca/Publications/Lists/Publications/Attachments/175/NCCAH-FS-InfluenzaDeterminants-Part02-Halseth-FR-Web.pdf

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Note de bas de page 50

Agence de la santé publique du Canada. Mise à jour : Prise en charge par la santé publique des cas de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et des contacts qui y sont associés. Mis à jour le 10 avril 2020. Sur Internet : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/document-orientation.html

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Note de bas de page 51

Une exposition prolongée est définie comme une durée de plus de 15 minutes. Les 15 minutes peuvent provenir d'une exposition continue ou de la durée cumulative des interactions avec la même personne pendant qu'elle est dans le milieu. (Réf. : Mise à jour : Prise en charge par la santé publique des cas de maladie à coronavirus 2019 et des contacts qui y sont associés. Accessible à l'adresse suivante : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/directives-provisoires-cas-contacts.html).

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Note de bas de page 52

Rivers, C., et al. « Public health principles for a phased reopening during COVID-19: Guidance for governors », 2020. [Consulté à : https://www.aei.org/research-products/report/public-health-principles-for-a-phased-reopening-during-covid-19-guidance-for-governors/]

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Note de bas de page 53

Ibid.

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Note de bas de page 54

Adapté de : Rivers, C., et al. « Public health principles for a phased reopening during COVID-19: Guidance for governors », 2020. [Consulté à : https://www.aei.org/research-products/report/public-health-principles-for-a-phased-reopening-during-covid-19-guidance-for-governors/]

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Note de bas de page 55

L'augmentation de la ventilation (p. ex. ouverture des fenêtres lorsque le temps le permet) peut contribuer à réduire la transmission, bien que les preuves de son efficacité soient limitées.

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Note de bas de page 56

L'utilisation de méthodes de paiement sans contact peut limiter l'exposition potentielle. Toutefois, la Banque du Canada suggère que les détaillants continuent d'accepter l'argent comptant en utilisant des pratiques de manipulation sûres afin de garantir aux Canadiens l'accès aux biens et aux services dont ils ont besoin. Refuser d'emblée les achats en espèces imposera une charge excessive à ceux qui dépendent de l'argent comptant et disposent de possibilités de paiement limitées.

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Note de bas de page 57

Pour les lieux sans accès à l'eau courante, les mains peuvent être lavées dans un grand bol, en jetant l'eau du bol après chaque utilisation individuelle. Si l'eau n'est pas sûre, utilisez de l'eau en bouteille avec du savon, ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool pour vous laver les mains. Si un avis d'ébullition de l'eau ou de ne pas consommer l'eau est en vigueur dans la communauté, l'eau peut toujours être utilisée pour se laver les mains avec du savon.

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Note de bas de page 58

L'objectif visant à minimiser les décès attribuables à toutes les causes comprend la réduction des décès attribuables à la COVID-19 et des autres décès liés indirectement à la pandémie de COVID (p.ex. les décès liés à une réduction des services d'urgence ou des soins intensifs de courte durée, à la fermeture de salles d'opération pour le traitement des maladies/conditions non liées à la COVID ou au report des examens de routine chez les personnes atteintes de conditions chroniques).

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Note de bas de page 59

National Bureau of Economic Research. L'impact de la COVID-19 sur l'égalité des sexes. Avril 2020. Disponible en anglais seulement : https://www.nber.org/papers/w26947.pdf.

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Note de bas de page 60

Agence de la santé publique du Canada. Prévention et contrôle de l'influenza durant une pandémie pour tous les milieux de soins de santé. Mai 2011. Disponible à : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/grippe-influenza/preparation-canada-cas-grippe-pandemique-guide-planification-secteur-sante.html.

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