Mise à jour : Prise en charge par la santé publique des cas de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et des contacts qui y sont associés

Dernière modification : 10 avril 2020

Remarque

La présente page est continuellement en révision et sera mise à jour à mesure que la situation évolue. Veuillez consulter la page à propos des ressources des provinces et des territoires sur la COVID-19 pour obtenir les directives à jour qui sont particulières à votre province ou territoire.

Sur cette page

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en collaboration avec des experts de la santé publique du Canada, a élaboré les présentes directives provisoires à l'intention des autorités fédérales, provinciales et territoriales (FPT) pour appuyer la prise en charge des cas de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) et des contacts qui y sont associés dans leur juridiction.

La stratégie décrite dans le présent document d'orientation met l'accent sur la gestion des cas et des contacts afin d'atténuer les répercussions de la COVID-19 sur la santé des Canadiens. Le présent document a été préparé en fonction du contexte canadien et d'hypothèses relatives à la santé publique reposant sur les données scientifiques actuellement disponibles et les avis d'experts d'expert. Le moment et l'intensité de l'activité du virus varient au Canada et au sein des provinces et des territoires, c'est-à-dire que certaines régions sont aux prises avec un nombre élevé de cas et une transmission dans la collectivité, tandis que d'autres ont encore seulement des cas isolés et une transmission limitée de personne à personne. Par conséquent, l'objet et l'intensité des mesures de santé publique peuvent varier d'une juridiction à l'autre : chacune agit en fonction de la situation à laquelle elle est confrontée. Le présent document d'orientation pourrait être modifie à mesure que de nouveaux renseignements sur la transmissibilité et le profil épidémiologique sont communiqués. Ce document doit être lu en parallèle avec les lois, les règlements et les politiques applicables à l'échelon provincial, territorial ou local. Pour obtenir plus de renseignements sur la COVID-19, veuillez consulter la page Mise à jour sur l'éclosion.

Gestion des cas - Cas confirmés, cas probables et cas suspectés

Signalement et déclaration

La définition nationale de cas provisoireReference 1 pour la COVID-19 a été mise à jour, plus précisément pour les cas confirmés, les cas probables et les cas suspectés. Les exigences relatives à la déclaration aux fins de surveillance y sont énoncées. Les autorités de santé publique (ASP) provinciales et territoriales doivent déclarer les cas confirmés et probables de COVID-19 à l'échelle nationale auprès de l'ASPC au plus tard 24 heures après en avoir été elles-mêmes informées.

Il sera important pour les professionnels de la santé de première ligne d'informer les ASP de tout cas (confirmé, probable ou suspecté), ainsi que de toute autre personne dont les symptômes évoquent la COVID-19 sans toutefois satisfaire à la définition de cas, conformément aux exigences de déclaration propres aux administrations. Les ASP devront assurer la coordination générale avec les professionnels de la santé et les laboratoires provinciaux pour la prise en charge des cas, et aussi établir des liens de communication avec tous les professionnels de la santé concernés pendant toute la durée de la maladie.

Analyses de laboratoire

Il convient de faciliter la réalisation d'analyses de laboratoire appropriées par le professionnel de la santé en consultation avec un laboratoire communautaire, hospitalier ou de référence (p. ex. Laboratoire national de microbiologie, laboratoire de santé publique [LSP] réalisant un essai validé). Les analyses visent à détecter au moins un gène ciblé par un test d'amplification des acides nucléiques (p. ex. amplification en chaîne par polymérase [PCR] en temps réel ou séquençage des acides nucléiques). Les renseignements sur les antécédents d'exposition et de voyage doivent être joints aux échantillons. Veuillez consulter le Protocole d'enquête microbiologique concernant les Infections Respiratoires Aiguës Sévères (IRAS)Reference 2 pour obtenir plus de détails sur la collecte et la manipulation des échantillons, ainsi que des renseignements sur la marche à suivre pour consulter le microbiologiste sur appel du LSP. Veuillez consulter également les directives de laboratoire supplémentaires fournies par les LSP.

Prise en charge clinique et traitement

Le professionnel de la santé traitant assurera la prise en charge clinique du cas (que la personne se trouve à domicile ou dans un établissement de soins actifs) en fonction de l'état clinique de la personne et selon son jugement professionnel. À l'heure actuelle, aucun traitement pharmaceutique (p. ex. antiviraux) ne permet de traiter directement les cas de COVID-19. La directive canadienne pour la Prise en charge clinique des patients atteints d'une forme modérée ou grave de la COVID-19 peut être consultée.Reference 3

Les travailleurs de la santé qui fournissent des soins à un cas doivent suivre les lignes directrices pertinentes en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI), notamment les recommandations concernant les pratiques de base dans tous les milieux de soinsReference 4 et les lignes directrices concernant la prévention et le contrôle de la COVID-19Reference 5. Il faut éviter la réalisation d'interventions médicales générant des aérosols, comme l'administration de médicaments par vaporisation, au domicile d'un patient. Si une telle intervention est requise, le transfert du cas dans un hôpital doit être envisagé, car des précautions additionnelles pourraient être nécessaires.

Gestion des cas à domicile et dans un contexte de cohabitation (isolement)

Les données épidémiologiques indiquent que la majorité des personnes présentant des symptômes de COVID-19 ont une forme bénigne de l'infection qui ne nécessitera probablement pas une hospitalisation. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées passent leur convalescence dans un environnement adéquat où appropriéune isolation efficace et une surveillance appropriée de la maladie (c.-à-d. des signes d'aggravation) peuvent être assurées.

Les cas doivent être isolés à domicile pendant la période où ils présentent des symptômes (c.-à-d. qu'ils ne peuvent pas sortir à moins qu'on ne leur demande de le faire pour obtenir des soins médicaux, qu'ils ne peuvent pas utiliser les transports en commun pour obtenir des soins médicaux et qu'ils doivent éviter tout contact avec les autres). Si vous transférez un cas de la collectivité à un établissement de soins actifs, veuillez en aviser l'établissement d'accueil avant votre arrivée afin d'assurer la mise en place des mesures de CPI qui s'imposent.

L'isolement à domicile devrait se poursuivre pendant au moins 10 jours après l'apparition des symptômes ou pendant la période indiquée par l'ASP. Les critères d'arrêt de l'isolement à domicile sont les suivants : au moins 10 jours se sont écoulés depuis l'apparition des premiers symptômes ou la confirmation en laboratoire du cas asymptomatique; le cas n'a pas dû être hospitalisé; le cas ne fait pas de fièvre et son état clinique s'est amélioré. L'absence de toux n'est pas nécessaire pour les personnes qui ont une toux chronique ou qui présentent une affection respiratoire réactionnelle à l'infection.

L'endroit où une personne sera isolée sera déterminé par son fournisseur de soins et l'ASP. Les personnes symptomatiques entrant au Canada sont soumises à des ordonnances légales en matière d'isolement obligatoire et ne sont pas autorisée à s'isoler dans un endroit où elles seront en contact avec des personnes vulnérables. L, 'administratrice en chef de la santé publique de l'Agence de la santé publique du Canada désignera une installation pour les voyageurs où qui n'ont pas d'endroit approprié pour s'isoler.

Plusieurs facteurs doivent être pris en considération par les ASP pour déterminer si un endroit est un lieu d'isolement convenable, à savoir les suivants :

Facteurs psychosociaux

Les ASP doivent encourager les individus, les familles et les collectivités à créer un environnement de soutien pour les personnes qui doivent s'isoler afin de réduire au minimum le stress et les difficultés associés à l'isolement volontaire, car les répercussions financières, psychologiques et sociales peuvent être importantes. Il est essentiel d'acquérir et de maintenir la confiance du public afin de mettre en œuvre efficacement des mesures. La communication de messages clairs sur les critères et la justification du rôle et de la durée de l'isolement, ainsi que sur les moyens de soutenir les personnes pendant la période d'isolement contribueront à susciter la confiance du public. De plus amples renseignements ont été publiés sur les répercussions psychologiques de la COVID-19 (en anglais seulement).

Surveillance des cas par les autorités de santé publique

Gestion des contacts (des cas probables et des cas confirmés)

Pour aider à prévenir et à réduire la propagation de la COVID-19 au Canada, la population entière a été invitée :

Les contacts étroits des cas confirmés et des cas probablesNote de bas de page a déclarés au Canada doivent être retracés et pris en charge conformément aux recommandations du présent document dans la mesure du possible. Il est établi que le niveau et l'intensité des mesures de santé publique peuvent varier d'une administration à l'autre : chacune agit en fonction de la situation à laquelle elle est confrontée. En ce qui concerne les cas suspectés, la plupart des ASP offrent des outils d'auto-évaluation qui peuvent être utilisés par les personnes non encore contrôlées et de l'information sur la manière dont les cas suspectés symptomatiques devraient aviser leurs contacts.

Les mesures de retraçage des contactsNote de bas de page b doivent englober toutes les personnes avec lesquelles le cas a été en contact alors qu'il était potentiellement contagieux. Comme une transmission présymptomatique ou asymptomatique est possible, recherche des contacts devrait viser à :

présymptomatiquede

L'ASP effectuera une évaluation individuelle du risque qui lui permettra d'établir dans quelle mesure le contact pourrait avoir été exposé (niveau de risque) et de déterminer le degré d'isolement requis (les paramètres de l'isolement), ainsi que les mesures qu'elle devra prendre au cours de la période de surveillance de 14 jours.

La gestion des contacts poursuit deux objectifs :

  1. faciliter la détection rapide des nouveaux cas et réduire la propagation dans les collectivités :
    • en identifiant et en isolant le plus rapidement possible toute personne présentant des symptômes;
    • en réduisant les possibilités de transmission aux autres membres de la collectivité par des personnes asymptomatiques ou ayant des symptômes légers qui pourraient passer inaperçus, en informant les contacts sur les mesures de prévention et de contrôle des infections à appliquer, ainsi que la marche à suivre en cas d'apparition de symptômes;
  2. mieux comprendre l'épidémiologie de ce nouveau coronavirus.

    Les contacts peuvent appartenir à trois catégories de risque d'exposition (élevé, moyen ou faible).

    Tout contact étroit qui présente des symptômes évoquant la COVID-19 au cours de la période de surveillance doit être traité comme un cas suspecté.

    • Si des tests de laboratoire sont réalisés et que les résultats sont négatifs pour le virus causant la COVID-19, la personne ne sera plus traitée comme un cas, mais elle doit continuer sa période d'auto-isolement (quarantaine) de 14 jours à compter de la dernière exposition, car elle sera encore considérée comme le contact d'un cas. Si les symptômes du cas évoluent ou s'aggravent, de nouveaux tests pourraient être envisagés.
    • Si aucun test de laboratoire n'est réalisé, il est possible qu'après avoir terminé la période de 10 jours d'isolement à la maison, le contact, qui sera traité comme un cas suspecté ou un cas probable, doive prolonger sa période d'auto-isolement (quarantaine) jusqu'à 14 jours après la dernière exposition, car il sera encore considéré comme le contact d'un cas et non comme un cas confirmé en laboratoire.

Le tableau 1, Catégories de risque d'exposition auxquelles appartiennent les contacts, définit les niveaux de risque et énonce des conseils à l'intention des contacts en matière d'isolement et de gestion de la situation, ainsi que les mesures que devraient prendre les ASPNote de bas de page c :

Tableau 1. Catégories de risque d'exposition auxquelles appartiennent les contacts
Niveau de risque Description des niveaux de risqueNote de bas de page d Degré d'isolement/ Mesures que doivent prendre les contacts Mesures que doivent prendre les autorités de santé publique (ASP)
Élevé Les contacts étroits d'un cas :
  • les personnes qui ont fourni des soins directs au cas (il peut s'agir de professionnels de la santé, de membres de sa famille ou d'autres personnes lui ayant prodigué des soins) ou ont eu avec lui d'autres contacts physiques étroits (p. ex. d'un partenaire intime) sans l'utilisation constante et appropriée de l'équipement de protection individuelle Note de bas de page e recommandé; OU
  • les personnes qui ont vécu avec le cas ou ont autrement eu des contacts étroits et prolongésNote de bas de page f (dans un périmètre de moins de deux mètres) jusqu'à 48 heures avant le début des symptômes alors qu'il était symptomatique et ne se trouvait pas en isolement); OU
  • les personnes ayant été en contact direct avec les liquides corporels infectieux du cas (p. ex. les personnes qui lui auraient toussé ou éternué dessus) alors qu'elles n'utilisaient pas l'équipement de protection individuelle Note de bas de page e recommandé.
  1. Se mettre en quarantaine (s'auto-isoler)Note de bas de page g volontairement à domicile durant 14 jours à compter de la dernière exposition sans protection.
  2. Respecter les bonnes pratiques en matière d'hygiène respiratoire et d'hygiène des mains.
  3. Surveiller l'apparition de symptômes, en particulier la fièvre et les symptômes respiratoires tels que la toux ou l'essoufflement.
  4. Mesurer et noter sa température chaque jour et éviter autant que possible de prendre des médicaments qui réduisent la fièvre (p. ex. acétaminophène, ibuprofène). Ces médicaments pourraient masquer un symptôme précoce dudu COVID--19; si ces médicaments doivent être pris, informer l'ASP.
  5. S'isoler à domicile le plus rapidement possible en cas d'apparition de symptômes et communiquer avec l'ASP locale, qui fournira des directives supplémentaires, notamment sur :
    • le lieu où se rendre pour recevoir des soins;
    • le moyen de transport approprié;
    • les précautions de PCI à suivre.
  • Effectuer une évaluation individuelle du risque.
  • Vérifier quotidiennement l'apparition de symptômes chez les contacts.
Moyen Les contacts non étroits d'un cas :
  • les personnes qui ont fourni des soins directs au cas (il peut s'agir de professionnels de la santé, de membres de sa famille ou d'autres personnes lui ayant prodigué des soins) ou ont eu avec lui des contacts physiques étroits du même ordre et qui portaient en tout temps correctement l'équipement de protection individuelleNote de bas de page e; OU
  • les personnes qui vivaient avec le cas ou ont autrement eu avec lui des contacts prolongésNote de bas de page f, mais sans s'en approcher à moins de deux mètres, jusqu'à 48 heures avant l'apparition des symptômes ou alors que le cas était symptomatique et trouvait pas en isolement.
Pratiquer l'autosurveillance de l'apparition de symptômes durant 14 jours à compter de la dernière exposition au cas.

Suivre les mesures recommandées pour l'ensemble de la population.

Éviter les contacts étroits avec les personnes qui présentent un risque accru de maladie grave.

  • Effectuer une évaluation individuelle du risque des contacts non étroits, si possible.
  • Une surveillance active n'est pas exigée.
Risque faible/inconnu Les contacts n'ayant eu qu'une interaction transitoire (p. ex. étant passés à côté du cas ou s'étant brièvement trouvés dans la même pièce que lui) ou une interaction transitoire inconnue mais possible à la suite d'une transmission communautaire locale
  • Diffuser des renseignements à l'échelle de la collectivité.
  • Fournir des conseils personnalisés au besoin.

Personnes potentiellement exposées durant un voyage

Depuis le 25 mars 2020, tous les voyageurs entrant au Canada doivent respecter la consigne de quarantaine (auto-isolement) appliquée en vertu du décret d'urgence intitulé Décret visant la réduction du risque d'exposition à la COVID-19 au Canada (obligation de s'isoler). Par conséquent, tous les voyageurs qui arrivent au Canada doivent se mettre en quarantaine (auto-isolement) à la maison (ou dans un autre endroit désigné) pendant 14 jours après leur arrivée au Canada et :

Tous les voyageurs qui présentent des symptômes évoquant la COVID-19 pendant la période de quarantaine (auto- isolement) obligatoire doivent être considérés et traités comme des cas suspectés.

Recherche des contacts pour les passagers et les membres d'équipages aériens

La décision de procéder à la recherche des voyageurs et des membres d'équipages aériens susceptibles d'avoir été exposés à un cas confirmé de COVID-19 à bord d'un avion doit être prise en fonction d'une évaluation des risques effectuée par l'ASP à laquelle le cas est déclaré, en tenant compte des éléments suivants :

Pour l'instant, rien n'indique que le fait de communiquer individuellement avec les passagers et les membres d'équipages aériens facilite la détection rapide des cas. De même, aucun lien n'a pu être établi entre le risque de transmission et la durée du vol.

Si l'ASP décide de procéder à la recherche des contacts d'un passager aérien, le Bureau des services de santé des voyageurs et aux frontières de l'Agence de la santé publique du Canada peut aider l'ASP à obtenir un manifeste de vol; toutefois, les manifestes de vol ne sont pas conservés indéfiniment et ne contiennent pas les coordonnées de tous les voyageurs. L'ASP peut être tenue de présenter une lettre invoquant les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi sur la santé publique applicable afin d'obtenir le manifeste. S'il n'est pas possible de procéder à la recherche des contacts, il peut être envisagé de publier un avis pour informer la population du risque d'exposition.

La recherche des contacts doit porter principalement sur les personnes dont le siège se trouvait dans un rayon de deux mètres de celui de la personne infectée, ce qui correspond à la zone à risque d'exposition convenue pour la transmission par gouttelettes.

La recherche des contacts en ce qui concerne des voyageurs et des membres d'équipages aériens en particulier doit au minimum cibler :

L'ASP peut demander au transporteur aérien de lui fournir le plan des sièges pour mieux cibler la recherche des contacts. Si un tel plan n'existe pas, l'ASP peut cibler les passagers en classe économique qui occupaient cinq sièges entourant la personne infectée, dans toutes les directions, incluant jusqu'à trois rangées devant et derrière le siège qu'occupait cette personne. En classe affaires, en raison de la distance entre les sièges, la recherche peut se limiter à deux rangées devant et derrière le siège occupé par la personne infectée. L'ASP voudra peut-être confirmer que la personne était bien assise dans le siège qui lui avait été assigné pour la durée du vol et se renseigner sur les déplacements de celle-ci pendant le vol.

L'ASP peut envisager d'élargir la portée de la recherche des contacts parmi les voyageurs sur une base individuelle si la personne infectée présentait des symptômes graves, comme une toux persistante et des éternuements à répétition, de la diarrhée ou des vomissements pendant le vol. L'ASP pourrait également envisager de communiquer publiquement le numéro du vol et, s'il y a lieu, la section de l'avion où la personne infectée était assise, à la condition que cette information ne permette pas d'identifier la personne. Dans l'éventualité où un cas de COVID-19 est confirmé chez un membre de l'équipage qui présentait des symptômes pendant le vol, la recherche des contacts sur une base individuelle doit cibler les passagers assis dans la section à laquelle était affecté ce membre, ainsi que les autres membres de l'équipage.

Annexe 1 : Instructions pour l'isolement d'un cas à domicile ou dans un contexte de cohabitation

Isolement à domicile

Rester à la maison

Le cas (confirmé, probable ou suspecté) doit s'isoler à son domicile pendant au moins 10 jours à compter de l'apparition des symptômes ou jusqu'à ce que l'autorité de santé publique (ASP) l'informe qu'elle peut mettre fin à son isolement. Les critères d'arrêt de l'isolement à domicile sont les suivants : au moins 10 jours se sont écoulés depuis l'apparition des premiers symptômes ou la confirmation en laboratoire du cas asymptomatique; le cas n'a pas dû être hospitalisé; le cas ne fait pas de fièvre et son état clinique s'est amélioré.

Rester à la maison signifie :

Mesures de protection personnelle pour la prévention et le contrôle de l'infection

Le cas doit respecter les bonnes pratiques en matière d'hygiène respiratoire et d'hygiène des mains.

Hygiène respiratoire

L'hygiène respiratoire désigne la combinaison de mesures visant à réduire au minimum la dispersion des gouttelettes de salive projetées lorsqu'une personne tousse, éternue ou parle.

En cas de toux ou d'éternuements, se couvrir la bouche et le nez au moyen d'un masque médical, ou encore d'un masque non médical ou d'un couvre-visage (c.-à-d. fabriqué pour couvrir complètement le nez et la bouche et bien ajusté au visage, tenu en place grâce à des attaches derrière les oreilles ou des cordons derrière la tête et le cou) ou d'un mouchoir si aucun masque médical n'est disponible. Jeter les mouchoirs dans un contenant à déchets doublé d'un sac et se laver immédiatement les mains après avoir toussé ou éternué OU

  • Tousser et éternuer dans le creux du bras plutôt que dans la main.

Hygiène des mains

L'hygiène des mains désigne le lavage des mains ou la désinfection des mains et les mesures prises pour préserver la santé des mains et des ongles. Il faut se laver les mains fréquemment avec du savon et de l'eau pendant au moins 20 secondes :

  • avant et après la préparation des aliments;
  • avant et après les repas;
  • après avoir utilisé les toilettes;
  • avant de mettre un masque et après l'avoir enlevé;
  • après avoir jeté des déchets ou manipulé du linge contaminé;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.

Le lavage des mains à l'eau et au savon ordinaire est la méthode d'hygiène des mains privilégiée, car l'action mécanique est efficace pour éliminer les microbes et la saleté visible.

En l'absence de savon et d'eau, il est possible d'utiliser un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool, en prenant soin de recouvrir toute la surface des mains (dos et paume de la main et entre les doigts) et en frottant les mains jusqu'à ce qu'elles soient sèches. Pour les mains visiblement souillées, il faut d'abord enlever la saleté avec une lingette, puis utiliser le désinfectant pour les mains.

Des serviettes de papier jetables sont à privilégier pour le séchage des mains, mais il est possible d'utiliser une serviette réutilisable réservée à la personne atteinte et de la remplacer lorsqu'elle est mouillée.

Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche sans s'être d'abord lavé les mains.

Surveiller ses symptômes

Le cas doit surveiller ses symptômes et aviser immédiatement un fournisseur de soins de santé ou l'ASP si ses symptômes s'aggravent afin qu'une évaluation plus approfondie soit effectuée. S'il est déterminé qu'un transfert vers un établissement de soins actifs est nécessaire, des instructions seront fournies pour le transport (p. ex. ambulance ou véhicule personnel). Si une ambulance est appelée, il faut informer le répartiteur que la personne en question pourrait être atteinte de la COVID-19. Dans le cas d'un transfert au moyen d'un véhicule personnel, les responsables de l'établissement concerné doivent également en être informés pour assurer la mise en place des mesures adéquates de prévention et de contrôle des infections. Pendant le déplacement, si la personne malade est en mesure de le tolérer, elle doit porter un masque médical, ou encore un masque non médical ou un couvre-visage (c.-à-d. fabriqué pour couvrir complètement le nez et la bouche et bien ajusté au visage, tenu en place grâce à des attaches derrière les oreilles ou des cordons derrière la tête et le cou) si aucun masque médical n'est disponible, ou se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir. Les personnes qui assurent le transport doivent porter l'équipement de protection individuelle approprié lorsqu'elles se trouvent à moins de deux mètres de la personne malade (détails ci-dessous).

Limiter ses contacts avec les autres

Le cas doit éviter de se trouver à proximité (à moins de deux mètres) des autres, y compris des personnes vivant sous le même toit et des visiteurs qui n'ont pas de raison essentielle d'être sur les lieux, à l'exception des personnes prodiguant des soins ou effectuant la livraison des fournitures ou des aliments.

Lorsqu'il est impossible de respecter la distance minimale de deux mètres, les interactions doivent être aussi brèves que possible et le cas doit porter un masque médical, ou encore un masque non médical ou un couvre-visage (c.-à-d. fabriqué pour couvrir complètement le nez et la bouche et bien ajusté au visage, tenu en place grâce à des attaches derrière les oreilles ou des cordons derrière la tête et le cou) si aucun masque médical n'est disponible. Si possible, la personne malade ou le soignant prendra des dispositions pour que les fournitures soient déposées devant la porte d'entrée du domicile afin de réduire au minimum le contact direct. Si le cas doit quitter son domicile, il doit porter un masque.

Masques

Les masques médicaux constituent une barrière physique qui aide à prévenir la transmission du virus d'une personne malade à une personne en santé en bloquant les gouttelettes de salive formées de grosses particules qui sont projetées lorsqu'une personne tousse, éternue ou parle. Toutefois, le port d'un masque n'est pas suffisant pour empêcher la transmission de l'infection : il doit être associé à d'autres mesures de prévention, notamment l'éloignement physique, l'hygiène respiratoire et l'hygiène des mains.

Les étapes suivantes permettront d'assurer une utilisation efficace des masques :

  • Des masques médicaux sont recommandés pour les cas de COVID-19 et tout membre du ménage prodiguant des soins directs à un cas; le côté coloré du masque doit aller à l'extérieur.
  • Les respirateurs N95 doivent être réservés aux travailleurs de la santé. Ils ne doivent pas être utilisés par un cas ou par des soignants au domicile.
  • En l'absence de masques médicaux à la maison, la personne malade doit porter un masque non médical ou un couvre-visage (c.-à-d. fabriqué pour couvrir complètement le nez et la bouche et bien ajusté au visage, tenu en place grâce à des attaches derrière les oreilles ou des cordons derrière la tête et le cou) par-dessus sa bouche et son nez, si elle est en mesure de le tolérer, pour empêcher ses gouttelettes respiratoires de contaminer les autres ou d'être projetées sur des surfaces. Ces masques non médicaux doivent aussi être portés par tout membre du ménage fournissant des soins à un cas.
  • Avant de mettre un masque, lavez-vous les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool.
  • Couvrez votre bouche et votre nez avec le masque et assurez-vous qu'il n'y a pas d'espace entre votre visage et le masque. Appuyez le masque sur votre visage avec vos doigts pour fixer le périmètre du masque et appuyez fermement sur l'arête de votre nez. Après avoir enfilé le masque, lavez-vous à nouveau les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool.
  • Évitez de toucher le masque pendant que vous le portez; si vous le faites, lavez-vous les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool.
  • Remplacez le masque par un nouveau dès qu'il est mouillé ou sali par des sécrétions. Ne réutilisez pas les masques à usage unique.
  • Les masques non médicaux doivent être retirés soigneusement et remplacés s'ils sont mouillés ou salis. Lavez-les à l'eau chaude et laissez-les sécher entièrement.
  • Pour retirer le masque, enlevez les deux sangles situées derrière les oreilles. Ne touchez pas le devant du masque et veillez à ce que cette partie du masque ne touche ni votre peau ni aucune surface avant de jeter le masque dans un contenant à déchets ou de le mettre dans un panier à linge. Lavez-vous les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool.

Limiter les contacts avec les animaux

En raison de la possibilité que les animaux de compagnie soient infectés par le COVID-19 ou qu'ils transmettent le virus d'une personne à une autre par leurs poils, il est recommandé, à titre préventif, que les cas évitent tout contact avec des animaux de compagnie.

Si cela n'est pas possible, appliquez les bonnes pratiques d'hygiène des mains avant de toucher des animaux, leur nourriture et leurs accessoires et après les avoir touchés, ainsi que les bonnes pratiques d'hygiène respiratoire.

Éviter de partager des articles personnels

Le cas ne doit pas partager ses articles personnels (brosses à dents, serviettes, débarbouillettes, literie, cigarettes, ustensiles de cuisine non lavés, boissons, téléphones, ordinateurs ou autres appareils électroniques) avec d'autres personnes.

Nettoyer toutes les surfaces fréquemment touchées

Les désinfectants peuvent tuer le virus et ainsi l'empêcher d'infecter des personnes. Les surfaces fréquemment touchées telles que les toilettes, les tables de chevet et les poignées de porte doivent être désinfectées quotidiennement au moyen d'un désinfectant pour surfaces dures approuvé portant un numéro d'identification de drogue (DIN). Le DIN est un numéro de huit chiffres attribué par Santé Canada qui confirme que le produit désinfectant est approuvé et sécuritaire pour un usage au Canada. Si vous n'avez pas de désinfectant pour surfaces dures approuvé, vous pouvez utiliser une solution d'eau de Javel diluée. Pour préparer cette solution, suivez les instructions sur l'étiquette du produit ou mélangez 5 millilitres (ml) d'eau de Javel pour 250 ml d'eau OU 20 ml d'eau de Javel pour 1 litre d'eau. Ces proportions sont fondées sur une concentration de 5 % d'hypochlorite de sodium, et permettent d'obtenir une solution d'hypochlorite de sodium à 0,1 %. Suivez les instructions lors de la manipulation de l'eau de Javel (chlorine) domestique. S'ils peuvent résister à l'utilisation de liquides pour la désinfection, les appareils électroniques fréquemment touchés tels que les téléphones et les ordinateurs peuvent être désinfectés avec de l'alcool à 70 % (p. ex. lingettes imbibées d'alcool)Reference 7.

Il faut porter des gants jetables lors du nettoyage ou de la manipulation de surfaces, de vêtements ou de linges souillés par des liquides organiques. Les dortoirs et les lieux de vie commune où des personnes malades sont en convalescence doivent être nettoyés et désinfectés quotidiennement.

Tous les articles contaminés jetables utilisés doivent être placés dans un récipient doublé avant d'être jetés avec les autres déchets ménagers.

Autogestion de la santé pendant la convalescence

Traitement

À l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement pharmacologique pour la COVID-19. Le cas doit se reposer, bien s'alimenter, resté hydraté avec des liquides comme l'eaus'alimenter, l'eau et gérer ses symptômes. La prise de médicaments en vente libre peut aider à diminuer la fièvre et les douleurs. Il n'est pas recommandé de prendre de vitamines ou de recourir aux médecines alternatives ou parallèles, à moins que cela se fasse en consultation avec un fournisseur de soins de santé autorisé.

Prendre régulièrement sa température

Le cas doit prendre sa température chaque jour, ou plusieurs fois par jour si elle fait de la fièvre (p. ex. sueurs, frissons), ou si ses symptômes changent. Les mesures de la température doivent être consignées et transmises à l'ASP, conformément à ses directives. Si le cas prend de l'acétaminophène (p. ex. Tylenol) ou de l'ibuprofène (p. ex. Advil), il doit prendre sa température au moins quatre heures après la dernière dose du médicament contre la fièvreNote de bas de page g.

Maintenir un environnement propice au rétablissement

La personne devrait s'assurer que son environnement est bien aéré et exempt de fumée du tabac ou autre. Si la température extérieure le permet, elle peut améliorer la circulation d'air en ouvrant les fenêtres et les portes.

Rester branché

Le fait de rester à la maison et de ne pas être en mesure de vaquer à ses occupations quotidiennes à l'extérieur peut contribuer à l'isolement social. Les ASP peuvent encourager les personnes en isolement à la maison à communiquer avec leur famille et leurs amis par téléphone ou par ordinateur.

Précautions à prendre pour les personnes vivant sous le même toit (p. ex. soignants, colocataires) afin de prévenir la transmission du virus

Il est important que les autres membres du ménage suivent les mesures appropriées pour se protéger contre la COVID-19.

Protection oculaire

Dans le cadre des soins et des activités pour les cas, le port d'une protection oculaire est recommandé afin de protéger les muqueuses des yeux de toute éclaboussure ou projection de liquides organiques, notamment les sécrétions respiratoires.

  • La protection oculaire doit être portée par-dessus les lunettes servant à corriger la vision. Le port de lunettes prescrites n'assure pas une protection suffisante contre les gouttelettes de salive projetées.
  • La protection oculaire doit être mise en place après avoir mis un masque.
  • Après avoir mis en place la protection oculaire, il convient d'enfiler des gants (voir ci-après).
  • Pour retirer la protection oculaire, enlevez d'abord les gants et appliquez la règle d'hygiène des mains. Puis, retirez la protection oculaire en manipulant les branches des lunettes de protection ou les côtés ou l'arrière de l'écran facial. L'avant des lunettes de protection ou de l'écran facial est considéré comme contaminé.
  • Jetez la protection oculaire dans un contenant à déchets doublé de plastique. S'il ne s'agit pas d'une protection oculaire à usage unique, il faut la nettoyer à l'eau et au savon, puis décontaminez-la au moyen d'un désinfectant pour surfaces dures approuvé portant un numéro d'identification de drogue (DIN). Le DIN est un numéro de huit chiffres attribué par Santé Canada qui confirme que le produit désinfectant est approuvé et sécuritaire pour un usage au Canada. Si vous n'avez pas de désinfectant pour surfaces dures approuvé, vous pouvez utiliser une solution d'eau de Javel diluée. Pour préparer cette solution, suivez les instructions sur l'étiquette du produit ou mélangez 5 millilitres (ml) d'eau de Javel pour 250 ml d'eau OU 20 ml d'eau de Javel pour 1 litre d'eau. Ces proportions sont fondées sur une concentration de 5 % d'hypochlorite de sodium, et permettent d'obtenir une solution d'hypochlorite de sodium à 0,1 %.
  • Lavez-vous les mains.

Gants

Dans la mesure du possible, portez des gants jetables à usage unique pour tout contact direct avec une personne atteinte ainsi que le nettoyage de surfaces contaminées et la manipulation d'articles souillés de liquides organiques, notamment la vaisselle, les ustensiles, les vêtements, la literie et les déchets à éliminer. Les gants ne remplacent pas l'hygiène des mains; les personnes prodiguant des soins doivent se laver les mains avant de mettre des gants et après les avoir enlevés.

  • Si les gants sont souillés pendant les soins, il faut les enlever, vous laver les mains et en mettre de nouveaux.
  • Procédure pour enlever les gants en toute sécurité : avec l'une des mains gantées, tirez sur le bout des doigts du gant de la main opposée et, à mesure que l'on tire, formez avec le gant qui est retiré une boule dans le creux de la main gantée. Pour retirer l'autre gant, glissez la main nue sous le gant jusqu'à la hauteur du poignet, retournez doucement le gant, puis déroulez-le en l'éloignant de vous. Évitez de toucher l'extérieur des gants avec les mains nues.
  • Si les gants sont déchirés, lavez-vous les mains et mettez-en une nouvelle paire.
  • Jetez les gants dans un contenant à déchets doublé de plastique.
  • Lavez-vous les mains.
  • Le port de gants doubles n'est pas nécessaire.

Des gants utilitaires réutilisables peuvent être utilisés; toutefois, après chaque utilisation, ils doivent être nettoyés à l'eau et au savon, puis être désinfectés au moyen d'un désinfectant pour surfaces dures approuvé portant un numéro d'identification de drogue (DIN). Le DIN est un numéro de huit chiffres attribué par Santé Canada qui confirme que le produit désinfectant est approuvé et sécuritaire pour un usage au Canada. Si vous n'avez pas de désinfectant pour surfaces dures approuvé, vous pouvez utiliser une solution d'eau de Javel diluée. Pour préparer cette solution, suivez les instructions sur l'étiquette du produit ou mélangez 5 millilitres (ml) d'eau de Javel pour 250 ml d'eau OU 20 ml d'eau de Javel pour 1 litre d'eau. Ces proportions sont fondées sur une concentration de 5 % d'hypochlorite de sodium, et permettent d'obtenir une solution d'hypochlorite de sodium à 0,1 %.

Fournitures à prévoir en cas d'isolement volontaire à domicile

Références

Référence 1

Définition nationale de cas provisoire : Maladie à coronavirus (COVID-19). [En ligne] 2 avril 2020. [Consulté le 10 avril 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/definition-nationale-cas.html

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Référence 2

Réseau des laboratoires de santé publique du Canada. Protocole d'enquête microbiologique concernant les Infections Respiratoires Aiguës Sévères (IRAS). [En ligne] 2013. [Consulté le 16 janvier 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/agents-pathogenes-voies-respiratoires-emergents/protocole-enquete-microbiologique-concernant-infections-respiratoires-aigues-severes-iras.html

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Référence 3

Prise en charge clinique des patients atteints d'une forme modérée ou grave de la COVID-19 - Lignes directrices provisoire. [En ligne] 2 avril 2020. [Consulté le 4 avril 2020] https://www.ammi.ca/Content/Clinical%20Care%20COVID-19%20Guidance%20FINAL%20April2%20FRENCH%20%281%29.pdf

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Référence 4

Pratiques de base et précautions additionnelles visant à prévenir la transmission des infections dans les milieux de soins. [En ligne] Septembre 2017 [Consulté le 22 février 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/pratiques-de-base-precautions-infections-aux-soins-de-sante.html

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Référence 5

ASPC. Prévention et contrôle de la maladie à coronavirus (COVID-19) : Lignes directrices provisoires pour les établissements de soins actifs. [En ligne] 4 février 2020. [Consulté le 5 avril 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/lignes-directrices-provisoires-etablissements-soins-actifs.html

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Référence 6

OMS. Soins à domicile pour les patients présumés infectés par le nouveau coronavirus (nCoV) présentant des symptômes bénins et prise en charge des contacts. [En ligne] 17 mars 2020. [Consulté le 4 avril 2020] https://www.who.int/fr/publications-detail/home-care-for-patients-with-suspected-novel-coronavirus-(ncov)-infection-presenting-with-mild-symptoms-and-management-of-contacts

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Référence 7

OMS. Global surveillance for COVID-19 caused by human infection with COVID-19 virus. Lignes directrices provisoires. [Online] 20 mars 2020. Consulté le 5 avril 2020. https://www.who.int/publications-detail/global-surveillance-for-human-infection-with-novel-coronavirus-(2019-ncov)

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Référence 8

Kampf G., D. Todt, S. Pfaender, E. Steinmann. Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and its inactivation with biocidal agents, Journal of Hospital Infection

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Notes de bas de page

Note de bas de page a

Les recommandations relatives à la gestion des cas peuvent aussi être appliquées aux contacts des cas suspectés, si les ressources de santé publique le permettent.

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Note de bas de page b

Si les ressources de santé publique le permettent.

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Note de bas de page c

Contenu repris et adapté de : Santé publique Ontario. At-a-Glance Risk Levels and Precautions for COVID-19. Février 2020.

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Note de bas de page d

Contenu repris et adapté de : Santé publique Ontario. Public health management of cases and contacts of novel coronavirus (COVID-19) in Ontario. 12 février 2020 (version 4.0).

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Note de bas de page e

L'ASP devrait tenir compte du type de masque porté par le contact dans son évaluation des risques. L'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuelle suppose l'utilisation d'un masque medical par le contact qui a fournie les soins directs. L'efficacité des masques non médicaux dans la prévention des infections n'a pas été prouvée.

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Note de bas de page f

Une exposition prolongée est définie comme une durée de plus de 15 minutes7

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Note de bas de page g

En général, on entend par auto-isolement le fait pour le contact de demeurer à la maison, de ne pas aller dehors, d'éviter tout contact avec d'autres personnes et de pratiquer l'éloignement physique au sein du domicile.

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Note de bas de page h

Un examen systématique de l'effet antipyrétique de l'ibuprofène et de l'acétaminophène chez les enfants a montré que ces médicaments ont leur effet maximal de réduction de la température entre 2,5 et 3 heures après leur ingestion. Wahba H. The antipyretic effect of ibuprofen and acetaminophen in children. Pharmacotherapy: The Journal of Human Pharmacology and Drug Therapy. 2004 Feb;24 (2):280-4.

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