Mise à jour : Prise en charge par la santé publique des cas de COVID-19 et des contacts qui y sont associés

Dernière modification : 23 décembre 2020

Remarque

La présente page est continuellement en révision et sera mise à jour à mesure que la situation évolue. Veuillez consulter la page à propos des ressources des provinces et des territoires sur la COVID-19 pour obtenir les directives à jour qui sont particulières à votre province ou territoire.

Sur cette page

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en collaboration avec des experts de la santé publique du Canada, a élaboré les présentes lignes directrices à l'intention des autorités de santé publique (ASP) fédérales, provinciales et territoriales (FPT) pour appuyer la prise en charge des cas de COVID-19 et la gestion des contacts qui y sont associés dans leurs administrations.

La stratégie décrite dans le présent document d'orientation met l'accent sur la gestion des cas et des contacts afin d'atténuer les répercussions de la COVID-19 sur la santé des Canadiens Reference 1. Le présent document est établi dans le contexte canadien et est fondé sur les données scientifiques disponibles et les avis d'experts. En interprétant et en appliquant le document d'orientation, il est important de reconnaître que la santé, l'invalidité et les circonstances économiques, sociales ou autres auxquelles font face certains individus et ménages peuvent limiter leur capacité à suivre les mesures recommandées. Cela peut nécessiter une gestion des cas et une réaction des contacts adaptées dans certaines situations.

La pandémie de COVID-19 a évolué de différentes façons au Canada. Les ASP provinciales et territoriales continuent d'adapter les mesures restrictives de santé publique selon l'épidémiologie de la COVID-19 dans leurs administrations, en tenant compte d'autres indicateurs importants, comme la capacité de leurs systèmes de santé. Les administrations étant aux prises avec une nouvelle vague de la maladie, l'augmentation des cas, des hospitalisations et des décès peut nuire à la capacité dans les systèmes de santé publique et de soins de santé, et exiger des modifications aux mesures de santé publique dans les secteurs touchés.

Le présent document d'orientation pourrait être modifié à mesure que de nouveaux renseignements sur la transmissibilité et le profil épidémiologique sont communiqués. Ce document doit être lu en conjonction avec les politiques, les règlements et les lois applicables à l'échelon provincial ou territorial et local. Des mises à jour sur l'éclosion de la maladie à coronavirus (COVID-19) sont également disponibles.

Gestion des cas

Signalement et déclaration

La définition nationale de cas provisoire pour la COVID-19 fournit des définitions de cas aux fins de surveillance, ainsi que les exigences relatives au signalement associées.

Il est important pour les professionnels de la santé de première ligne de signaler aux ASP les cas de COVID-19, conformément aux exigences de déclaration propres aux administrations. Les ASP doivent assurer la coordination générale avec les professionnels de la santé et les laboratoires provinciaux pour la prise en charge et la déclaration des cas, et établir des liens de communication avec tous les professionnels de la santé concernés pendant toute la durée de la maladie. Les ASP doivent déclarer les cas confirmés de COVID-19 auprès de l'ASPC, ainsi que les cas probables dans la mesure du possible, au plus tard 24 heures après en avoir été elles-mêmes informées.

Dans certaines situations, les cas ou les contacts de cas ont des liens épidémiologiques qui s'étendent à plusieurs administrations ou provinces/territoires. Pendant l'enquête sur le cas, on peut également déterminer que la personne a contracté l'infection ou a pu être exposée au virus dans une autre administration. Les ASP devraient recourir aux moyens de communication intergouvernementaux établis pour assurer une gestion rapide des cas et des contacts. Une telle approche pourrait être nécessaire, par exemple, lorsqu'une personne a voyagé dans différentes administrations pendant sa période de contagion, ou lorsque les contacts résident dans une autre administration que la personne infectée.

Analyses de laboratoire

Les stratégies d'analyse en laboratoire ont évolué au fil du temps. Chaque province ou territoire a modifié son approche (p. ex. qui est testé) en fonction de facteurs comme de nouvelles données probantes, les nouvelles technologies, la capacité des ressources de laboratoire et les circonstances épidémiologiques locales. À l'heure actuelle, la réalisation d'un test validé de réaction en chaîne de la polymérase après transcription inverse (RT-PCR) sur un échantillon cliniquement approprié, prélevé par un professionnel de la santé qualifié, est considérée comme la méthode de référence pour le diagnostic de l'infection au SRAS-CoV-2.

Les professionnels de la santé doivent avoir accès aux analyses de laboratoire appropriées pour la COVID-19 par l'entremise des services d'un laboratoire communautaire, hospitalier ou de référence (p. ex. laboratoire de santé publique [LSP] provincial réalisant un test validé) ou du Laboratoire national de microbiologie.

Des lignes directrices à l'intention des professionnels de la santé sur les analyses en laboratoire sont disponibles. De plus, le Groupe de travail sur les infections respiratoires virales du Réseau des laboratoires de santé publique du Canada a élaboré les meilleures pratiques d'analyse en laboratoire pour la COVID-19 et a mis à jour son protocole pour les enquêtes microbiologiques sur les nouveaux agents pathogènes respiratoires, notamment les infections respiratoires aiguës graves Reference 2, Reference 3.

Le dépistage rapide de la COVID-19 avec des trousses de test aux points de service pourrait augmenter la capacité de dépistage; toutefois, les données actuelles semblent indiquer que ces méthodes sont moins sensibles que les analyses actuelles par RT-PCR Reference 4. Des lignes directrices provisoires ont été publiées concernant l'utilisation des tests de détection rapide des acides nucléiques et d'antigènes. L'utilisation des analyses aux points de service continue de faire l'objet d'évaluations dans le contexte de la COVID-19, tout comme le rôle des tests sérologiques et génomiques.

De nouvelles données indiquent que, bien que rare, des individus peuvent être réinfectés par le SRAS-CoV-2 Reference 5. Les données évoluent en ce qui concerne la fréquence des réinfections et le moment auquel elles surviennent par rapport à l'infection antérieure. Pour en savoir plus, consultez les lignes directrices sur les analyses de laboratoire en cas de réinfection soupçonnée.

Prise en charge clinique et traitement

La prise en charge clinique du cas (que la personne se trouve à domicile ou dans un établissement de soins actifs) est basée sur l'état de la personne et sur le jugement du professionnel de la santé qui s'en occupe. Consultez les lignes directrices pertinentes sur la prise en charge clinique des patients ayant la COVID-19.

Les professionnels de la santé qui fournissent des soins à domicile à un cas doivent suivre les lignes directrices provisoires élaborées pour la prévention et le contrôle des infections dans les milieux de soins à domicile. Les lignes directrices à l'intention des membres du ménage qui prennent soin d'un cas à domicile, ou à l'intention des occupants ou du personnel d'un lieu de cohabitation, figurent à l'annexe 1.

Prise en charge des cas dans la collectivité

Les données épidémiologiques indiquent que la majorité des personnes ayant la COVID-19 n'ont pas besoin d'être hospitalisées Reference 6.

Lorsqu'elles n'ont pas besoin d'être hospitalisées, les personnes ayant la COVID-19 (c.-à-d. les « cas ») doivent s'isoler à domicile ou dans le lieu de cohabitation (p. ex. résidence d'étudiants, foyer de groupe, refuge, etc.), loin des autres membres du ménage ou occupants, selon les directives de leur ASP. L'isolement doit durer au moins 10 jours à partir de l'apparition des symptômes pour un cas symptomatique, ou à partir de la date de prélèvement d'un échantillon positif pour un cas asymptomatique.

Pendant l'isolement, le cas doit recevoir la consigne de ne pas quitter le lieu d'isolement, qu'il s'agisse de son domicile, du lieu de cohabitation ou d'un autre lieu déterminé par l'ASP ou un professionnel de la santé. Les cas doivent :

Si les cas doivent quitter leur domicile pour obtenir des soins médicaux, ils devraient toujours porter un masque médical (idéalement) ou, à défaut d'un masque médical, un masque non médical bien conçu et bien ajusté. D'autres renseignements sont disponibles au sujet des masques non médicaux, notamment les circonstances justifiant leur utilisation, ainsi que les matériaux, la structure et l'ajustement adéquats.

S'isoler dans la collectivité

Lorsqu'elles s'isolent dans la collectivité - à domicile ou dans un lieu de cohabitation -, les personnes ayant la COVID-19 doivent réduire autant que possible le risque de transmission, par contact direct ou indirect, aux autres membres du ménage ou aux occupants du lieu de cohabitation. Elles doivent porter un masque médical si elles en ont (idéalement) ou un masque non médical bien conçu et bien ajusté, demeurer le plus possible dans la pièce désignée, et suivre les mesures de prévention personnelles recommandées.

Des directives sur l'isolement à domicile ou dans d'autres lieux de cohabitation figurent à l'annexe 1, ainsi que des recommandations concernant les situations où il s'avère impossible de respecter à la lettre les consignes d'isolement.

Évaluer la convenance de l'isolement dans la communauté

L'ASP, en collaboration avec le cas et son professionnel de la santé, au besoin, déterminera le lieu où s'isole la personne ayant la COVID-19. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées se rétablissent dans un environnement adéquat, où un isolement efficace et une surveillance appropriée de la maladie (c.-à-d. des signes d'aggravation) peuvent être assurés.

Les considérations relatives à un environnement convenable dépendront de la personne et de ses conditions de vie. À cet égard, les éléments pris en compte peuvent varier selon le sexe, le genre ou d'autres facteurs socioéconomiques ou identitaires de la personne.

Voici certains facteurs à prendre en considération lorsqu'il faut déterminer si un lieu d'isolement dans la collectivité (domicile ou lieu de cohabitation) est adéquat :

L'ASP joue un rôle important dans l'évaluation de la convenance du lieu d'isolement d'un cas, et les considérations énumérées plus haut sont détaillées à l'annexe 2.

Facteurs psychosociaux

Les ASP doivent encourager les individus, les familles et les collectivités à créer un environnement favorable pour les personnes qui doivent s'isoler afin qu'elles prennent soin de leur santé mentale et qu'on réduise au minimum le stress et les difficultés associés à l'isolement, car les répercussions financières, psychologiques et sociales peuvent être importantes.

Il est essentiel de gagner et de maintenir la confiance du public afin de mettre en œuvre efficacement ces mesures. La communication de messages clairs au sujet de l'isolement, notamment sur les critères, la justification et la durée de l'isolement ainsi que sur les moyens de soutenir les personnes pendant la période d'isolement, aidera à gagner la confiance du public. Les messages devront tenir compte des besoins des populations qui sont aux prises avec des vulnérabilités sociales, économiques et culturelles ou d'autres vulnérabilités. De plus amples renseignements ont été publiés sur les répercussions psychologiques de la COVID-19.

Pour les personnes autochtones, l'isolement obligatoire loin de la maison en raison de la COVID-19 peut faire resurgir un traumatisme similaire à celui découlant des déplacements forcés qui ont eu lieu par le passé. De plus, de nouveaux traumatismes pourraient se produire si leur capacité à pratiquer des activités culturelles ou spirituelles est limitée. Pour éviter le relogement des personnes ayant la COVID-19 à l'extérieur de leur collectivité, plusieurs collectivités autochtones ont réaménagé certaines installations ou établi des sites d'isolement temporaires afin que leurs membres puissent s'isoler en toute sécurité lorsque leur domicile ne convient pas.

Surveillance des cas par les autorités de santé publique

Idéalement, les ASP doivent effectuer ou faciliter une surveillance active quotidienne des cas de COVID-19, dans la mesure du possible en fonction des ressources disponibles.

La surveillance active quotidienne des cas de COVID-19 variera en fonction de l'ASP. En règle générale, elle inclura la communication de renseignements sur ce qui suit :

Il faut surveiller les cas de COVID-19 jusqu'à ce qu'ils aient satisfait aux critères d'arrêt de l'isolement établis par l'ASP.

Arrêt de l'isolement des cas dans la collectivité

L'ASP devrait ordonner l'arrêt de l'isolement des cas dans la collectivité (c.-à-d. les personnes qui ne sont pas hospitalisées ou les résidents d'établissements de soins de longue durée). Les critères à appliquer peuvent comprendre :

En général, la reprise du test de laboratoire (c.-à-d. résultat négatif) comme critère de base pour mettre fin à l'isolement à la maison n'est pas recommandée. Il peut y avoir des exceptions à ces critères pour lesquelles l'ASP ou les fournisseurs de soins peuvent justifier une période d'isolement plus longue (p. ex. individus immunodéprimés, individus hospitalisés en raison de la COVID-19).

Gestion des contacts

Toutes les recommandations liées aux contacts des cas de COVID-19 s'appliquent indépendamment de l'état vaccinal ou du déroulement des campagnes de vaccination. Ce contenu sera mis à jour, au besoin, en fonction des nouvelles données concernant l'efficacité des vaccins et la couverture vaccinale au Canada.

Il est important d'identifier et de gérer les contacts des cas de COVID-19 pour réduire la transmission du virus dans la collectivité. Plusieurs objectifs peuvent être atteints grâce aux activités de gestion des contacts par les ASP, notamment :

L'identification précoce des contacts et la conduite de tests diagnostiques selon les stratégies de dépistage provinciales ou territoriales existantes sont un élément clé de l'identification et de la prise en charge rapides des cas, afin de réduire la transmission du coronavirus.

Dans un contexte d'éclosion, la recherche et la gestion des contacts permettent également la détection des cas actifs pendant une enquête. Lorsqu'on soupçonne une éclosion, l'ASP peut adopter une définition propre à la situation pour les personnes dont le risque d'exposition est élevé (c.-à-d. les « contacts étroits »), afin d'accroître l'efficacité de ses activités d'enquête auprès des contacts et de détection des cas. Ainsi, tous les individus présents à un événement associé à un risque élevé de transmission pourraient être évalués comme étant à haut risque d’exposition (p. ex. tous les invités d'un mariage ou les participants à un cours de conditionnement physique à l'intérieur). Cette approche peut être envisagée lorsque le lieu d'éclosion comporte un risque d'exposition élevé pour la plupart des participants ou lorsqu'il n'est pas possible d'effectuer une évaluation individuelle du risque.

Les éclosions peuvent avoir une incidence accrue sur certains groupes en raison de leurs vulnérabilités sociales, économiques, sanitaires ou autres, comme le fait de vivre dans une collectivité éloignée et isolée, de vivre dans des lieux pauvres ou surpeuplés, d'avoir des problèmes de santé sous-jacents ou d'être âgé. Pour la recherche des cas et des contacts associés à une éclosion dans ces populations, l'ASP pourrait adopter une définition plus sensible des personnes présentant un risque d'exposition élevé (c.-à-d. les contacts étroits) afin de faciliter la détection de cas.

Recherche des contacts en aval (méthode traditionnelle)

Jusqu'ici, l'approche de santé publique adoptée pour la gestion des cas de COVID-19 et des contacts y étant associés s'est en grande partie concentrée sur l'interruption des chaînes de transmission grâce à la recherche des contacts en aval, qui consiste à identifier les individus présentant un risque d'exposition au SRAS-CoV-2 à partir d'un cas détecté. La recherche des contacts en aval vise à identifier les individus pouvant avoir été exposés et à les mettre en quarantaine (auto-isolement), ou à faciliter leur autosurveillance, pour empêcher de futures chaînes de transmission.

Les contacts doivent être retracés et gérés conformément aux recommandations du présent document, dans la mesure du possible, en fonction des ressources de santé publique. Le niveau et l'intensité des mesures de santé publique peuvent varier d'une administration à l'autre en fonction de l'épidémiologie locale de la COVID-19. D'autres stratégies de gestion des contacts que les ASP peuvent envisager lorsque les ressources sont limitées sont décrites en détail plus bas.

L'ASP effectuera une évaluation individuelle du risque qui lui permettra d'établir le risque d'exposition de chaque contact et de déterminer les paramètres de quarantaine (auto-isolement) ou d'autosurveillance requis, ainsi que les mesures que l'ASP prendra au cours de la période de surveillance de 14 jours.

Étant donné que la transmission du SRAS-CoV-2 peut se faire à partir de cas symptomatiques, présymptomatiques ou asymptomatiques, la recherche des contacts doit comprendre :

Le tableau 1 fournit des directives sur la classification des contacts selon l'importance du risque (élevé ou faible) découlant de l'exposition, afin de déterminer les mesures recommandées. Les renseignements figurant dans ce tableau ne remplacent pas les conseils personnalisés donnés aux contacts, en fonction d'une évaluation complète du risque individuel, par les ASP.

Tableau 1 : Conseils sur la gestion des contacts selon le niveau de risque d'exposition

Remarque : Toutes les expositions potentielles décrites ci-dessous sont considérées comme ayant eu lieu pendant que le cas était contagieux, afin de déterminer le niveau de risque d'exposition.

Niveau de risque Description Recommandations à l'intention du contact
Risque élevé (contact étroit)
  • Travailleur de la santé qui a prodigué des soins physiques directs à un cas, ou travailleur de laboratoire qui a manipulé des échantillons contenant le virus de la COVID-19, sans avoir utilisé un équipement de protection individuelle (EPI) et adopté des pratiques de prévention et de contrôle des infections (PCI) de façon continue et adéquate. Note de bas de page a
  • Toute personne habitant avec un cas, qui a un contact physique direct avec un cas ou qui est exposée à ses liquides corporels infectieux, y compris le fournisseur de soins, le partenaire intime, l'enfant à la charge du cas, etc.
  • Toute personne qui a partagé un espace intérieur (p. ex. une même pièce) avec un cas pendant une période prolongée Note de bas de page b, y compris les espaces fermés, les lieux bondés ou les lieux où des contacts étroits peuvent se produire (p. ex. rassemblements sociaux, lieux de travail, etc.), sans avoir adopté des mesures d'atténuation des risques appropriées au niveau individuel et de l'environnement. Note de bas de page c
  • Toute personne qui a eu une conversation rapprochée avec un cas ou qui a été dans une situation dans laquelle un cas a chanté, crié ou respiré fort (p. ex. entraînement physique), sans avoir adopté des mesures d'atténuation des risques appropriées au niveau individuel et de l'environnement. Note de bas de page c
  1. Se mettre en quarantaine (s'auto-isoler) Note de bas de page d à domicile durant 14 jours à compter de la dernière exposition.
  2. Respecter les mesures de prévention personnelles recommandées. Si la personne habite avec le cas, éviter toute exposition supplémentaire au cas et porter un masque non médical bien conçu et bien ajusté dans les espaces partagés (p. ex. même pièce) avec le cas.
  3. Respecter les directives de l'ASP relatives aux exigences de dépistage.
  4. Surveiller l'apparition de symptômes associés à la COVID-19 durant les 14 jours suivant la dernière exposition au cas.
  5. Mesurer et noter sa température chaque jour et éviter autant que possible de prendre des médicaments contre la fièvre (p. ex. acétaminophène, ibuprofène). Ces médicaments pourraient masquer un symptôme précoce de la COVID-19. Si ces médicaments doivent être pris, informer l'ASP Reference 8.
  6. En présence de symptômes, s'isoler à l'écart des autres membres du domicile aussi rapidement que possible; porter un masque médical si possible (idéalement) ou un masque non médical bien conçu et bien ajusté; communiquer avec l'ASP pour obtenir davantage de directives, notamment :
    • le lieu où se rendre pour recevoir des soins;
    • le mode de transport à privilégier;
    • les précautions de PCI à suivre.
  7. Éviter le contact étroit avec les personnes qui sont susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la COVID-19.
  8. Les contacts qui sont susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la COVID-19 ne devraient pas prodiguer de soins au cas et devraient rester ailleurs dans la mesure du possible.
Risque faible
  • Travailleur de la santé qui a prodigué des soins physiques directs à un cas, ou travailleur de laboratoire qui a manipulé des échantillons contenant le virus de la COVID-19, en ayant utilisé un EPI et adopté des pratiques de PCI de façon continue et adéquate. Note de bas de page a
  • Toute personne qui a partagé un espace intérieur (p. ex. une même pièce) avec un cas pendant une période prolongée, y compris les espaces fermés, les lieux bondés ou les lieux où des contacts étroits peuvent se produire (p. ex. rassemblements sociaux, lieux de travail, etc.), en ayant adopté des mesures d'atténuation des risques appropriées au niveau individuel et de l'environnement. Note de bas de page c
  • Toute personne qui a eu une conversation rapprochée avec un cas ou qui a été dans une situation dans laquelle un cas a chanté, crié ou respiré fort (p. ex. entraînement physique), en ayant adopté des mesures d'atténuation des risques appropriées au niveau individuel et de l'environnement. Note de bas de page c
  1. Surveiller l'apparition de symptômes associés à la COVID-19 durant les 14 jours suivant la dernière exposition au cas.
  2. En présence de symptômes, s'isoler à l'écart des autres membres du domicile aussi rapidement que possible; porter un masque médical si possible (idéalement) ou un masque non médical bien conçu et bien ajusté, et communiquer avec l'ASP pour obtenir davantage de directives, notamment :
    • le lieu où se rendre pour recevoir des soins;
    • le mode de transport à privilégier;
    • les précautions de PCI à suivre.
  3. Dans la mesure du possible, éviter les contacts étroits avec les personnes qui présentent un risque accru de maladie grave.
  4. Respecter les directives de l'ASP relatives aux exigences de dépistage.
  5. Respecter les mesures de prévention personnelles recommandées.

Acronymes :

  • EPI : équipement de protection individuelle
  • PCI : prévention et contrôle des infections

Dans le contexte d'une transmission communautaire du SRAS-CoV-2, toutes les personnes devraient être encouragées à respecter les mesures de prévention personnelles recommandées, ainsi que les mesures propres à la collectivité. Étant donné que les interactions transitoires avec un cas (p. ex. passer à côté d'un cas ou être brièvement dans la même pièce) peuvent entraîner une exposition non reconnue qui est peu susceptible d'être relevée par la recherche des contacts, il est important que les membres de la collectivité respectent les mesures de précautions recommandées.

La durée de la gestion des contacts pour un contact qui présente des symptômes compatibles avec ceux de la COVID-19 dans les 14 jours suivant la dernière exposition au cas devrait être déterminée en fonction des critères suivants :

Si des membres du ménage d'un cas tombent malades, l'ASP doit évaluer si les autres membres asymptomatiques du ménage doivent prolonger leur période de quarantaine (auto-isolement) en fonction de leur dernière exposition au nouveau cas.

Autres stratégies de gestion des contacts

Pour compléter ou appuyer les ressources régionales limitées, l'ASP peut envisager d'adopter des approches de rechange à la recherche des contacts habituelle, en particulier dans les situations d'augmentation des cas à l'échelle régionale Reference 9. Ces solutions de rechange comprennent notamment :

Pendant les périodes d'augmentation des cas locaux de COVID-19 et d'éclosions déclarées, les ASP peuvent également accorder la priorité aux activités de recherche des contacts pour certains contextes propices à la transmission (p. ex. écoles, événements, lieux de travail, communautés éloignées, etc.) ou pour des contacts précis (p. ex. les contacts qui sont vulnérables, qui travaillent dans des environnements à haut risque, qui prodiguent des soins à une personne vulnérable, etc.) Reference 10.

Les ASP peuvent aussi envisager d'adopter d'autres approches selon lesquelles les personnes infectées, les employeurs ou les coordonnateurs d'événements avisent les contacts (c.-à-d. une simple référence), ou avisent les contacts et fournissent des renseignements supplémentaires sur la PCI, la quarantaine (auto-isolement) et la surveillance des symptômes (recommandation plus exhaustive) Reference 11.

Recherche des contacts en amont

En plus de la recherche des contacts traditionnelle (en aval), les ASP peuvent envisager une recherche des contacts « en amont », qui vise à déterminer le lieu et le moment où le cas a probablement été infecté. La recherche des contacts en amont est systématiquement effectuée dans le cadre d'enquêtes sur des cas ou des éclosions de maladies transmissibles ayant une importance pour la santé publique, lorsque les ASP collectent des renseignements sur les circonstances ayant pu mener à l'infection d'un cas. Dans le contexte des présentes directives, ce type de recherche est proposé comme une activité moins intensive, et donc mobilisant potentiellement moins de ressources que l'enquête sur une éclosion.

Bien qu'il ait été observé que la COVID-19 se répand de manière constante dans la collectivité - chaque cas infectant une ou deux personnes en moyenne -, on a détecté des foyers d'infection au sein desquels certaines personnes infectent de façon disproportionnée un grand nombre de cas secondaires. Cette situation se rapporte au concept statistique de « surdispersion », selon lequel il existe une forte variation sur le plan individuel dans la distribution du nombre de transmissions secondaires. Ces foyers d'infection correspondent à des événements de super-propagation.

Dans ces circonstances, la recherche des contacts en amont peut contribuer à :

Si la source des cas est trouvée au moyen de la recherche des contacts en amont, la recherche des contacts traditionnelle (en aval) devrait être utilisée comme indiqué ci-dessus, et la gestion des contacts devrait être effectuée en fonction du risque d'exposition tel que présenté au tableau 1. Comme pour la recherche des contacts en amont, les exigences de dépistage et les interventions de santé publique peuvent être adaptées selon l'épidémiologie locale.

La recherche des contacts en amont est considérée comme étant la méthode la plus utile lorsque des éclosions localisées se produisent dans des régions où les niveaux de transmission sont relativement faibles.
Elle est considérablement plus complexe lorsque la transmission dans la communauté est répandue, en raison du volume de cas et de l'incertitude engendrée par la multiplicité des sources potentielles de transmission pour chaque cas confirmé. Ce type de recherche peut également être moins utile durant l'application de mesures de santé publique restrictives, en raison de la diminution du nombre d'événements ou de lieux où des éclosions ou des événements de super-propagation pourraient se produire Reference 12. L'adoption des méthodes de recherche des contacts en amont peut avoir des répercussions importantes sur les ressources, selon la nature des stratégies de recherche des contacts utilisées, les méthodes de test et l'épidémiologie régionale.

Les données actuelles sont limitées en ce qui concerne l'efficacité de la recherche en amont dans le contexte de la COVID-19. Il n'est donc pas possible d'établir de manière définitive les situations où elle serait le plus utile. Un faible nombre de pays ont utilisé cette stratégie, et les avantages positifs ont été liés à une faible incidence et à une transmission communautaire limitée Reference 13, Reference 14. Les provinces et territoires devraient envisager d'adopter une méthode de recherche des contacts en amont, en fonction de leurs circonstances et de leurs ressources respectives. Si cette méthode est mise en œuvre, ils devraient également envisager d'évaluer son efficacité afin d'alimenter la base de données probantes à cet égard.

Personnes potentiellement exposées durant un voyage

Depuis le 25 mars 2020, tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent suivre les règles établies par les décrets d'urgence en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine. Certaines exemptions à ces restrictions pour l'entrée au pays et aux exigences de quarantaine obligatoire sont accordées et peuvent s'appliquer à des personnes ou à des groupes.

À moins d'être exemptés, tous les voyageurs ou citoyens qui arrivent au Canada doivent se mettre en quarantaine à la maison ou dans un autre endroit désigné, pendant 14 jours après leur arrivée au Canada. Des directives relatives à la quarantaine pour les voyageurs ne présentant pas de symptômes de COVID-19 retournant au Canada sont disponibles.

Les voyageurs arrivant au pays et présentant des symptômes sont tenus de s'isoler pour un minimum de 14 jours après leur arrivée au Canada. Des directives relatives à la quarantaine pour les voyageurs présentant des symptômes de COVID-19 retournant au Canada sont disponibles.

L'évaluation individuelle du risque effectuée par les ASP durant la recherche des contacts devrait tenir compte des antécédents de voyage. Des avis d'exposition potentielle au cours d'un voyage à bord d'un moyen de transport précis (p. ex. avion, navire de croisière, train) peuvent également être publiés.

Recherche des contacts pour les passagers et les membres d'équipages aériens

L'exposition potentielle des passagers et des membres d'équipages au SRAS-CoV-2 pendant les voyages aériens est un sujet de préoccupation. Toutefois, des mesures d'atténuation des risques, telles que le port obligatoire du masque, l'éloignement physique, la réduction du taux d'occupation, le nettoyage de l'environnement et l'hygiène des mains, appliquées selon une approche à niveaux multiples, peuvent réduire considérablement la probabilité de transmission Reference 15.

La décision de procéder à la recherche des passagers de l'avion et des membres d'équipages aériens susceptibles d'avoir été exposés à un cas confirmé de COVID-19 à bord d'un avion doit être prise en fonction des ressources disponibles et d'une évaluation des risques. L'évaluation des risques devrait être effectuée par l'ASP à laquelle le cas est déclaré, en tenant compte des éléments suivants :

Si la province ou le territoire détermine qu'il est nécessaire de communiquer avec un contact potentiel, l'ASP peut suivre les protocoles régionaux pour la communication publique lorsqu'un cas a voyagé pendant sa période de contagion. Les renseignements exigés sont le numéro de vol, la date du vol, les lieux de départ et d'arrivée, ainsi que la rangée de sièges concernée à bord de l'avion. De plus, les avis d'exposition pendant un voyage aérien reçus par l'équipe responsable des avis intergouvernementaux de l'ASPC, peuvent être publiés sur la page Web : Maladie à coronavirus (COVID-19) : Endroits où vous pourriez avoir été exposé à la COVID-19.

Annexe 1 : Recommandations pour l'isolement des cas de COVID-19 dans la collectivité

Lorsque les soins à l'hôpital ne sont pas nécessaires, les cas de COVID-19 doivent s'isoler à domicile ou dans le lieu de cohabitation (p. ex. un refuge, un foyer de groupe ou une résidence pour étudiants), conformément à la directive de l'ASP. Les cas doivent s'isoler pendant au moins dix jours à partir de l'apparition des symptômes s'ils sont symptomatiques ou à partir de la date de prélèvement d'un échantillon positif s'ils sont asymptomatiques.

Pendant leur isolement, les cas ne doivent pas quitter leur lieu d'isolement, qu'il s'agisse de leur domicile, d'un lieu de cohabitation ou d'un autre lieu déterminé par l'ASP ou un professionnel de la santé. Ils doivent :

Si la personne doit sortir pour obtenir des soins médicaux, elle doit porter un masque médical (idéalement) ou, à défaut d'un masque médical, un masque non médical bien conçu et bien ajusté.

Isolement dans la collectivité

En cas d'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitation dans la collectivité, il est important que les cas réduisent autant que possible le risque de transmission, par contact direct ou indirect, aux autres membres du ménage ou aux occupants du lieu de cohabitation. Des conseils sont offerts pour les personnes qui doivent s'isoler chez elles en raison de la COVID-19.

Dans la mesure du possible, les stratégies suivantes doivent être utilisées pendant l'isolement dans la collectivité :

Recommandations à suivre lorsque l'isolement strict n'est pas possible

Les personnes atteintes de la COVID-19 qui ont reçu l'ordre de s'isoler ne sont pas forcément en mesure de suivre strictement les directives d'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitation. Cette situation peut être attribuable au lieu d'isolement en soi, par exemple, s'il n'y a pas assez de pièces dans le logement pour que la personne ait une chambre séparée ou une salle de bain qui lui est réservée, ou si les occupants d'un refuge doivent partager l'espace commun. Il peut également être difficile de s'isoler en raison d'autres facteurs, par exemple, si la personne est un enfant, qu'elle doit s'occuper d'un enfant ou d'un aîné, ou qu'elle vit dans un ménage multigénérationnel.

Lorsqu'il n'est pas possible de reloger le cas ou bien les membres du ménage ou les autres occupants du lieu, les approches suivantes peuvent être envisagées :

Annexe 2 : Évaluation d'un lieu d'isolement adéquat pour un cas de COVID-19

L'endroit où une personne atteinte de la COVID-19 sera isolée doit être établi par l'ASP, en collaboration avec la personne et son fournisseur de soins de santé, le cas échéant. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées se rétablissent dans un environnement adéquat, où un isolement efficace et une surveillance appropriée de la maladie (p. ex. des signes d'aggravation) peuvent être assurés.

Les considérations relatives à un environnement convenable dépendront de l'individu. À cet égard, les éléments pris en compte peuvent varier selon le sexe, le genre ou d'autres facteurs socioéconomiques ou identitaires de la personne.

Il faut tenir compte de plusieurs facteurs pour établir si un endroit est un lieu d'isolement convenable, à savoir les suivants :

L'état clinique de la personne permet-il une prise en charge en consultation externe?

Pour l'isolement dans la collectivité, y compris à domicile ou dans un contexte de cohabitation (p. ex. un refuge, un foyer de groupe ou une résidence pour étudiants), il doit être possible de traiter la personne en consultation externe, en tenant compte de son état de santé initial et de la présence de facteurs de risque associés à une forme grave de la maladie ou à des complications. Si une hospitalisation est nécessaire (p. ex. en cas d'aggravation de l'état de santé, d'affection nécessitant des soins d'urgence ou d'une directive du fournisseur de soins de santé), l'isolement à domicile ne sera plus possible.

La personne est-elle en mesure de gérer ses soins?

Les personnes symptomatiques et asymptomatiques devraient pouvoir se surveiller elles-mêmes pour détecter l'apparition ou l'aggravation de symptômes; prendre les mesures appropriées en suivant les conseils de l'ASP ou du fournisseur de soins de santé, notamment en ce qui concerne l'autogestion de la santé; porter correctement un masque médical (idéalement) ou un masque non médical bien conçu et bien ajusté; et maintenir des mesures de prévention personnelles (p. ex. maintenir de bonnes pratiques d'hygiène, et nettoyer et désinfecter les surfaces fréquemment touchées) et s'isoler des autres.

La capacité d'une personne de gérer ses propres soins peut être influencée par divers facteurs, notamment les suivants :

La personne a-t-elle besoin de soins? Quelqu'un peut-il les lui offrir?

Dans certaines circonstances, un membre du ménage peut être amené à s'occuper directement de la personne, par exemple lorsqu'il s'agit d'un enfant, d'un parent âgé qui a besoin d'aide ou d'une personne très malade. Dans ce cas, il convient de tenir compte des éléments suivants :

Quelles sont les caractéristiques du domicile ou du contexte de cohabitation?

Les personnes peuvent se trouver dans différentes compositions de ménages qui peuvent limiter leur capacité de s'isoler. Il peut s'agir, par exemple, d'un parent seul qui doit s'occuper d'un enfant ou bien d'une personne qui vit dans un ménage multigénérationnel où les responsabilités parentales sont partagées et où il faut prendre soin de personnes âgées. Si la personne s'occupe d'un enfant dont la garde est partagée entre deux ménages distincts, il convient de tenir compte de l'endroit le plus approprié pour l'enfant pendant que la personne est en isolement.

Une attention particulière doit être portée aux personnes vivant dans un contexte de cohabitation, comme dans des résidences pour étudiants, des refuges et des logements surpeuplés, lors de l'isolement. L'option privilégiée consiste à fournir à ces personnes une chambre individuelle et une salle de bain privée, ce qui peut faire en sorte que ses colocataires, les autres membres du ménage ou elle-même doivent être relogés ailleurs.

S'il n'est pas possible de leur fournir une chambre individuelle et une salle de bain privée ou de les reloger, il faut s'efforcer de regrouper les cas confirmés. Par exemple, si deux cas cohabitent avec d'autres personnes dans un logement où il n'y a pas de chambre individuelle, les cas peuvent partager une chambre pour deux personnes. Des directives précises ont été élaborées relativement aux personnes en situation d'itinérance et aux établissements d'enseignement postsecondaire.

D'autres personnes du domicile ou du lieu de cohabitation sont-elles susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications?

Les membres du ménage ou les colocataires qui sont susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications s'ils contractent la COVID-19 ne devraient pas s'occuper de la personne, et d'autres dispositions peuvent être nécessaires. Il peut s'agir de reloger temporairement ces personnes ou le cas dans un lieu déterminé par la santé publique, comme un hôtel désigné.

Le domicile ou le lieu de cohabitation convient-il à l'isolement?

L'ASP doit établir si le domicile ou le contexte de cohabitation convient à l'isolement du cas. Il se peut que la personne vive dans des conditions où elle ne dispose pas d'un espace qui lui permet d'avoir sa propre chambre et une salle de bain privée, comme une maison surpeuplée, une résidence pour étudiants où se trouve un colocataire ou un refuge pour sans-abri. Les conditions du logement doivent faire l'objet d'une évaluation, notamment en ce qui concerne l'accès à l'eau potable et à l'eau courante, ainsi que l'état du domicile. Il faut également évaluer la sécurité du lieu de manière à établir l'existence éventuelle d'un problème de violence conjugale ou familiale, ou d'autres abus.

La personne peut-elle avoir accès à des fournitures et à des nécessités adéquates?

Il importe d'établir si la personne a accès à des fournitures et à des nécessités pour la durée de son isolement, comme de la nourriture, de l'eau courante, de l'eau potable, des fournitures de prévention des infections (p. ex. des masques) et des produits de nettoyage. Une liste des fournitures à avoir chez soi pendant l'isolement est offerte. Les personnes qui résident dans des collectivités éloignées et isolées peuvent envisager de stocker les fournitures nécessaires, ainsi que la nourriture et les médicaments qu'elles prennent habituellement, s'il est probable que la chaîne d'approvisionnement soit interrompue ou peu fiable.

La personne qui n'a pas accès à de la nourriture ou à des fournitures de première nécessité adéquates peut communiquer avec les dirigeants locaux, la santé publique ou les organisations qui apportent un soutien direct. Il est possible de consulter des directives sur le lavage des mains en l'absence d'eau courante ou d'eau potable.

Si, d'après l'évaluation, le domicile ou le contexte de cohabitation ne permet pas à la personne de s'isoler chez elle, les ASP doivent collaborer avec elle et son fournisseur de soins de santé afin de déterminer un lieu plus approprié. La personne peut ainsi être relogée dans un contexte de cohabitation plus convenable, être hospitalisée ou avoir accès à des mesures de soutien et à des ressources communautaires supplémentaires, le cas échéant.

Annexe 3 : Précautions recommandées pour la prévention et le contrôle des infections lors de la prestation de soins à un cas à domicile ou dans un contexte de cohabitation

Quiconque donne des soins directs à une personne atteinte de la COVID-19 doit porter un masque médical (idéalement), ou un masque non médical bien conçu et bien ajusté, ainsi qu'un dispositif de protection oculaire lorsqu'il fournit des soins directs ou se trouve à moins de deux mètres de la personne. Les soignants doivent porter des gants jetables, dans la mesure du possible, lorsqu'ils sont en contact direct avec la personne malade ou son environnement, notamment des matériaux souillés et des surfaces contaminées. Ils doivent respecter les règles d'hygiène des mains avant de mettre des gants et après les avoir enlevés.
Des conseils sont offerts aux personnes qui s'occupent d'une personne atteinte de la COVID-19 à domicile :

De plus amples renseignements peuvent être transmis aux soignants à domicile sur la manière de mettre et d'enlever correctement le dispositif de protection oculaire et les gants.

Protection oculaire

Quiconque donne des soins directs à une personne atteinte de la COVID-19 devrait porter un dispositif de protection oculaire. Une protection oculaire est aussi recommandée pendant l'exécution d'activités susceptibles de générer des éclaboussures ou des projections de liquides organiques, notamment les sécrétions respiratoires.

Gants

Dans la mesure du possible, il faut porter des gants jetables à usage unique pour tout contact direct avec une personne atteinte ainsi que pour le nettoyage de surfaces contaminées et la manipulation d'articles souillés de liquides organiques, notamment la vaisselle, les ustensiles, les vêtements, la literie et les déchets à éliminer.

Les gants ne remplacent pas l'hygiène des mains; les soignants doivent se laver les mains avant de mettre des gants et après les avoir enlevés.

Des gants utilitaires réutilisables peuvent être utilisés; toutefois, après chaque utilisation, ils doivent être nettoyés à l'eau et au savon, puis désinfectés au moyen d'un désinfectant pour surfaces dures approuvé ou, s'il n'y en a pas, d'une solution d'eau de Javel diluée. Il est possible de consulter des directives sur la dilution de l'eau de Javel.

Remerciements

Les directives techniques relatives aux mesures de santé publique (MSP) sont mise au point et approuvées en collaboration avec les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux par l'entremise du Comité consultatif technique (CCT) et/ou du Comité consultatif spécial (CCS). Pendant le processus d'élaboration des directives, l'équipe chargée des MSP travaille également en étroite collaboration avec des partenaires multilatéraux, d'autres ministères, des intervenants des Premières Nations, des Inuits et des Métis (par l'entremise du Groupe de travail sur la santé publique dans les communautés éloignées et isolées), des spécialistes de l'analyse comparative fondée sur le sexe et le genre (ACSG) de l’Agence de la santé publique du Canada et d'autres intervenants externes qui se sentent directement concernés par ces directives ou qui y accordent une grande importance.

La version actuelle a été rédigée par : Jill Williams, Jill Sciberras, Lynn Cochrane, Corey Green, Sharon E. Smith, Angela Sinilaite, Alexandra Nunn, Fanie Lalonde et Lisa Paddle

Les versions précédentes ont été rédigées par : Sharon E. Smith, Angela Sinilaite, Alexandra Nunn, Fanie Lalonde et Lisa Paddle

Avec l'appui des membres du Groupe de travail sur la préparation du Canada en cas de grippe pandémique (GTPCGP), un groupe d'experts externes : Bonnie Henry, Susy Hota, Brian Schwartz, Carolina Alfieri, Ian Gemmill, Kim Daly (ISC), Todd Hatchette, Erin Henry, Nadine Sicard, Michelle Murti et Eleni Galanis

Références

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Notes de bas de page

Note de bas de page a

Ces lignes directrices visent les lieux de la collectivité et ne remplacent pas les évaluations des risques au point d'intervention par les fournisseurs de soins de santé dans les établissements de soins de santé, ni l'évaluation individuelle du risque effectuée par l'ASP pour déterminer le risque d'exposition d'un travailleur de la santé.

Des directives relatives à l'utilisation appropriée d'EPI et à la PCI pour les travailleurs de la santé et les travailleurs en laboratoire sont disponibles. Documents de référence à consulter :

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Note de bas de page b

Les données disponibles sont insuffisantes pour définir le risque en fonction de la durée d'exposition requise pour la transmission. Uniquement à des fins d'identification et de gestion des contacts par la santé publique, une période de 15 minutes cumulées sur 24 heures a été choisie pour faire la distinction entre une exposition brève et une exposition prolongée. Cette même période a été utilisée par d'autres pays Reference 9 Reference 21 Reference 22. Ce paramètre ne devrait pas remplacer les conclusions obtenues à la suite d'une évaluation individuelle du risque menée par l'ASP portant sur des facteurs variés (c.-à-d. la contagiosité du cas au moment de l'exposition, la voie de transmission probable, les facteurs de risque, etc.) qui fourniront davantage de précisions sur le niveau de risque.

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Note de bas de page c

Les catégories de risque d'exposition élevé et faible du tableau 1 représentent un guide simple pour évaluer le risque d'exposition d'un contact à la COVID-19 pendant la recherche des contacts. En réalité, il existe une gamme de risques pour laquelle le respect des mesures de santé publique visant l'atténuation des risques contribue à réduire le risque d'infection. Une évaluation individuelle du risque menée par l'ASP peut contribuer à la présentation de recommandations personnalisées.

Les mesures d'atténuation des risques pour les personnes qui doivent être prises en compte dans l'évaluation du risque comprennent le fait de respecter les mesures de prévention personnelles (p. ex. port du masque, lavage des mains, éloignement physique, etc.) et d'éviter les lieux ou les activités présentant un risque d'exposition. Ces lieux peuvent inclure les espaces fermés, les lieux bondés et les lieux où se produisent des interactions étroites (p. ex. conversation rapprochée), ainsi que les lieux où ces facteurs se chevauchent ou dans lesquels une personne chante, crie ou respire fort. Certains éléments à considérer qui sont particuliers aux lieux d'exposition incluent les endroits où un contact a été potentiellement exposé, notamment si l'exposition a eu lieu à l'intérieur (risque plus élevé) ou à l'extérieur (risque plus faible), la qualité de la ventilation, la grandeur du lieu et le nombre de personnes s'y trouvant, et les mesures d'atténuation des risques adoptées dans ces lieux (p. ex. exigences relatives au port du masque, à l'éloignement physique, au nettoyage des surfaces touchées, etc.) Reference 16.

Bien que les environnements extérieurs ne soient généralement pas considérés comme présentant un risque élevé, le potentiel de transmission est toujours présent dans certaines circonstances, telles que des conversations rapprochées ou un exercice physique rigoureux lorsque les participants sont à proximité et ne portent pas de masque. Les ASP doivent ainsi tenir compte de ces risques lorsqu'elles classifient les contacts en fonction des risques Reference 16.

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Note de bas de page d

En général, on entend par quarantaine (auto-isolement) le fait pour le contact de demeurer à la maison, de ne pas aller dehors, d'éviter tout contact avec d'autres personnes et de pratiquer l'éloignement physique au sein du domicile.

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