Mise à jour : Prise en charge par la santé publique des cas de COVID-19 et des contacts qui y sont associés

Dernière modification : 24 décembre 2021

Ces directives sont fondées sur les dernières preuves scientifiques disponibles, l’épidémiologie et l’opinion d’experts. Elles sont susceptibles d’être modifiées à mesure que de nouvelles informations deviennent disponibles.

Remarque

La présente page est continuellement en révision et elle est mise à jour selon l'évolution de la pandémie de COVID-19. Certaines mises à jour ont été apportées à la dernière version (5 juillet 2021) dans les sections suivantes :

Aspects à considérer concernant les mises à jour dans la présente version :

Veuillez consulter la page des ressources des provinces et des territoires sur la COVID-19 pour obtenir les directives à jour pour votre province ou territoire.

Sur cette page

Introduction

En consultation avec des experts de la santé publique du Canada, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a élaboré les présentes directives provisoires à l'intention des autorités de santé publique (ASP) fédérales, provinciales et territoriales (FPT) pour appuyer la prise en charge des personnes infectées ou qui pourraient avoir été infectées par le virus SRAS-CoV-2 (c.-à-d. les « cas ») et des contacts qui y sont associés au sein des populations dont elles ont la responsabilité. Il est reconnu que les ASP pourraient adapter les recommandations sur la gestion des cas et des contacts en fonction d'une évaluation des risques qui inclurait notamment :

La stratégie décrite dans le présent document d'orientation met l'accent sur une gestion des cas et des contacts qui vise à atténuer les répercussions de la COVID-19 sur la santé des personnes au Canada Note de bas de page 1. Le présent document est établi dans le contexte canadien et est fondé sur les données scientifiques disponibles et les avis d'experts. Lorsque l'on interprète et que l'on applique le document d'orientation, il est important de reconnaître que la santé, l'invalidité et les circonstances économiques, sociales ou autres auxquelles font face certaines personnes et certains ménages peuvent limiter leur capacité à suivre les mesures recommandées. Les ASP peuvent devoir adapter leur gestion des cas et des contacts.

Impact de la vaccination

Les données probantes portent à croire qu'une dose unique de vaccin offre une certaine protection contre l'infection par le SRAS-CoV-2 Note de bas de page 2 et que deux doses de vaccin (qu'il s'agisse de vaccins à ARNm ou d'autres types de vaccins) sont modérément ou très efficaces contre l'infection asymptomatique et symptomatique par le SRAS-CoV-2 à court terme Note de bas de page 2Note de bas de page 3Note de bas de page 4 Les vaccins offrent une très bonne protection contre les complications graves telles que l'hospitalisation et le décès Note de bas de page 2Note de bas de page 3Note de bas de page 4. Les données probantes sur l'efficacité des vaccins contre la COVID-19 dont l'utilisation est autorisée au Canada sont résumées dans les Recommandations sur l'utilisation des vaccins contre la COVID-19 du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) et sont mises à jour au fur et à mesure qu'elles évoluent.

Bien que les vaccins contre la COVID-19 réduisent le risque d'infection, les personnes vaccinées peuvent quand même être infectées (c'est ce qu'on appelle des infections post-vaccinales). De nouvelles données probantes portent à croire que la protection conférée par le vaccin contre l'infection par le SRAS-CoV-2 peut diminuer avec le temps, peut-être en raison de la diminution du taux des anticorps circulants Note de bas de page 5Note de bas de page 6Note de bas de page 7. Cependant, malgré la diminution de la protection contre l'infection au fil du temps, le risque de maladie grave chez les personnes vaccinées reste nettement plus faible que chez les personnes non vaccinées Note de bas de page 8Note de bas de page 9Note de bas de page 10Note de bas de page 11. Cela peut-être dû au fait que les réponses de la mémoire immunitaire semblent être conservées au fil du temps, même si le taux des anticorps circulants est réduit Note de bas de page 12. Pour remédier à la diminution de la protection contre l'infection au fil du temps, certains pays, dont le Canada fait partie, ont commencé à offrir des doses de rappel dans le but de rétablir une protection qui pourrait avoir diminué au fil du temps. Des recherches plus approfondies seront nécessaires pour bien comprendre l'immunité à long terme conférée par les vaccins et les recherches sur les doses de rappel et le calendrier d'immunisation idéal sont en cours. L'ASPC continuera à surveiller les données probantes liées à l'efficacité des vaccins et à la protection conférée par les doses de rappel et évaluera leurs implications pour les conseils sur les mesures de santé publique.

Impact des variants préoccupants

La lutte contre la pandémie de COVID-19 a été renforcée par l'arrivée des vaccins, mais elle a également été entravée par l'émergence de variants préoccupants au Canada et dans le monde entier (p. ex. les variants delta et omicron) et les incertitudes concernant leurs caractéristiques au moment de leur identification initiale.

Les mutations du virus SRAS-CoV-2 qui donnent lieu aux variants préoccupants peuvent entraîner :

Les changements dans ces caractéristiques peuvent avoir des implications pour les activités de gestion des cas et des contacts en santé publique.

Adaptation des mesures de santé publique

Les ASP provinciales et territoriales (PT) continuent d'ajuster les mesures communautaires en fonction de l'épidémiologie de la COVID-19 et de la couverture vaccinale au sein de leur administration ainsi que d'autres indicateurs importants. Ces indicateurs comprennent une capacité de santé publique suffisante pour dépister, rechercher, isoler ou mettre en quarantaine une proportion élevée de cas et de contacts, respectivement, une capacité suffisante des soins de santé pour répondre à l'augmentation des cas et la mise en place de mesures de réduction des risques pour les milieux et les populations à risque élevé (c.-à-d. les personnes susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications).

Le présent document d'orientation pourrait être modifié à mesure que de nouveaux renseignements sur les variants préoccupants, l'efficacité des vaccins et la dynamique de la réduction de la protection au fil du temps, la transmissibilité et le profil épidémiologique sont communiqués. Ce document doit être lu en parallèle avec les politiques, les règlements et les lois provinciales, territoriales et municipales. Des mises à jour sur les éclosions de la maladie à coronavirus (COVID-19) sont également publiées.

Gestion des cas

Signalement et déclaration

La définition nationale de cas pour la COVID-19 définit les cas à surveiller ainsi que les exigences connexes en matière de déclarations associées à la surveillance.

Il est important pour les professionnels de la santé de première ligne de signaler aux ASP les cas de COVID-19 conformément aux exigences de déclaration propres aux administrations. Les ASP doivent assurer la coordination générale avec les professionnels de la santé et les laboratoires provinciaux pour la prise en charge et la déclaration des cas, et établir des canaux de communication avec tous les professionnels de la santé concernés pendant toute la durée de la maladie. Les ASP peuvent déclarer volontairement les cas confirmés de COVID-19, ainsi que les cas probables, dans la mesure du possible, à l'ASPC au plus tard 24 heures après en avoir été elles-mêmes informées. Des lignes directrices pour la surveillance nationale concernant la maladie à coronavirus (COVID-19) sont disponibles.

Dans certaines situations, les cas ou les contacts de cas ont des liens épidémiologiques qui s'étendent à plusieurs provinces et territoires. Pendant l'enquête sur le cas, on peut également déterminer que la personne a contracté l'infection ou a pu être exposée au virus dans une autre administration. Les ASP devraient recourir aux processus intergouvernementaux établis pour assurer une gestion rapide des cas et des contacts. Une telle approche pourrait être nécessaire, par exemple, lorsqu'une personne a voyagé dans différentes provinces ou territoires pendant sa période de contagion, ou lorsque les contacts résident dans une autre administration que la personne infectée.

Analyse en laboratoire et dépistage

Les stratégies d'analyse en laboratoire ont évolué au fil du temps. Chaque province ou territoire a modifié son approche (p. ex. en ce qui concerne les personnes qui sont soumises au test et comment elles le sont) en fonction de facteurs comme de nouvelles données probantes, les nouvelles technologies, la capacité des ressources de laboratoire et les circonstances épidémiologiques locales. De l'information est disponible sur les rôles importants que les gouvernements FPT jouent dans le dépistage de la COVID-19.

À l'heure actuelle, un test moléculaire de réaction en chaîne de la polymérase par transcription inverse (RT-PCR) validé réalisé sur un échantillon cliniquement approprié, prélevé par un professionnel de la santé qualifié, est considéré comme la méthode de référence pour le diagnostic de l'infection au SRAS-CoV-2.

Les analyses de laboratoire permettant de vérifier l'infection à la COVID-19doivent être accessibles aux professionnels de la santé dans le cadre de services de laboratoire communautaires, hospitaliers ou de référence (p. ex. un laboratoire de santé publique provincial [LSP]), ou auprès du Laboratoire national de microbiologie (LNM). En outre, les provinces et territoires doivent disposer d'un processus de dépistage et de séquençage des échantillons positifs pour déceler les mutations courantes des variants préoccupants. L'établissement de tests de dépistage pour déceler des mutations propres aux variants préoccupants peut donner des résultats plus rapidement que le séquençage d'échantillons de virus et peut être utile pour éclairer les mesures de santé publique en temps opportun. Toutefois, ce ne sont pas tous les variants préoccupants qui auront des mutations courantes, de sorte que la surveillance par séquençage du génome partiel ou entier doit être établie par les provinces et territoires. Le LNM fournit des conseils aux laboratoires de santé publique provincial sur les stratégies d'échantillonnage pour le séquençage des échantillons positifs. Ces conseils sont mis à jour en fonction du changement des risques des variants dans une population de plus en plus vaccinée. Une approche de surveillance de base minimale fondée sur une sélection aléatoire d'échantillons, y compris des échantillons d'individus vaccinés et non vaccinés, est recommandée. Selon la limite de capacité, il est recommandé que les échantillons des voyageurs, des personnes subissant un test en raison d'éclosions et des patients hospitalisés soient priorisés.

Des lignes directrices à l'intention des professionnels de la santé sur les analyses en laboratoire sont disponibles. De plus, le Groupe de travail sur les infections respiratoires virales du Réseau des laboratoires de santé publique du Canada a défini des pratiques exemplaires d'analyse en laboratoire relativement à la COVID-19 et a mis à jour son protocole pour les enquêtes microbiologiques sur les nouveaux agents pathogènes respiratoires, notamment les infections respiratoires aiguës graves Note de bas de page 13Note de bas de page 14.

Le dépistage rapide de la COVID-19 à l'aide d'épreuves non moléculaires pourrait augmenter la capacité de dépistage. Cependant, les données actuelles portent à croire que ces méthodes sont moins sensibles que la méthode RT-PCR actuelle Note de bas de page 15Note de bas de page 4. Les délais d'exécution rapides et la facilité d'utilisation par un large éventail d'utilisateurs font du test rapide un outil important dans une stratégie de dépistage à grande échelle (p. ex. le dépistage rapide des personnes asymptomatiques dans une cohorte où une éclosion est en cours ou dans le cadre d'une stratégie de dépistage communautaire plus vaste pour aider à maîtriser la transmission communautaire) Note de bas de page 16Note de bas de page 5. Des lignes directrices provisoires ont été publiées concernant l'utilisation des tests de détection rapide fondés sur l'amplification des acides nucléiques et sur les antigènes.

Réinfection

De nouvelles données indiquent que des personnes peuvent être réinfectées par le SRAS-CoV-2 Note de bas de page 17Note de bas de page 18. La dynamique, la durée et la nature de l'immunité produite lorsqu'il y a infection par le SRAS-CoV-2 ne sont toujours pas claires, mais il existe des preuves solides que l'immunité dure au moins plusieurs mois chez la majorité des personnes qui ont été infectées Note de bas de page 19Note de bas de page 20Note de bas de page 21. On surveillera les données probantes pour déterminer un risque accru de réinfection est associé aux variants préoccupants, ce qui pourrait influencer les lignes directrices en matière de dépistage. Pour en savoir plus, consultez les lignes directrices sur les analyses de laboratoire en cas de réinfection soupçonnée.

Prise en charge clinique et traitement

La prise en charge clinique du cas (que la personne se trouve à domicile ou dans un établissement de soins actifs) dépend de l'état clinique de la personne et du jugement professionnel du fournisseur de soins de santé primaires. Le document Signes, symptômes et gravité de la COVID-19 : Guide à l'intention des cliniciens est disponible pour informer les cliniciens sur ce qu'on sait actuellement sur les caractéristiques cliniques de la COVID-19, y compris les signes et les symptômes, la période d'incubation, la gravité de la maladie et les facteurs de risque de maladie grave, les variants préoccupants du SRAS-CoV-2 et la réinfection.

Les professionnels de la santé qui fournissent des soins à domicile à un cas doivent suivre les lignes directrices provisoires élaborées pour la prévention et le contrôle des infections dans les milieux de soins à domicile. Les lignes directrices à l'intention des membres du ménage qui prennent soin d'un cas à domicile, ou à l'intention des occupants ou du personnel d'un lieu de cohabitation, figurent à l'annexe 1.

Prise en charge des cas dans la collectivité

Les données épidémiologiques indiquent que la majorité des personnes ayant la COVID-19 n'ont pas besoin d'être hospitalisées Note de bas de page 22.

Les personnes infectées qui n'ont pas besoin de soins dans un hôpital doivent s'isoler dès que possible. Si elles s'isolent à domicile ou dans un contexte de cohabitation (p. ex. résidence d'étudiants, foyer de groupe ou refuge), elles doivent se tenir loin des autres membres du ménage ou des autres occupants, conformément aux lignes directrices de leur ASP.

Dans la mesure du possible, les personnes qui vivent seules, ou dans un foyer où les membres du ménage sont en isolement ou en quarantaine, doivent trouver du soutien au sein de la collectivité (p. ex. famille, amis ou services sociaux) pour répondre à leurs besoins essentiels, y compris à ceux de leurs animaux de compagnie, ou consulter leur ASP pour obtenir des renseignements sur les ressources communautaires disponibles.

Les annexes 1 et 2 fournissent des renseignements sur les recommandations concernant l'isolement et l'évaluation d'un lieu d'isolement approprié, respectivement.

Obtenir des soins médicaux

En cas d'urgence médicale, la personne infectée ou la personne qui s'en occupe doit communiquer avec les services médicaux d'urgence (911) ou appeler le service téléphonique d'urgence local pour obtenir l'aide médicale nécessaire, y compris le transport à l'hôpital ou à une clinique médicale, s'il y a lieu. Si vous utilisez une ambulance pour vous rendre dans un hôpital ou une clinique, informez le répartiteur que la personne nécessitant des soins médicaux a la COVID-19. Dans la mesure du possible, il faut éviter de prendre les transports en commun pour aller se faire soigner.

Si vous utilisez un véhicule privé pour vous rendre dans un lieu de soins :

Isolement dans la collectivité

Lorsqu'on leur demande de s'isoler dans la collectivité, à domicile ou dans un lieu de cohabitation, les personnes ayant la COVID-19 doivent réduire autant que possible le risque de transmission aux autres membres du ménage ou aux occupants du lieu de cohabitation.

Des directives sur l'isolement à domicile ou dans d'autres lieux de cohabitation figurent à l'annexe 1, ainsi que des recommandations concernant les situations où il s'avère impossible de respecter à la lettre les consignes d'isolement.

Évaluer le caractère adéquat d'un lieu d'isolement dans la collectivité

L'ASP, en collaboration avec la personne infectée et son professionnel de la santé, déterminera le lieu d'isolement de la personne ayant la COVID-19. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées se rétablissent dans un environnement adéquat, où un isolement efficace et une surveillance appropriée de la maladie (c.-à-d. des signes d'aggravation) peuvent être assurés.

Le caractère adéquat du milieu dépendra de la personne et de ses conditions de vie. À cet égard, les éléments pris en compte peuvent varier selon le sexe, le genre ou d'autres facteurs socioéconomiques ou identitaires. L'état de vaccination des autres membres du ménage peut également être pris en considération. Dans la mesure du possible, et selon les lignes directrices de l'ASP, un autre logement (p. ex. une chambre d'hôtel ou un logement autonome) peut servir à isoler une personne.

L'ASP joue un rôle important dans l'évaluation du caractère adéquat du lieu d'isolement d'une personne, et les considérations énumérées plus haut figurent à l'annexe 2.

Considérations psychosociales

Il est recommandé que les ASP encouragent les personnes, les familles et les collectivités à créer un environnement de soutien pour les personnes en isolement afin que celles-ci prennent soin de leur santé mentale et que soient réduits au minimum le stress et les difficultés associés à l'isolement volontaire, car les répercussions financières, psychologiques et sociales peuvent être importantes.

Il est essentiel de gagner et de maintenir la confiance du public afin de mettre en œuvre efficacement ces mesures. La communication de messages clairs au sujet de l'isolement, notamment sur les critères, la justification et la durée de l'isolement ainsi que sur les moyens de soutenir les personnes pendant la période d'isolement, aidera à gagner la confiance du public. Les messages devront tenir compte des besoins des populations qui sont aux prises avec des vulnérabilités sociales, économiques, culturelles ou autres. De plus amples renseignements ont été publiés sur les répercussions psychologiques de la COVID-19 (en anglais seulement).

Pour les personnes autochtones, l'isolement obligatoire loin de la maison en raison de la COVID-19 peut faire resurgir déclencher des problèmes de traumatisme associés aux expériences d'éloignements forcés qui ont eu lieu par le passé. De plus, de nouveaux traumatismes pourraient se produire si leur capacité à pratiquer des activités culturelles ou spirituelles est limitée. Pour éviter le relogement des personnes ayant la COVID-19 à l'extérieur de leur collectivité, plusieurs collectivités autochtones ont réaménagé certaines installations ou établi des sites d'isolement temporaires afin que leurs membres puissent s'isoler en toute sécurité lorsque leur domicile ne convient pas.

Surveillance des cas par les autorités de santé publique

On sait que la fréquence du suivi des cas de COVID-19 varie selon les ASP et le contexte local, mais en général, la surveillance devrait inclure les évaluations ou conseils suivants :

Les ASP devraient fournir des renseignements supplémentaires sur les variants préoccupants au besoin, notamment lorsque des variants préoccupants circulent dans la collectivité ou lorsque le diagnostic d'un cas indique une souche variante, notamment leur recommander de prendre particulièrement garde à la transmissibilité accrue en cas d'isolement à domicile ou dans un lieu de cohabitation avec d'autres membres du ménage ou occupants du lieu.

Les cas de COVID-19 devraient être surveillés jusqu'à ce qu'ils satisfassent aux critères établis par l'ASP pour la fin de l'isolement.

Arrêt de l'isolement des cas dans la collectivité

L'ASP détermine les critères d'arrêt de l'isolement des cas dans la collectivité (c.-à-d. les personnes qui ne sont ni hospitalisées ni des résidents d'un établissement de soins de longue durée) Note de bas de page b. Les critères peuvent être les suivants :

En général, la reprise du test de laboratoire (p. ex. résultat négatif) comme critère de base pour mettre fin à l'isolement à la maison n'est pas recommandée. Chez la plupart des personnes ayant un système immunitaire adéquat et chez celles qui se sont rétablies d'une forme légère ou modérée de la maladie, on ne croit pas que la détection prolongée ou renouvelée de l'ARN reflète un virus infectieux, mais plutôt des fragments viraux non infectieux, car on a rarement signalé des cas où le virus viable persiste pendant plus de 10 jours dans ces populations. Des renseignements supplémentaires se trouvent dans les Lignes directrices sur la réalisation d'un nouveau test PCR chez des personnes ayant déjà obtenu un résultat positif pour la COVID-19.

Il peut y avoir des exceptions à ces critères pour lesquelles l'ASP ou les fournisseurs de soins peuvent déterminer une période d'isolement plus longue (p. ex. patients immunodéprimés, personnes hospitalisées en raison de la COVID-19). L'arrêt de l'isolement n'est pas lié à la prise en charge clinique des cas. Dans certains cas, la prise en charge clinique peut rester nécessaire après l'arrêt de l'isolement.

Gestion des contacts

La gestion des contacts pour les cas communautaires de COVID-19 relève des autorités locales et provinciales de santé publique et a évolué à mesure que la couverture vaccinale a augmentée au Canada.

Il demeure important d'identifier et de gérer les contacts des personnes atteintes de la COVID-19 afin de réduire la transmission continue du virus dans la communauté Note de bas de page 24, en particulier en raison de la présence de variants préoccupants au Canada (p. ex. les variants delta et omicron) et pour atténuer les implications de la diminution de la protection contre l'infection au fil du temps et les infections post-vaccinales dans les populations vaccinées. Plusieurs objectifs peuvent être atteints grâce aux activités de gestion des contacts par les ASP, notamment :

L'identification précoce des contacts, ainsi que l'orientation concernant les tests de diagnostic de la COVID-19 fondée sur les stratégies de dépistage provinciales et territoriales, est un élément clé de la découverte et de la prise en charge rapides des cas, qui permettent de réduire la transmission du coronavirus. Étant donné les nombreux facteurs inconnus associés aux variants préoccupants, le dépistage des personnes vaccinées sera un facteur important de la gestion des contacts.

Dans le contexte d'une éclosion, le traçage et la gestion des contacts servent également à la recherche active de cas pendant une enquête. Lorsqu'une éclosion est soupçonnée, l'ASP peut adopter une définition de personne à haut risque d'exposition (c.-à-d. « contact étroit ») propre à la situation afin de cibler efficacement ses efforts de recherche de contacts et de découverte des cas. Par exemple, toutes les personnes présentes à un événement associé à un risque élevé de transmission pourraient être évaluées comme présentant un risque élevé d'exposition (p. ex. tous les invités à un mariage ou tous les participants à un cours de conditionnement physique en salle). Cette approche peut être envisagée lorsque le contexte de l'épidémie entraîne un risque élevé d'exposition pour la plupart des participants, ou lorsque les évaluations des risques pour les personnes ne sont pas réalisables.

Les éclosions peuvent avoir une incidence plus importante sur certains groupes en raison de leurs facteurs de risque sociaux, économiques, sanitaires ou autres, tels que l'âge avancé, la présence de maladies chroniques, le fait de vivre dans une collectivité éloignée et isolée, ou le fait de vivre dans un milieu pauvre ou surpeuplé.

Les ASP peuvent s'engager dans des activités d'enquête sur les éclosions plus rigoureuses lorsqu'une éclosion implique un variant préoccupant. Il peut s'agir d'une recherche de contacts en amont ou d'un dépistage massif auprès des personnes asymptomatiques dont on sait ou soupçonne qu'elles ont été en contact étroit avec une personne infectée par le variant préoccupant.

Recherche des contacts

L'approche de la santé publique en matière de gestion des cas et des contacts de COVID-19 s'est largement concentrée sur l'interruption des chaînes de transmission par la recherche des contacts en identifiant les personnes susceptibles d'avoir été exposées au SRAS-CoV-2 auprès d'une personne atteinte identifiée. L'objectif premier de la recherche des contacts est d'identifier et de mettre en quarantaine des personnes potentiellement exposées à un cas, ou de les encourager à surveiller leur état de santé, afin d'interrompre les futures chaînes de transmission.

Les contacts doivent être identifiés et pris en charge conformément aux recommandations du présent document, lorsque cela est possible en fonction des ressources de santé publique. Le niveau et l'intensité des actions de santé publique peuvent varier selon les administrations d'après l'épidémiologie locale de la COVID-19 à un moment donné et l'identification des variants préoccupants. D'autres stratégies de gestion des contacts que les ASP peuvent envisager lorsque les ressources sont limitées sont décrites en détail ci-dessous.

L'ASP effectue une évaluation du risque qui lui permet d'établir dans quelle mesure le contact pourrait avoir été exposé (niveau de risque) et de déterminer l'intervention appropriée pour la personne (p. ex. quarantaine, autosurveillance), ainsi que les mesures qu'elle, l'ASP, devra prendre au cours de la période de surveillance recommandée. Si le contact a été vacciné, l'évaluation des risques de l'ASP peut tenir compte de facteurs supplémentaires, qui pourraient influencer la catégorisation des risques et les mesures subséquentes de l'ASP (voir Considérations importantes dans le Tableau 1 ci-dessous). De plus, si de nouveaux variants préoccupants circulent dans la population ou s'il y a une incertitude quant à l'évaluation du risque pour un contact de la personne infectée par un variant préoccupant, les ASP peuvent choisir d'adopter une approche prudente au moment de déterminer si un contact présente un risque élevé ou faible d'exposition (voir le tableau 1 ci-dessous).

Étant donné que la transmission du SRAS-CoV-2 peut se faire à partir de cas symptomatiques, pré-symptomatiques ou asymptomatiques, la recherche des contacts doit consister à :

Pour des raisons opérationnelles, une période minimale de 48 heures avant l'apparition des symptômes (ou un résultat de test positif) devrait être envisagée par les administrations pour la recherche des contacts. Dans certaines circonstances (p. ex. gestion des éclosions, variants préoccupants, recherche du cas source parmi les contacts en amont), les administrations peuvent prolonger la recherche des contacts au-delà de 48 heures avant l'apparition des symptômes (ou l'obtention d'un résultat positif au test) si les capacités sanitaires ou l'évaluation du risque le justifient.

Le tableau 1 fournit des indications aux fins du classement des contacts comme présentant un risque élevé ou faible, en fonction de leur exposition, classement qui permet de déterminer les actions recommandées. Dans ce contexte, une personne entièrement vaccinée est une personne ayant reçu depuis au moins 14 jours le nombre recommandé de doses d'un vaccin contre la COVID-19 approuvé par Santé Canada, qui est entièrement vaccinée au sens de la définition utilisée par l'administration ou qui est considérée comme étant entièrement vaccinée compte tenu des recommandations pour les personnes qui séjournent au Canada et sont vaccinées avec des vaccins non autorisés par Santé Canada. Les informations fournies dans le tableau 1 ne sont pas destinées à remplacer les conseils de santé publique personnalisés fournis aux contacts en fonction des évaluations complètes des risques réalisées par les ASP.

Tableau 1 : Conseils sur la gestion des contacts selon le niveau de risque d'exposition

Remarque : Aux fins de la détermination du niveau de risque d'exposition, toutes les expositions potentielles décrites ci-dessous sont considérées comme ayant eu lieu lorsque la maladie était transmissible.

Considérations importantes : Les catégories d'exposition à risque élevé et à risque faible du Tableau 1 constituent un guide simple pour évaluer le risque d'exposition à la COVID-19 d'un contact lors de la recherche des contacts. En réalité, il existe un éventail de risques en fonction desquels le respect des mesures d'atténuation des risques pour la santé publique contribue à réduire le risque d'infection. Une évaluation des risques menée par l'ASP peut également éclairer les recommandations personnalisées.

Lorsqu'elles évaluent le risque pour les contacts entièrement vaccinés, les ASP peuvent tenir compte de ce qui suit :

L'évaluation des risques peut également être effectuée en tenant compte des mesures d'atténuation des risques au niveau individuel, y compris le respect des mesures de santé publique individuelles (p. ex., le port du masque, l'hygiène des mains, l'éloignement physique, etc.) par le cas et le contact.

Lors de la détermination du niveau de risque d'exposition, les considérations propres au milieu comprendraient les endroits où un contact pourrait avoir été exposé, y compris le fait que l'exposition ait eu lieu à l'intérieur (où le risque est accru) ou à l'extérieur (où le risque est réduit), la qualité de la ventilation, les dimensions du milieu et le nombre des personnes qui s'y trouvaient et les mesures d'atténuation des risques en place dans le milieu (p. ex. exigences relatives au port du masque, à l'éloignement physique, au nettoyage des surfaces touchées fréquemment, etc.) Note de bas de page 27.

Bien que les environnements extérieurs soient généralement considérés comme à risque réduit, un risque de transmission existe quand même dans certaines circonstances, par exemple lorsque les personnes se tiennent proches les unes des autres en parlant ou en faisant des exercices rigoureux et ne portent pas de masques et ceci pourrait être pris en compte lors de la réalisation d'une évaluation des risques Note de bas de page 27.

Niveau de risque

Description

Recommandations à l'intention du contact

Exposition à risque élevé (contact étroit)

  • Un travailleur de la santé qui n'est pas entièrement vacciné et qui a prodigué des soins physiques directs à un cas, ou un travailleur de laboratoire manipulant des échantillons de COVID-19, sans utiliser de manière cohérente et appropriée l'EPI recommandé et les pratiques de prévention et de contrôle des infections Note de bas de page c.
  • Toute personne qui n'est pas entièrement vacciné et qui vit avec une personne atteinte, qui a un contact physique direct avec une personne atteinte ou qui est exposée à ses fluides corporels infectieux, y compris celui qui prodigue des soins à la personne atteinte, son partenaire intime, l'enfant à la charge de la personne atteinte, etc.
  • Toute personne qui n'est pas entièrement vaccinée et qui a partagé un espace intérieur (p. ex. la même pièce) avec une personne pendant une période prolongée Note de bas de page d, y compris les espaces fermés et les lieux bondés (p. ex. activités sociales, lieux de travail, etc.), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieu (voir les Considérations importantes ci-dessus).
  • Toute personne qui n'est pas entièrement vaccinée et qui a eu une conversation rapprochée avec un cas ou s'est trouvée dans une situation où un cas a chanté, crié ou a respiré bruyamment (p. ex. exercice), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieu (voir les Considérations importantes ci-dessus) Note de bas de page e.
  1. Se mettre en quarantaine à domicile durant 14 jours à compter de la dernière exposition ou pour la période recommandée déterminée par l'ASP locale Note de bas de page f (voir l'annexe 4)
  2. Suivre les mesures de santé publique individuelles recommandées. Les contacts devraient porter un respirateur (ou un masque médical bien ajusté si un respirateur n’est pas disponible). Note de bas de page a Si vous vivez avec la personne atteinte, évitez toute exposition supplémentaire à celle-ci (voir l'annexe 4).
  3. Suivre les directives de l'ASP concernant les exigences de dépistage Note de bas de page g.
  4. Surveiller l'apparition de symptômes associés à la COVID-19 pendant 14 jours après leur dernier contact avec la personne atteinte.
  5. Mesurer et noter sa température chaque jour et éviter autant que possible de prendre des médicaments qui réduisent la fièvre (p. ex. acétaminophène, ibuprofène). Ces médicaments pourraient masquer un symptôme précoce de la COVID-19; si ces médicaments doivent être pris, informer les autorités de la santé publique Note de bas de page 28.
  6. Si des symptômes se manifestent, isolez-vous le plus rapidement possible des autres personnes présentes dans la maison ou le lieu de cohabitation, mettez un respirateur (ou un masque médical bien ajusté si un respirateur n’est pas disponible) Note de bas de page a et communiquez avec l'ASP pour obtenir d'autres directives, y compris sur :
    • le lieu où vous rendre pour recevoir des soins,
    • le mode de transport à privilégier,
    • les précautions à suivre en matière de PCI.
  7. Éviter des interactions en personne, en particulier avec les personnes susceptibles d'être gravement malades de la COVID-19 ou d'avoir des complications.
  8. Les contacts qui sont susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications s'ils contractent la COVID-19 ne devraient pas prodiguer des soins à la personne atteinte et devraient rester ailleurs si possible.

Exposition à faible risque

  • Un travailleur de la santé (peu importe son état de vaccination) qui a prodigué des soins physiques directs à un cas, ou un travailleur de laboratoire manipulant des échantillons de COVID-19, avec une utilisation de manière cohérente et appropriée de l'EPI recommandé et les pratiques de prévention et de contrôle des infections.
  • Toute personne (peu importe son état de vaccination) qui a partagé un espace intérieur (p. ex. même pièce) avec un cas, y compris des espaces clos ou des endroits bondés (p. ex. activités sociales, lieux de travail, etc.), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieu (voir les Considérations importantes ci-dessus) Note de bas de page e.
  • Toute personne (peu importe son état de vaccination) qui a eu une conversation rapprochée avec un cas ou s'est trouvée dans une situation où un cas a chanté, crié ou a respiré bruyamment (p. ex. exercice), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieu (voir les Considérations importantes ci-dessus) Note de bas de page e.
  • Tout en tenant compte des considérations importantes présentées au début de la présente section (Tableau 1), les personnes entièrement vaccinées dans les situations d'exposition à risque élevé (contact étroit) mentionnées ci-dessus seraient considérées comme présentant un faible risque et seraient prises en charge en conséquence.
  1. Surveiller l'apparition de symptômes pendant 14 jours suivant leur dernière exposition.
  2. Si des symptômes se manifestent, isolez-vous le plus rapidement possible, mettez un respirateur (ou un masque médical bien ajusté si un respirateur n’est pas disponible) Note de bas de page a et communiquez avec l'ASP pour obtenir d'autres directives, y compris sur :

Acronymes :

  • EPI : Équipement de protection individuelle
  • PCI : Prévention et contrôle des infections

Bien que la transmission du SRAS-CoV-2, y compris des variants préoccupants, puisse se produire au cours de brèves expositions, les interactions passagères (p. ex., le fait de marcher à côté d'un cas) n'ont pas été identifiées comme des expositions à risque élevé ou faible dans le tableau 1 parce que l'identification de ces contacts n'est généralement pas possible en dehors des applications de recherche numérique des contacts (voir les autres stratégies de gestion des contacts ci-dessous).

Sur la base d'une évaluation des risques, les ASP peuvent envisager des approches plus robustes pour la gestion des contacts et les conditions de quarantaine, en particulier dans le contexte des enquêtes sur les éclosions associées aux variants préoccupants. Voir la section Gestion améliorée des cas et des contacts ci-dessous pour plus de détails. Il est également possible que les ASP doivent envisager des modifications aux recommandations de quarantaine dans certaines circonstances, comme la présence nécessaire de travailleurs essentiels pour le maintien des services essentiels. Dans ces circonstances, les administrations peuvent envisager de réduire la quarantaine en cas de résultats négatifs. À l'heure actuelle, peu de données probantes appuient la généralisation de cette approche, car un risque résiduel de transmission demeure Note de bas de page 29.

La durée de la gestion des contacts pour un contact qui présente des symptômes associés à la COVID-19 dans les 14 jours suivant la dernière exposition au cas devrait être déterminée en fonction des critères suivants :

Autres stratégies de gestion des contacts

Afin de compléter les ressources locales limitées ou d'en tenir compte, les ASP peuvent envisager des approches de rechange à la recherche traditionnelle des contacts, particulièrement lorsqu'elles font face à une augmentation subite du nombre de cas Note de bas de page 30. Ces approches peuvent inclure :

Au moment des pics locaux d'incidence de la COVID-19 et de déclaration d'éclosions, les ASP peuvent également envisager d'accorder la priorité aux activités de recherche des contacts liées à des lieux spécifiques où les gens se rassemblent (p. ex. écoles, événements, lieux de travail, communautés éloignées, etc.) et, en particulier, aux situations où les caractéristiques épidémiologiques suggèrent un changement dans la dynamique de transmission (p. ex. lorsqu'un variant préoccupant est soupçonné ou confirmé). Les ASP peuvent également envisager d'accorder la priorité du suivi à certains contacts (p. ex. ceux qui sont vulnérables, ceux qui travaillent dans des environnements à haut risque ou ceux qui fournissent des soins à une personne vulnérable, etc.) Note de bas de page 30.

Les ASP peuvent également envisager d'autres approches où les cas, les employeurs ou les coordonnateurs d'événements avisent les contacts (c.-à-d. un simple aiguillage); ou avisent les contacts et fournissent des renseignements supplémentaires sur la prévention et le contrôle des infections, la quarantaine et la surveillance des symptômes (c.-à-d. un aiguillage amélioré) Note de bas de page 31.

Recherche des contacts en amont

Les ASP peuvent également envisager la recherche des contacts « en amont », qui consiste à essayer de déterminer où et quand le cas a probablement contracté son infection. La recherche des contacts en amont est systématiquement effectuée dans le cadre d'enquêtes sur des cas ou des éclosions de maladies transmissibles ayant une importance pour la santé publique, lorsque les ASP recueillent des renseignements sur les circonstances ayant pu mener à l'infection d'un cas (c'est-à-dire lors de l'enquête sur la source). Dans le présent document d'orientation, la recherche des contacts en amont est proposée comme une activité moins intensive, et donc potentiellement moins coûteuse en ressources, par rapport à l'enquête sur l'éclosion.

Bien que l'on ait observé que la COVID-19 se propage régulièrement dans la communauté, un cas infectant en moyenne une ou deux autres personnes, des groupes ont été identifiés où certains individus infectent de manière disproportionnée un plus grand nombre de personnes. Cela représente un concept statistique appelé surdispersion dans lequel environ 10 % des cas de COVID-19 sont à l'origine de jusqu'à 80 % des infections secondaires Note de bas de page 32Note de bas de page 33. Ces foyers d'infection associés à ces cas sont appelés des événements de grande propagation.

Les variants préoccupants issus de mutations dans le code génétique du SRAS-CoV-2 peuvent amener le virus à agir de manière à avoir des répercussions importantes sur la gestion des cas et des contacts (p. ex. une augmentation de la transmissibilité ou de la gravité de la maladie, la capacité du virus à devenir indétectable par les tests ou une modification de l'efficacité des vaccins ou des traitements).

Dans ces circonstances, la recherche des contacts en amont peut contribuer à :

Si la source des cas est trouvée au moyen de la recherche des contacts en amont, la recherche des contacts pour identifier les personnes qui auraient pu être exposées à un cas devrait être utilisée comme indiqué ci-dessus, et la gestion des contacts devrait être effectuée en fonction du risque d'exposition tel que présenté au tableau 1. Selon une situation donnée, les exigences de dépistage et les interventions de santé publique peuvent être adaptées selon l'épidémiologie locale.

La recherche des contacts en amont est considérée comme étant la méthode la plus utile lorsque des éclosions localisées se produisent dans des régions où les niveaux de transmission sont relativement faibles. Elle peut également être envisagée pour les enquêtes sur les éclosions qui présentent une caractéristique épidémiologique portant à croire qu'il y a changement dans la dynamique de transmission (p. ex. lorsqu'un variant préoccupant est en cause).

Elle est considérablement plus complexe lorsque la transmission dans la communauté est répandue, en raison du volume de cas et de l'incertitude engendrée par la multiplicité des sources potentielles de transmission pour chaque cas confirmé. L'adoption des méthodes de recherche des contacts en amont peut avoir des répercussions importantes sur les ressources, selon la nature des stratégies de recherche des contacts utilisées, les méthodes de test et l'épidémiologie régionale.

Il existe actuellement un volume croissant de données probantes sur l'efficacité de la recherche de contacts en amont pour la COVID-19. Cependant des recherches plus approfondies seront nécessaires pour déterminer les situations auxquelles elle conviendrait le mieux ou la façon optimale de la mettre en œuvre Note de bas de page 34Note de bas de page 35Note de bas de page 36Note de bas de page 37. Peu de pays ont utilisé cette stratégie, et les avantages positifs ont été liés à une faible incidence et à une transmission communautaire limitée Note de bas de page 38Note de bas de page 39. Les provinces et territoires devraient envisager d'adopter une méthode de recherche des contacts en amont, en fonction de leurs circonstances et de leurs ressources respectives. Si cette méthode est mise en œuvre, ils devraient également envisager d'évaluer son efficacité afin d'alimenter la base de données probantes à cet égard.

Personnes potentiellement exposées durant un voyage

En raison de la pandémie de COVID-19, tous les voyageurs qui entrent au Canada sont assujettis aux règles établies par les décrets d'urgence en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine.

On peut trouver des renseignements à jour sur les exigences relatives aux voyages, aux tests de dépistage, à la mise en quarantaine et aux mesures aux frontières sur la page COVID-19 : voyage, dépistage et frontières.

L'évaluation du risque effectuée par les ASP durant la recherche des contacts devrait tenir compte des antécédents de voyage. Des avis d'exposition potentielle au cours d'un voyage à bord d'un moyen de transport précis (p. ex. avion, navire de croisière, train) peuvent également être publiés.

Recherche des contacts pour les passagers et les membres d'équipages aériens

L'exposition potentielle des passagers et des membres d'équipages au SRAS-CoV-2 pendant les voyages aériens est un sujet de préoccupation. Toutefois, des mesures d'atténuation des risques, telles que l'état de vaccination, le port obligatoire du masque, l'éloignement physique, la ventilation, le nettoyage de l'environnement, l'hygiène des mains et la réduction du taux d'occupation, appliquées selon une approche à niveaux multiples, peuvent réduire considérablement la probabilité de transmission Note de bas de page 40.

Les décisions relatives à la recherche des contacts des passagers aériens et des membres d'équipage qui pourraient avoir été exposés à un cas confirmé de COVID-19 à bord d'un vol doivent tenir compte des ressources disponibles et s'appuyer sur une évaluation des risques. L'évaluation des risques doit être effectuée par l'ASP à laquelle le cas est signalé et tenir compte des éléments suivants :

Si la province ou le territoire détermine qu'il est nécessaire de communiquer avec un contact potentiel, l'ASP peut suivre les protocoles régionaux pour la communication publique lorsqu'un cas de SRAS-CoV-2 a voyagé pendant sa période de contagion. Les renseignements exigés sont le numéro de vol, la date du vol, les lieux de départ et d'arrivée, ainsi que la rangée de sièges concernée à bord de l'avion.

Considérations pour la gestion améliorée des cas et des contacts

Dans certaines situations, une ASP peut mettre en œuvre des protocoles améliorés de gestion des cas et des contacts. Par exemple, lorsqu'un variant préoccupant présente un risque important (p. ex. en raison d'une transmissibilité accrue, de la gravité de la maladie et d'une possibilité d'échappement immunitaire) ou lorsqu'un variant préoccupant qui commence à circuler est identifié pour la première fois - à l'étranger ou au Canada - et que les données probantes scientifiques disponibles sur ses caractéristiques sont limitées.

Il peut s'écouler un certain temps entre l'identification d'un cas et la réception de la confirmation en laboratoire de la présence d'un variant préoccupant. Dans certaines circonstances, les ASP peuvent ne pas avoir besoin de confirmation en laboratoire pour mettre en œuvre des stratégies améliorées de gestion des cas et des contacts.

Les protocoles de gestion améliorée des cas et des contacts peuvent comprendre :

Au fil du temps, si le variant préoccupant devient plus répandu et/ou si de nouvelles données probantes indiquent que le variant préoccupant ne présente pas de risque important, les ASP peuvent réduire leurs activités de gestion des cas et des contacts en conséquence.

Annexe 1 : Recommandations au sujet de l'isolement des cas de COVID-19 dans la collectivité

Les personnes atteintes de la COVID-19 qui n'ont pas besoin de soins dans un hôpital doivent s'isoler dès que possible. Si elles s'isolent à domicile ou dans un contexte de cohabitation (p. ex. refuge, foyer de groupe ou résidence d'étudiants), elles doivent se tenir loin des autres membres du ménage ou des autres occupants, conformément aux lignes directrices de leur ASP. Il est recommandé de s'isoler dans une pièce séparée où l'on peut dormir et de disposer de l'accès à une salle de bain que les autres membres du ménage ou les occupants n'utiliseront pas, si possible. Dans la mesure du possible et conformément aux lignes directrices de l'ASP, les personnes infectées peuvent s'isoler dans un autre logement, comme une chambre d'hôtel ou un logement autonome. Les personnes infectées doivent s'isoler pendant au moins dix jours à partir de l'apparition des symptômes, si elles sont symptomatiques, ou à partir de la date de prélèvement d'un échantillon positif, si elles sont asymptomatiques.

Pendant leur isolement, les personnes infectées ne doivent pas quitter leur lieu d'isolement, qu'il s'agisse de leur domicile, d'un lieu de cohabitation ou d'un autre lieu déterminé par l'ASP ou un professionnel de la santé. La personne infectée devrait :

Isolement dans la collectivité

Lorsqu'on leur demande de s'isoler à domicile ou dans un lieu de cohabitation, les personnes ayant la COVID-19 doivent réduire autant que possible le risque de transmission aux autres membres du ménage ou aux occupants du lieu de cohabitation. Des conseils sont offerts aux personnes qui doivent s'isoler chez elles en raison de la COVID-19.

Dans la mesure du possible, les stratégies suivantes doivent être utilisées pendant l'isolement dans la collectivité :

Recommandations à suivre lorsque l'isolement strict n'est pas possible

Les personnes atteintes de la COVID-19 qui ont reçu l'ordre de s'isoler ne sont pas forcément en mesure de suivre strictement les directives d'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitation. Cette situation peut être attribuable au lieu d'isolement en soi, par exemple, s'il n'y a pas assez de pièces dans le logement pour que la personne ait une chambre séparée ou une salle de bain qui lui est réservée, ou si les occupants d'un refuge doivent partager l'espace commun. Il peut également être difficile de s'isoler en raison d'autres facteurs, par exemple, si la personne est un enfant, qu'elle doit s'occuper d'un enfant ou d'un aîné, ou qu'elle vit dans un ménage multigénérationnel.

S'il est impossible de reloger la personne infectée, les membres du ménage ou les autres occupants du lieu, les mesures suivantes peuvent être envisagées :

Annexe 2 : Évaluation d'un lieu d'isolement adéquat pour un cas de COVID-19

L'endroit où une personne atteinte de la COVID-19 sera isolée doit être établi par l'ASP, en collaboration avec la personne et son fournisseur de soins de santé, le cas échéant. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées se rétablissent dans un environnement adéquat, où un isolement efficace et une surveillance appropriée de la maladie (c.-à-d. des signes d'aggravation) peuvent être assurés.

Le caractère adéquat du milieu dépendra de la personne et de ses conditions de vie. À cet égard, les éléments pris en compte peuvent varier selon le sexe, le genre ou d'autres facteurs socioéconomiques ou identitaires de la personne infectée.

Il faut tenir compte de plusieurs facteurs pour établir si un endroit est un lieu d'isolement convenable, à savoir les suivants :

L'état clinique de la personne permet-il une prise en charge en consultation externe?

Pour l'isolement dans la collectivité, y compris à domicile ou dans un contexte de cohabitation (p. ex. un refuge, un foyer de groupe ou une résidence pour étudiants), il doit être possible de traiter la personne en consultation externe, en tenant compte de son état de santé initial et de la présence de facteurs de risque associés à une forme grave de la maladie ou à des complications. Si une hospitalisation est nécessaire (p. ex. en raison d'une aggravation de l'état de santé, d'affection nécessitant des soins d'urgence ou d'une directive du fournisseur de soins de santé), l'isolement à domicile ne sera plus possible.

La personne est-elle en mesure de s'occuper d'elle-même?

Les personnes infectées devraient pouvoir : se surveiller elles-mêmes pour détecter l'apparition ou l'aggravation de symptômes; prendre les mesures appropriées selon les conseils de l'ASP ou du fournisseur de soins de santé, notamment en ce qui concerne l'autogestion de la santé; porter correctement un respirateur (ou un masque médical bien ajusté si un respirateur n’est pas disponible) Note de bas de page a; adopter des mesures de santé publique individuelles (p. ex. maintenir de bonnes pratiques d'hygiène, et nettoyer et désinfecter les surfaces fréquemment touchées) et s'isoler des autres.

La capacité d'une personne de gérer ses propres soins peut être influencée par divers facteurs, notamment les suivants :

La personne a-t-elle besoin de soins? Quelqu'un peut-il les lui offrir?

Dans certaines circonstances, un membre du ménage peut être amené à s'occuper de la personne, par exemple lorsqu'il s'agit d'un enfant, d'un parent âgé qui a besoin d'aide ou d'une personne très malade. Dans ce cas, il convient de tenir compte des éléments suivants :

Quelles sont les caractéristiques du domicile ou du contexte de cohabitation?

Les personnes peuvent se trouver dans différentes compositions de ménages qui peuvent limiter leur capacité de s'isoler. Il peut s'agir, par exemple, d'un parent seul qui doit s'occuper d'un enfant ou bien d'une personne qui vit dans un ménage multigénérationnel où les responsabilités parentales sont partagées et où il faut prendre soin de personnes âgées. Si la personne s'occupe d'un enfant dont la garde est partagée entre deux ménages distincts, il convient de tenir compte de l'endroit le plus approprié pour l'enfant pendant que la personne est en isolement.

Si la personne est en isolement à son domicile ou dans un lieu de cohabitation, elle doit s'isoler des autres dès qu'elle est informée qu'elle est ou pourrait être atteinte de la COVID-19. Il convient également d'accorder une attention particulière aux personnes qui vivent dans des foyers où il est difficile de se séparer des autres (p. ex. un appartement d'une pièce), ou qui vivent dans un lieu de cohabitation, comme les résidences pour étudiants, les refuges et les logements surpeuplés. L'option privilégiée consiste à fournir à ces personnes une chambre individuelle et une salle de bain privée, ce qui peut faire en sorte que ses colocataires, les autres membres du ménage ou elle-même doivent être relogés ailleurs (p. ex. une chambre d'hôtel, un logement autonome), dans la mesure du possible et conformément aux lignes directrices de l'ASP. Le déménagement dépendra de divers facteurs, y compris les directives des ASP locales, le soutien financier et la disponibilité d'autres locaux.

S'il n'est pas possible de leur fournir une chambre individuelle et une salle de bain privée, il faut s'efforcer de regrouper les cas confirmés ensemble. Par exemple, si deux personnes atteintes cohabitent avec d'autres personnes dans un logement où il n'y a pas de chambre individuelle, elles peuvent partager une chambre à deux lits.

D'autres personnes du domicile ou du lieu de cohabitation sont-elles susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications?

Les membres du ménage ou les colocataires qui sont susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications s'ils contractent la COVID-19 ne devraient pas se trouver dans une aire partagée avec la personne ou lui fournir des soins et d'autres dispositions peuvent être nécessaires. Il peut s'agir de reloger temporairement ces personnes ou la personne atteinte dans un autre lieu déterminé par la santé publique, comme un hôtel désigné.

Le domicile ou le lieu de cohabitation convient-il à l'isolement?

L'ASP peut établir si le domicile ou le lieu de cohabitation convient à l'isolement de la personne atteinte. Il se peut que la personne vive dans des milieux où elle ne dispose pas d'un espace qui lui permet d'avoir sa propre chambre et une salle de bain privée, comme une maison surpeuplée, une résidence pour étudiants où se trouve un colocataire ou un refuge pour sans-abri. Les conditions de logement doivent faire l'objet d'une évaluation, notamment en ce qui concerne l'accès à l'eau potable et à l'eau courante, ainsi que l'état du domicile. Il faut également évaluer la sécurité du lieu de manière à établir l'existence éventuelle d'un problème de violence conjugale ou familiale, ou d'autres mauvais traitements.

La personne peut-elle avoir accès à des fournitures et à des produits de première nécessité adéquats?

Il importe d'établir si la personne a accès à des fournitures et à des produits de première nécessité pour la durée de son isolement, comme de la nourriture, de l'eau courante, de l'eau potable, des fournitures de prévention des infections (p. ex. des masques) et des produits de nettoyage. Il est possible de consulter la liste des fournitures à avoir à portée de main pendant l'isolement. Les personnes qui résident dans des collectivités éloignées et isolées peuvent envisager de stocker les fournitures nécessaires, ainsi que la nourriture et les médicaments, s'il est probable que la chaîne d'approvisionnement soit interrompue ou peu fiable.

La personne qui n'a pas accès à de la nourriture ou à des fournitures de première nécessité adéquates peut communiquer avec les dirigeants locaux, la santé publique ou les organisations qui apportent un soutien direct. Des directives sont disponibles sur le lavage des mains en l'absence d'eau courante ou d'eau potable.

Si, d'après l'évaluation, le domicile ou le lieu de cohabitation ne permet pas à la personne de s'isoler chez elle, il est recommandé que les ASP collaborent avec elle et son fournisseur de soins de santé afin de déterminer un lieu plus approprié. La personne peut ainsi être relogée dans un lieu de cohabitation plus convenable, être hospitalisée ou avoir accès à des mesures de soutien et à des ressources communautaires supplémentaires, le cas échéant.

Annexe 3 : Précautions recommandées pour la prévention et le contrôle des infections lors de la prestation de soins à un cas à domicile ou dans un contexte de cohabitation

Toute personne qui prodigue des soins à une personne atteinte de la COVID-19 doit porter un respirateur (ou un masque médical bien ajusté si un respirateur n’est pas disponible) Note de bas de page a, ainsi qu'utiliser une protection oculaire lorsqu'elle prodigue des soins. Les soignants doivent aussi fréquemment se laver les mains, particulièrement lorsqu'ils sont en contact direct avec la personne malade ou son environnement, ainsi qu'avec des matériaux souillés et des surfaces contaminées.

Des conseils sont offerts aux personnes qui s'occupent d'une personne atteinte de la COVID-19 à domicile :

Protection oculaire

Dans le cadre des soins directs à une personne atteinte de la COVID-19 et des activités pour les cas, le port d'une protection oculaire est recommandé afin de protéger les muqueuses des yeux de toute éclaboussure ou projection de liquides organiques, notamment les sécrétions respiratoires.

Gants

Les soignants n'ont pas à porter des gants jetables à usage unique lorsqu'ils prodiguent des soins à une personne à domicile. Le lavage fréquent des mains est préférable.

Il est reconnu, cependant, que certains soignants peuvent toujours choisir de porter des gants jetables à usage unique pour tout contact direct avec une personne atteinte, ainsi que pour le nettoyage de surfaces contaminées et la manipulation d'articles souillés de liquides organiques, notamment la vaisselle, les ustensiles, les vêtements, la literie et les déchets à éliminer.

Les gants ne remplacent pas l'hygiène des mains; les personnes prodiguant des soins doivent se laver les mains avant de mettre des gants et après les avoir enlevés.

Annexe 4 : Recommandations pour la mise en quarantaine dans la communauté

En général, la mise en quarantaine consiste pour un contact à rester à la maison, à ne pas sortir et à éviter les interactions en personne avec d'autres personnes, y compris les membres de son ménage.

La période de quarantaine est normalement conforme à la période de transmissibilité. Toutefois, les provinces et territoires peuvent choisir de réduire la période de quarantaine en combinaison avec des protocoles de dépistage, selon l'évaluation du risque et le contexte local.

Un contact qui ne vit pas avec une personne atteinte doit être mis en quarantaine à l'écart des autres membres du ménage ou des occupants du lieu, conformément aux lignes directrices de son ASP. Il est recommandé que le contact se mette en quarantaine dans une pièce séparée où l'on peut dormir, avec un accès à une salle de bain que les autres membres du ménage ou les occupants du lieu n'utiliseront pas, si possible. Dans la mesure du possible et conformément aux lignes directrices de l'ASP, un contact qui ne vit pas avec la personne atteinte peut être mis en quarantaine dans un autre logement, comme une chambre d'hôtel ou un logement autonome.

Un contact qui ne vit pas avec une personne atteinte doit porter un respirateur (ou un masque médical bien ajusté si un respirateur n’est pas disponible) Note de bas de page alorsqu'il utilise un espace qui pourrait être également accédé par d'autres membres du ménage (p. ex. la cuisine, les toilettes, le couloir). Si le contact nécessite des soins pendant sa période de quarantaine (p. ex. un jeune enfant ou un adulte plus âgé), la personne soignante doit également porter un respirateur (ou un masque médical bien ajusté si un respirateur n’est pas disponible). Note de bas de page a Tous les membres du ménage vivant avec le contact doivent porter un masque médical Note de bas de page a lorsqu’ils partagent un espaces avec eux.

Pour les contacts en quarantaine qui vivent avec une personne atteinte, il est recommandé de porter un masque médical ou envisager d'utiliser un respirateur Note de bas de page a lorsqu'ils se trouvent dans un espace de vie qui pourrait être utilisé également par la personne atteinte. Ceci est particulièrement important si des membres du ménage sont susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la maladie ou s'ils vivent dans un milieu surpeuplé avec la personne infectée.

Pour les contacts en quarantaine qui vivent avec une personne atteinte, l'ASP déterminera le début de leur période de quarantaine en évaluant les caractéristiques du milieu. S'il est déterminé qu'il existe une séparation adéquate entre la personne atteinte et les membres de son ménage, l'ASP peut indiquer que la période de quarantaine des membres du ménage commence le jour où la personne est placée en isolement. Si la séparation est inadéquate (p. ex. partage des chambres à coucher, des toilettes, etc.), l'ASP peut exiger que les membres du ménage soient mis en quarantaine pour la durée de la période d'isolement de la personne atteinte, plus un maximum de 14 jours supplémentaires par la suite.

Si des membres du ménage d'une personne atteinte tombent malades, l'ASP doit évaluer si les autres membres asymptomatiques du ménage doivent prolonger leur période de quarantaine en fonction de leur dernière exposition au nouveau cas.

Remerciements

Les directives techniques ont été élaborées en consultation avec le Groupe de travail sur la préparation du Canada en cas de grippe pandémique (GTPCGP) et avec nos partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux au sein du Comité consultatif technique (CCT) et/ou du Comité consultatif spécial (CCS). Les présentes directives ont également été élaborée en consultation avec d'autres ministères, différents partenaires multilatéraux, des intervenants autochtones et d'autres intervenants externes intéressés par ce sujet.

Notes de bas de page

Note de bas de page a

Dans les situations où un respirateur ou un masque médical est recommandé, mais n’est pas disponible, la personne doit porter adéquatement un masque non médical bien conçu et bien ajusté.

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Note de bas de page b

COVID-19 : Lignes directrices pour les établissements de soins actifs : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/prevention-controle-covid-19-lignes-directrices-provisoires-deuxieme-version.html

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Note de bas de page c

Ces lignes directrices visent les établissements en milieu communautaire et ne remplacent pas les évaluations des risques au point de service par les fournisseurs de soins de santé dans les établissements de soins de santé, ni l'évaluation du risque effectuée par les ASP pour déterminer le risque d'exposition pour un travailleur de la santé (TS).

Des directives relatives à l'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuel (ÉPI) et à la prévention et au contrôle des infections (PCI) pour les travailleurs de la santé et les travailleurs de laboratoire sont disponibles. Consultez les documents d'orientation suivants :

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Note de bas de page d

Les données probantes disponibles sont insuffisantes pour définir le risque en fonction de la durée d'exposition nécessaire à la transmission. À des fins d'identification et de gestion des contacts de santé publique uniquement, une période de 15 minutes cumulées sur 24 heures a été choisie pour distinguer une exposition brève d'une exposition prolongée. Cette même période a été utilisée dans d'autres pays Note de bas de page 30Note de bas de page 45Note de bas de page 46. Ce paramètre ne devrait pas remplacer les conclusions tirées d'une évaluation du risque menée par l'ASP portant sur divers facteurs (c.-à-d. le degré de contagion de la personne au moment de l'exposition, l'exposition à un variant préoccupant, la voie de transmission probable, les facteurs de risque, etc.) qui fourniront davantage de précisions sur le niveau de risque.

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Note de bas de page e

Les politiques et les capacités de dépistage propres à chaque administration peuvent avoir des répercussions sur les recommandations individuelles de mise en quarantaine dans le territoire concerné.

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Note de bas de page f

Le paramètre de deux mètres ne doit pas remplacer les conclusions tirées d'une évaluation des risques effectuée par l'ASP qui tient compte de divers facteurs (p. ex. le degré de contagion de la personne au moment de l'exposition, l'exposition à un variant préoccupant, la voie de transmission probable, le risque accru associé à une forme grave de la maladie ou à des complications) qui renseigneront plus précisément sur le risque.

Retour à la référence de la note de bas de page f

Note de bas de page g

À des fins opérationnelles, une distance physique appropriée est d'au moins deux (2) mètres. En général, si des interactions en personne doivent avoir lieu, il convient d'encourager les individus à interagir à la plus grande distance possible, et de mettre en place des mesures de santé publique individuelles pour une approche à niveaux multiples.

Retour à la référence de la note de bas de page g

Références

Note de bas de page 1

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