Mise à jour : Prise en charge par la santé publique des cas de COVID-19 et des contacts qui y sont associés

Dernière modification : 22 avril 2021

Remarque

La présente page est continuellement en révision et sera mise à jour selon l'évolution de la situation. Veuillez consulter la page des ressources des provinces et des territoires sur la COVID-19 pour obtenir les directives à jour pour votre province ou territoire.

Sur cette page

En collaboration avec des experts de la santé publique du Canada, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) a élaboré les présentes directives provisoires à l'intention des autorités de santé publique (ASP) fédérales, provinciales et territoriales (FPT) pour appuyer la prise en charge des personnes infectées ou qui pourraient avoir été infectées par la COVID-19 (c.-à-d. les « cas ») et des contacts qui y sont associés au sein des populations dont elles ont la responsabilité.

La stratégie décrite dans le présent document d'orientation met l'accent sur une gestion des cas et des contacts qui vise à atténuer les répercussions de la COVID-19 sur la santé des personnes au CanadaReferences 1. Le présent document est établi dans le contexte canadien et est fondé sur les données scientifiques disponibles et les avis d'experts. Lorsque l'on interprète et que l'on applique le document d'orientation, il est important de reconnaître que la santé, l'invalidité et les circonstances économiques, sociales ou autres auxquelles font face certaines personnes et certains ménages peuvent limiter leur capacité à suivre les mesures recommandées. Les ASP peuvent devoir adapter leur gestion des cas et des contacts.

La pandémie de COVID-19 a évolué de différentes façons au Canada. Les ASP provinciales et territoriales continuent d'adapter leurs mesures communautaires en fonction de l'épidémiologie de la COVID-19 sur leur territoire et d'autres indicateurs importants, comme la capacité de leur système de santé. L'augmentation du nombre de cas de COVID-19, des hospitalisations et des décès peut mettre à l'épreuve la capacité des systèmes de santé publique, et il peut être nécessaire de modifier les mesures de santé publique dans les zones touchées.

Le SRAS-CoV-2, le virus qui cause la COVID-19, développe naturellement des mutations, qui sont des changements du matériel génétique du virus au fil du temps. Lorsque le virus a subi plusieurs mutations importantes, il devient ce que l'on appelle un « variant ».

On parle de « variant préoccupant » quand le virus se propage plus rapidement, que la maladie est plus grave, que l'on ne parvient pas dépister le virus au moyen des tests existants ou encore quand les traitements et les vaccins existants sont moins efficaces. Des variants préoccupants du SRAS-CoV-2 sont apparus dans le monde entier, et plusieurs de ces variants ont été identifiés au Canada, notamment le variant B.1.1.7, originaire du Royaume-Uni. Des études ont montré que les variants préoccupants qui circulent actuellement, y compris le B.1.1.7, sont plus facilement transmis, et il est prouvé que le B.1.1.7 a un taux de mortalité plus élevé que les variants qui ont commencé à circuler au Canada avant celui-ciReferences 2. Ces variants préoccupants ont entraîné une recrudescence des cas de COVID-19 dans des pays comme le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark, ce qui montre qu'il faut insister sur le respect des mesures de santé publique mises en place, qui doivent être appliquées selon une approche superposée si l'on veut réduire la transmission du virus.

Le présent document d'orientation pourrait être modifié à mesure que de nouveaux renseignements sur la transmissibilité et le profil épidémiologique sont communiqués. Ce document doit être lu en parallèle avec les politiques, les règlements et les lois provinciales, territoriales et municipales. Des mises à jour sur les éclosions de la maladie à coronavirus (COVID-19) sont également publiées.

Gestion des cas

Signalement et déclaration

La définition nationale de cas pour la COVID-19 définit les cas à surveiller ainsi que les exigences connexes en matière de déclarations associées à la surveillance.
Il est important pour les professionnels de la santé de première ligne de signaler aux ASP les cas de COVID-19 conformément aux exigences de déclaration propres aux administrations. Les ASP doivent assurer la coordination générale avec les professionnels de la santé et les laboratoires provinciaux pour la prise en charge et la déclaration des cas, et établir des canaux de communication avec tous les professionnels de la santé concernés pendant toute la durée de la maladie. Les ASP doivent déclarer les cas confirmés de COVID-19, ainsi que les cas probables, dans la mesure du possible, à l'ASPC au plus tard 24 heures après en avoir été elles-mêmes informées. Des lignes directrices pour la surveillance nationale concernant la maladie à coronavirus (COVID-19) sont disponibles. Au moment de la publication de la présente mise à jour, un processus de déclaration nationale des variants préoccupants a été approuvé. Les provinces et les territoires travaillent en étroite collaboration avec l'ASPC pour mettre en œuvre et optimiser ce processus afin d'assurer la surveillance nationale des variants préoccupants.

Dans certaines situations, les cas ou les contacts de cas ont des liens épidémiologiques qui s'étendent à plusieurs provinces et territoires. Pendant l'enquête sur le cas, on peut également déterminer que la personne a contracté l'infection ou a pu être exposée au virus dans une autre administration. Les ASP devraient recourir aux processus intergouvernementaux établis pour assurer une gestion rapide des cas et des contacts. Une telle approche pourrait être nécessaire, par exemple, lorsqu'une personne a voyagé dans différentes provinces ou territoires pendant sa période de contagion, ou lorsque les contacts résident dans une autre administration que la personne infectée.

Analyse en laboratoire et dépistage

Les stratégies d'analyse en laboratoire ont évolué au fil du temps. Chaque province ou territoire a modifié son approche (p. ex. en ce qui concerne les personnes qui sont soumises au test) en fonction de facteurs comme de nouvelles données probantes, les nouvelles technologies, la capacité des ressources de laboratoire et les circonstances épidémiologiques locales. De l'information est disponible sur les rôles importants que les gouvernements FPT jouent dans le dépistage de la COVID-19.

À l'heure actuelle, la réalisation validée de l'analyse par transcription inverse et amplification en chaîne par polymérase (RT-PCR) d'un échantillon cliniquement approprié, prélevé par un professionnel de la santé qualifié, est considérée comme la méthode de référence pour le diagnostic de l'infection au SRAS-CoV-2.

Les analyses de laboratoire permettant de vérifier l'infection au coronavirus doivent être accessibles aux professionnels de la santé dans le cadre de services de laboratoire communautaires, hospitaliers ou de référence (p. ex. un laboratoire de santé publique provincial [LSP]), ou auprès du Laboratoire national de microbiologie. Lorsque cela est jugé utile, les provinces et les territoires devraient effectuer un dépistage permettant de détecter les mutations et effectuer un séquençage supplémentaire (du génome partiel ou entier) d'au moins un sous-ensemble (si ce n'est de la totalité) des échantillons positifs afin de déterminer le variant. Les résultats du dépistage peuvent être disponibles plus rapidement que ceux du séquençage des échantillons de virus, cette façon de faire pourrait permettre la prise de mesures de santé publique en temps opportun.

Des lignes directrices à l'intention des professionnels de la santé sur les analyses en laboratoire sont disponibles. De plus, le Groupe de travail sur les infections respiratoires virales du Réseau des laboratoires de santé publique du Canada a défini des pratiques exemplaires d'analyse en laboratoire relativement à la COVID-19 et a mis à jour son protocole pour les enquêtes microbiologiques sur les nouveaux agents pathogènes respiratoires, notamment les infections respiratoires aiguës gravesReferences 3References 4.

Le dépistage rapide de la COVID-19 à l'aide d'épreuves non moléculaires pourrait augmenter la capacité de dépistage. Cependant, les données actuelles portent à croire que ces méthodes sont moins sensibles que la méthode RT-PCR actuelleReferences 5. Les délais d'exécution rapides et la facilité d'utilisation par un large éventail d'utilisateurs font du test rapide un outil important dans une stratégie de dépistage à grande échelle (p. ex. le dépistage rapide des personnes asymptomatiques dans une cohorte où une éclosion est en cours)References 6. Des lignes directrices provisoires ont été publiées concernant l'utilisation des tests de détection rapide fondés sur l'amplification des acides nucléiques et sur les antigènes. De nouvelles données indiquent que, dans de rares cas, des personnes peuvent être réinfectées par le SRAS-CoV-2References 7. La dynamique, la durée et la nature de l'immunité produite lorsqu'il y a infection par le SRAS-CoV-2 ne sont toujours pas claires, mais il existe des preuves solides que l'immunité dure au moins plusieurs mois chez la majorité des personnes qui ont été infectéesReferences 8. On surveillera les données probantes pour déterminer un risque accru de réinfection est associé aux variants préoccupants, ce qui pourrait influencer les lignes directrices en matière de dépistage. Pour en savoir plus, consultez les lignes directrices sur les analyses de laboratoire en cas de réinfection soupçonnée.

Prise en charge clinique et traitement

La prise en charge clinique du cas (que la personne se trouve à domicile ou dans un établissement de soins actifs) dépend de l'état clinique de la personne et du jugement professionnel du fournisseur de soins de santé primaires. Consultez les lignes directrices pertinentes sur la prise en charge clinique des patients ayant la COVID-19.

Les professionnels de la santé qui fournissent des soins à domicile à un cas doivent suivre les lignes directrices provisoires élaborées pour la prévention et le contrôle des infections dans les milieux de soins à domicile. Les lignes directrices à l'intention des membres du ménage qui prennent soin d'un cas à domicile, ou à l'intention des occupants ou du personnel d'un lieu de cohabitation, figurent à l'annexe 1.

Prise en charge des cas dans la collectivité

Les données épidémiologiques indiquent que la majorité des personnes ayant la COVID-19 n'ont pas besoin d'être hospitaliséesReferences 9.

Les personnes infectées qui n'ont pas besoin de soins dans un hôpital doivent s'isoler dès que possible. Si elles s'isolent à domicile ou dans un contexte de cohabitation (p. ex. résidence d'étudiants, foyer de groupe ou refuge), elles doivent se tenir loin des autres membres du ménage ou des autres occupants, conformément aux lignes directrices de leur ASP. Il est recommandé à la personne infectée de s'isoler dans une pièce séparée où elle peut dormir et de lui réserver l'accès à une salle de bain que les autres membres du ménage ou occupants n'utiliseront pas, si possible. Dans la mesure du possible et conformément aux lignes directrices de son ASP, la personne infectée peut également s'isoler dans un autre logement, comme une chambre d'hôtel ou un logement autonome (voir l'annexe 2). L'isolement doit durer au moins 10 jours à partir de l'apparition des symptômes, pour un cas symptomatique, ou à partir de la date de prélèvement d'un échantillon positif, pour un cas asymptomatique.

Pendant l'isolement, la personne infectée doit recevoir la consigne de ne pas quitter le lieu d'isolement, qu'il s'agisse de son domicile, du lieu de cohabitation ou d'un autre lieu déterminé par l'ASP ou un professionnel de la santé. La personne infectée devrait :

Dans la mesure du possible, les personnes qui vivent seules, ou dans un foyer où les membres du ménage sont en isolement ou en quarantaine, doivent trouver du soutien au sein de la collectivité (p. ex. famille, amis ou services sociaux) pour répondre à leurs besoins essentiels, y compris à ceux de leurs animaux de compagnie, ou consulter leur ASP pour obtenir des renseignements sur les ressources communautaires disponibles.

Obtenir des soins médicaux

En cas d'urgence médicale, la personne infectée ou la personne qui s'en occupe doit communiquer avec les services médicaux d'urgence (911) ou appeler le service téléphonique d'urgence local pour obtenir l'aide médicale nécessaire, y compris le transport à l'hôpital ou à une clinique médicale, s'il y a lieu. Si vous utilisez une ambulance pour vous rendre dans un hôpital ou une clinique, informez le répartiteur que la personne nécessitant des soins médicaux a la COVID-19. Dans la mesure du possible, il faut éviter de prendre les transports en commun pour aller se faire soigner.

Si vous utilisez un véhicule privé pour vous rendre dans un lieu de soins :

la personne infectée et les personnes qui aident au transport doivent respecter à la lettre les règles de protection personnelle afin de réduire le risque de transmission (p. ex. lavage fréquent des mains, hygiène respiratoire).

Isolement dans la collectivité

Lorsqu'elles s'isolent dans la collectivité, à domicile ou dans un lieu de cohabitation, les personnes ayant la COVID-19 doivent réduire autant que possible le risque de transmission aux autres membres du ménage ou aux occupants du lieu de cohabitation. La personne infectée devrait :

Des directives sur l'isolement à domicile ou dans d'autres lieux de cohabitation figurent à l'annexe 1, ainsi que des recommandations concernant les situations où il s'avère impossible de respecter à la lettre les consignes d'isolement.

Évaluer le caractère adéquat d'un lieu d'isolement dans la collectivité

L'ASP, en collaboration avec la personne infectée et son professionnel de la santé, déterminera le lieu d'isolement de la personne ayant la COVID-19. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées se rétablissent dans un environnement adéquat, où un isolement efficace et une surveillance appropriée de la maladie (c.-à-d. des signes d'aggravation) peuvent être assurés.

Le caractère adéquat du milieu dépendra de la personne et de ses conditions de vie. À cet égard, les éléments pris en compte peuvent varier selon le sexe, le genre ou d'autres facteurs socioéconomiques ou identitaires. Dans la mesure du possible, et selon les lignes directrices de l'ASP, un autre logement (p. ex. une chambre d'hôtel ou un logement autonome) peut servir à isoler une personne.

Voici certains facteurs à prendre en considération lorsqu'il faut déterminer le caractère adéquat d'un lieu d'isolement dans la collectivité (domicile ou lieu de cohabitation) :

L'ASP joue un rôle important dans l'évaluation du caractère adéquat du lieu d'isolement d'une personne, et les considérations énumérées plus haut figurent à l'annexe 2.

Considérations psychosociales

Les ASP doivent encourager les personnes, les familles et les collectivités à créer un environnement de soutien pour les personnes en isolement afin que celles-ci prennent soin de leur santé mentale et que soient réduits au minimum le stress et les difficultés associés à l'isolement volontaire, car les répercussions financières, psychologiques et sociales peuvent être importantes.

Il est essentiel de gagner et de maintenir la confiance du public afin de mettre en œuvre efficacement ces mesures. La communication de messages clairs au sujet de l'isolement, notamment sur les critères, la justification et la durée de l'isolement ainsi que sur les moyens de soutenir les personnes pendant la période d'isolement, aidera à gagner la confiance du public. Les messages devront tenir compte des besoins des populations qui sont aux prises avec des vulnérabilités sociales, économiques, culturelles ou autres. De plus amples renseignements ont été publiés sur les répercussions psychologiques de la COVID-19 (en anglais seulement).

Pour les personnes autochtones, l'isolement obligatoire loin de la maison en raison de la COVID-19 peut faire resurgir un traumatisme semblable à celui découlant des déplacements forcés qui ont eu lieu par le passé. De plus, de nouveaux traumatismes pourraient se produire si leur capacité à pratiquer des activités culturelles ou spirituelles est limitée. Pour éviter le relogement des personnes ayant la COVID-19 à l'extérieur de leur collectivité, plusieurs collectivités autochtones ont réaménagé certaines installations ou établi des sites d'isolement temporaires afin que leurs membres puissent s'isoler en toute sécurité lorsque leur domicile ne convient pas.

Surveillance des cas par les autorités de santé publique

Idéalement, les ASP doivent effectuer ou faciliter une surveillance active quotidienne des cas de COVID-19, y compris des personnes infectées par un variant préoccupant, pour autant que les ressources à leur disposition le permettent. Si les ressources disponibles sont insuffisantes pour la surveillance quotidienne de tous les cas, les ASP peuvent choisir de donner la priorité à la surveillance quotidienne des personnes infectées par un variant préoccupant.

On sait que la fréquence du suivi des cas de COVID-19 varie selon les ASP et le contexte local, mais en général, elle devrait inclure les actions ou conseils suivants :

Les ASP peuvent envisager de fournir des renseignements supplémentaires sur les variants préoccupants lorsque le diagnostic d'un cas indique une souche variante, notamment leur recommander de prendre particulièrement garde à la transmissibilité accrue en cas d'isolement à domicile ou dans un lieu de cohabitation avec d'autres membres du ménage ou occupants du lieu.
Les cas de COVID-19 devraient être surveillés jusqu'à ce qu'ils satisfassent aux critères établis par l'ASP pour la fin de l'isolement.

Arrêt de l'isolement des cas dans la collectivité

L'ASP détermine les critères d'arrêt de l'isolement des cas dans la collectivité (c.-à-d. les personnes qui ne sont ni hospitalisées ni des résidents d'un établissement de soins de longue durée)Note de bas de page b. Les critères peuvent être les suivants :

En général, la reprise du test de laboratoire (p. ex. résultat négatif) comme critère de base pour mettre fin à l'isolement à la maison n'est pas recommandée. Il peut y avoir des exceptions à ces critères pour lesquelles l'ASP ou les fournisseurs de soins peuvent déterminer une période d'isolement plus longue (p. ex. patients immunodéprimés, personnes hospitalisées en raison de la COVID-19). L'arrêt de l'isolement n'est pas lié à la prise en charge clinique des cas. Dans certains cas, la prise en charge clinique peut rester nécessaire après l'arrêt de l'isolement.

Gestion des contacts

Toutes les recommandations liées aux contacts des cas de COVID-19 s'appliquent indépendamment du statut vaccinal ou de l'état d'avancement de la distribution des vaccins. Les recommandations seront mises à jour au besoin en fonction des nouvelles données concernant l'efficacité et la couverture des vaccins au Canada, notamment si les vaccins sont capables de prévenir l'infection ou la transmission chez les personnes vaccinées, ainsi que de nouveaux renseignements concernant l'efficacité des vaccins contre les variants préoccupants.

Il est important d'identifier et de gérer les contacts des personnes atteintes de la COVID-19 afin de réduire la transmission continue du virus dans la communautéReference 11. Plusieurs objectifs peuvent être atteints grâce aux activités de gestion des contacts par les ASP, notamment :

L'identification précoce des contacts, ainsi que l'orientation concernant les tests de diagnostic de la COVID-19 fondée sur les stratégies de dépistage provinciales et territoriales, est un élément clé de la découverte et de la prise en charge rapides des cas, qui permettent de réduire la transmission du coronavirus.

Dans le contexte d'une éclosion, le traçage et la gestion des contacts servent également à la recherche active de cas pendant une enquête. Lorsqu'une éclosion est soupçonnée, l'ASP peut adopter une définition de personne à haut risque d'exposition (c.-à-d. « contact étroit ») propre à la situation afin de cibler efficacement ses efforts de recherche de contacts et de découverte des cas. Par exemple, toutes les personnes présentes à un événement associé à un risque élevé de transmission pourraient être évaluées comme présentant un risque élevé d'exposition (c.-à-d. tous les invités à un mariage ou tous les participants à un cours de conditionnement physique en salle). Cette approche peut être envisagée lorsque le contexte de l'épidémie entraîne un risque élevé d'exposition pour la plupart des participants, ou lorsque les évaluations individuelles des risques ne sont pas réalisables.

Les éclosions peuvent avoir une incidence plus importante sur certains groupes en raison de leurs facteurs de risque sociaux, économiques, sanitaires ou autres, tels que l'âge avancé, la présence de maladies chroniques, le fait de vivre dans une collectivité éloignée et isolée, ou le fait de vivre dans un milieu pauvre ou surpeuplé.

Les ASP peuvent s'engager dans des activités d'enquête sur les éclosions plus rigoureuses lorsqu'une éclosion implique un variant préoccupant. Il peut s'agir d'une recherche de contacts en amont ou d'un dépistage massif auprès des personnes asymptomatiques dont on sait ou soupçonne qu'elles ont été en contact étroit avec une personne infectée par le variant préoccupant.

Recherche des contacts (habituelle) en aval

Jusqu'à présent, l'approche de la santé publique en matière de gestion des cas et des contacts de COVID-19 s'est largement concentrée sur l'interruption des chaînes de transmission par la recherche des contacts en aval, qui consiste à identifier les personnes susceptibles d'avoir été exposées au SRAS-CoV-2 auprès d'une personne atteinte identifiée. L'objectif de la recherche des contacts en aval est d'identifier et de mettre en quarantaine des personnes potentiellement exposées, ou de les encourager à surveiller leur état de santé, afin d'interrompre les futures chaînes de transmission.

Les contacts doivent être identifiés et pris en charge conformément aux recommandations du présent document, lorsque cela est possible en fonction des ressources de santé publique. Le niveau et l'intensité des actions de santé publique peuvent varier selon les administrations d'après l'épidémiologie locale de la COVID-19 à un moment donné et l'identification des variants préoccupants. D'autres stratégies de gestion des contacts que les ASP peuvent envisager lorsque les ressources sont limitées sont décrites en détail ci-dessous.

L'ASP effectue une évaluation individuelle du risque qui lui permet d'établir dans quelle mesure le contact pourrait avoir été exposé (niveau de risque) et de déterminer les paramètres de quarantaine ou d'autosurveillance requis, ainsi que les mesures qu'elle, l'ASP, devra prendre au cours de la période de surveillance de 14 jours. Si le contact a été vacciné, l'évaluation des risques de l'ASP peut tenir compte de facteurs supplémentaires, qui pourraient influencer la catégorisation des risques et les mesures subséquentes de l'ASP. Par exemple, ces facteurs peuvent inclure le fait que le contact a été partiellement ou totalement vacciné, le fait qu'il est immunodéprimé, le temps écoulé depuis la dernière dose de vaccin et le risque de transmission à d'autres personnes, en particulier à des personnes non vaccinées et susceptibles de présenter une forme grave ou des complications de la COVID-19. De plus, s'il y a une propagation importante des variants préoccupants au sein de la population ou s'il y a une incertitude quant à l'évaluation du risque individuel pour un contact de la personne infectée par un variant préoccupant, les ASP peuvent choisir d'adopter une approche prudente au moment de déterminer si un contact présente un risque élevé ou faible d'exposition (voir le tableau 1 ci-dessous).

Étant donné que la transmission du SRAS-CoV-2 peut se faire à partir de cas symptomatiques, pré-symptomatiques ou asymptomatiques, la recherche des contacts doit consister à :

Pour des raisons opérationnelles, une période minimale de 48 heures avant l'apparition des symptômes (ou un résultat de test positif) devrait être envisagée par les administrations pour la recherche des contacts. Dans certaines circonstances (p. ex. gestion des éclosions, variants préoccupants, recherche du cas source parmi les contacts en amont), et étant donné que dans certains cas la période de contagion d'un cas de COVID-19 est supérieure à 48 heures, les administrations peuvent prolonger la recherche des contacts au-delà de 48 heures si les capacités sanitaires ou l'évaluation individuelle du risque le justifient.

Le tableau 1 fournit des indications aux fins du classement des contacts comme présentant un risque élevé ou faible, en fonction de leur exposition, classement qui permet de déterminer les actions recommandées. Les informations fournies dans le tableau 1 ne sont pas destinées à remplacer les conseils personnalisés fournis aux contacts en fonction des évaluations complètes des risques individuels réalisées par les ASP.

Tableau 1 : Conseils sur la gestion des contacts selon le niveau de risque d'exposition

Remarque : Aux fins de la détermination du niveau de risque d'exposition, toutes les expositions potentielles décrites ci-dessous sont considérées comme ayant eu lieu lorsque la maladie était transmissible.

Niveau de risque Description Recommandations à l'intention du contact
Exposition à risque élevé (contact étroit)
  • Un travailleur de la santé qui a prodigué des soins physiques directs à un cas, ou un travailleur de laboratoire manipulant des échantillons de COVID-19, sans utiliser de manière cohérente et appropriée l'ÉPI recommandé et les pratiques de prévention et de contrôle des infectionsNote de bas de page c.
  • Toute personne qui vit avec une personne atteinte, qui a un contact physique direct avec une personne atteinte ou qui est exposée à ses fluides corporels infectieux, y compris celui qui prodigue des soins à la personne atteinte, son partenaire intime, l'enfant à la charge de la personne atteinte, etc.
  • Toute personne qui a partagé un espace intérieur (p. ex. la même pièce) avec une personne pendant une période prolongéeNote de bas de page d, y compris les espaces fermés et les lieux bondés (p. ex. activités sociales, lieux de travail, etc.), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieuNote de bas de page e. Toute personne qui a eu une conversation rapprochée avec une personne atteinte ou qui s'est trouvée dans un environnement où une personne atteinte chantait, criait ou respirait fortement (p. ex. l'exercice), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieuNote de bas de page e.
  1. Se mettre en quarantaine volontairement à domicile durant 14 jours à compter de la dernière expositionNote de bas de page f.
  2. Suivre les pratiques préventives personnelles recommandées. Si vous vivez avec la personne atteinte, évitez toute exposition supplémentaire au cas et portez un masque médical ou un masque non médical bien conçu et bien ajustéNote de bas de page florsque vous partagez un espace (p. ex. la même pièce) avec la personne atteinte.

    Suivre les directives de l'ASP concernant

  3. les exigences de dépistageNote de bas de page g.
  4. Surveiller l'apparition de symptômes associés à la COVID-19 pendant 14 jours après leur dernier contact avec la personne atteinte.
  5. Mesurer et noter sa température chaque jour et éviter autant que possible de prendre des médicaments qui réduisent la fièvre (p. ex. acétaminophène, ibuprofène). Ces médicaments pourraient masquer un symptôme précoce de la COVID-19; si ces médicaments doivent être pris, informer les autorités de la santé publiqueReference 13.
  6. Si des symptômes se manifestent, isolez-vous le plus rapidement possible des autres personnes présentes dans la maison ou le lieu de cohabitation, mettez un masque médicalNote de bas de page a et communiquez avec l'ASP pour obtenir d'autres directives, y compris sur :
    • le lieu où vous rendre pour recevoir des soins,
    • le mode de transport à privilégier,
    • les précautions à suivre en matière de PCI.
  7. Éviter des interactions en personne, en particulier avec les personnes susceptibles d'être gravement malades de la COVID-19 ou d’avoir des complications.
  8. Les contacts qui sont susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications s'ils contractent la COVID-19 ne devraient pas prodiguer des soins à la personne atteinte et devraient rester ailleurs si possible.
Exposition à faible risque
  • Un travailleur de la santé qui a prodigué des soins physiques directs à un cas, ou un travailleur de laboratoire manipulant des échantillons de COVID-19, avec une utilisation de manière cohérente et appropriée de l'ÉPI recommandé et les pratiques de prévention et de contrôle des infectionsNote de bas de page c.
  • Toute personne qui a partagé un espace intérieur (p. ex. même pièce) avec un cas, y compris des espaces clos ou des endroits bondés (p. ex. activités sociales, lieux de travail, etc.), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieuNote de bas de page e.
  • Toute personne qui a eu une conversation rapprochée avec un cas ou s'est trouvée dans une situation où un cas a chanté, crié ou a respiré bruyamment (p. ex. exercice), sans appliquer les mesures appropriées d'atténuation des risques individuelles et propres au lieuNote de bas de page e.
  1. Surveiller l'apparition de symptômes pendant 14 jours suivant leur dernière exposition.
  2. Si des symptômes se manifestent, isolez-vous le plus rapidement possible, mettez un masque médicalNote de bas de page a et communiquez avec l'ASP pour obtenir d'autres directives, y compris sur :
    • le lieu où vous rendre pour recevoir des soins,
    • le mode de transport à privilégier,
    • les précautions à suivre en matière de PCI.
  3. Dans la mesure du possible, éviter les contacts étroits avec les personnes qui présentent un risque accru d'être gravement malades de la COVID-19 (cela peut ne pas s'appliquer aux travailleurs de la santé qui utilisent l'EPI et suivent les pratiques de PCI de manière appropriée sur leur lieu de travail)Note de bas de page c.
  4. Respecter les directives de l'ASP relatives aux exigences de dépistage.
  5. Suivre les pratiques préventives personnelles recommandées.

Acronymes :

  • EPI : équipement de protection individuelle
  • PCI : Prévention et contrôle des infections

Bien que la transmission du SRAS-CoV-2, y compris des variants préoccupants, puisse se produire au cours de brèves expositions, les interactions passagères (p. ex. le fait de marcher à côté d'un cas) n'ont pas été identifiées comme des expositions à risque élevé ou faible dans le tableau 1 parce que l'identification de ces contacts n'est généralement pas possible en dehors des applications de recherche numérique des contacts (voir les autres stratégies de gestion des contacts ci-dessous).
Sur la base de l'évaluation individuelle des risques, les ASP peuvent envisager des approches plus robustes pour la gestion des contacts et les conditions de quarantaine, en particulier dans le contexte des enquêtes sur les éclosions associées aux variants préoccupants. Il est également possible que les ASP doivent envisager des modifications aux recommandations de quarantaine dans des circonstances exceptionnelles, comme la présence nécessaire de travailleurs essentiels pour le maintien des services essentiels. Dans ces circonstances, les administrations peuvent envisager de réduire la quarantaine en cas de résultats négatifs. À l'heure actuelle, peu de données probantes appuient la généralisation de cette approche, car un risque résiduel de transmission demeureReference 14.

La durée de la gestion des contacts pour un contact qui présente des symptômes associés à la COVID-19 dans les 14 jours suivant la dernière exposition au cas devrait être déterminée en fonction des critères suivants :

Autres stratégies de gestion des contacts

Afin de compléter les ressources locales limitées ou d'en tenir compte, les ASP peuvent envisager des approches de rechange à la recherche traditionnelle des contacts, particulièrement lorsqu'elles font face à une augmentation subite du nombre de casReference 15. Ces approches peuvent inclure :

Au moment des pics locaux d'incidence de la COVID-19 et de déclaration d'éclosions, les ASP peuvent également envisager d'accorder la priorité aux activités de recherche des contacts liées à des lieux spécifiques où les gens se rassemblent (p. ex. écoles, événements, lieux de travail, communautés éloignées, etc.) et, en particulier, aux situations où les caractéristiques épidémiologiques suggèrent un changement dans la dynamique de transmission (p. ex. lorsqu'un variant préoccupant est soupçonné ou confirmé). Les ASP peuvent également envisager d'accorder la priorité du suivi à certains contacts (p. ex. ceux qui sont vulnérables, ceux qui travaillent dans des environnements à haut risque ou ceux qui fournissent des soins à une personne vulnérable, etc.)Reference 16.

Les ASP peuvent également envisager d'autres approches où les cas, les employeurs ou les coordonnateurs d'événements avisent les contacts (c.-à-d. un simple aiguillage); ou avisent les contacts et fournissent des renseignements supplémentaires sur la prévention et le contrôle des infections, la quarantaine et la surveillance des symptômes (c.-à-d. un aiguillage amélioré)Reference 17.

Recherche des contacts en amont

En plus de la recherche traditionnelle des contacts (en aval), les ASP peuvent envisager la recherche des contacts « en amont », qui consiste à essayer de déterminer où et quand le cas a probablement contracté son infection. La recherche des contacts en amont est systématiquement effectuée dans le cadre d'enquêtes sur des cas ou des éclosions de maladies transmissibles ayant une importance pour la santé publique, lorsque les ASP recueillent des renseignements sur les circonstances ayant pu mener à l'infection d'un cas. Dans le présent document d'orientation, la recherche des contacts en amont est proposée comme une activité moins intensive, et donc potentiellement moins coûteuse en ressources, par rapport à l'enquête sur l'éclosion.

Bien que l'on ait observé que la COVID-19 se propage régulièrement dans la communauté, un cas infectant en moyenne une ou deux autres personnes, des groupes ont été identifiés où certains individus infectent de manière disproportionnée un plus grand nombre de personnes. Cela représente un concept statistique appelé surdispersion, où il y a une forte variation au niveau individuel dans la distribution du nombre de transmissions secondaires. Ces foyers d'infection associés à ces cas sont appelés des événements de grande propagation.

Des mutations dans le code génétique du SRAS-CoV-2 peuvent également amener le virus à agir de manière à avoir des répercussions importantes sur la gestion des cas et des contacts (p. ex. une augmentation de la propagation ou de la gravité de la maladie, la capacité du virus à devenir indétectable par les tests ou une modification de l'efficacité des vaccins ou des traitements).

Dans ces circonstances, la recherche des contacts en amont peut contribuer à :

Si la source des cas est trouvée au moyen de la recherche des contacts en amont, la recherche des contacts habituelle (en aval) devrait être utilisée comme indiqué ci-dessus, et la gestion des contacts devrait être effectuée en fonction du risque d'exposition tel que présenté au tableau 1. Comme pour la recherche des contacts en amont, les exigences de dépistage et les interventions de santé publique peuvent être adaptées selon l'épidémiologie locale.

La recherche des contacts en amont est considérée comme étant la méthode la plus utile lorsque des éclosions localisées se produisent dans des régions où les niveaux de transmission sont relativement faibles. Elle peut également être envisagée pour les enquêtes sur les éclosions qui présentent une caractéristique épidémiologique portant à croire qu'il y a changement dans la dynamique de transmission (p. ex. lorsqu'un variant préoccupant est en cause).

Elle est considérablement plus complexe lorsque la transmission dans la communauté est répandue, en raison du volume de cas et de l'incertitude engendrée par la multiplicité des sources potentielles de transmission pour chaque cas confirmé. Ce type de recherche peut également être moins utile durant l'application de mesures de santé publique restrictives, en raison de la diminution du nombre d'événements ou de lieux où des éclosions ou des événements de super-propagation pourraient se produireReference 18. L'adoption des méthodes de recherche des contacts en amont peut avoir des répercussions importantes sur les ressources, selon la nature des stratégies de recherche des contacts utilisées, les méthodes de test et l'épidémiologie régionale.

Il n'existe actuellement que peu de données probantes sur l'efficacité de la recherche de contacts en amont pour la COVID-19. Il est donc impossible de savoir exactement les situations auxquelles elle conviendrait le mieux ou la façon optimale de la mettre en œuvre. Peu de pays ont utilisé cette stratégie, et les avantages positifs ont été liés à une faible incidence et à une transmission communautaire limitéeReference 19Reference 20. Les provinces et territoires devraient envisager d'adopter une méthode de recherche des contacts en amont, en fonction de leurs circonstances et de leurs ressources respectives. Si cette méthode est mise en œuvre, ils devraient également envisager d'évaluer son efficacité afin d'alimenter la base de données probantes à cet égard.

Personnes potentiellement exposées durant un voyage

Depuis le 25 mars 2020, tous les voyageurs qui entrent au Canada doivent suivre les règles établies par les décrets d'urgence en vertu de la Loi sur la mise en quarantaine. Certaines exemptions à ces restrictions pour l'entrée au pays et aux exigences de quarantaine obligatoire sont accordées et peuvent s'appliquer à des personnes ou à des groupes.

À moins d'en être exemptés, tous les voyageurs et les citoyens qui entrent au Canada sont tenus de se mettre en quarantaine (s'ils ne présentent pas de symptômes de la COVID-19) ou de s'isoler (s'ils présentent des symptômes de la COVID-19) selon les instructions reçues, pendant 14 jours à compter de leur arrivée au Canada. Vous trouverez les instructions relatives à la quarantaine et à l'isolement des voyageurs qui rentrent au pays à la page Web sur la quarantaine et l'isolement obligatoires.

Les voyageurs étrangers peuvent devoir se soumettre à d'autres types de mesures aux frontières, comme le dépistage de la COVID-19. Pour obtenir de plus amples renseignements à ce sujet, veuillez consulter la page Web sur les voyages du gouvernement du Canada.

L'évaluation individuelle du risque effectuée par les ASP durant la recherche des contacts devrait tenir compte des antécédents de voyage. Des avis d'exposition potentielle au cours d'un voyage à bord d'un moyen de transport précis (p. ex. avion, navire de croisière, train) peuvent également être publiés.

Recherche des contacts pour les passagers et les membres d'équipages aériens

L'exposition potentielle des passagers et des membres d'équipages au SRAS-CoV-2 pendant les voyages aériens est un sujet de préoccupation. Toutefois, des mesures d'atténuation des risques, telles que le port obligatoire du masque, l'éloignement physique, la réduction du taux d'occupation, le nettoyage de l'environnement et l'hygiène des mains, appliquées selon une approche à niveaux multiples, peuvent réduire considérablement la probabilité de transmissionReference 21.

Les décisions relatives à la recherche des contacts des passagers aériens et des membres d'équipage qui pourraient avoir été exposés à un cas confirmé de COVID-19 à bord d'un vol doivent tenir compte des ressources disponibles et s'appuyer sur une évaluation des risques. L'évaluation des risques doit être effectuée par l'ASP à laquelle le cas est signalé et tenir compte des éléments suivants :

Si la province ou le territoire détermine qu'il est nécessaire de communiquer avec un contact potentiel, l'ASP peut suivre les protocoles régionaux pour la communication publique lorsqu'un cas a voyagé pendant sa période de contagion. Les renseignements exigés sont le numéro de vol, la date du vol, les lieux de départ et d'arrivée, ainsi que la rangée de sièges concernée à bord de l'avion. De plus, les avis d'exposition pendant un voyage aérien reçus par l'équipe responsable des avis intergouvernementaux de l'ASPC, peuvent être publiés sur la page Web COVID‑19 : Moyens de transport où vous pourriez avoir été exposé.

Annexe 1 : Recommandations au sujet de l'isolement des cas de COVID-19 dans la collectivité

Les personnes atteintes de la COVID-19 qui n'ont pas besoin de soins dans un hôpital doivent s'isoler dès que possible. Si elles s'isolent à domicile ou dans un contexte de cohabitation (p. ex. refuge, foyer de groupe ou résidence d'étudiants), elles doivent se tenir loin des autres membres du ménage ou des autres occupants, conformément aux lignes directrices de leur ASP. Il est recommandé de s'isoler dans une pièce séparée où l'on peut dormir et de disposer de l'accès à une salle de bain que les autres membres du ménage ou les occupants n'utiliseront pas, si possible. Dans la mesure du possible et conformément aux lignes directrices de l'ASP, les personnes infectées peuvent s'isoler dans un autre logement, comme une chambre d'hôtel ou un logement autonome. Les personnes infectées doivent s'isoler pendant au moins dix jours à partir de l'apparition des symptômes, si elles sont symptomatiques, ou à partir de la date de prélèvement d'un échantillon positif, si elles sont asymptomatiques.

Pendant leur isolement, les personnes infectées ne doivent pas quitter leur lieu d'isolement, qu'il s'agisse de leur domicile, d'un lieu de cohabitation ou d'un autre lieu déterminé par l'ASP ou un professionnel de la santé. La personne infectée devrait :

Isolement dans la collectivité

En cas d'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitation, il faut réduire autant que possible le risque de transmission, par contact direct ou indirect, aux autres membres du ménage ou aux occupants du lieu de cohabitation. Des conseils sont offerts aux personnes qui doivent s'isoler chez elles en raison de la COVID-19.

Dans la mesure du possible, les stratégies suivantes doivent être utilisées pendant l'isolement dans la collectivité :

Recommandations à suivre lorsque l'isolement strict n'est pas possible

Les personnes atteintes de la COVID-19 qui ont reçu l'ordre de s'isoler ne sont pas forcément en mesure de suivre strictement les directives d'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitation. Cette situation peut être attribuable au lieu d'isolement en soi, par exemple, s'il n'y a pas assez de pièces dans le logement pour que la personne ait une chambre séparée ou une salle de bain qui lui est réservée, ou si les occupants d'un refuge doivent partager l'espace commun. Il peut également être difficile de s'isoler en raison d'autres facteurs, par exemple, si la personne est un enfant, qu'elle doit s'occuper d'un enfant ou d'un aîné, ou qu'elle vit dans un ménage multigénérationnel.

S'il est impossible de reloger la personne infectée, les membres du ménage ou les autres occupants du lieu, les mesures suivantes peuvent être envisagées :

Annexe 2 : Évaluation d'un lieu d'isolement adéquat pour un cas de COVID-19

L'endroit où une personne atteinte de la COVID-19 sera isolée doit être établi par l'ASP, en collaboration avec la personne et son fournisseur de soins de santé, le cas échéant. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées se rétablissent dans un environnement adéquat, où un isolement efficace et une surveillance appropriée de la maladie (c.-à-d. des signes d'aggravation) peuvent être assurés.

Le caractère adéquat du milieu dépendra de la personne et de ses conditions de vie. À cet égard, les éléments pris en compte peuvent varier selon le sexe, le genre ou d'autres facteurs socioéconomiques ou identitaires de la personne infectée.

Il faut tenir compte de plusieurs facteurs pour établir si un endroit est un lieu d'isolement convenable, à savoir les suivants :

L'état clinique de la personne permet-il une prise en charge en consultation externe?

Pour l'isolement dans la collectivité, y compris à domicile ou dans un contexte de cohabitation (p. ex. un refuge, un foyer de groupe ou une résidence pour étudiants), il doit être possible de traiter la personne en consultation externe, en tenant compte de son état de santé initial et de la présence de facteurs de risque associés à une forme grave de la maladie ou à des complications. Si une hospitalisation est nécessaire (p. ex. en cas d'aggravation de l'état de santé, d'affection nécessitant des soins d'urgence ou d'une directive du fournisseur de soins de santé), l'isolement à domicile ne sera plus possible.

La personne est-elle en mesure de s'occuper d'elle-même?

Les personnes symptomatiques et asymptomatiques devraient pouvoir : se surveiller elles-mêmes pour détecter l'apparition ou l'aggravation de symptômes; prendre les mesures appropriées selon les conseils de l'ASP ou du fournisseur de soins de santé, notamment en ce qui concerne l'autogestion de la santé; porter correctement un masque médicalNote de bas de page a; adopter des pratiques préventives personnelles (p. ex. maintenir de bonnes pratiques d'hygiène, et nettoyer et désinfecter les surfaces fréquemment touchées) et s'isoler des autres.

La capacité d'une personne de gérer ses propres soins peut être influencée par divers facteurs, notamment les suivants :

La personne a-t-elle besoin de soins? Quelqu'un peut-il les lui offrir?

Dans certaines circonstances, un membre du ménage peut être amené à s'occuper de la personne, par exemple lorsqu'il s'agit d'un enfant, d'un parent âgé qui a besoin d'aide ou d'une personne très malade. Dans ce cas, il convient de tenir compte des éléments suivants :

Quelles sont les caractéristiques du domicile ou du contexte de cohabitation?

Les personnes peuvent se trouver dans différentes compositions de ménages qui peuvent limiter leur capacité de s'isoler. Il peut s'agir, par exemple, d'un parent seul qui doit s'occuper d'un enfant ou bien d'une personne qui vit dans un ménage multigénérationnel où les responsabilités parentales sont partagées et où il faut prendre soin de personnes âgées. Si la personne s'occupe d'un enfant dont la garde est partagée entre deux ménages distincts, il convient de tenir compte de l'endroit le plus approprié pour l'enfant pendant que la personne est en isolement.

Si la personne est en isolement à son domicile ou dans un lieu de cohabitation, elle doit s'isoler des autres dès qu'elle est informée qu'elle est ou pourrait être atteinte de la COVID-19. Il convient également d'accorder une attention particulière aux personnes qui vivent dans des foyers où il est difficile de se séparer des autres (p. ex. un appartement d'une pièce), ou qui vivent dans un lieu de cohabitation, comme les résidences pour étudiants, les refuges et les logements surpeuplés. L'option privilégiée consiste à fournir à ces personnes une chambre individuelle et une salle de bain privée, ce qui peut faire en sorte que ses colocataires, les autres membres du ménage ou elle-même doivent être relogés ailleurs (p. ex. une chambre d'hôtel, un logement autonome), dans la mesure du possible et conformément aux lignes directrices de l'ASP. Le déménagement dépendra de divers facteurs, y compris les directives des ASP provinciales et territoriales, le soutien financier et la disponibilité d’autres locaux.

S'il n'est pas possible de leur fournir une chambre individuelle et une salle de bain privée ou de les reloger, il faut s'efforcer de regrouper les cas confirmés ensemble. Par exemple, si deux personnes atteintes cohabitent avec d'autres personnes dans un logement où il n'y a pas de chambre individuelle, elles peuvent partager une chambre à deux lits. Des directives précises ont été élaborées relativement aux personnes en situation d'itinérance et aux établissements d'enseignement postsecondaire.

D'autres personnes du domicile ou du lieu de cohabitation sont-elles susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications?

Les membres du ménage ou les colocataires qui sont susceptibles de présenter une forme grave de la maladie ou des complications s'ils contractent la COVID-19 ne devraient pas s'occuper de la personne, et d'autres dispositions peuvent être nécessaires. Il peut s'agir de reloger temporairement ces personnes ou la personne atteinte dans un lieu déterminé par la santé publique, comme un hôtel désigné.

Le domicile ou le lieu de cohabitation convient-il à l'isolement?

L'ASP doit établir si le domicile ou le lieu de cohabitation convient à l'isolement de la personne atteinte. Il se peut que la personne vive dans des conditions où elle ne dispose pas d'un espace qui lui permet d'avoir sa propre chambre et une salle de bain privée, comme une maison surpeuplée, une résidence pour étudiants où se trouve un colocataire ou un refuge pour sans-abri. Les conditions de logement doivent faire l'objet d'une évaluation, notamment en ce qui concerne l'accès à l'eau potable et à l'eau courante, ainsi que l'état du domicile. Il faut également évaluer la sécurité du lieu de manière à établir l'existence éventuelle d'un problème de violence conjugale ou familiale, ou d'autres mauvais traitements.

La personne peut-elle avoir accès à des fournitures et à des produits de première nécessité adéquats?

Il importe d'établir si la personne a accès à des fournitures et à des produits de première nécessité pour la durée de son isolement, comme de la nourriture, de l'eau courante, de l'eau potable, des fournitures de prévention des infections (p. ex. des masques) et des produits de nettoyage. Il est possible de consulter la liste des fournitures à avoir à portée de main pendant l'isolement. Les personnes qui résident dans des collectivités éloignées et isolées peuvent envisager de stocker les fournitures nécessaires, ainsi que la nourriture et les médicaments qu'elles prennent habituellement, s'il est probable que la chaîne d'approvisionnement soit interrompue ou peu fiable.

La personne qui n'a pas accès à de la nourriture ou à des fournitures de première nécessité adéquates peut communiquer avec les dirigeants locaux, la santé publique ou les organisations qui apportent un soutien direct. Des directives sont disponibles sur le lavage des mains en l'absence d'eau courante ou d'eau potable.

Si, d'après l'évaluation, le domicile ou le lieu de cohabitation ne permet pas à la personne de s'isoler chez elle, les ASP doivent collaborer avec elle et son fournisseur de soins de santé afin de déterminer un lieu plus approprié. La personne peut ainsi être relogée dans un lieu de cohabitation plus convenable, être hospitalisée ou avoir accès à des mesures de soutien et à des ressources communautaires supplémentaires, le cas échéant.

Annexe 3 : Précautions recommandées pour la prévention et le contrôle des infections lors de la prestation de soins à un cas à domicile ou dans un contexte de cohabitation

Toute personne qui prodigue des soins à une personne atteinte de la COVID-19 doit porter un masque médicalNote de bas de page a, ainsi qu'une protection oculaire lorsqu'elle prodigue des soins. Les soignants doivent aussi fréquemment

se laver les mains, particulièrement lorsqu'ils sont en contact direct avec la personne malade ou son environnement, ainsi qu'avec des matériaux souillés et des surfaces contaminées.

Des conseils sont offerts aux personnes qui s'occupent d'une personne atteinte de la COVID-19 à domicile :

De plus amples renseignements peuvent être transmis aux soignants à domicile sur la manière de mettre et d'enlever correctement les protections oculaires et les gants.

Protection oculaire

Dans le cadre des soins directs à une personne atteinte de la COVID-19 et des activités pour les cas, le port d'une protection oculaire est recommandé afin de protéger les muqueuses des yeux de toute éclaboussure ou projection de liquides organiques, notamment les sécrétions respiratoires.

Gants

Les soignants n'ont pas à porter des gants jetables à usage unique lorsqu'ils prodiguent des soins à une personne à domicile. Le lavage fréquent des mains est préférable.

Cependant, les soignants peuvent toujours choisir de porter des gants jetables à usage unique pour tout contact direct avec une personne atteinte, ainsi que pour le nettoyage de surfaces contaminées et la manipulation d'articles souillés de liquides organiques, notamment la vaisselle, les ustensiles, les vêtements, la literie et les déchets à éliminer.

Les gants ne remplacent pas l'hygiène des mains; les personnes prodiguant des soins doivent se laver les mains avant de mettre des gants et après les avoir enlevés.

Remerciements

Les directives techniques relatives aux mesures de santé publique (MSP) sont mises au point et approuvées en collaboration avec les partenaires fédéraux, provinciaux et territoriaux par l'intermédiaire du Comité consultatif technique (CCT) ou du Comité consultatif spécial (CCS). Pendant le processus d'élaboration des directives, l'équipe chargée des MSP travaille également en étroite collaboration avec de partenaires multilatéraux, d'autres ministères, des intervenants des Premières Nations, des Inuits et des Métis (par l'entremise du Groupe de travail sur la santé publique dans les collectivités éloignées et isolées), des spécialistes de l'analyse comparative fondée sur le sexte et le genre (ACSG) de Santé Canada et d'autres intervenants externes qui se sentent directement concernés par ces directives ou qui y accordent une grande importance.

La version actuelle a été rédigée par : Jill Williams, Lynn Cochrane, Nicole Winters, Corey Green et Lisa Paddle

Les versions précédentes ont été rédigées par : Jill Sciberras, Jill Williams, Lynn Cochrane, Corey Green, Sharon E. Smith, Angela Sinilaite, Alexandra Nunn, Fanie Lalonde et Lisa Paddle

Avec l'appui des membres du Groupe de travail sur la préparation du Canada en cas de pandémie d'influenza (GTPCPI), un groupe d'experts externes : Bonnie Henry, Susy Hota, Brian Schwartz, Carolina Alfieri, Ian Gemmill, Kim Daly (Services aux Autochtones Canada), Todd Hatchette, Erin Henry, Nadine Sicard, Michelle Murti et Eleni Galanis

Notes de bas de page

Note de bas de page a

Dans les situations où un masque médical est recommandé, mais non disponible, la personne doit porter adéquatement un masque non médical bien conçu et bien ajusté.

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Note de bas de page b

COVID-19 : Lignes directrices pour les établissements de soins actifs : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/prevention-controle-covid-19-lignes-directrices-provisoires-deuxieme-version.html
COVID-19 : Lignes directrices pour les établissements de soins de longue durée https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/prevention-controle-covid-19-foyers-soins-longue-duree.html

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Note de bas de page c

Ces lignes directrices visent les établissements en milieu communautaire et ne remplacent pas les évaluations des risques au point de service par les fournisseurs de soins de santé dans les établissements de soins de santé, ni l'évaluation individuelle du risque effectuée par les ASP pour déterminer le risque d'exposition pour un travailleur de la santé (TS).

Des directives relatives à l'utilisation appropriée de l'équipement de protection individuel (ÉPI) et à la prévention et au contrôle des infections (PCI) pour les travailleurs de la santé et les travailleurs de laboratoire sont disponibles. Consultez les documents d'orientation suivants :

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Note de bas de page d

Les données probantes disponibles sont insuffisantes pour définir le risque en fonction de la durée d'exposition nécessaire à la transmission. À des fins d'identification et de gestion des contacts de santé publique uniquement, une période de 15 minutes cumulées sur 24 heures a été choisie pour distinguer une exposition brève d'une exposition prolongée. Cette même période a été utilisée dans d'autres paysReference 15Reference 26Reference 27. Ce paramètre ne devrait pas remplacer les conclusions tirées d'une évaluation individuelle du risque menée par l'ASP portant sur divers facteurs (c.-à-d. le degré de contagion de la personne au moment de l'exposition, l'exposition à un variant préoccupant, la voie de transmission probable, les facteurs de risque, etc.) qui fourniront davantage de précisions sur le niveau de risque.

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Note de bas de page e

Les catégories de risque d'exposition élevé et faible du tableau 1 offrent un guide simple pour évaluer le risque d'exposition d'un contact à la COVID-19 pendant la recherche des contacts. En réalité, il existe un éventail de risques, où le respect des mesures de santé publique pour atténuer les risques contribue à réduire le risque d'infection. Une évaluation individuelle du risque effectuée par l'ASP peut contribuer à éclairer davantage les recommandations personnalisées.

Les mesures d'atténuation des risques au niveau individuel à prendre en compte dans l'évaluation des risques comprennent le respect des pratiques préventives personnelles (p. ex. le port du masque, l'hygiène des mains, l'éloignement physique, etc.) par la personne atteinte et le contact. Il convient également d'indiquer si le contact doit éviter ou non les lieux ou les activités où il peut être exposé, y compris les espaces fermés et les lieux bondés, ainsi que les endroits où ces facteurs sont présents ou les endroits où l'on tient des conversations rapprochées, chante, crie ou respire fort. Les éléments à considérer en ce qui concerne le lieu comprennent les endroits où un contact a été potentiellement exposé, y compris si l'exposition a eu lieu à l'intérieur (risque plus élevé) ou à l'extérieur (risque plus faible), la qualité de la ventilation, la taille du lieu et le nombre de personnes dans le lieu et les mesures d'atténuation des risques en place dans le lieu (p. ex. les exigences relatives au port de masques, à l'éloignement physique, au nettoyage des surfaces fréquemment touchées, etc.)Reference 28.

Bien que les environnements extérieurs ne soient généralement pas considérés comme présentant un risque élevé, le potentiel de transmission est toujours présent dans certaines circonstances, telles que des conversations rapprochées ou un exercice physique rigoureux lorsque les participants sont à proximité et ne portent pas de masque. Les autorités de santé publique doivent ainsi tenir compte de ces risques lorsqu'elles classent les contacts en fonction des risquesReference 28.

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Note de bas de page f

En général, on entend par quarantaine le fait pour le contact de demeurer à la maison, de ne pas aller dehors et d'éviter les interactions en personne, y compris avec les membres de son ménage.

Un contact qui ne vit pas avec une personne atteinte doit être mis en quarantaine à l'écart des autres membres du ménage ou des occupants du lieu, conformément aux lignes directrices de son ASP. Il est recommandé que le contact se mette en quarantaine dans une pièce séparée où l'on peut dormir, avec un accès à une salle de bain que les autres membres du ménage ou les occupants du lieu n'utiliseront pas, si possible. Dans la mesure du possible et conformément aux lignes directrices de l'ASP, un contact qui ne vit pas avec la personne atteinte peut être mis en quarantaine dans un autre logement, comme une chambre d'hôtel ou un logement autonome.

Un contact qui ne vit pas avec une personne atteinte doit porter un masque non médical lorsqu'il se trouve dans des espaces partagés (p. ex. la cuisine, les toilettes, le couloir) dans la maison ou le lieu de cohabitation, que d'autres personnes soient présentes ou non.

Pour les contacts en quarantaine qui vivent avec une personne atteinte, il est recommandé de porter correctement un masque médical ou un masque non médical bien conçu et bien ajusté lorsqu'ils se trouvent dans un même espace partagé (p. ex. la même pièce) que la personne atteinte. Les administrations peuvent ajuster les recommandations de masques en fonction des circonstances locales (p. ex. si des variants préoccupants circulent dans la communauté; si la personne atteinte et les contacts familiaux vivent dans un logement surpeuplé ou mal ventilé).

Pour les contacts en quarantaine qui vivent avec une personne atteinte, l'ASP déterminera le début de leur période de quarantaine en évaluant les caractéristiques du milieu. S'il est déterminé qu'il existe une séparation adéquate entre la personne atteinte et les membres de son ménage, l'ASP peut indiquer que la période de quarantaine des membres du ménage commence le jour où la personne est placée en isolement. Si la séparation est inadéquate (p. ex. partage des chambres à coucher, des toilettes, etc.), l'ASP peut exiger que les membres du ménage soient mis en quarantaine pour la durée de la période d'isolement de la personne atteinte, plus 14 jours supplémentaires par la suite.

Si des membres du ménage d'une personne atteinte tombent malades, l'ASP doit évaluer si les autres membres asymptomatiques du ménage doivent prolonger leur période de quarantaine (auto-isolement) en fonction de leur dernière exposition au nouveau cas.

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Note de bas de page g

Les politiques et les capacités de dépistage propres à chaque administration peuvent avoir des répercussions sur les recommandations individuelles de mise en quarantaine dans le territoire concerné.

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Note de bas de page h

Le paramètre de deux mètres ne doit pas remplacer les conclusions tirées d'une évaluation individuelle des risques effectuée par l'ASP qui tient compte de divers facteurs (p. ex. le degré de contagion de la personne au moment de l'exposition, l'exposition à un variant préoccupant, la voie de transmission probable, le risque accru associé à une forme grave de la maladie ou à des complications) qui renseigneront plus précisément sur le risque.

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Note de bas de page i

À des fins opérationnelles, une distance physique appropriée est d'au moins deux (2) mètres. En général, si des interactions en personne doivent avoir lieu, il convient d'encourager les individus à interagir à la plus grande distance possible, et de mettre en place d'autres pratiques préventives personnelles pour une approche superposée.

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Références

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