Prise en charge par la santé publique des cas de maladie à coronavirus (COVID-19) et des contacts qui y sont associés

13 mars 2020

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L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en collaboration avec des experts de la santé publique du Canada, a élaboré les présentes directives provisoires à l'intention des autorités fédérales, provinciales et territoriales (FPT) de santé publique dans l'éventualité où un cas de maladie à coronavirus (COVID-19) serait soupçonné ou confirmé dans leur territoire.

La stratégie énoncée dans ces directives porte sur le confinement (c.-à-d. sur la réduction des possibilités de transmission du virus à d'autres personnes dans la collectivité). Cette stratégie a été établie en fonction du contexte canadien et d’hypothèses relatives à la santé publique reposant sur les données scientifiques actuellement disponibles et les points de vue d'experts, et elle pourrait être modifiée à mesure que de nouveaux renseignements sur la transmissibilité et le profil épidémiologique sont communiqués. Ce document doit être lu en parallèle avec les lois, les règlements et les politiques applicables à l'échelon provincial, territorial ou local. Pour obtenir de l'information sur la situation actuelle concernant la COVID-19 dans le monde, consultez la page Canada.ca et le site Web de l'OMS.

Dans le contexte de la lutte contre la COVID-19, la Loi sur la mise en quarantaine s'appliquera à certains voyageurs de retour au pays, qui seront pris en charge dans des installations de quarantaine. Les considérations relatives à ces personnes dépassent la portée des présentes directives.

Gestion des cas (cas confirmés, cas probables et personnes faisant l’objet d’une enquête)

Signalement et déclaration

Une définition nationale de cas provisoireRéférence 1 a été élaborée pour la maladie à coronavirus (COVID-19), plus précisément pour les cas confirmés, les cas probables et les personnes faisant l'objet d'une enquête (POE). Les exigences relatives à la déclaration aux fins de surveillance y sont énoncées. Les autorités de santé publique (ASP) provinciales et territoriales doivent déclarer les cas confirmés et probables de COVID-19 à l'échelle nationale auprès de l'ASPC au plus tard 24 heures après en avoir été elles-mêmes informées.

Il sera important pour les professionnels de la santé de première ligne d'informer les ASP de tout cas (confirmé ou probable), des POE et des personnes qui ne satisfont pas à la définition de cas, conformément aux exigences de déclaration propres aux administrations. Les ASP devront assurer la coordination générale avec les professionnels de la santé et les laboratoires provinciaux pour la prise en charge du cas ou de la POE, et devront aussi établir des liens de communication avec tous les professionnels de la santé concernés pendant toute la durée de la maladie

Analyses de laboratoire

Il convient de faciliter la réalisation d'analyses de laboratoire appropriées par le professionnel de la santé, en consultation avec le laboratoire de santé publique (LSP) de la province. Il faut s'assurer que les bons échantillons sont envoyés au LSP, conformément aux directives de laboratoire pertinentes et aux protocoles établis. Le LSP coordonnera ensuite l'envoi des échantillons au Laboratoire national de microbiologie (LNM) aux fins d'analyses supplémentaires, au besoin. Les informations sur les antécédents d'exposition et de voyage doivent être incluses avec les échantillons. Consulter le Protocole d'enquête microbiologique concernant les infections respiratoires aiguës sévères (IRAS)Référence 2 pour obtenir plus de détails sur la collecte et la manipulation des échantillons, et pour consulter le microbiologiste sur appel du LSP. Consulter également les directives de laboratoire supplémentaires fournies par les LSP.

Prise en charge clinique et traitement

Le professionnel de la santé traitant assurera la prise en charge clinique du cas ou de la POE – que la personne se trouve à domicile ou dans un établissement de soins actifs – en fonction de l'état clinique du patient et selon son jugement professionnel. À l'heure actuelle, aucun traitement (tels des antiviraux) ne permet de traiter directement les cas de COVID-19. L'OMS a publié des directives sur la prise en charge clinique de l'infection respiratoire aiguë sévère en milieu hospitalier lorsqu'un cas de COVID-19 est soupçonnéRéférence 3.

Les travailleurs de la santé qui fournissent des soins à un cas ou à une POE doivent suivre les lignes directrices pertinentes en matière de prévention et de contrôle des infections (PCI), notamment les Pratiques de base et précautions additionnellesRéférence 4 et les lignes directrices en matière de PCI portant sur la maladie à coronavirusRéférence 5. Il faut éviter la réalisation d'interventions médicales générant des aérosols au domicile d'un patient. Si une telle intervention est requise, le transfert du cas ou de la POE dans un hôpital doit être envisagé, car des précautions additionnelles s'imposent.

Gestion des cas à domicile et dans un contexte de cohabitation (isolement)

Les premières données épidémiologiques indiquent que la majorité des personnes présentant des symptômes de COVID-19 auront une forme bénigne de l'infection qui ne nécessitera probablement pas une hospitalisation. Il est important que les personnes qui n'ont pas besoin d'être hospitalisées passent leur convalescence à domicile, dans la mesure où un isolement efficace et une surveillance appropriée de la maladie (c.-à-d. son aggravation) peuvent être assurés.

Les personnes atteintes/POE doivent être placées en isolement à domicile pendant la période où elles présentent des symptômes (c.-à-d. qu'elles ne doivent pas sortir de chez elles, à moins qu'on leur indique de le faire afin d'obtenir des soins médicaux) et jusqu'à ce que les symptômes aient disparu, qu'elles se sentent suffisamment bien pour reprendre leurs activités normales et qu'elles respectent les critères cliniques et de laboratoire établis par les ASP pour l'arrêt de l'isolementNote de bas de page a. Se reporter à l'annexe 1 : Instructions pour l'isolement à domicile ou dans un contexte de cohabitation.

L'endroit où une personne sera isolée sera déterminé par son fournisseur de soins et l'ASP. Les facteurs décrits ci-dessous sont utilisés pour déterminer si le domicile est un lieu d'isolement convenable.

Surveillance des personnes atteintes et des POE par les autorités de santé publique :

Il est recommandé que les ASP effectuent une surveillance active quotidienne des personnes atteintes et des POE. Les critères relatifs à cette surveillance active quotidienne varieront en fonction de l'ASP, mais ils consisteront généralement à communiquer chaque jour avec la personne atteinte/POE pour connaître ses symptômes, afin de surveiller la disparition des symptômes ou d'évaluer l'évolution de la maladie.

Personne atteinte : effectuer une surveillance quotidienne active de l'état de santé de la personne atteinte pendant toute la durée de la maladie (et jusqu'à ce que la personne respecte les critères établis par l'ASP pour l'arrêt de l'isolement).

POE : effectuer une surveillance quotidienne activeNote de bas de page b de l'état de santé de la POE jusqu'à ce que l'enquête en laboratoire confirme l'infection avec le nouveau virus causant COVID-19 ou en exclue la possibilité. Si l'infection est confirmée, suivre les conseils relatifs aux cas confirmés.

Conseils de santé publique pour la gestion des personnes atteintes/POE à domicile ou dans un contexte de cohabitation :

Fournir aux personnes atteintes/POE et aux personnes vivant sous le même toit des conseils de santé publique sur les mesures de santé publique, notamment l'autosurveillance, la prévention et le contrôle des infections, et le nettoyage de l'environnement des lieux. Consulter l'annexe 1 Instructions pour l'isolement volontaire à domicile ou dans un contexte de cohabitation pour obtenir des conseils plus précis.

GESTION DES CONTACTS (des cas probables et des cas confirmés)

Étant donné que ces lignes directrices s'inscrivent dans un contexte de confinement du virus, les personnes ayant eu des contacts étroits avec des cas confirmés et probablesNote de bas de page c au Canada devraient être recherchées et prises en charge conformément aux recommandations du présent document jusqu'à ce que l'objectif de confinement soit atteint ou qu'un nouvel objectif devienne nécessaire (p. ex. si une transmission interhumaine soutenue se produit dans la collectivité). L'ASP effectuera une évaluation individuelle du risque qui lui permettra d'établir dans quelle mesure le contact pourrait avoir été exposé (niveau de risque) et de déterminer le degré d'isolement requis (les paramètres de l'isolement), ainsi que les mesures qu'elle devra prendre au cours de la période de surveillance de 14 jours.

La gestion des contacts poursuit deux objectifs :

  1. faciliter la détection rapide des nouveaux cas et favoriser le confinement :
    • en identifiant et en isolant le plus rapidement possible de toute personne présentant des symptômes;
    • réduction des possibilités de transmission aux autres membres de la communauté par des personnes ayant des symptômes légers qui pourraient passer inaperçu, en informant les contacts sur les mesures de prévention et de contrôle des infections à appliquer, ainsi qu'en cas d'apparition de symptômes;
  2. mieux comprendre l'épidémiologie de ce nouveau coronavirus.

Les contacts peuvent appartenir à trois catégories de risque d'exposition (élevé, moyen ou faible). Le tableau 1, Catégories de risque d'exposition auxquelles appartiennent les contacts, définit les niveaux de risque et énonce des conseils à l'intention des contacts en matière d'isolement et de gestion de la situation, ainsi que les mesures que devraient prendre les ASPNote de bas de page d :

Tableau 1. Catégories de risque d'exposition auxquelles appartiennent les contacts
Niveau de risque Description des niveaux de risqueNote de bas de page e Degré d'isolement/ Mesures que doivent prendre les contacts Mesures que doivent prendre les autorités de santé publique (ASP)
Élevé

1) Les contacts étroits d'un cas :

  • les personnes qui ont fourni des soins au cas (il peut s'agir de professionnels de la santé, de membres de sa famille ou d'autres personnes lui ayant prodigué des soins) ou ont eu avec lui d'autres contacts physiques étroits (p. ex. d'un partenaire intime) sans l'utilisation constante et appropriée de l'équipement de protection individuelle recommandé;
  • les personnes qui ont vécu avec le cas ou ont autrement eu des contacts étroits et prolongésNote de bas de page f avec lui (dans un périmètre de moins de deux mètres) alors qu'il était symptomatique et ne se trouvait pas en isolement;
  • les personnes ayant été en contact direct avec les liquides corporels infectieux du cas (p. ex. les personnes qui lui auraient toussé ou éternué dessus) alors qu'elles n'utilisaient pas l'équipement de protection individuelle recommandé;
  1. S'isolerNote de bas de page g volontairement à domicile durant 14 jours à compter de la dernière exposition sans protection.
  2. Respecter les bonnes pratiques en matière d'hygiène respiratoire et d'hygiène des mains.
  3. Surveiller l'apparition de symptômes, en particulier la fièvre et les symptômes respiratoires tels que la toux ou l'essoufflement.
  4. Mesurer et noter sa température chaque jour et éviter autant que possible de prendre des médicaments qui réduisent la fièvre (p. ex. acétaminophène, ibuprofène). Ces médicaments pourraient masquer un symptôme précoce du COVID-19; si ces médicaments doivent être pris, informer l'ASP.
  5. S'isoler à domicile le plus rapidement possible en cas d'apparition de symptômes et communiquer avec l'ASP locale, qui fournira des directives supplémentaires, notamment sur :
    • le lieu où se rendre pour recevoir des soins,
    • le moyen de transport approprié,
    • les précautions de PCI à suivre.
  • Effectuer une évaluation individuelle du risque.
  • Vérifier quotidiennement l'apparition de symptômes chez les contacts.
  • Un contact étroit qui développe des symptômes évoquant la COVID-19 au cours de la période de surveillance doit être considéré comme une POE et, du point de vue de la PCI, être pris en charge de la même façon qu'un cas.
  • Si les résultats des tests de dépistage (en laboratoire) du virus causant le COVID-19 sont négatifs, la personne n'est plus une POE, mais doit poursuivre sa période d'isolement de 14 jours, dont le point de départ est la dernière exposition.
  • En cas de transfert de la personne symptomatique de la collectivité à un établissement de soins actifs, informer l'établissement hôte avant l'arrivée, de sorte que les mesures de PCI appropriées soient prises.
Moyen

1) Les contacts non étroits d'un cas :

  • les personnes qui ont fourni des soins au cas (il peut s'agir de professionnels de la santé, de membres de sa famille ou d'autres personnes lui ayant prodigué des soins) ou ont eu avec lui des contacts physiques étroits du même ordre et qui portaient en tout temps correctement l'équipement de protection individuelle;
  • les personnes qui vivaient avec le cas ou ont autrement eu avec lui des contacts prolongés, mais sans s'en approcher à moins de deux mètres,alors que le cas était symptomatique et trouvait pas en isolement.

Auto-surveillance de l'apparition de symptômes durant 14 jours à compter de la dernière exposition au cas.

  1. L'isolement volontaire n'est pas exigé.
  2. S'isoler le plus rapidement possible en cas d'apparition de symptômes et communiquer avec l'ASP locale pour obtenir des directives supplémentaires, qui comprendront l'endroit où aller pour recevoir des soins, le mode de transport approprié et les précautions à suivre en matière de PCI.
  3. Éviter les lieux publics achalandés et les lieux où un isolement rapide serait difficile en cas de survenue de symptômes. Cela inclut les grands rassemblements populaires tels que les concerts et les manifestations sportives
  4. Éviter les contacts étroits avec les personnes qui présentent un risque élevé de développer une maladie grave.
  • Effectuer une évaluation individuelle du risque des contacts non-étroits, si possible.
  • Une surveillance active n'est pas exigée.
  • Un contact qui développe des symptômes du COVID-19 au cours de la période de surveillance doit être considéré comme une POE et, du point de vue de la PCI, être pris en charge de la même façon qu'un cas. Si les résultats des tests sont négatifs, la personne n'est plus une POE, mais doit continuer de s'isoler pour le reste de la période de 14 jours, dont le point de départ est la dernière exposition.
  • En cas de transfert d'une POE de la communauté vers un établissement de soins actifs, il sera important d'informer l'établissement d'accueil avant son arrivée afin de s'assurer que des mesures de PCI appropriées sont en place.
Faible/nul

Les contacts n'ayant eu qu'une interaction transitoire (p. ex. étant passés à côté du cas ou s'étant brièvement trouvés dans la même pièce que lui)

  • Une surveillance n'est pas exigée.
  • Aucune mesure n'est requise.

Personnes qui ont pu être exposées lors de voyages

Les décisions concernant la prise en charge des voyageurs qui peuvent avoir été exposés sans le savoir au virus qui cause la COVID-19 pendant leur voyage doivent être fondées sur ce qui suit :

Tous ces facteurs ainsi que l'analyse des impacts positifs et négatifs éventuels d’une recommandation devraient éclairer les décisions prises quant aux mesures mises en œuvre pour les voyageurs de retour au pays.

Le tableau 2 présente les recommandations pour les personnes qui ont voyagé à l’extérieur du Canada au cours des 14 derniers jours. Toutes les mesures doivent être mises en œuvre dès l’arrivée au Canada et être appliquées pendant 14 jours.

Table 2 : Recommandations pour les voyageurs qui reviennent de l’extérieur du Canada
Destination de voyage Type de voyageur Mesures à prendre par le voyageur Mesures à prendre par l’ASP
Les régions et les pays pour lesquels des conseils de santé aux voyageurs de niveau 3 sont en vigueur. Tous les voyageurs
  • S’isoler volontairement (idéalement à domicile) pendant 14 jours après l’arrivée au Canada.
  • Respecter les bonnes pratiques en matière d'hygiène respiratoire et d'hygiène des mains.
  • Surveiller l’apparition de symptômes, en particulier la fièvre et les symptômes respiratoires tels que la toux ou l’essoufflement.
  • Prendre et noter sa température chaque jour et éviter autant que possible de prendre des médicaments qui réduisent la fièvre (p. ex. acétaminophène ou ibuprofène). Ces médicaments pourraient masquer un symptôme précoce de COVID-19.
  • S’isoler à domicile le plus rapidement possible en cas d’apparition de symptômes et communiquer avec l’ASP locale afin d’obtenir des directives supplémentaires, notamment sur :
    • le lieu où se rendre pour recevoir des soins;
    • le moyen de transport approprié;
    • les précautions de PCI à suivre.
  • Donner aux voyageurs des directives sur l’isolement.
Les régions et les payas à l’extérieur du Canada (à l’exception de ceux pour lesquels des conseils de santé aux voyageurs de niveau 3 sont en vigueur). Les fournisseurs de soins de santé et les personnes qui travaillent dans des établissements de soins de santé.
  • Suivre les directives de l’ASP ou de l’employeur (les directives les plus strictes ayant préséance).
  • Évaluer les risques en tenant compte de l’épidémiologie locale, de l’objectif de l’intervention, des ressources en prestation de soins de santé ainsi que des incidences positives et négatives éventuelles des recommandations.
  • Présenter des recommandations à tous les intervenants.
Personnel des infrastructures essentielles
  • Suivre les directives de l’ASP ou de l’employeur (les directives les plus strictes ayant préséance).
  • Évaluer les risques en tenant compte de l’épidémiologie locale, de l’objectif de l’intervention, des ressources en infrastructures essentielles ainsi que des incidences positives et négatives éventuelles des recommandations.
  • Présenter des recommandations à tous les intervenants.
Étudiants et personnel des écoles primaires et secondaires
  • Suivre les directives de l’ASP, du conseil scolaire ou de l’employeur (les directives les plus strictes ayant préséance).
  • Évaluer les risques en tenant compte de l’épidémiologie locale, de l’objectif de l’intervention, de la possibilité de modifier le milieu scolaire pour réduire la transmission ainsi que des incidences positives et négatives éventuelles des recommandations.
  • Présenter des recommandations à tous les intervenants.
Tous les autres voyageurs
  • Surveiller l’apparition de symptômes pendant les 14 jours suivant l’arrivée au Canada.
  • L’isolement volontaire n'est pas exigé.
  • S’isoler le plus rapidement possible en cas d’apparition de symptômes et communiquer avec l’ASP locale pour obtenir des directives supplémentaires, qui comprendront l’endroit où aller pour recevoir des soins, le moyen de transport approprié et les précautions à suivre en matière de PCI.
  • Éviter les lieux publics achalandés et les lieux où il pourrait être impossible de s’isoler rapidement dès l’apparition des symptômes, notamment les rassemblements de masse tels que les concerts et les événements sportifs.
  • Éviter les contacts étroits avec les personnes qui présentent un risque élevé de développer une maladie grave.
  • Une surveillance active n'est pas exigée.

Recherche des contacts pour les passagers et les membres d’équipages aériens

La décision de procéder à la recherche des voyageurs et des membres d’équipages aériens susceptibles d'avoir été exposés à un cas confirmé de COVID-19 à bord d'un avion doit être prise en fonction d’une évaluation des risques effectuée par l'ASP à laquelle le cas est déclaré, en tenant compte des éléments suivants :

Pour l’instant, rien n’indique que le fait de communiquer individuellement avec les passagers et les membres d’équipages aériens facilite la détection rapide des cas. De même, aucun lien n'a pu être établi entre le risque de transmission et la durée du vol.

Si l’ASP décide de procéder à la recherche des contacts d’un passager aérien, le Bureau des services de santé des voyageurs et aux frontières de l'Agence de la santé publique du Canada peut aider l’ASP à obtenir un manifeste de vol; toutefois, les manifestes de vol ne sont pas conservés indéfiniment et ne contiennent pas les coordonnées de tous les voyageurs. L'ASP peut être tenue de présenter une lettre invoquant les pouvoirs qui lui sont conférés par la loi sur la santé publique applicable afin d'obtenir le manifeste. S'il n'est pas possible de procéder à la recherche des contacts, il peut être envisagé de publier un avis pour informer la population du risque d'exposition.

La recherche des contacts doit porter principalement sur les personnes dont le siège se trouvait dans un rayon de deux mètres de celui de la personne infectée, ce qui correspond à la zone à risque d'exposition convenue pour la transmission par gouttelettes.

La recherche des contacts en ce qui concerne des voyageurs et des membres d’équipages aériens en particulier doit au minimum cibler :

L’ASP peut demander au transporteur aérien de lui fournir le plan des sièges pour mieux cibler la recherche des contacts. Si un tel plan n'existe pas, l'ASP peut cibler les passagers en classe économique qui occupaient cinq sièges entourant la personne infectée, dans toutes les directions, incluant jusqu'à trois rangées devant et derrière le siège qu'occupait cette personne. En classe affaires, en raison de la distance entre les sièges, la recherche peut se limiter à deux rangées devant et derrière le siège occupé par la personne infectée. L’ASP voudra peut-être confirmer que la personne était bien assise dans le siège qui lui avait été assigné pour la durée du vol et se renseigner sur les déplacements de celle-ci pendant le vol.

L’ASP peut envisager d'élargir la portée de la recherche des contacts parmi les voyageurs sur une base individuelle si la personne infectée présentait des symptômes graves, comme une toux persistante et des éternuements à répétition, de la diarrhée ou des vomissements pendant le vol. L’ASP pourrait également envisager de communiquer publiquement le numéro du vol et, s’il y a lieu, la section de l’avion où la personne infectée était assise, à la condition que cette information ne permette pas d’identifier la personne. Dans l'éventualité où un cas de COVID-19 est confirmé chez un membre de l'équipage qui présentait des symptômes pendant le vol, la recherche des contacts sur une base individuelle doit cibler les passagers assis dans la section à laquelle était affecté ce membre, ainsi que les autres membres de l'équipage.

Annexe 1 : Instructions pour l'isolement volontaire à domicile ou dans un contexte de cohabitation

Isolement volontaire à domicile

Rester à la maison

La personne atteinte/POE doit s'isoler à son domicile jusqu'à ce que l'autorité de santé publique (ASP) l'informe qu'elle peut mettre fin à son isolement. Rester à la maison signifie :

Mesures de protection personnelle pour la prévention et le contrôle des infections

La personne atteinte/POE doit respecter les bonnes pratiques en matière d'hygiène respiratoire et d'hygiène des mains.

Hygiène respiratoire

L'hygiène respiratoire désigne la combinaison de mesures visant à réduire au minimum la dispersion des gouttelettes de salive projetées lorsqu'une personne tousse, éternue ou parle.

  • En cas de toux ou d'éternuements, se couvrir la bouche et le nez au moyen d'un masque médical, d’un masque de procédure ou d'un mouchoir. Jeter les mouchoirs dans un contenant à déchets doublé d'un sac et se laver immédiatement les mains après avoir toussé ou éternué.

OU

  • Tousser et éternuer dans le creux du bras plutôt que dans la main.

Hygiène des mains

L'hygiène des mains désigne le lavage des mains ou la désinfection des mains et les mesures prises pour préserver la santé des mains et des ongles. Il faut se laver les mains fréquemment avec du savon et de l'eau pendant au moins 15 à 20 secondes :

  • avant et après la préparation des aliments;
  • avant et après les repas;
  • après avoir utilisé les toilettes;
  • avant de mettre un masque médical ou un masque de procédure et après l'avoir enlevé;
  • après l'élimination des déchets ou la manipulation de linge contaminé;
  • lorsque les mains sont visiblement souillées.

Le lavage des mains à l'eau et au savon ordinaire est la méthode d'hygiène des mains privilégiée, car l'action mécanique est efficace pour éliminer les microbes et la saleté visible.

En l'absence de savon et d'eau, il est possible d'utiliser un désinfectant pour les mains à base d'alcool contenant au moins 60 % d'alcool, en prenant soin de recouvrir toute la surface des mains (dos et paume de la main et entre les doigts) et en frottant les mains jusqu'à ce qu'elles soient sèches. Pour les mains visiblement souillées, il faut d'abord enlever la saleté avec une lingette, puis utiliser le désinfectant pour les mains.

Des serviettes de papier jetables sont à privilégier pour le séchage des mains, mais il est possible d'utiliser une serviette réutilisable réservée à la personne atteinte et de la remplacer lorsqu'elle est mouillée.

Éviter de se toucher les yeux, le nez et la bouche sans s'être d'abord lavé les mains.

Surveiller ses symptômes

La personne atteinte/POE doit surveiller ses symptômes et aviser immédiatement un fournisseur de soins de santé ou l'ASP si ses symptômes s'aggravent afin qu’une évaluation plus approfondie soit effectuée. S'il est déterminé qu'un transfert vers un établissement de soins actifs est nécessaire, des instructions seront fournies pour le transport (p. ex. ambulance ou véhicule personnel). Si une ambulance est appelée, il faut informer le répartiteur que la personne en question pourrait être atteinte de la COVID-19. Dans le cas d'un transfert au moyen d'un véhicule personnel, les responsables de l'établissement concerné doivent également en être informés pour assurer la mise en place des mesures adéquates de prévention et de contrôle des infections. Pendant le déplacement, la personne malade doit porter un masque médical ou un masque de procédure, si elle est en mesure de le tolérer, ou se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir. Les personnes qui assurent le transport doivent porter l'équipement de protection individuelle approprié lorsqu'elles se trouvent à moins de deux mètres de la personne malade (détails ci-dessous).

Limiter ses contacts avec les autres

La personne atteinte/POE doit éviter de se trouver à proximité (à moins de deux mètres) des autres, y compris des personnes vivant sous le même toit et des visiteurs qui n'ont pas de raison essentielle d'être sur les lieux, à l'exception des personnes prodiguant des soins ou effectuant la livraison des fournitures ou des aliments.

Lorsqu'il est impossible de respecter la distance minimale de deux mètres, les interactions doivent être aussi brèves que possible et la personne atteinte/POE doit porter un masque médical ou un masque de procédure. Si possible, la personne malade ou le soignant prendra des dispositions pour que les fournitures soient déposées devant la porte d'entrée du domicile afin de réduire au minimum le contact direct. Si la personne atteinte/POE doit quitter son domicile, le port d'un masque médical ou d’un masque de procédure est requis.

Masques médicaux ou masques de procédure

Les masques faciaux (masques médicaux ou masques de procédure) constituent une barrière physique qui peut aider à prévenir la transmission du virus d'une personne malade à une personne en santé en bloquant les gouttelettes de salive formées de grosses particules qui sont projetées lorsqu'une personne tousse, éternue ou parle. Toutefois, le port d'un masque ne permettra pas nécessairement à lui seul d'arrêter les infections et devrait être associé à d'autres mesures de prévention, notamment l'hygiène respiratoire et l'hygiène des mains.

Il est essentiel de mettre en œuvre une approche cohérente en ce qui concerne le port et le retrait d'un masque afin d'obtenir des effets bénéfiques généraux en matière de protection. Les étapes suivantes permettront d'assurer une utilisation efficace des masques :

  • Avant de mettre un masque, lavez-vous les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool. Le côté coloré du masque doit être tourné vers l'extérieur.
  • Couvrez votre bouche et votre nez avec le masque et assurez-vous qu'il n'y a pas d'espace entre votre visage et le masque. Appuyez le masque sur votre visage avec vos doigts pour fixer le périmètre du masque et appuyez fermement sur l'arête de votre nez. Lavez-vous à nouveau les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool.
  • Évitez de toucher le masque pendant que vous le portez; si vous le faites, lavez-vous les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool.
  • Remplacez le masque par un nouveau dès qu'il est mouillé ou sali par des sécrétions. Ne réutilisez pas les masques à usage unique.
  • Pour retirer le masque, enlevez les deux sangles situées derrière les oreilles. Ne touchez pas le devant du masque et veillez à ce que cette partie du masque ne touche ni votre peau ni aucune surface avant de jeter le masque immédiatement dans un contenant à déchets fermé. Lavez-vous les mains avec de l'eau savonneuse ou un désinfectant pour les mains à base d'alcool.

Limiter les contacts avec les animaux de compagnie

En raison de la possibilité théorique selon laquelle les animaux de compagnie peuvent être infectés par le COVID-19, il est recommandé que les personnes atteintes évitent également tout contact avec les animaux de compagnie, dans la mesure du possible.

Éviter de partager des articles personnels

La personne atteinte/POE ne devrait pas partager ses articles personnels (brosses à dents, serviettes, débarbouillettes, literie, cigarettes, ustensiles de cuisine non lavés, boissons, téléphones, ordinateurs ou autres appareils électroniques) avec d'autres.

Nettoyer toutes les surfaces fréquemment touchées

Les surfaces fréquemment touchées telles que les toilettes, les tables de chevet et les poignées de porte doivent être désinfectées quotidiennement au moyen d’un désinfectant du commerce ou, si ce produit n’est pas disponible, d’une solution d’eau de Javel diluée (mélanger une partie d’eau de Javel dans neuf parties d’eau pour obtenir une solution d'hypochlorite de sodium à 0,5 %. S’ils peuvent résister à l'utilisation de liquides pour la désinfection, les appareils électroniques fréquemment touchés tels que les téléphones et les ordinateurs peuvent être désinfectés avec de l'alcool à 70 % (p. ex. lingettes imbibées d'alcool)Note de bas de page 7.

Les désinfectants peuvent tuer le virus et ainsi l'empêcher d'infecter des personnes. Il faut porter des gants jetables lors du nettoyage ou de la manipulation de surfaces, de vêtements ou de linges souillés par des liquides organiques. Les dortoirs et les lieux de vie commune où des personnes malades sont en convalescence doivent être nettoyés et désinfectés quotidiennement.

Tous les articles contaminés jetables utilisés doivent être placés dans un récipient doublé avant d'être jetés avec les autres déchets ménagers.

Autogestion de la santé pendant la convalescence

Traitement

À l'heure actuelle, il n'existe aucun traitement pour les cas de COVID-19. La personne atteinte ou la POE devrait se reposer, bien s'alimenter, boire du liquide (notamment de l'eau) pour rester hydratée et gérer ses symptômes. La prise de médicaments en vente libre peut aider à diminuer la fièvre et les douleurs. Il n'est pas recommandé de prendre de vitamines ou de recourir aux médecines alternatives ou parallèles, à moins que cela se fasse en consultation avec un fournisseur de soins de santé autorisé.

Prendre régulièrement sa température

La personne atteinte ou la POE devrait prendre sa température chaque jour, ou plusieurs fois par jour si elle fait de la fièvre (p. ex. sueurs, frissons), ou si ses symptômes changent. Les mesures de la température devraient être consignées et transmises à l'ASP, conformément à ses directives. Si la personne prend de l'acétaminophène (p. ex. Tylenol) ou de l'ibuprofène (p.ex. Advil), elle devrait prendre sa température au moins quatre heures après la dernière dose du médicament contre la fièvreNote de bas de page h.

Maintenir un environnement propice au rétablissement

La personne devrait s'assurer que son environnement est bien aéré et exempt de fumée du tabac ou autre. Si la température extérieure le permet, elle peut améliorer la circulation d'air en ouvrant les fenêtres et les portes.

Rester branché

Le fait de rester à la maison et de ne pas être en mesure de vaquer à ses occupations quotidiennes à l'extérieur peut contribuer à l'isolement social. Les ASP peuvent encourager les personnes en isolement à la maison à communiquer avec leur famille et leurs amis par téléphone ou par ordinateur.

Précautions à prendre pour les personnes vivant sous le même toit (p. ex. personnes qui prodiguent des soins, colocataires) afin de prévenir la transmission du virus

Il est important que les personnes qui prennent soin d'une personne atteinte ou d'une POE suivent les mesures appropriées pour se protéger et protéger les autres sous le même toit contre le virus causant le COVID-19.

Protection oculaire

Dans le cadre des soins et des activités pour les personnes atteintes et les POE, le port d'une protection oculaire est recommandé afin de protéger les muqueuses des yeux de toute éclaboussure ou projection de liquides organiques, notamment les sécrétions respiratoires.

  • La protection oculaire doit être portée par-dessus les lunettes servant à corriger la vision. Le port de lunettes prescrites n'assure pas une protection suffisante contre les gouttelettes de salive projetées.
  • La protection oculaire doit être mise en place après avoir mis un masque.
  • Après avoir mis en place la protection oculaire, il convient d'enfiler des gants (voir ci-avant).
  • Pour retirer la protection oculaire, enlever d'abord les gants et appliquer la règle d'hygiène des mains. Puis, retirer la protection oculaire en manipulant les branches des lunettes de protection ou les côtés ou l'arrière de l'écran facial. L'avant des lunettes de protection ou de l'écran facial est considéré comme contaminé.
  • Jeter la protection oculaire dans un contenant à déchets doublé de plastique. S'il ne s'agit pas d'une protection oculaire à usage unique, il faut la nettoyer à l'eau et au savon, puis la décontaminer à l'aide d’un désinfectant du commerce ou, si ce produit n’est pas disponible, d’une solution d’eau de Javel diluée (hypochlorite de sodium à 0,5 %), tout en évitant de contaminer les lieux.
  • Performez une bonne hygiène des mains.

Gants

Il convient de porter des gants jetables à usage unique pour tout contact direct avec une personne atteinte ainsi que le nettoyage de surfaces contaminées et la manipulation d'articles souillés de liquides organiques, notamment la vaisselle, les ustensiles, les vêtements, la literie et les déchets à éliminer. Les gants ne remplacent pas l'hygiène des mains; les personnes prodiguant des soins doivent se laver les mains avant de mettre des gants et après les avoir enlevés.

  • Si les gants sont souillés pendant les soins, il faut les enlever, se laver les mains et en mettre de nouveaux.
  • Procédure pour enlever les gants en toute sécurité : avec l'une des mains gantées, tirer sur le bout des doigts du gant de la main opposée et, à mesure que l'on tire, former avec le gant qui est retiré une boule dans le creux de la main gantée. Pour retirer l'autre gant, glisser la main nue sous le gant jusqu'à la hauteur du poignet, retourner doucement le gant, puis le dérouler en l'éloignant de soi. Éviter de toucher l'extérieur des gants avec les mains nues.
  • Si les gants sont déchirés, se laver les mains et en mettre une nouvelle paire.
  • Jeter les gants dans un contenant à déchets doublé de plastique.
  • Observer les règles d'hygiène des mains.
  • Le port de gants doubles n'est pas nécessaire.

Des gants utilitaires réutilisables peuvent être utilisés; toutefois, après chaque utilisation, ils doivent être nettoyés à l'eau et au savon, puis être décontaminés à l'aide d’un désinfectant du commerce ou, si ce produit n’est pas disponible, d’une solution d’eau de Javel diluée (hypochlorite de sodium à 0,5 %).

Fournitures à prévoir en cas d'isolement volontaire à domicile

Références

Référence 1

ASPC. Définition nationale de cas provisoire : Maladie à coronavirus (COVID-19). [En ligne] 6 février 2020. [Consulté le 7 février 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/definition-nationale-cas.html

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Référence 2

Réseau des laboratoires de santé publique du Canada. Protocole d'enquête microbiologique concernant les Infections Respiratoires Aiguës Sévères (IRAS). [En ligne] 2013. [Consulté le 16 janvier 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/agents-pathogenes-voies-respiratoires-emergents/protocole-enquete-microbiologique-concernant-infections-respiratoires-aigues-severes-iras.html

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Référence 3

OMS. Clinical management of severe acute respiratory infection when novel coronavirus (nCoV) infection is suspected. (En anglais seulement) [En ligne] le 11 janvier 2020. [Consulté le 17 janvier 2020] https://www.who.int/internal-publications-detail/clinical-management-of-severe-acute-respiratory-infection-when-novel-coronavirus-(ncov)-infection-is-suspected.

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Référence 4

Pratiques de base et précautions additionnelles visant à prévenir la transmission des infections dans les milieux de soins. [En ligne] Septembre 2017 [Consulté le 22 février 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/maladies-et-affections/pratiques-de-base-precautions-infections-aux-soins-de-sante.html

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Référence 5

ASPC. Prévention et contrôle de la maladie à coronavirus (COVID-19) : Lignes directrices provisoires pour les établissements de soins actifs. [En ligne] 4 février 2020. [Consulté le 7 février 2020] https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/maladies/2019-nouveau-coronavirus/professionnels-sante/lignes-directrices-provisoires-etablissements-soins-actifs.html

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Référence 6

OMS. Soins à domicile pour les patients présumés infectés par le nouveau coronavirus (nCoV) présentant des symptômes bénins et prise en charge des contacts. [En ligne] 4 février 2020. [Consulté le 7 février 2020] https://www.who.int/fr/publications-detail/home-care-for-patients-with-suspected-novel-coronavirus-(ncov)-infection-presenting-with-mild-symptoms-and-management-of-contacts

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Référence 7

Kampf G., D. Todt, S. Pfaender, E. Steinmann. Persistence of coronaviruses on inanimate surfaces and its inactivation with biocidal agents, Journal of Hospital Infection. https://doi.org/10.1016/j.jhin.2020.01.022

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Notes de bas de page

Note de bas de page a

Les autorités de santé publique doivent prendre conjointement avec les fournisseurs de soins de santé de la personne infectée la décision visant à mettre fin à son isolement et tenir compte pour ce faire des constatations cliniques et des résultats de laboratoire. À titre de données probantes indiquant qu'une personne ayant été infectée n'est plus contagieuse, le Réseau des laboratoires de santé publique du Canada recommande d'obtenir des résultats négatifs à deux tests de détection du virus à l'origine de la COVID-19, effectués à 24 heures d'écart; il faut au moins recueillir des échantillons naso-pharyngés, en tenant compte des échantillons nasopharyngés et de gorge lors de chaque échantillonnage afin d'optimiser la sensibilité pour la détection du virus.

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Note de bas de

Le cas échéant, dans les cas où l’ASP sait que des personnes font l’objet d’analyses.

Le cas échéant, dans les cas où l’ASP sait que des personnes font l’objet d’analyses.

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Note de bas de page c

Les recommandations relatives à la gestion des contacts peuvent aussi être appliquées aux contacts des POE s'il y a lieu, en fonction de l'évaluation individuelle du risque.

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Note de bas de page d

Contenu repris et adapté de : Santé publique Ontario. At-a-Glance Risk Levels and Precautions for COVID-19. Février 2020.

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Note de bas de page e

Contenu repris et adapté de : Santé publique Ontario.Public health management of cases and contacts of novel coronavirus (COVID-19) in Ontario February 12, 2020 (version 4.0).

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Note de bas de page f

Dans le cadre de l'évaluation individuelle du risque, il faut tenir compte de la durée de l'exposition du contact (p. ex., une exposition plus longue augmente vraisemblablement le risque), des symptômes du cas (une personne qui tousse ou semble gravement atteinte augmente vraisemblablement le risque que représente l'exposition) et du fait que l'exposition a eu lieu ou non dans un milieu de soins.

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Note de bas de page g

En général, on entend par isolement le fait pour le contact de demeurer à domicile, de ne pas aller dehors et d'éviter de se trouver dans la même pièce que d'autres personnes au sein du domicile. Si ce dernier point est impossible à réaliser, une distance d'au moins deux mètres doit être maintenue par rapport aux autres.

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Note de bas de page h

Un examen systématique de l'effet antipyrétique de l'ibuprofène et de l'acétaminophène chez les enfants a montré que ces médicaments ont leur effet maximal de réduction de la température entre 2,5 et 3 heures après leur ingestion. Wahba H. « The antipyretic effect of ibuprofen and acetaminophen in children ». Pharmacotherapy: The Journal of Human Pharmacology and Drug Therapy. Février 2004;24 (2), p. 280-284.

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