Talc – fiche d'information

Numéro de registre du CAS 14807-96-6

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Aperçu

  • Le gouvernement du Canada a réalisé une évaluation scientifique appelée évaluation préalable, afin de déterminer le potentiel de risque posé aux Canadiens et à l'environnement lié à l'exposition potentielle au talc.
  • En vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999) [LCPE (1999)], le risque que pose une substance est déterminé en considérant à la fois ses propriétés dangereuses (la capacité de causer les effets nocifs sur la santé humaine ou l'environnement) et les niveaux d'exposition des personnes ou de l'environnement. Une substance peut avoir un potentiel de danger élevé, mais le risque pour la santé humaine et l'environnement dépend du niveau d'exposition à la substance.
  • Le danger pour l'environnement et les potentiels d'exposition au talc ont été classifiés en suivant la Classification du risque écologique des substances inorganiques (CRE-I).
  • On a déterminé que la plupart des utilisations du talc au Canada n'étaient pas préoccupantes; cette évaluation porte principalement sur l'exposition par inhalation et de l'appareil génital à certains produits de soins personnels (notamment les cosmétiques, les produits de santé naturels et les médicaments en vente libre) qui contiennent du talc de qualité cosmétique ou pharmaceutique.
  • Suite à cette ébauche d'évaluation préalable, le gouvernement propose de conclure que le talc peut être nocif pour la santé humaine, mais non pour l'environnement.

À propos de cette substance

  • Cette ébauche d'évaluation préalable porte sur la substance appelée talc. Elle fait l'objet d'une évaluation conformément au Plan de gestion des produits chimiques (PGPC).
  • Le gouvernement collecte des renseignements sur les substances, y compris des détails sur leurs sources et leurs utilisations au Canada, pour étayer l'évaluation et la gestion des risques des substances visées par le PGPC.
  • Le talc est un minéral présent naturellement dans l'environnement et il existe des gisements de ce minéral dans la plupart des provinces au Canada et dans bien d'autres pays.
  • Au Canada, le talc entre dans la composition des produits adhésifs et de scellement; dans le domaine de l'automobile, l'aéronautique et le transport; la construction et les matériaux de construction; les céramiques; les produits électriques et électroniques; les textiles; les revêtements de sol; l'encre, les toners et les colorants; les lubrifiants et les graisses; différents mélanges et articles manufacturés; l'extraction du pétrole et du gaz naturel; les peintures et les enduits; le papier et les produits du papier; les articles de plastique et de caoutchouc; les additifs à la fabrication; les jouets, l'équipement de terrain de jeu et l'équipement sportif; et le traitement de l'eau; on peut aussi l'utiliser comme composant des matériaux d'emballage des aliments.
  • Le talc entre aussi dans la composition de produits de soins personnels et on l'autorise comme additif alimentaire.
  • Les principales utilisations du talc au Canada correspondent à celles qu'on trouve ailleurs dans le monde.

Exposition des êtres humains et de l'environnement

  • Les Canadiens peuvent être exposés au talc comme suit :
    • par l'inhalation (en aspirant les particules pendant la respiration) avec l'utilisation de certains produits de soins personnels, c'est-à-dire les poudres libres qui contiennent du talc, par exemple la poudre pour le corps, la poudre pour bébé, la poudre pour le visage et la poudre pour les pieds; et
    • par les parties génitales suite à l'application de produits de soins personnels qui contiennent du talc, notamment la poudre pour le corps, la poudre pour bébé, les crèmes pour soulager les érythèmes fessiers et les éruptions cutanées, les produits antisudorifiques et désodorisants pour les parties génitales, les lingettes pour le corps, les bombes effervescentes pour le bain.
  • On ne s'attend pas à ce que d'autres produits de soins personnels, tels que les poudres compactes (par exemple, le maquillage)  entraîne une exposition par inhalation car ces produits ne devraient pas former de « nuage de poussière » au moment de leur utilisation.
  • L'exposition au talc par inhalation causée par des utilisations commerciales et industrielles n'a pas été identifié comme préoccupante pour la santé humaine parce que les installations qui produisent et transforment le talc au Canada sont peu nombreuses.
  • L'exposition orale en raison de certaines utilisations (par exemple les additifs alimentaires) devrait elle aussi être minimale.
  • Même s'il existe une possibilité de contact du talc avec la peau, la substance ne devrait pas être absorbée par la peau en raison de ses propriétés physiques et chimiques.
  • L'exposition de l'environnement au talc a été définie dans l'approche de CRE des substances organiques, en se fondant sur les renseignements des mises à jour de l'inventaire de la Liste intérieure des substances et de l'Agence des services frontaliers du Canada.

Effets principaux (dangers) sur la santé et l'environnement

  • Le talc a fait l'objet d'études internationales par d'autres organisations, notamment le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et l'Agence danoise de protection de l'environnement (disponible en anglais seulement), entre autres. Ces évaluations ont étayé la présente évaluation des risques du talc pour la santé humaine.
  • Selon la classification du CIRC, l'utilisation périnéale de poudres pour le corps à base de talc pourrait être possiblement cancérogène pour les humains (groupe 2B).
  • Dans la présente ébauche d'évaluation du talc, on a défini les effets non liés au cancer sur les poumons (difficulté à respirer, cicatrisation des poumons) et un lien avec le cancer des ovaires, comme étant « critiques » ou importants dans la caractérisation du risque pour la santé humaine que posent l'inhalation du talc ou son application sur les parties génitales.
  • On n'a pas circonscrit d'effets critiques pour la santé liés à une exposition par les voies orales ou dermiques.
  • Le danger pour l'environnement a été défini dans l'approche de CRE des substances organiques. On a utilisé pour ce faire une approche comparative portant sur des substances chimiques similaires, approche dite de lecture croisée, pour évaluer les effets potentiels sur l'environnement. Le talc a été classé comme ayant un faible potentiel de danger pour l'environnement.

Résultats de l'évaluation des risques

  • Cette ébauche d'évaluation préalable a porté principalement sur l'inhalation et sur l'exposition des parties génitales à certains produits de soins personnels contenant du talc.
  • Selon l'ébauche d'évaluation préalable, le talc peut présenter un risque pour la santé humaine :
    • comme on l'a déterminé au moyen d'une comparaison des niveaux auxquels les Canadiens peuvent être exposés à des poudres libres contenant du talc, avec les niveaux associés à des effets sur les poumons non liés au cancer, effets qui peuvent conduire à un affaiblissement de la fonction pulmonaire; et
    • puisque l'utilisation du talc sur les parties génitales a été identifiée comme cause possible du cancer des ovaires.
  • Étant donné qu'on n'a pas décelé d'effet critique de l'exposition au talc par voie orale ou dermique, l'ingestion dans les aliments ou l'utilisation par voie dermique des produits de soins personnels n'ont pas été définies comme préoccupantes. De plus, l'inhalation découlant d'utilisations industrielles ou commerciales du talc n'a pas non plus été définie comme préoccupante pour la santé humaine.
  • L'approche de CRE des substances organiques a défini le talc comme ayant un faible impact sur l'environnement.
  • On propose de conclure que le talc satisfait au critère de persistance, mais non à celui de la bioaccumulation, critères qui sont énoncés dans Règlement sur la persistance et la bioaccumulation de la LCPE (1999).
  • Le gouvernement du Canada a publié l'Ébauche d'évaluation préalable pour le talc le 8 décembre 2018. Le public est invité à présenter ses commentaires sur ce rapport au cours de la période de commentaires du public de 60 jours prévue à cette fin, qui se termine le 6 février 2019.

Conclusions de l'évaluation préalable proposées

  • Pour faire suite à cette ébauche d'évaluation préalable, le gouvernement propose de conclure que le talc peut être nocif pour la santé humaine.
  • Le gouvernement propose aussi de conclure que le talc ne pénètre pas dans l'environnement à des niveaux qui sont nocifs pour l'environnement.

Mesures préventives et réduction des risques

Renseignements connexes

  • Les Canadiens devraient respecter les mises en garde et les instructions inscrites sur les étiquettes des produits, y compris les cosmétiques. Certaines étiquettes de mise en garde peuvent comprendre les avertissements suivants, « garder hors de la portée des enfants », « garder la poudre loin du visage des enfants pour éviter son inhalation qui peut causer des problèmes respiratoires » et « ne pas utiliser sur la peau éraflée », mais cette liste n'est pas exhaustive.
  • Les Canadiens devraient consulter la page Web sur le Talc (pour les consommateurs) pour plus d'information.
  • Signaler un incident concernant un produit de consommation ou un cosmétique à Santé Canada
  • Les Canadiens pouvant être exposés au talc sur leur lieu de travail devraient consulter leur employeur et leur représentant en santé et sécurité au travail (SST) au sujet des pratiques de manipulation sécuritaires, des lois applicables et des exigences de la législation sur la SST et du Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT)
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