Maladie à virus Ebola : Pour les professionnels de la santé et les travailleurs humanitaires

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Ce que les professionnels de la santé et les travailleurs humanitaires doivent savoir à propos de la maladie à virus Ebola

Les professionnels de la santé au Canada doivent faire preuve de vigilance afin de reconnaître, de signaler et d'examiner rapidement les patients qui ont des antécédents d'exposition potentielle à une source de virus Ebola (p. ex. voyage dans une région touchée par une éclosion) et qui présentent des symptômes :

  • de la maladie à virus Ebola (MVE)
  • d'autres maladies comparables pouvant causer une fièvre hémorragique virale (FHV)

Pour en savoir plus sur les symptômes, les facteurs de risque et les tests diagnostiques, consultez la définition de cas d’éclosion de MVE.

Pour plus de détails sur les mesures préventives et le suivi et surveillance des voyageurs de retour, voir la déclaration du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV) à propos de Recommandations sur les mesures préventives, le suivi et la surveillance de la maladie à virus Ebola. Veuillez également consulter la section informations connexes pour des liens vers des documents supplémentaires.

Historique et contexte

La maladie à virus Ebola (MVE) (anciennement connue sous le nom de fièvre hémorragique Ebola) est une maladie virale rare, grave et aiguë, identifiée pour la première fois il y a plus de 30 ans. Des virus du genre Ebolavirus en sont la cause. Ces virus peuvent causer des maladies chez les primates humains et non humains (p. ex. singes, gorilles, chimpanzés) et infecter d'autres animaux (p. ex. chauves-souris (roussettes), antilopes des bois, porcs).

La MVE est généralement restreinte sur le plan géographique et se produit principalement dans des zones d'Afrique subsaharienne sujettes aux éclosions. Historiquement, entre 1976 et 2012, des cas sporadiques et des éclosions de MVE ont été signalés dans plusieurs pays africains (Côte d'Ivoire, RDC, Gabon, République du Congo, Afrique du Sud, Soudan et Ouganda), avec une moyenne inférieure à 150 cas par éclosion, et un taux de mortalité des cas autour de 50 % (intervalle : 25 % à 90 %) (1, 2).

La plus grande éclosion de MVE enregistrée à ce jour a commencé à la fin de 2013 : les premiers cas ont été signalés en Guinée, puis la maladie s'est propagée à d'autres pays d'Afrique occidentale - principalement au Liberia, en Sierra Leone et au Nigeria. La souche Makona de l'espèce Ebolavirus Zaïre a été identifiée comme l'agent responsable de l'éclosion (3). Dans l'ensemble, l'éclosion qui a touché l'Afrique de l'Ouest en 2014-2016 a provoqué plus de 28 500 cas et 11 300 décès (4).

Au cours de l'éclosion de MVE en Afrique de l'Ouest en 2014-2016, on a identifié des cas importés dans d'autres pays d'Afrique, ainsi qu'en Europe et en Amérique du Nord (5-9). Une transmission secondaire à l'extérieur des zones touchées en Afrique a également été documentée, bien qu'elle ait été très limitée (8).

À ce jour, on n'a identifié aucun cas de MVE au Canada.

Agents infectieux

La MVE est causée par des ribovirus qui sont membres du genre Ebolavirus, membres de la famille des Filoviridae. On dénombre à ce jour 5 espèces d'ebolavirus (10-12) (voir ci-dessous).

  • Ebolavirus Zaïre (EBOZ)
  • Ebolavirus Soudan (EBOS)
  • Ebolavirus Forêt de Taï (EBOFT, anciennement Côte d'Ivoire)
  • Ebolavirus Bundibugyo (EBOB)
  • Ebolavirus Reston (EBOR)

Parmi les 5 espèces bien décrites à ce jour, seulement 4 sont connues pour infecter les humains : EBOZ, EBOS, EBOFT et EBOB. Bien que ces espèces soient toutes pathogènes pour l'humain, l'EBOZ et l'EBOS sont considérées comme particulièrement virulentes et sont associées à des taux élevés de mortalité (13). L'EBOR est quant à lui connu pour infecter les primates non humains et les porcs, mais il semble être non pathogène chez les humains.

En juillet 2018, une nouvelle espèce potentielle, provisoirement appelée Ebolavirus Bombali, a été identifiée dans des chauves-souris insectivores qui se perchent dans les habitations en Sierra Leone. On sait très peu de choses sur cette nouvelle espèce à l'heure actuelle, des recherches sont en cours.

Il semble que les virus Ebola persistent dans les chauves-souris (roussettes) vivant dans les forêts en Afrique (14, 15). D'autres animaux, notamment les primates non humains, ont été répertoriés comme hôtes accidentels (et non comme réservoirs).

Pour de plus amples renseignements, veuillez consulter la Fiche Technique Santé-Sécurité sur le virus Ebola.

Transmission

Les éclosions chez les humains peuvent survenir à la suite d'une exposition initiale à la population du réservoir ou à un hôte infecté intermédiaire (généralement des primates non humains comme les singes ou les gorilles), suivie par une transmission de personne à personne.

La transmission entre les personnes peut survenir :

  • par contact direct avec le sang ou d'autres liquides corporels (p. ex., selles, urine, vomissures, salive, sueur, lait maternel, sperme) d'une personne atteinte ou du cadavre d'une personne atteinte ou
  • par contact indirect avec des surfaces ou autres vecteurs passifs (p. ex., seringues) contaminés par ces liquides

Les personnes infectées ne sont pas considérées contagieuses avant l'apparition des symptômes. Le risque de transmission est maximal lorsque la charge virale est maximale, le plus souvent au moment où la personne est très malade. La contagion est possible aussi longtemps que le virus reste dans le sang et les liquides corporels (16), y compris la période suivant le décès (2, 17).

Pendant la convalescence clinique, l'EBOZ peut également persister pendant des semaines, voire de mois, dans certains liquides corporels (p. ex., sperme, urine et lait maternel) (16, 18-22). Par exemple, le virus a été détecté dans du sperme jusqu'à 18 mois plus tard (23, 24). Le virus peut également persister dans certaines parties du corps (p. ex., les yeux, le système nerveux central), même après le rétablissement du patient (19). À l'exception de la possible transmission sexuelle du virus pendant la période de rétablissement, les virus Ebola ne peuvent pas être transmis par une personne asymptomatique.

Les virus Ebola ne peuvent pas être transmis entre humains par voie aérienne ou lors d'interactions occasionnelles. Exemples d'interactions occasionnelles : se trouver dans une même zone de places assises dans un transport public ou une salle d'attente, mais sans contact direct ou indirect (25).

Bien qu'ils ne soient normalement pas transmissibles par voie aérienne, certains actes médicaux, comme l'intubation, peuvent générer des gouttelettes contaminées par des virus.

Période d'incubation

La période d'incubation de la MVE varie de 2 à 21 jours; toutefois, la majorité des personnes infectées présentent des symptômes de 4 à 10 jours après l'exposition au virus (26).

Facteurs de risque

Les activités suivantes sont associées à un risque plus élevé d'exposition aux virus :

  • prodiguer des soins aux personnes atteintes de la MVE sans l'utilisation adéquate et systématique de l'équipement de protection individuelle approprié
  • avoir un contact sexuel non protégé avec une personne atteinte de la MVE qui est gravement malade, ou pendant son rétablissement
  • la grossesse (transmission de la mère à l'enfant)
  • l'allaitement
  • la participation à des pratiques funéraires non sécuritaires, notamment la préparation de la personne décédée en vue de son inhumation
  • la manipulation ou la consommation d'animaux sauvages chassés ou récoltés pour la consommation humaine (c'est-à-dire la viande de brousse) dans les zones touchées

Contacts avec des personnes infectées

Aux fins de la mise en œuvre des mesures de santé publique, les contacts avec les personnes infectées par la MVE sont classés en fonction de leur risque d'exposition.

Chacune des situations suivantes présente une exposition à risque élevé :

  • Contact physique direct, sans suivre les précautions de prévention et contrôle des infections (PCI) ou en raison d'un manquement aux précautions de PCI, avec :
    • la surface corporelle, les muqueuses ou les liquides corporels d'une personne symptomatique de MVE, ou son cadavre
    • toute autre source connue de virus Ebola (p. ex., instruments chirurgicaux, objet ou surfaces de l'environnement contaminés)
  • Un contact sexuel non protégé avec une personne atteinte de la MVE en phase aiguë ou en rétablissement.

Chacune des situations suivantes présente une exposition à risque faible :

  • Contact physique, en suivant les précautions de PCI recommandées et sans manquement aux précautions de PCI, avec :
    • la surface corporelle, les muqueuses ou les liquides corporels d'une personne symptomatique de MVE, ou son cadavre
    • toute autre source connue de virus Ebola (p. ex., instruments chirurgicaux ou surfaces de l'environnement contaminés)
  • Interactions occasionnelles ET sans contact direct (contact non protégé entre les surfaces corporelles) avec une personne symptomatique de MVE ou ses liquides corporels. Exemples d'interactions occasionnelles : partager une zone de places assises dans un transport public ou une salle d'attente.

Travailleurs humanitaires

Les travailleurs humanitaires qui reviennent d'une zone touchée par une éclosion doivent suivre les conseils aux voyageurs de retour au pays et les directives fournies par leur organisation, notamment :

  • appeler l'autorité de santé publique compétente au cours du premier jour ouvrable suivant leur arrivée au Canada pour s'auto-identifier, et ce, même s'ils n'ont pas été exposés au virus ou si leur risque d'exposition est faible
  • s'identifier à un agent des services frontaliers du Canada à leur arrivée au Canada, s'ils présentent un risque élevé d'exposition ou des symptômes compatibles avec le virus Ebola

Risques au Canada

L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) travaille en étroite collaboration avec ses partenaires nationaux et internationaux à suivre et surveiller l'activité de la MVE dans le monde et évalue les risques de la MVE pour les Canadiens de façon continue. Pour obtenir des renseignements sur les récentes éclosions de MVE, consultez le site Web de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Bien que le risque d'exposition à un virus Ebola au Canada soit considéré comme très faible, il est possible qu'un cas soit découvert, lié à une éclosion dans une zone affectée par la MVE (27). Si cela se produisait, les autorités de santé publique à tous les paliers de gouvernement participeraient à la gestion de l'intervention.

Manifestations cliniques

Les symptômes se manifestent généralement d'abord par l'apparition soudaine de symptômes s'apparentant à la grippe, comme la fièvre, la myalgie, des maux de tête importants et des malaises, et sont habituellement suivis par des symptômes gastro-intestinaux aggravants (p. ex., anorexie, nausée, gêne abdominale, vomissements et diarrhée). D'autres symptômes comprennent une pharyngite et une infection conjonctivale. Une éruption maculopapulaire, érythémateuse et non prurigineuse qui touche le cou, le tronc et les bras peut apparaitre chez 25 % à 52 % des patients entre le 5e et 7e jour (28-30).

La diarrhée et les vomissements peuvent être abondants aux stades avancés de la maladie. La maladie peut évoluer vers une grave perte de volume, des déséquilibres électrolytiques, de l'émaciation et un état de choc. Dans moins de la moitié des cas, une hémorragie peut survenir au cours des stades plus avancés de la maladie, habituellement des sites de ponction veineuse, du tractus gastro-intestinal ou d'autres muqueuses (p. ex., gencives, nez). Des infections bactériennes secondaires sont également possibles. Sans traitement, le taux de mortalité chez les humains varie de 25 % à 90 %.

Les cas non mortels présentent de la fièvre pendant plusieurs jours et leur état commence à s'améliorer entre le sixième et le dixième jour (26). Le rétablissement complet survient après une très longue période et s'accompagne souvent de séquelles à long terme comme une myélite, une hépatite récurrente, une psychose ou une uvéite (18).

Diagnostic

Il est recommandé de procéder à des analyses en laboratoire, à des évaluations cliniques et à des enquêtes épidémiologiques pour poser un diagnostic approprié de la MVE et assurer la gestion des contacts et de l'environnement immédiat.

Analyses en laboratoire

Les méthodes de laboratoire pour confirmer un cas de MVE sont basées sur l'isolement du virus, la détection de son ARN ou de ses composants, ou la présence d'anticorps antiviraux. Bien que la norme d'excellence pour les tests de confirmation soit un résultat positif à la PCR pour deux cibles moléculaires, toutes les méthodes et tous les échantillons suffisants pour confirmer un cas sont présentés en détail dans la définition de cas d’éclosion de MVE.

Les laboratoires qui reçoivent des échantillons prélevés sur des patients chez qui on soupçonne une MVE doivent être avertis que la manipulation inappropriée de ces échantillons pose un risque grave pour le personnel de laboratoire. Avant de procéder aux analyses, consultez les Lignes directrices en matière de biosécurité à l'intention des laboratoires qui manipulent des échantillons prélevés chez des patients faisant l'objet d'examens pour la maladie à virus Ebola.

La décision de prélever et d'analyser des échantillons devrait reposer sur :

  • l'état clinique du patient
  • le risque d'exposition à une source de virus Ebola

Aucune culture de virus pour l'EBOZ ne doit être effectuée à l'extérieur du laboratoire de confinement de niveau 4 en matière de biosécurité au Laboratoire national de microbiologie (LNM).

Pour toute demande de service visant à établir un diagnostic de la MVE ou à le confirmer, adressez-vous au laboratoire de santé publique de votre province ou territoire. Le laboratoire de santé publique de votre province doit également communiquer à des fins de coordination avec le directeur du Centre des opérations (DCO) du Laboratoire national de microbiologie (LNM) au 1-866-262-8433. Un représentant vous répondra en tout temps.

Le DCO du LNM :

  • collaborera avec la province ou le territoire qui demande le service afin d'activer le Plan d'intervention d'urgence (PIU)
  • vous mettra en contact avec un expert dans le domaine si vous avez besoin d'aide concernant :
    • le processus d'envoi
    • les exigences liées aux échantillons
    • les conditions d'envoi des échantillons

Par ailleurs, une province ou un territoire qui demande des services de laboratoire concernant la MVE ou une autre FHV doit communiquer les antécédents cliniques de la maladie du patient au Centre des opérations du portefeuille de la Santé (COPS). Pour ce faire, composez le 1-800-545-7661.

Il se peut que l'on demande au clinicien du patient des clarifications ou des renseignements complémentaires afin d'optimiser les services de laboratoire demandés.

Tests diagnostics et les incidences possibles sur la vaccination

Une vaccination récente avec le vaccin rVSV-ZEBOV n'aurait aucune incidence sur les tests de diagnostic du virus Ebola au moyen des tests moléculaires du LNM. Les cibles moléculaires de ce test (les gènes NP et L du virus Ebola) ne se trouvent pas dans le vaccin rVSV-ZEBOV, qui est produit à partir du gène GP ou glycoprotéine du virus Ebola. Dans les autres pays, les tests peuvent être fondés sur la plateforme GeneXpert qui emploie les gènes NP et GP comme cibles. Il est donc concevable qu'une personne ayant reçu un récent vaccin ait un résultat NP négatif, mais GP positif. Si l'historique de vaccination n'est pas disponible, ce résultat pourrait causer une incertitude. La norme idéale de diagnostic reste un résultat positif confirmé par deux cibles moléculaires; un résultat de diagnostic positif d'un seul gène GP nécessiterait donc la répétition des tests, et d'autres analyses. Il faudrait notamment refaire des tests et obtenir une confirmation du LNM. À noter : les tests sérologiques ne permettent pas de faire une distinction entre les vaccins et les infections acquises naturellement.

Déclaration

Il faut signaler immédiatement aux autorités de santé publique locales les personnes faisant l'objet d'examens visant à établir si elles souffrent de la maladie à virus Ebola. C'est une exigence faisant partie des protocoles en place dans la province ou le territoire canadien. Le Formulaire de déclaration de cas de la maladie à virus Ebola et les instructions de déclaration sont disponibles en ligne.

Les antécédents cliniques de la maladie du patient doivent être transmis au Centre des opérations du portefeuille de la Santé de l'Agence de la santé publique du Canada (COPS). Les provinces et les territoires peuvent communiquer avec le COPS au 1-800-545-7661. Au moment de la première déclaration, ils doivent également remplir le Formulaire de déclaration de cas de la maladie à virus Ebola.

Suivi, surveillance et déclaration au Canada

Les autorités canadiennes de santé publique surveillent et réagissent, au besoin, à tout événement relié à la MVE et ajustent les pratiques recommandées au Canada.

Les fièvres hémorragiques virales, dont la MVE, sont à déclaration obligatoire à l'échelle nationale au Canada depuis 2002 (en plus d'une brève période de 1979 à 1982). Une définition de cas d’éclosion de MVE particulière a été élaborée au cours de l’éclosion en Afrique de l’Ouest en 2014-2016 et a été mise à jour pour faciliter la déclaration dans le cadre des activités d’intervention en santé publique au Canada.

L'ASPC, au nom du gouvernement du Canada, signalerait également les cas confirmés à l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans le cadre des engagements pris par le Canada en vertu du la Règlement sanitaire international (2005).

Traitement

Les personnes atteintes devraient être soignées dans les établissements ultra spécialisés pour assurer une prise en charge adéquate et des soins appropriés (maintien de la tension artérielle, de l'équilibre électrolytique et de la fonction des organes) dans un contexte strict de contrôle et prévention des infections. Les autorités de santé publique provinciales et territoriales peuvent indiquer si un établissement de traitement a été désigné à cette fin dans leur province ou territoire. Consultez le Guide de pratique clinique pour la prise en charge de la maladie à virus Ebola : Guide à l'intention des cliniciens du Canada (PDF, en anglais seulement) pour de plus amples renseignements.

Il n'existe actuellement aucun traitement homologué par Santé Canada contre la MVE. Plusieurs solutions thérapeutiques expérimentales, notamment des antiviraux et des anticorps monoclonaux, sont en cours d'étude. De plus, des essais limités ont évalué l'efficacité de médicaments existants (p. ex. l'amiodarone) contre les virus Ebola.

Bien que les essais cliniques de certains de ces traitements expérimentaux aient donné des résultats positifs, aucun n'a encore atteint le point d'application pour une utilisation homologuée au Canada. Il s'agit notamment des cocktails d'anticorps monoclonaux (p. ex. ZMapp, REGN3470-3471-3479, mAb 114), ainsi que des médicaments antiviraux (p. ex. Favipiravir, GS-5734).

Si un cas confirmé survient au Canada, l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC), en coordination avec la province ou le territoire, fournira des conseils au médecin traitant concernant l'accès aux produits expérimentaux, dont les anticorps monoclonaux et le vaccin, au moyen du mécanisme réglementaire approprié.

Dans les situations d'éclosion, des préparations d'anticorps monoclonaux expérimentaux ont été utilisées dans le contexte d'un cadre éthique élaboré par l'Organisation mondiale de la Santé, appelé Utilisation d'urgence sous surveillance des interventions non homologuées et des interventions expérimentales. Ce cadre éthique n'est pas conçu pour évaluer les médicaments, mais plutôt pour fournir un traitement pour des raisons d'ordre humanitaire.

Des essais cliniques visant à tester l'efficacité de certaines nouvelles préparations expérimentales d'anticorps monoclonaux sont en cours dans des contextes d'éclosion. Les résultats des essais cliniques guideront l'homologation et les recommandations d'utilisation futures de ces produits.

Vaccin

Il n'existe actuellement aucun vaccin homologué contre la MVE au Canada. Un vaccin expérimental (rVSV-ZEBOV-GP, Merck) pour la souche Ebolavirus Zaïre, qui a franchi les premiers essais expérimentaux, a été offert pour des raisons d'ordre humanitaire lors des récentes éclosions (Afrique de l'Ouest 2014-2016, RDC 2018). Le vaccin peut également être offert aux travailleurs de la santé et aux travailleurs humanitaires de première ligne déployés dans les zones touchées par la MVE dans le cadre de mesures de gestion de l'éclosion.

Le vaccin n'est ni homologué ni commercialisé au Canada. Si un cas survenait au Canada, le vaccin pourrait être jugé utile à des fins de contrôle de l'éclosion. Dans ces circonstances, l'accès à ce produit non homologué serait facilité par l'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) au moyen du mécanisme réglementaire approprié.

Références

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Information connexes

Prévention et en contrôle des infections

Santé à la frontière et aux voyageurs

Vaccin contre le virus Ebola

Biosécurité en laboratoire

Prise en charge par la santé publique

Autres sites Web

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