Vaccin contre la varicelle : Guide canadien d'immunisation

Dernière révision partielle du chapitre (voir le Tableau des mises à jour des chapitres) : juillet 2018
Dernière révision complète du chapitre : septembre 2016

Sur cette page

Principaux renseignements (consulter le texte pour plus de précisions)

Quoi

  • La primo-infection par le virus varicelle-zona cause la varicelle, et la réactivation de l'infection provoque le zona (herpès zoster).
  • Les complications sont plus courantes chez les adolescents, les adultes et les personnes immunodéprimées. Les personnes atteintes d'un déficit immunitaire présentent un risque de varicelle grave et de décès.
  • Le vaccin à composant antivaricelleux est disponible sous forme de vaccin monovalent contre la varicelle et de vaccin conjugué multivalent contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle (RROV).
  • Pour les enfants, l 'efficacité des vaccins contre la varicelle est estimée à 94,4 % après une première dose et à 98,3 % après une deuxième dose.
  • Les réactions au vaccin monovalent contre la varicelle incluent les suivantes : douleur, œdème et érythème au point d'injection chez 10 à 20 % des vaccinés; faible fièvre chez 10 à 15 % des vaccinés; éruption varicelliforme chez 3 à 5 % des vaccinés après la première dose et chez 1 % d'entre eux après la deuxième dose.
  • Les réactions au vaccin RROV incluent les suivantes : douleur et érythème au point d'injection et fièvre inférieure à 39 °C chez 10 % ou plus des vaccinés; éruptions cutanées semblables à celles causées par la varicelle, la rougeole ou la rubéole, œdème au point d'injection et fièvre supérieure à 39 °C chez moins de 10 % des vaccinés.
  • Lorsque la première dose du vaccin RROV est administrée aux enfants âgés de 12 à 23 mois, le risque de fièvre et de convulsions fébriles est plus élevé dans les 7 à 10 jours suivant la vaccination, comparativement à une administration du vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole (RRO) et du vaccin monovalent contre la varicelle au cours de la même consultation.
  • Les convulsions fébriles survenues après l'administration d'un vaccin à composant antivaricelleux doivent être signalées comme une manifestation clinique inhabituelle (MCI).

Qui

  • Le vaccin monovalent contre la varicelle ou le vaccin RROV est recommandé pour l'immunisation systématique des enfants en bonne santé âgés de 12 mois à moins de 13 ans.
  • Le vaccin monovalent contre la varicelle est recommandé pour les adolescents susceptibles (de 13 ans à moins de 18 ans) et les adultes susceptibles (de 18 ans à moins de 50 ans).
  • L'administration du vaccin monovalent contre la varicelle aux personnes présentant certains déficits immunitaires peut être envisagée.
  • Les sujets susceptibles suivants doivent recevoir le vaccin contre la varicelle en priorité :
    • Femmes non enceintes en âge de procréer.
    • Contacts familiaux des sujets immunodéprimés.
    • Membres d'un ménage devant accueillir un nouveau-né.
    • Travailleurs de la santé.
    • Adultes qui peuvent être exposés à la varicelle dans le cadre de leur travail (p. ex. personnes travaillant avec de jeunes enfants).
    • Immigrants et réfugiés issus de pays tropicaux.
    • Personnes qui suivent un traitement chronique aux salicylates (p. ex. acide acétylsalicylique [AAS]).
    • Personnes atteintes de mucoviscidose.
    • Adultes susceptibles exposés à un cas de varicelle.

Comment

  • Immunisation systématique chez l'enfant : administrer 2 doses de tout vaccin à composant antivaricelleux (vaccin monovalent ou RROV). Il convient d'administrer la première dose de vaccin à composant antivaricelleux lorsque l'enfant est âgé de 12 à 15 mois et la deuxième dose lorsqu'il a 18 mois ou à n'importe quel moment par la suite, au plus tard avant son entrée à l'école.
  • Enfants âgés de 12 mois à moins de 13 ans n'ayant pas été immunisés conformément au calendrier de vaccination systématique : 2 doses de l'un ou l'autre vaccin à composant antivaricelleux.
  • Adolescents (de 13 ans à moins de 18 ans) et adultes (de 18 ans à moins de 50 ans) susceptibles de contracter la varicelle : 2 doses du vaccin monovalent contre la varicelle.
  • Les salicylates (p. ex. AAS) sont à éviter au cours des 6 semaines suivant la vaccination contre la varicelle.
  • Un vaccin à composant antivaricelleux peut être administré en même temps que d'autres vaccins administrés systématiquement aux enfants, mais il convient d'utiliser un point d'injection différent ainsi qu'une aiguille et une seringue distinctes.

Pourquoi

  • La varicelle sévit dans le monde entier.
  • À l'époque où le vaccin n'existait pas, environ 350 000 cas de varicelle et entre 1 500 et 2 000 hospitalisations liées à la varicelle survenaient chaque année au Canada, mettant principalement en cause des enfants en bonne santé âgés de 12 ans maximum.
  • Les adultes, en particulier les femmes enceintes, courent un risque accru de contracter une maladie grave.

Les révisions importantes comprises dans le présent chapitre sont mises en relief dans le tableau Mises à jour des chapitres du Guide canadien d'immunisation.

Épidémiologie

Description de la maladie

Agent infectieux

La varicelle est une maladie virale généralisée causée par le virus varicelle-zona (VVZ), un virus à acide désoxyribonucléique (ADN) de la famille des Herpesviridae. Pour obtenir de plus amples renseignements sur le VVZ, veuillez consulter la Fiche technique santé-sécurité : agents pathogènes.

Réservoir

Les humains

Transmission

Le VVZ se transmet par voie aérienne de même que par contact direct avec le virus présent dans les lésions cutanées. On estime que le taux d'attaque chez les contacts familiaux susceptibles varie entre 65 et 87 %. La période d'incubation varie de 10 à 21 jours après l'exposition et elle dure habituellement de 14 à 16 jours. La personne infectée commence à être contagieuse 1 à 2 jours avant l'apparition de l'éruption et le demeure jusqu'à la formation d'une croûte sur la dernière lésion.

Facteurs de risque

Le risque de varicelle grave augmente avec l'âge. Même si la varicelle est considérée comme une maladie relativement bénigne pour les enfants en bonne santé, des complications graves peuvent se produire.

Personnes exposées à un risque accru de contracter une varicelle grave

Les groupes de personnes suivants sont considérés comme exposés à un risque accru de contracter une varicelle grave :

  • Les nouveau-nés dont la mère a développé la varicelle dans les 5 jours précédant l'accouchement ou dans les 48 heures qui l'ont suivi.
  • Les nouveau-nés en milieux de soins intensifs nés à moins de 28 semaines de grossesse ou pesant au plus 1 000 g à la naissance, indépendamment de la preuve d'immunité de leur mère.
  • Les femmes enceintes susceptibles. Voir les critères de susceptibilité à la section Susceptibilité et immunité. Pour plus de renseignements, consultez la section Grossesse et allaitement.
  • Les sujets immunodéprimés susceptibles, y compris les personnes infectées par le VIH présentant une numération des cellules CD4 inférieure à 200 × 106/L ou un pourcentage de CD4 inférieur à 15 %. Voir les critères de susceptibilité à la section Susceptibilité et immunité.
  • Les personnes qui reçoivent une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH), quels que soient leur immunité à l'égard de la varicelle avant la greffe ou leurs antécédents d'immunisation après la greffe, y compris la survenue d'une varicelle, la vaccination contre la varicelle ou l'obtention de résultats positifs de test sérologique.

Tendances saisonnières et temporelles

Le nombre de cas de varicelle augmente durant l'année scolaire et diminue brusquement pendant les vacances d'été.

Spectre de la maladie clinique

Les symptômes de la varicelle sont les suivants : faible fièvre, symptômes généraux bénins et éruption prurigineuse généralisée, dont les lésions traversent rapidement différents stades (les macules évoluent en papules, puis en vésicules) avant de former une croûte. Les principales complications de la varicelle sont les suivantes : infections bactériennes secondaires de la peau et des tissus mous, bactériémie, pneumonie, ostéomyélite, arthrite purulente, fasciite nécrosante, syndrome de choc toxique, ataxie cérébelleuse, accident vasculaire cérébral et encéphalite. La varicelle accroît par un facteur de 40 à 60 le risque d'infection invasive streptococcique du groupe A pour les enfants auparavant en bonne santé. Les complications sont plus fréquentes chez les adolescents, les adultes et les personnes immunodéprimées, qui présentent des taux plus élevés de pneumonie, d'encéphalite et de mortalité.

Il est rare qu'un enfant soit atteint d'un syndrome de varicelle congénitale lorsque l'infection maternelle survient avant la 13e semaine ou après la 20e semaine de grossesse. Le risque est d'environ 2 % lorsque l'infection survient entre la 13e et la 19e semaine de grossesse. L'infection congénitale s'accompagne de manifestations cliniques variées, notamment un faible poids à la naissance, des anomalies oculaires, des lésions cutanées cicatricielles, une atrophie des membres, une atrophie cérébrale et diverses autres anomalies. Une varicelle maternelle contractée entre 5 jours avant la naissance et 2 jours après est associée à une varicelle néonatale grave chez 17 à 30 % des nourrissons, ainsi qu'à un taux élevé de létalité pour le nouveau-né.

Répartition de la maladie

Dans les pays sans programme de vaccination, la varicelle est surtout une maladie infantile, qui touche 50 % des enfants avant l'âge de 5 ans et 90 % des enfants avant l'âge de 12 ans. À l'époque où le vaccin n'existait pas, environ 350 000 cas de varicelle survenaient, et 1 500 à 2 000 hospitalisations liées à la varicelle se produisaient chaque année au Canada. La mise en place de programmes d'immunisation au Canada a entraîné une réduction du fardeau de la varicelle.

Pour plus de renseignements sur la varicelle, notamment une description de la maladie, de sa répartition et de son épidémiologie, consultez le site Web de l'ASPC sur la varicelle.

Agents immunisants disponibles au Canada

Vaccins à composant antivaricelleux

  • VARIVAX® III : vaccin monovalent à virus vivant, atténué, contre la varicelle (Oka/Merck), Merck Canada Inc. (Var)
  • VARILRIX® : vaccin monovalent à virus vivant, atténué, contre la varicelle (Oka/GSK), GlaxoSmithKline Inc. (Var)
  • PRIORIX-TETRA® : vaccin conjugué à virus vivants, atténués, contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle, GlaxoSmithKline Inc. (RROV)
  • PROQUAD® : vaccin conjugué à virus vivants, atténués, contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle, Merck Canada Inc. (RROV)

Immunoglobulines contre le virus varicelle-zona

  • VariZIG MD : immunoglobuline (humaine) contre le virus varicelle-zona, Cangene Corporation (VarIg)

Pour obtenir l'information posologique dans son intégralité, veuillez consulter le dépliant du produit ou l'information contenue dans la monographie de produit, accessible par l'entremise de la Base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada.

Voir le chapitre Contenu des agents immunisants utilisés au Canada pour consulter la liste des vaccins et des agents d'immunisation passive offerts au Canada ainsi que de leurs constituants.

Immunogénicité, efficacité potentielle et efficacité réelle

Immunogénicité

L'administration d'une dose unique du vaccin monovalent contre la varicelle permet d'obtenir un taux de séroconversion de 98 % chez les enfants en bonne santé âgés de 12 mois à 12 ans, 4 à 6 semaines après la vaccination. Les anticorps persistent chez 98 % des sujets vaccinés 5 ans après la vaccination et chez 96 % d'entre eux 7 ans après. L'administration d'une deuxième dose du vaccin monovalent contre la varicelle aux enfants se traduit par une amélioration de la réponse immunitaire, corrélée à une meilleure protection. Chez les adultes et les adolescents d'un âge égal ou supérieur à 13 ans, l'administration de 2 doses de vaccin à un intervalle de 4 à 8 semaines entraîne des taux de séroconversion de 99 %, 4 à 6 semaines après la seconde dose. Les anticorps persistent chez 97 % des sujets vaccinés 5 ans après la vaccination.

Chez les enfants de 12 mois, l'administration d'une seule dose de vaccin RROV donne des taux de séroconversion et des titres moyens géométriques similaires à ceux obtenus après l'administration concomitante du vaccin RRO et du vaccin monovalent contre la varicelle. Pour plus de renseignements sur l'immunogéinicité du vaccin RROV, consultez la section Vaccin contre la rougeole.

Efficacité potentielle et efficacité réelle

Le taux d'éclosion de varicelle après la vaccination est estimé à 7,2 % sur une période de 10 ans pour les personnes ayant reçu une dose du vaccin monovalent contre la varicelle. Un calendrier de primovaccination à 2 doses pour les enfants de 12 mois à 12 ans a permis de réduire le risque cumulatif de maladie après la vaccination, qui est 3,3 fois plus faible que celui observé chez les enfants n'ayant reçu qu'une seule dose du vaccin. Dix ans après l'administration de 2 doses, le vaccin monovalent contre la varicelle offre une efficacité estimée à 98 % contre la varicelle et à 100 % contre la varicelle grave.

Il n'existe aucune donnée sur l'efficacité à long terme du vaccin RROV.

Indications

Enfants en bonne santé (âgés de 12 mois à moins de 18 ans)

Calendrier

Calendrier systématique
Enfants en bonne santé (âgés de 12 mois à moins de 13 ans)

Dans le cadre de l'immunisation systématique des enfants âgés de 12 mois à moins de 13 ans, il convient d'administrer 2 doses de vaccin à composant antivaricelleux (vaccin monovalent ou RROV). Il convient d'administrer la première dose d'un tel vaccin lorsque l'enfant est âgé de 12 à 15 mois et la deuxième dose lorsqu'il a 18 mois ou à n'importe quel moment par la suite, au plus tard avant son entrée à l'école. L'intervalle recommandé entre 2 doses est de 3 mois.

L'intervalle optimal entre les doses varie en fonction de l'objectif visé par le programme d'immunisation. Si l'objectif de l'immunisation consiste à atteindre des niveaux supérieurs d'anticorps afin de prévenir la maladie après la vaccination chez les enfants d'âge préscolaire, la deuxième dose du vaccin à composant antivaricelleux doit être administrée moins longtemps après la première dose (p. ex. à l'âge de 12 mois pour la première dose et de 15 ou 18 mois pour la deuxième dose). Par ailleurs, l'immunisation primaire des enfants d'âge scolaire aura moins de chance d'échouer si la deuxième dose du vaccin à composant antivaricelleux est administrée aux alentours de la période d' entrée à l'école (entre 4 et 6 ans).

Les enfants ayant déjà contracté la varicelle avant l'âge de 12 mois doivent recevoir 2 doses de vaccin à composant antivaricelleux dans le cadre du programme de vaccination systématique après l'âge de 12 mois, car les cas de varicelle avant 12 mois sont associés à un risque accru de récidive de la maladie. Les enfants ayant reçu une dose de vaccin à composant antivaricelleux et qui ont contracté une infection après la vaccination, confirmée en laboratoire, n'ont pas besoin de recevoir une deuxième dose de ce vaccin à titre préventif.

Programmes de rattrapage et calendriers de vaccination accélérés
Enfants (âgés de 12 mois à moins de 13 ans)

Les enfants de moins de 13 ans qui n'ont pas été immunisés de façon systématique doivent recevoir 2 doses de vaccin à composant antivaricelleux (vaccin monovalent ou RROV). Pour les enfants d'âge préscolaire, 2 doses de vaccin à composant antivaricelleux doivent être administrées avant l'entrée à l'école (entre 4 et 6 ans). Même si l'intervalle entre les doses systématiques recommandé pour les enfants de moins de 13 ans est de 3 mois, un intervalle minimum de 4 semaines peut être utilisé lorsqu'une protection rapide est nécessaire.

Adolescents (âgés de 13 ans à moins de 18 ans)

Les adolescents qui ne présentent aucune contre-indication et qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la varicelle (voir les critères de susceptibilité à la section Susceptibilité et immunité) doivent recevoir 2 doses de vaccin monovalent contre la varicelle, le vaccin RROV étant contre-indiqué pour ce groupe d'âge. Une seconde dose doit être administrée aux adolescents dont le dossier de vaccination indique qu'ils n'ont reçu qu'une seule dose de vaccin à composant antivaricelleux. L'intervalle minimum entre les doses est de 4 semaines.

Veuillez consulter le calendrier d'administration des vaccins pour plus de renseignements sur les retards dans les calendriers de vaccination et les calendriers de vaccination accélérés.

Adultes en bonne santé (d'un âge égal ou supérieur à 18 ans)

Adultes de moins de 50 ans

Les adultes de moins de 50 ans qui ne présentent aucune contre-indication et qui ne répondent pas à la définition de l'immunité contre la varicelle (voir les critères de susceptibilité à la section Susceptibilité et immunité) doivent recevoir 2 doses de vaccin monovalent contre la varicelle, le vaccin RROV étant contre-indiqué pour ce groupe d'âge. L'intervalle recommandé entre deux vaccins contenant la varicelle est 6 semaines chez les sujets âgés 13 ans ou plus. L'intervalle minimum entre les doses est de 4 semaines.

Les femmes susceptibles en âge de procréer sont considérées comme prioritaires pour la vaccination contre la varicelle, car les vaccins à composant antivaricelleux sont contre-indiqués pendant la grossesse. Une deuxième dose du vaccin contre la varicelle doit être administrée aux adultes de moins de 50 ans qui n'ont reçu qu'une seule dose de ce vaccin.

Adultes d'un âge égal ou supérieur à 50 ans

Dans les rares cas où il serait établi qu'un adulte d'un âge égal ou supérieur à 50 ans est sérologiquement susceptible à la varicelle d'après des tests antérieurs réalisés en laboratoire, la personne doit recevoir 2 doses de vaccin monovalent contre la varicelle. L'intervalle minimum entre les doses est de 4 semaines. Veuillez consulter la section Vaccin contre le zona pour obtenir davantage de recommandations relatives aux adultes d'un âge égal ou supérieur à 50 ans.

Pour plus de renseignements sur l'immunisation systématique recommandée pour les adultes et sur les vaccins recommandés pour les adultes dans des situations à risque particulières, consultez la section Immunisation des adultes. Veuillez consulter le calendrier d'administration des vaccins pour plus de renseignements sur les retards dans les calendriers de vaccination et les calendriers de vaccination accélérés.

Susceptibilité et immunité

Les personnes qui répondent à N'IMPORTE LEQUEL des critères suivants sont considérées comme immunisées contre la varicelle :

  • Preuve documentée d'immunisation par 2 doses de vaccin à composant antivaricelleux
  • Preuve d'immunité fournie par un laboratoire

Si la varicelle est survenue avant l'année de mise en œuvre du programme de vaccination à une dose (voir le tableau 1), les antécédents auto-déclarés ou un diagnostic posé par un fournisseur de soins de santé sont considérés comme des preuves fiables d'immunité pour les personnes en bonne santé, y compris les femmes enceintes sans exposition importante au VVZ (voir la section Expositions importantes au VVZ) et les travailleurs de la santé qui sont ou qui ont été employés dans les milieux de soins de santé canadiens. En général, les adultes d'un âge égal ou supérieur à 50 ans sont considérés comme immunisés contre la varicelle, même si la personne ne se rappelle pas avoir eu la varicelle ou le zona.

Si la varicelle est survenue après l'année de mise en œuvre du programme de vaccination à 1 dose (voir le tableau 1), les antécédents auto-déclarés ou un diagnostic posé par un fournisseur de soins de santé ne peuvent être considérés comme une preuve fiable d'immunité, car la mise en œuvre de ces programmes a eu un effet marqué sur la prévalence de la varicelle de type sauvage. Des antécédents auto-déclarés ou un diagnostic de varicelle ou de zona posé par un fournisseur de soins de santé ne sont pas considérés comme une preuve acceptable d'immunité pour :

  • les femmes enceintes en bonne santé avec une exposition importante au VVZ (voir la section Expositions importantes au VVZ);
  • les personnes immunodéprimées;
  • les travailleurs de la santé nouvellement embauchés par un système de soins de santé au Canada.

Les personnes qui reçoivent une GCSH doivent être considérées comme susceptibles dans les premiers temps qui suivent la greffe, même si elles présentent des antécédents de vaccination, de varicelle ou de zona, ou sont positives à la sérologie. Aux fins de la prophylaxie après l'exposition, une personne immunodéprimée ayant obtenu des résultats négatifs aux tests de détection des anticorps doit être considérée comme susceptible.

Tableau 1 : Mise en œuvre des programmes d'immunisation à 1 dose contre la varicelle dans les provinces et les territoires du Canada
Province ou territoire Année de mise en œuvre du programme
Île-du-Prince-Édouard 2000
Alberta 2001
Territoires du Nord-Ouest 2001
Nouvelle-Écosse 2002
Nunavut 2002
Ontario 2004
Nouveau-Brunswick 2004
Manitoba 2004
Terre-Neuve-et-Labrador 2005
Saskatchewan 2005
Colombie-Britannique 2005
Québec 2006
Yukon 2007

Doses de rappel et revaccination

Il n'est pas nécessaire d'administrer des doses de rappel au-delà des 2 doses du vaccin à composant antivaricelleux recommandées.

Immunisation après l'exposition et lutte contre les éclosions (voir le tableau 2)

L'infection par le VVZ peut se produire à la suite d'un contact avec une personne atteinte de la varicelle ou du zona. Une immunisation après l'exposition peut être requise selon le niveau d'exposition au VVZ. La prise en charge après l'exposition des nourrissons en bonne santé de moins de 12 mois n'est pas indiquée, car ces nourrissons sont généralement protégés par les anticorps maternels. Pour plus de renseignements sur les tests sérologiques après l'exposition, consultez la section Tests sérologiques. Pour plus de renseignements sur la prise en charge après l'exposition pendant la grossesse, consultez la section Grossesse et allaitement.

Expositions importantes au virus varicelle-zona

Les situations suivantes représentent des expositions importantes au VVZ à la suite d'un contact avec une personne atteinte de la varicelle :

  • Être un contact familial exposé de façon continue (habiter le même logement) à une personne atteinte de la varicelle.
  • Passer plus d'une heure à l'intérieur avec une personne atteinte de la varicelle.
  • Partager une chambre d'hôpital pendant plus d'une heure ou passer plus de 15 minutes face à face avec un patient atteint de la varicelle.
  • Toucher des lésions ou des articles fraîchement souillés par des écoulements de vésicules d'un cas actif de varicelle.

Les situations suivantes représentent des expositions importantes au VVZ à la suite d'un contact avec une personne atteinte du zona :

  • Être un contact familial exposé de façon continue (habiter le même logement) à une personne immunodéprimée atteinte de zona ou à une personne atteinte de zona disséminé avant ou durant les premières 24 heures suivant la mise en place d'un traitement antiviral.
  • Passer plus d'une heure à l'intérieur avec une personne immunodéprimée atteinte de zona ou avec une personne atteinte de zona disséminé avant ou durant les premières 24 heures suivant la mise en place d'un traitement antiviral.
  • Partager une chambre d'hôpital pendant plus d'une heure ou passer plus de 15 minutes face à face avec une personne immunodéprimée atteinte de zona ou avec une personne atteinte de zona disséminé avant ou durant les premières 24 heures suivant la mise en place d'un traitement antiviral.

Toucher des lésions ou des articles fraîchement souillés par des écoulements de vésicules d'un cas actif de zona.

Immunisation après l'exposition

Vaccin monovalent contre la varicelle

Le vaccin monovalent contre la varicelle est la prise en charge après l'exposition à privilégier pour les personnes non enceintes, susceptibles et en bonne santé. Pour une efficacité optimale, le vaccin monovalent contre la varicelle doit être administré dès que possible après l'exposition, de préférence dans les 72 heures. Lorsqu'il est administré jusqu'à 5 jours après l'exposition, le vaccin s'avère efficace à environ 90 % pour prévenir ou réduire la gravité de la varicelle. Les adultes de moins de 50 ans n'ayant reçu qu'une seule dose de vaccin à composant antivaricelleux doivent recevoir une deuxième dose. Il n'existe aucune donnée sur l'utilisation du vaccin RROV dans des situations d'immunisation après l'exposition à la varicelle.

Immunoglobulines contre le virus varicelle-zona

Avant de décider d'administrer des immunoglobulines contre le VVZ (VarIg), chacun des quatre critères suivants doit être rempli :

  1. La personne exposée est susceptible de contracter la varicelle. Voir la section Susceptibilité et immunité.
  2. La personne a été exposée de façon importante à la varicelle ou au zona. Voir la section Expositions importantes au VVZ.
  3. La personne exposée court un risque accru de contracter une varicelle grave. Voir la section Personnes exposées à un risque accru de contracter une varicelle grave.
  4. L'immunisation après l'exposition au moyen du vaccin monovalent contre la varicelle est contre-indiquée. Voir la section Contre-indications et précautions.

L'effet bénéfique maximal des VarIg s'observe en cas d'administration dans les 96 heures suivant la première exposition. Dans le cas d'une exposition prolongée, lorsque le moment exact de la transmission est inconnu, les VarIg peuvent être administrées dans les 96 heures suivant l'exposition la plus récente. Si plus de 96 heures mais moins de 10 jours se sont écoulés depuis la dernière exposition, les VarIg peuvent être administrées dans le but d'atténuer la maladie. Après 96 heures, les effets bénéfiques de l'administration de VarIg sont incertains. Si l'administration de VarIg est envisagée, il est recommandé de consulter un spécialiste des maladies infectieuses ou de la lutte contre les infections. Pour plus de renseignements, consultez la section Agents d'immunisation passive. Pour plus de renseignements sur l'immunisation après l'exposition des femmes enceintes, consultez la section Grossesse et allaitement.

Tableau 2 : Prise en charge des sujets susceptibles après une exposition à la varicelleNote 1 du tableau 2
Prophylaxie après l'exposition Sujet
Personne en bonne santé, à l'exclusion des femmes enceintes
(d'un âge égal ou supérieur à 12 moisNote 2 du tableau 2)
Femme enceinte Personne immunodépriméeNote 3 du tableau 2
Administration du vaccin contre la varicelle Oui Non Non
Dosage des IgG VVZ Non Oui Oui
En l'absence d'IgG VVZ, administration de VarIgNote 4 du tableau 2 Sans objet Oui Oui

Notes du tableau 2

Note 1 du tableau 2

Voir les critères de susceptibilité à la section Susceptibilité et immunité.

Retour à la référence de la note 1 du tableau 2

Note 2 du tableau 2

Voir la section Immunoglobulines contre le virus varicelle-zona pour des renseignements concernant les nouveau-nés dont la mère a contracté la varicelle dans les 5 jours précédant l'accouchement ou dans les 48 heures qui ont suivi.

Retour à la référence de la note 2 du tableau 2

Note 3 du tableau 2

En cas de GCSH, des VarIg doivent être administrées, indépendamment de l'absence ou de la présence d'IgG VVZ.

Retour à la référence de la note 3 du tableau 2

Note 4 du tableau 2

Des VarIg doivent être administrées si les résultats de la sérologie ne peuvent être obtenus dans les 96 heures.

Retour à la référence de la note 4 du tableau 2

 
 

Tableau 2 - Abréviations

GCSH

greffe de cellules souches hématopoïétiques

IgG VVZ

anticorps contre le VVZ

VarIg

immunoglobuline contre le VVZ

VVZ

virus varicelle-zona

Lutte contre les éclosions

Les personnes exposées à un cas de varicelle doivent être vaccinées en priorité. L'immunisation après l'exposition est utile pour prévenir ou limiter les éclosions de varicelle dans les hôpitaux, les garderies et les refuges pour sans-abri. Il n'est pas nécessaire de procéder à des tests sérologiques avant la vaccination en cas d'éclosion. Il n'existe aucune donnée sur l'utilisation du vaccin RROV dans des situations d'éclosion. Pour plus de renseignements, consultez la section Immunisation après l'exposition.

Vaccination de populations particulières

Personnes dont le dossier de vaccination est incomplet

Les enfants et les adultes susceptibles de contracter la varicelle, y compris ceux qui ne disposent pas de documents adéquats sur l'immunisation, doivent être vaccinés conformément au calendrier de vaccination adapté à leur âge et à leurs facteurs de risque. Le vaccin à composant antivaricelleux peut être administré sans avoir à se préoccuper des antécédents de vaccination, car il n'a pas été démontré qu'une administration répétée de ces vaccins entraînait des évènements indésirables. Pour plus de renseignements, consultez la section Immunisation des personnes dont le dossier de vaccination est incomplet.

Grossesse et allaitement

Il convient de vérifier l'immunité contre la varicelle des femmes en âge de procréer et de recommander la vaccination aux femmes susceptibles qui ne sont pas enceintes. Les femmes doivent éviter de tomber enceintes pendant au moins 4 semaines après avoir reçu le vaccin monovalent contre la varicelle.

Le vaccin à composant antivaricelleux est contre-indiqué pendant la grossesse, car il pose un risque théorique pour le fœtus. Toutefois, rien n'indique que ce vaccin comporte un risque tératogène. L'interruption de grossesse ne doit donc pas être recommandée à la suite d'une immunisation malencontreuse avec le vaccin contre la varicelle, en fonction des risques pour le fœtus après l'immunisation maternelle. Les femmes enceintes qui ne sont pas immunisées contre la varicelle doivent se voir offrir le vaccin après l'accouchement.

À la suite d'une exposition au VVZ durant la grossesse, les antécédents de varicelle ou de vaccination contre la varicelle des femmes enceintes doivent être examinés. En l'absence d'antécédents, l'immunité doit être vérifiée le plus tôt possible au moyen d'un test sérologique. Si les résultats de la sérologie ne peuvent pas être obtenus dans les 96 heures, des VarIg doivent être administrées aux femmes enceintes fortement exposées au VVZ (voir la section Expositions importantes au VVZ) qui sont considérées comme susceptibles (voir la section Susceptibilité et immunité). Le vaccin monovalent contre la varicelle doit être administré après l'accouchement, en s'assurant que l'intervalle recommandé s'est écoulé depuis l'administration des VarIg. Pour connaître les intervalles recommandés entre l'administration des VarIg et celle d'un vaccin à composant antivaricelleux, consultez la section Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation.

Les personnes susceptibles, y compris les femmes qui allaitent ou qui vivent dans un ménage devant accueillir un nouveau-né, doivent être vaccinées contre la varicelle conformément au calendrier adapté à leur âge.

Pour plus de renseignements sur la vaccination contre la varicelle des femmes ayant accouché et reçu des immunoglobulines anti-Rh (RhIg), consultez la section Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation. Pour plus de renseignements, consultez la section Immunisation durant la grossesse et l'allaitement.

Patients des établissements de soins de santé

La plupart des résidents des établissements de soins de longue durée sont immunisés contre la varicelle. Les femmes susceptibles qui viennent d'accoucher doivent être vaccinées avant de quitter l'hôpital. Pour plus de renseignements sur la vaccination contre la varicelle des patients des établissements de soins de santé, consultez la section Immunisation des patients/résidents dans les établissements de santé.

Personnes atteintes de maladies chroniques

Asplénie ou hyposplénie

Les personnes souffrant d'hyposplénie ou d'asplénie (absence congénitale, ablation chirurgicale ou fonctionnelle [p. ex. drépanocytose]) doivent recevoir 2 doses de vaccin monovalent contre la varicelle, à au moins 3 mois d'intervalle.

Néphropathie chronique et patients dialysés

Le vaccin contre la varicelle est recommandé pour les personnes atteintes de néphropathie chronique ou qui subissent une dialyse. Deux doses du vaccin monovalent contre la varicelle peuvent être administrées, à au moins 3 mois d'intervalle.

Troubles neurologiques

Les personnes présentant un trouble du spectre autistique ou souffrant d'une maladie démyélinisante, y compris la sclérose en plaques, doivent recevoir tous les vaccins systématiquement recommandés, y compris le vaccin à composant antivaricelleux.

Maladie pulmonaire chronique

Les sujets atteints de mucoviscidose doivent recevoir le vaccin contre la varicelle en priorité, car ils courent un risque accru de complications liées à l'infection varicelleuse pouvant causer une aggravation passagère de la fonction pulmonaire. Deux doses du vaccin monovalent contre la varicelle peuvent être administrées, à au moins 3 mois d'intervalle.

Maladies inflammatoires chroniques

Les personnes atteintes d'une maladie auto-immune qui ne prennent pas de médicaments immunosuppresseurs ne sont pas considérées comme très immunodéprimées et devraient recevoir le vaccin contre la varicelle après avoir consulté leur médecin. Certains agents antirhumatismaux modifiant la maladie, comme l'hydroxychloroquine, la sulfasalazine et l'auranofine, ne sont pas considérés comme immunosuppresseurs aux fins de l'administration de vaccins vivants.

Affections nécessitant un traitement chronique aux salicylates

Pour les enfants et les adolescents qui suivent un traitement chronique aux salicylates (médicaments à base d'acide salicylique, comme l'acide acétylsalicylique [AAS]), il convient de prendre certaines précautions au moment d'administrer un vaccin contre la varicelle, en raison d'une association entre l'infection de type sauvage, le traitement aux salicylates et le syndrome de Reye. Dans l'idéal, ces personnes doivent être considérées comme prioritaires pour recevoir la vaccination contre la varicelle avant le début du traitement chronique aux salicylates. Pour plus de renseignements sur le traitement aux salicylates après la vaccination contre la varicelle, consultez la section Interactions médicamenteuses.

Pour plus de renseignements sur la vaccination des personnes atteintes de maladies chroniques, consultez la section Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques.

Sujets immunodéprimés

Que ce soit en raison d'états sous-jacents ou d'une thérapie immunosuppressive, les individus immunodéprimés présentent un risque plus élevé de développer la varicelle. Ils pourraient être plus à risque de présenter des épisodes récurrents et des complications de la maladie.

En général, les personnes immunodéprimées ne doivent pas recevoir de vaccins vivants en raison du risque de maladie liée aux souches du vaccin. Si la vaccination d'un sujet immunodéprimé avec un vaccin vivant est envisagée, il convient d'obtenir au préalable l'approbation de son médecin traitant. Pour les cas complexes, il est recommandé de consulter un médecin spécialisé dans les domaines de l'immunisation et de l'immunodéficience. Dans les cas où, de l'avis du médecin, les avantages de l'immunisation l'emportent sur les risques, tout vaccin monovalent contre la varicelle pourra être utilisé.

Pour plus d'information, consultez Immunisation des sujets immunodéprimés.

Voyageurs

Il est important que les personnes qui voyagent ou qui vivent à l'étranger soient immunisées contre la varicelle. Dans les climats tropicaux, la varicelle se manifeste plus tard dans la vie d'une personne (par rapport aux climats tempérés) et survient à tout moment de l'année. Pour plus de renseignements sur la vaccination des voyageurs contre la varicelle, consultez la section Immunisation des voyageurs.

Nouveaux arrivants au Canada

Les fournisseurs de soins de santé qui examinent des nouveaux arrivants au Canada doivent évaluer leur état vaccinal et mettre à jour leurs vaccins au besoin. Les personnes originaires de pays tropicaux sont plus nombreuses à être susceptibles à la varicelle et doivent être vaccinées en priorité. Pour plus de renseignements sur la vaccination des personnes qui viennent d'arriver au Canada, consultez la section Immunisation des personnes nouvellement arrivées au Canada.

Travailleurs

Les travailleurs susceptibles doivent être vaccinés contre la varicelle en priorité (voir les critères de susceptibilité à la section Susceptibilité et immunité),y compris les travailleurs de la santé, les travailleurs des services à l'enfance et les enseignants qui travaillent auprès de jeunes enfants. Ces groupes courent un risque d'exposition professionnelle ou peuvent transmettre la maladie à des personnes susceptibles. Deux doses du vaccin contre la varicelle sont recommandées pour les travailleurs susceptibles, comme c'est le cas pour tous les adultes susceptibles. Les travailleurs qui n'ont reçu qu'une dose du vaccin contre la varicelle doivent en recevoir une deuxième.

À la suite d'une exposition à la varicelle des travailleurs de la santé, la vérification de la susceptibilité selon des preuves documentées d'immunisation par 2 doses de vaccin à composant antivaricelleux ou des preuves d'immunisation fournies par un laboratoire doit faire partie des protocoles après l'exposition. Tous les travailleurs de la santé doivent recevoir 2 doses du vaccin monovalent contre la varicelle lorsque leur immunité contre la varicelle n'est pas établie.

Les travailleurs de la santé atteints d'une éruption cutanée au point d'injection après la vaccination peuvent continuer à travailler si cette éruption est couverte. Par précaution, les personnes atteintes d'une éruption varicelliforme qui n'est pas confinée au point d'injection doivent s'abstenir de travailler dans les zones de soins aux patients à risque élevé (p. ex. là où se trouvent des bébés prématurés ou des patients immunodéprimés) jusqu'à ce que les lésions soient recouvertes d'une croûte. Il est rare que les sujets vaccinés présentant une éruption varicelliforme après la vaccination transmettent le virus associé au vaccin.

Pour plus de renseignements sur la vaccination des travailleurs contre la varicelle, consultez la section Immunisation des travailleurs.

Tests sérologiques

Bien qu'ils soient utiles pour établir l'immunité après une infection de type sauvage, les tests de détection des anticorps antivaricelleux disponibles sur le marché, tels que l'essai immuno-enzymatique (ELISA) et l'agglutination au latex (LA), ne pas toujours suffisamment sensibles pour détecter les anticorps après la vaccination. Le test ELISA de détection de la glycoprotéine (gpELISA) est plus sensible, mais n'est pas systématiquement disponible. Les sujets déjà vaccinés qui subissent des tests par mégarde ont des chances d'être immuns, même s'ils ne présentent pas d'anticorps détectables.

Avant l'immunisation

Les tests sérologiques ne sont pas recommandés pour les personnes en bonne santé. Toutes les personnes en bonne santé qui pourraient être susceptibles de contracter la varicelle doivent recevoir 2 doses du vaccin monovalent contre la varicelle.

Après l'immunisation

Les tests sérologiques ne sont pas recommandés pour les personnes en bonne santé. Certaines personnes immunodéprimées qui ont reçu un vaccin monovalent contre la varicelle peuvent subir un dépistage des anticorps 6 à 8 semaines après la dernière dose.

Après l'exposition et situations d'éclosion

À la suite d'une exposition importante au VVZ (voir la section Expositions importantes au VVZ), les tests sérologiques sont indiqués pour les personnes immunodéprimées et les femmes enceintes susceptibles (voir la section Susceptibilité et immunité), et doivent être effectués dans les plus brefs délais. Les tests ne sont plus nécessaires pour les personnes en bonne santé qui ont été reconnues séropositives. Les receveurs d'une GCSH sont considérés comme susceptibles dans les premiers temps qui suivent la greffe, même si les résultats sérologiques sont positifs. Pour plus de renseignements sur l'immunisation dans les situations d'éclosion, consultez la section Lutte contre les éclosions.

Méthodes d'administration

Dose

Chaque dose du vaccin à composant antivaricelleux est de 0,5 mL.

Voie d'administration

Le vaccin monovalent contre la varicelle doit être administré par voie sous-cutanée (SC). Bien que la voie intramusculaire (IM) ne soit pas recommandée, certaines données indiquent qu'il n'est pas nécessaire d'administrer une deuxième dose de vaccin monovalent contre la varicelle si la première dose est donnée par inadvertance par voie IM. Le vaccin RROV doit être administré conformément aux instructions de la monographie du produit.

Pour plus de renseignements sur le counseling précédant et suivant la vaccination, les techniques de préparation et d'administration de vaccins, ainsi que la prévention et le contrôle des infections, consultez la section Méthodes d'administration des vaccins.

Pour plus de renseignements sur l'administration des VarIg, consultez la section Agents d'immunisation passive.

Interchangeabilité des vaccins

Pour un calendrier à 2 doses, il est recommandé qu'un vaccin monovalent contre la varicelle ou qu'un vaccin RROV du même fabricant soit utilisé pour les 2 doses, à moins d'empêchements inévitables (p. ex. si le vaccin utilisé pour la première dose n'est pas disponible). Tous les vaccins à composant antivaricelleux homologués au Canada contiennent la souche Oka du virus vivant atténué de la varicelle. Pour plus de renseignements sur l'interchangeabilité des vaccins contre la varicelle, consultez la section Principes d'interchangeabilité des vaccins.

Administration simultanée de vaccins

Les vaccins à composant antivaricelleux peuvent être administrés simultanément avec, ou à tout moment avant ou après, des vaccins inactivés, des vaccins vivants oraux et des vaccins antigrippaux vivants à administration intranasale (VVAI).

Les vaccins à composant antivaricelleux peuvent être administrés simultanément avec d'autres vaccins vivants à administration parentérale systématiquement administrés. S'ils ne sont pas administrés simultanément, il est recommandé d'attendre au moins 4 semaines entre l'administration du vaccin à composant antivaricelleux et l'administration d'autres vaccins vivants à administration parentérale. Cette recommandation vise à éliminer le risque que le premier vaccin nuise à l'efficacité du deuxième.

Dans le cas de vaccins administrés par voie parentérale au cours de la même consultation, les points d'injection ne doivent pas être les mêmes, et une aiguille et une seringue différentes doivent être utilisées. Pour plus de renseignements sur l'administration concomitante du vaccin contre la varicelle avec d'autres vaccins, consultez la section Calendrier d'administration des vaccins.

Entreposage et manipulation des agents immunisants

Consultez la section Manipulation et entreposage des agents immunisants pour lire les recommandations liées à l'entreposage et à la manipulation des vaccins contre la varicelle.

Pour lire les recommandations liées aux VarIg, consultez la section Agents d'immunisation passive.

Innocuité et effets secondaires

Effets secondaires courants et localisés

Vaccin monovalent contre la varicelle

Les réactions au vaccin contre la varicelle sont généralement bénignes et incluent une douleur, un œdème et un érythème au point d'injection chez 10 à 20 % des vaccinés. Une faible fièvre survient chez 10 à 15 % des vaccinés. Une éruption varicelliforme survient au point d'injection ou se généralise chez 3 à 5 % des vaccinés après la première dose. L'éruption cutanée apparaît généralement 5 à 26 jours après l'immunisation. Les éruptions varicelliformes qui apparaissent au cours des 2 premières semaines suivant l'immunisation peuvent être causées par un virus de type sauvage (virus de la varicelle circulant au sein de la communauté); les fournisseurs de soins de santé doivent prélever des échantillons auprès du vacciné afin de déterminer si l'éruption est due à une infection varicelleuse naturelle ou à la souche vaccinale.

Le profil d'innocuité du schéma à 2 doses est comparable à celui du schéma à 1 dose, avec une fréquence légèrement plus élevée (jusqu'à 26 %) de réactions au point d'injection observée dans les 3 jours suivant la vaccination et une fréquence légèrement plus faible de fièvre (jusqu'à 4 %) et d'éruption varicelliforme (1 %) après la dose 2 qu'après la dose 1.

Vaccin contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle

Une douleur et un érythème au point d'injection ou une fièvre inférieure à 39 oC sont observés chez 10 % ou plus des vaccinés. Une éruption cutanée, y compris une éruption qui peut être morbilliforme, rubéoliforme ou varicelliforme, ainsi qu'un œdème au point d'injection et une fièvre supérieure à 39 °C apparaissent chez 1 à moins de 10 % des vaccinés. Comme les éruptions varicelliformes qui surviennent dans les 2 premières semaines après l'immunisation peuvent être causées par un virus de type sauvage (virus de la varicelle circulant au sein de la communauté), les fournisseurs de soins de santé doivent prélever des échantillons auprès des vaccinés afin de déterminer si l'éruption cutanée est attribuable à une infection varicelleuse naturelle ou à la souche vaccinale.

Immunoglobulines contre le virus varicelle-zona

Les réactions aux VarIg sont rares. Les principaux effets secondaires du traitement sont des douleurs au point d'injection (17 %), des maux de tête (7 %) et des éruptions cutanées (5 %).

Vaccins à composant antirubéoleux

Une arthrite ou une arthralgie transitoires aiguës peuvent survenir 1 à 3 semaines après l'administration du vaccin à composant antirubéoleux (p. ex. RROV). Ces effets persistent pendant environ 1 à 3 semaines et sont rarement récurrents. Ils sont plus fréquents chez les femmes pubères, un groupe d'âge pour lequel le vaccin RROV n'est pas indiqué. Rien n'indique qu'il existe un risque accru d'arthropathies chroniques ou de troubles neurologiques.

Effets secondaires moins fréquents et sérieux ou graves

Les effets secondaires graves sont rares après l'immunisation et, dans la plupart des cas, les données sont insuffisantes pour établir un lien de causalité. Des réactions anaphylactiques consécutives à l'administration d'un vaccin à composant antivaricelleux peuvent survenir, mais elles sont très rares.

Vaccin monovalent contre la varicelle

Il n'a pas été établi que la plupart des effets secondaires graves signalés sont causés par le vaccin, hormis quelques effets rares associés à la souche du vaccin contre la varicelle chez des sujets immunodéprimés ou atteints d'autres problèmes de santé graves.

Vaccin contre la rougeole, les oreillons, la rubéole et la varicelle

Purpura thrombocytopénique immun (PTI)

Dans de rares cas, un PTI survient dans les 6 semaines suivant l'immunisation par le vaccin RROV. Chez la plupart des enfants, la thrombocytopénie qui se manifeste après la vaccination se résorbe dans les 3 mois sans complications graves. Dans le cas des personnes ayant souffert d'un PTI après l'administration de la première dose du vaccin RROV, il y a lieu d'évaluer leur statut sérologique afin de déterminer si l'administration d'une deuxième dose est nécessaire. Dans de pareils cas, il convient d'évaluer avec soin les risques et les bienfaits potentiels avant d'envisager la vaccination.

Encéphalite

Des cas d'encéphalite attribuables au vaccin contre la rougeole ont été signalés à une fréquence d'environ 1 cas pour 1 million de doses distribuées en Amérique du Nord; cette fréquence est beaucoup moins élevée que celle observée après une infection naturelle (environ 1 cas pour 1 000 infections).

Convulsions fébriles

Chez les enfants de 12 à 23 mois, lorsque la première dose de vaccin contre la rougeole et la varicelle est administrée sous forme du vaccin conjugué RROV, le risque de fièvre et de convulsions fébriles est plus élevé dans les 7 à 10 jours suivant la vaccination, comparativement à une administration séparée du vaccin RRO et du vaccin contre la varicelle au cours de la même consultation. Pour plus de renseignements sur les convulsions fébriles après l'administration du vaccin RROV, consultez la section Vaccin contre la rougeole.

Immunoglobulines contre le virus varicelle-zona

Les personnes hypersensibles aux produits sanguins présentent un faible risque de réaction anaphylactique aux VarIg.

Autres effets secondaires et troubles signalés

Zona

Des cas de zona ont été signalés après l'administration d'un vaccin contre la varicelle. Le risque de développer un zona est 4 à 12 fois moins élevé pour les enfants de moins de 10 ans vaccinés comparativement aux enfants du même âge non vaccinés ayant contracté une varicelle de type sauvage. Il a également été établi que les enfants vaccinés développent un zona d'une gravité moindre par rapport aux enfants ayant des antécédents d'infection par le VVZ de type sauvage. Le risque de zona à la suite de l'immunisation par le vaccin RROV n'est pas connu.

Transmission du virus vaccinal

Il est très peu probable qu'un sujet vacciné en bonne santé transmette la souche virale du vaccin. Seuls quelques cas documentés ont été recensés, et ils étaient tous associés à une éruption cutanée chez le sujet vacciné.

Conseils pour la déclaration de manifestations cliniques inhabituelles à la suite d'une immunisation

Les vaccinateurs sont priés de signaler aux responsables de la santé publique locaux les MCI suivantes qui se manifestent après l'immunisation :

  • Convulsions fébriles se produisant dans les 30 jours suivant l'administration d'un vaccin à composant antivaricelleux.
  • Varicelle modérée (causant de 50 à 500 lésions) ou grave (causant plus de 500 lésions vésiculaires, associée à des complications ou nécessitant une admission à l'hôpital) dans les 7 à 21 jours suivant l'administration d'un vaccin à composant antivaricelleux.
  • Tout événement indésirable grave ou inattendu considéré comme temporellement associé à la vaccination. Une MCI inattendue est un effet qui ne figure pas dans les renseignements disponibles sur le produit mais qui peut être dû à l'immunisation, ou encore une modification de la fréquence d'une MCI connue.

Pour plus de renseignements sur la déclaration des MCI, consultez les sections Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles (MCI) à la suite d'une immunisation au Canada et Innocuité des vaccins.

Contre-indications et précautions

Les vaccins à composant antivaricelleux et les VarIg sont contre-indiqués pour les personnes qui ont déjà eu une réaction anaphylactique au produit ou qui ont une hypersensibilité anaphylactique ou immédiate établie à tout composant du vaccin, à l'exception de l'allergie aux œufs dans le cas du vaccin RROV. Consultez la liste des vaccins et des agents d'immunisation passifs offerts au Canada et de leurs constituants dans la section Contenu des agents immunisants utilisés au Canada.

Si une hypersensibilité ou une allergie non anaphylactique aux composants du vaccin est soupçonnée, il est indiqué de mener une enquête et, le cas échéant, d'effectuer la vaccination dans un milieu sous surveillance. Il est conseillé de consulter un allergologue.

Même si les composants antirougeoleux et antiourliens du vaccin RROV sont produits dans des fibroblastes de poulet en culture et peuvent contenir des traces de protéines d'œuf ou de poulet, le vaccin semble ne pas contenir suffisamment de traces de protéines d'œuf ou de poulet pour causer une réaction allergique chez les personnes allergiques aux œufs. La réalisation d'un test cutané avant l'administration du vaccin n'est pas recommandée, car ce test ne permet pas de prévoir les réactions au vaccin. Le vaccin RROV peut être administré de façon systématique aux personnes ayant des antécédents d'hypersensibilité anaphylactique aux œufs de poule. L'ingestion d'œufs dans le passé n'est pas une condition préalable à l'administration d'un vaccin contenant des protéines d'œuf. Comme pour tous les vaccins, l'immunisation doit être effectuée par du personnel ayant la capacité et les ressources pour gérer les effets secondaires après la vaccination. Pour plus de renseignements, consultez la section Hypersensibilité anaphylactique aux œufs et aux antigènes de l'œuf.

Les enfants pour lesquels l'administration de vaccins à virus vivants est contre-indiquée en raison d'antécédents familiaux connus ou présumés d'immunodéficience congénitale ou héréditaire ne doivent pas recevoir de vaccins vivants, à moins que leur immunocompétence n'ait été établie.

L'administration du vaccin RROV est contre-indiquée pour les personnes ayant une fonction immunitaire affaiblie, notamment dans le cas de déficits immunitaires primaires ou secondaires. L'administration d'un vaccin monovalent contre la varicelle peut être envisagée pour certaines affections. Consultez la section Sujets immunodéprimés.

Les vaccins à composant antivaricelleux sont contre-indiqués pendant la grossesse en raison du risque théorique encouru pour le fœtus. Consultez la section Grossesse et allaitement.

Par mesure de précaution, les vaccins à composant antivaricelleux sont contre-indiqués pour les personnes souffrant de tuberculose active non traitée. Bien que l'infection naturelle par le virus de la rougeole puisse exacerber la tuberculose, rien n'indique que le vaccin à composant antirougeoleux ou antivaricelleux produit le même effet. Néanmoins, une thérapie antituberculeuse pour le traitement de la tuberculose active est recommandée avant d'administrer le vaccin à composant antivaricelleux, et il peut être prudent d'éviter d'administrer des vaccins à virus vivant aux personnes souffrant d'une tuberculose active jusqu'à ce que le traitement antituberculeux soit en cours. Une consultation avec un spécialiste des maladies infectieuses est recommandée.

Des antécédents de convulsions fébriles et des antécédents familiaux de convulsions ne constituent pas une contre-indication à l'administration du vaccin RROV.

L'administration du vaccin à composant antivaricelleux doit être retardée pour les personnes atteintes d'une maladie aiguë grave. À la suite d'une infection par le virus de la rougeole, il convient d'attendre au moins 4 semaines, voire 6 si possible, avant d'administrer le vaccin à composant antivaricelleux. Dans le cas d'une maladie aiguë mineure, avec ou sans fièvre, la personne peut être vaccinée.

À la suite de l'administration du vaccin RROV, la transmission des virus vaccinaux de la rougeole, des oreillons et de la rubéole des sujets vaccinés aux contacts susceptibles n'a pas été documentée, et la transmission du virus du vaccin contre la varicelle peut se produire dans de très rares cas entre les personnes vaccinées en bonne santé qui développent une éruption varicelliforme et leurs contacts susceptibles.

Les salicylates sont à éviter au cours des 6 semaines suivant la vaccination contre la varicelle. Consultez la section Interactions médicamenteuses.

Les personnes atteintes d'un déficit en immunoglobulines A (IgA) présentent un risque accru de développer des anticorps anti-IgA après avoir reçu des produits sanguins, y compris des VarIg, et de présenter des réactions anaphylactiques à la suite de l'administration de produits sanguins contenant des IgA, tels que des VarIg.

Pour plus de renseignements, consultez la section Contre-indications, précautions à prendre et préoccupations, ainsi que la section Agents d'immunisation passive.

Interactions médicamenteuses

Traitement antiviral systémique

Il est déconseillé de recevoir un traitement antiviral par voie générale (comme l'acyclovir, le valacyclovir ou le famciclovir) pendant la période précédant ou suivant la vaccination, car le traitement pourrait affecter la reproduction du virus vaccinal et, par conséquent, réduire l'efficacité du virus à composant antivaricelleux. Les experts recommandent aux personnes qui suivent un traitement antiviral prolongé de cesser de prendre ces médicaments, si possible au moins 24 heures avant l'administration du vaccin à composant antivaricelleux et jusqu'à 14 jours après la vaccination.

Test cutané à la tuberculine ou test de libération d'interféron gamma

Le composant antirougeoleux du vaccin RROV peut provisoirement supprimer la réactivité à la tuberculine, donnant ainsi lieu à des résultats faussement négatifs. Les effets des autres vaccins à virus vivants, tels que le vaccin monovalent contre la varicelle, sur la réactivité à la tuberculine sont inconnus. Tant que les données sont inexistantes, si un test cutané à la tuberculine ou un TLIG est nécessaire, il convient de réaliser ces tests le même jour que la vaccination ou au moins 4 semaines après l'administration du vaccin contre la varicelle. Le vaccin à composant antivaricelleux peut être administré n'importe quand après l'administration du test cutané à la tuberculine.

Traitement aux salicylates

Les fabricants de vaccins à composant antivaricelleux recommandent d'éviter le traitement aux salicylates (médicaments à base d'acide salicylique, comme l'AAS) pendant les 6 semaines suivant l'immunisation contre la varicelle, en raison de l'existence d'une association entre la varicelle de type sauvage, le traitement aux salicylates et le syndrome de Reye. Les fournisseurs de soins de santé doivent peser les risques théoriques associés au vaccin contre la varicelle par rapport aux risques connus associés à la varicelle de type sauvage. Étant donné qu'aucun événement indésirable n'a été signalé lié à l'utilisation de salicylates après l'immunisation contre la varicelle, les sujets dont la maladie exige un traitement chronique aux salicylates doivent être pris en considération pour l'immunisation et suivis de près par la suite.

Immunoglobuline humaine ou autres produits sanguins

L'utilisation d'Ig humaines pour l'immunisation passive ou la réception de la plupart des autres produits sanguins peut nuire à la réponse immunitaire aux vaccins à composant antivaricelleux. Ces vaccins doivent être administrés au moins 14 jours avant l'administration d'une Ig ou d'un autre produit sanguin, ou après la dégradation des anticorps contenus dans l'Ig ou l'autre produit sanguin. Si l'intervalle entre l'administration du vaccin et l'administration subséquente d'Ig ou d'un autre produit sanguin est inférieur à 14 jours, ou si le vaccin est administré avant la dégradation des anticorps, il faudra reprendre l'immunisation après l'intervalle recommandé. L'intervalle recommandé entre l'administration d'une Ig ou d'un autre produit sanguin et une immunisation subséquente à l'aide d'un vaccin à composant antivaricelleux varie en fonction de l'Ig et du produit sanguin en question. Le palivizumab (anticorps dirigé contre le virus syncytial respiratoire) et la transfusion de globules rouges lavés ne nuisent pas à la réponse anticorps aux vaccins à composant antivaricelleux. Pour plus de renseignements, consultez la section Produits sanguins, immunoglobulines humaines et moment de l'immunisation.

Autres considérations

Surveillance

Une identification des virus en laboratoire à partir d'échantillons cliniques (p. ex. raclage de vésicules) afin de distinguer la souche de type sauvage de la souche vaccinale doit être envisagée dans les situations suivantes :

  • Une grave éruption cutanée survient après la vaccination.
  • Un enfant déjà vacciné contract e la varicelle (varicelle des vaccinés) et doit être hospitalisé.
  • Un zona se déclare chez une personne déjà immunisée (en particulier une personne immunodéprimée).
  • Une maladie varicelliforme survient chez un travailleur de la santé immunisé et se propage par la suite dans l'établissement de santé.
  • Une maladie varicelliforme apparaît chez une femme enceinte ou un sujet immunodéprimé en contact avec un sujet récemment vacciné présentant une éruption varicelliforme.

Une amplification par la polymérase peut être effectuée par le Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg pour distinguer la souche vaccinale du virus de type sauvage.

Comme la vaccination diminue la gravité de la varicelle de type sauvage, la confirmation par les laboratoires de cas de varicelle soupçonnés prendra une importance de plus en plus grande. En outre, une surveillance accrue des cas de varicelle est nécessaire pour garantir que les programmes d'immunisation actuels ne transmettent pas le fardeau de la maladie dans les groupes plus âgés (p. ex. les jeunes adultes en âge de procréer), qui présentent un risque de contracter une maladie plus grave.

Références choisies

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  • Cangene Corporation. Monographie de produit -- VariZIGMD. Janvier 2008.
  • Centers for Disease Control and Prevention. Prevention of Varicella Recommendations of the Advisory Committee on Immunization Practices (ACIP) MMWR Recomm Rep 2007; 56:RR-04:1-40.
  • Centers for Disease Control and Prevention. The Pink Book: Epidemiology and Prevention of Vaccine Preventable Diseases. Mise à jour, 12e éd.; Mai 2012. Consulté en avril 2015 à l'adresse : http://www.cdc.gov/vaccines/pubs/pinkbook/index.html
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  • Comité consultatif national de l'immunisation. Mise à jour sur le vaccin contre la rougeole, la rubéole les oreillons, et la varicelle et les convulsions fébriles. Consulté en Mars 2018 à l'adresse : https://www.canada.ca/fr/sante-publique/services/publications/vie-saine/mise-jour-vaccin-contre-rougeole-rubeole-oreillons-et-varicelle-et-convulsions-febriles.html.
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