Programme du travail et milieux de travail sous réglementation fédérale – COVID-19

De : Emploi et Développement social Canada

Avec la propagation de la maladie à coronavirus (COVID-19), les employeurs et les employés des milieux de travail sous réglementation fédérale peuvent faire face à d'importantes perturbations dans leur milieu de travail. Nous surveillons de près les impacts de la COVID-19 et nous les prenons très au sérieux.

Les employeurs devraient être au courant du cadre législatif au sein duquel ils doivent se préparer aux événements causés par la propagation de ce virus, les gérer et y réagir. Il est important de s’assurer que les employeurs respectent leurs obligations en milieu de travail et protègent les droits de leurs employés.

Sur cette page

Rôles et responsabilités

Le Programme du travail est responsable de l'administration de la partie II du Code canadien du travail(le Code).

L'Agence de santé publique du Canada est responsable de la préparation et de la réponse à toute urgence concernant des maladies infectieuses pouvant survenir au Canada.

Responsabilités des employeurs selon la partie II du Code canadien du travail

En tant qu’employeur, vous êtes responsable de protéger la santé et la sécurité de vos employés lorsqu’ils sont au travail. Vous êtes tenus de mettre en œuvre des mesures préventives pour vous assurer que les employés ne sont pas exposés à des conditions qui pourraient être nuisibles à leur santé ou à leur sécurité pendant qu’ils travaillent.

Mise à jour ou création du programme de prévention des risques

Les programmes de prévention des risques sont préparés en réponse aux risques que présente un lieu de travail en particulier.

En tant qu'employeur, vous avez l'obligation de mettre à jour ou de créer votre propre programme de prévention des risques, y compris la mise à jour de votre programme de prévention des risques entourant un risque biologique comme la COVID-19.

Les responsables des milieux de travail devraient évaluer si l'accomplissement de certaines tâches expose des employés à un risque accru de contamination par le coronavirus.

Lorsqu'un milieu de travail détermine un nouveau risque, comme la COVID-19, l'employeur doit :

  • cibler et mettre en œuvre les changements apportés au programme de prévention des risques du lieu de travail;
  • surveiller leur efficacité.

Conformément au système de responsabilité interne, l'employeur doit apporter toutes les modifications au programme de prévention des risques du lieu de travail en consultant :

  • le comité d'orientation en matière de santé et de sécurité;
  • le comité de santé et de sécurité en milieu de travail; ou
  • le représentant interne en matière de santé et de sécurité.

Si de l'équipement de protection individuel est nécessaire, l'employeur doit :

  • en informer les employés;
  • une formation et les procédures sur la manière d'utiliser l'équipement;
  • conserver des archives concernant cette formation.

Les responsabilités des employés incluent :

  • respecter les procédures de sécurité;
  • utiliser l'équipement de sécurité, les appareils et les vêtements tel qu'exigé;
  • déclarer à la gestion tout problème lié à la sécurité.

Le Centre canadien d'hygiène et de sécurité au travail (CCHST) a préparé une fiche d'information sur ce que les milieux de travail peuvent faire pour réduire l'impact de la COVID‑19.

Droits des employés selon la partie II du Code canadien du travail

Selon le Code, les employés ont les 3 droits suivants :

  • le droit de savoir;
  • le droit de participer;
  • le droit de refuser de faire tout travail dangereux.

Définition de danger

« Situation, tâche ou risque qui pourrait vraisemblablement présenter une menace imminente ou sérieuse pour la vie ou pour la santé de la personne qui y est exposée avant que, selon le cas, la situation soit corrigée, la tâche modifiée ou le risque écarté. »

Lisez la définition de danger en complète.

Pour en savoir plus sur le refus de travailler en vertu de la partie II du Code : Droit de refuser d'exécuter un travail dangereux.

Santé mentale

Pendant la pandémie de COVID-19, les employés pourraient être soumis à :

  • un haut degré d'incertitude;
  • d'inquiétude;
  • d'anxiété, et
  • de stress en ce qui concerne leur propre santé et sécurité et celles de leurs proches.

Les employés pourraient aussi être soumis à des bouleversements dans leur vie professionnelle autant que personnelle. Certains pourraient également être victimes de comportements blessants de la part de leurs collègues.

Les employeurs doivent mettre un terme à ces comportements dans le cadre d’une politique de prévention de la violence au travail. La politique vise à éliminer tous des composantes de la violence psychologique, notamment :

  • l'intimidation;
  • les moqueries, et
  • autres comportements agressifs.

Pour en apprendre plus sur les façons de l’éliminer violence dans le lieu de travail :

Ressources et outils pour soutenir la santé mentale en milieu de travail

Les listes suivantes offrent des ressources et outils en ligne sur la santé mentale. Les ressources peuvent aider les employés et les employeurs pendant la pandémie de COVID-19.

Pour employés :
Pour employeurs :

Exigences de déclaration

Les employés ont l'obligation de déclarer à leur employeur toute situation comportant des risques. Cela comprend la déclaration de leur propre exposition possible à la COVID-19 qui a entraîné ou qui pourrait entraîner leur maladie ou celle d'une autre personne.

Les employeurs ont l'obligation de :

  • déclarer dès que possible au Programme du travail tout maintien du refus de travailler une fois toutes les enquêtes du lieu de travail terminées;
    • communiquer sans frais avec le Programme du travail au 1-800-641-4049. Un délégué officiel du ministre du Travail effectuera un suivi auprès de l’employeur pour revoir les exigences du Code relatives aux refus de travailler.
  • enquêter sur les situations où des employés ont contracté la COVID-19 en raison d'une exposition à d'autres employés, et d'éviter que d'autres personnes y soient exposées;
  • rapporter les cas connus d'employés qui ont contracté la COVID-19 par contamination dans le lieu de travail en soumettant un Rapport d'enquête sur les situations comportant des risques.

Mesures, mises à jour et lignes directives concernant la COVID-19 relatives à la santé et la sécurité au travail

Couvre-visages dans le secteur des transports

Transport Canada élargit les exigences relatives à l’utilisation de couvre-visages par les travailleurs, les passagers et les autres acteurs du secteur des transports qui contribuent au système de transport. Les couvre-visages peuvent réduire le risque de transmission de la COVID-19.

Pour en savoir plus, consultez les directives et règlements de Transports Canada.

Alerte au danger concernant les produits d’entretien importés des États-Unis (COVID-19)

Afin d'éviter une pénurie de produits d'entretien dans les milieux de travail, Santé Canada a mis en place des mesures provisoires. Ces mesures provisoires facilitent l'importation de produits d'entretien provenant des États-Unis. Si ces produits sont utilisés à votre lieu de travail, consultez l'Alerte au danger du Programme du travail : Système d'information sur les matières dangereuses utilisées au travail (SIMDUT) – Changements temporaires liés à la COVID-19. Cette alerte au danger vous aidera à comprendre comment ces mesures provisoires peuvent affecter votre lieu de travail.

Mesures temporaires en vertu de la partie III du Code canadien du travail

Le gouvernement du Canada a mis en place des mesures temporaires pour aider les travailleurs et les entreprises qui font face à des difficultés en raison de la COVID-19.

Prolongation des périodes de mise à pied (nouveau en date du 22 juin 2020)

En réponse à la COVID-19, certaines périodes de mise à pied sous le Règlement du Canada sur les normes du travail sont temporairement prolongées.

Cette prolongation temporaire donne une meilleure protection aux milieux de travail et, donne aux employeurs plus de temps pour rappeler les employés mis à pied en raison de la COVID-19.

Avant cette prolongation temporaire, les employés pouvaient être mis à pied pour une période pouvant aller jusqu'à 3 mois, ou 6 mois dans la mesure où un avis écrit précisant la date de rappel était fourni au moment de la mise à pied. Une fois ces périodes écoulées, la mise à pied devient un licenciement.

Le délai permis avant qu’une mise à pied soit considérée comme un licenciement est temporairement prolongé selon les modalités suivantes :

  • employés mis à pied pour une période de 3 mois ou moins
    • de 6 mois pour les employés mis à pied avant le 31 mars 2020;
    • au 30 décembre 2020 pour les employés mis à pied entre le 31 mars 2020 et le 30 septembre 2020.
  • employés mis à pied pour plus de 3 mois avec une date de rappel déterminée ou une période déterminée dans les 6 mois
    • de 6 mois ou jusqu’au 30 décembre 2020, selon la première éventualité, pour les employés mis à pied avant le 31 mars 2020;
    • au 30 décembre 2020 pour les employés mis à pied entre le 31 mars 2020 et le 30 septembre 2020, lorsque la date ou la période déterminée qui est précisé dans l’avis écrit est antérieure au 30 décembre 2020;
    • jusqu’à la date du rappel lorsque la date ou la période déterminée qui est précisé dans l’avis écrit survient le ou après le 30 décembre 2020.

Les employeurs peuvent rappeler leurs employés au travail à tout moment, sans égard à cette extension.

Après le 30 septembre 2020, la prolongation temporaire des périodes de mise à pied ne s’appliquera plus.

La prolongation temporaire des périodes de mise à pied ne s’applique pas aux employés qui :

  • sont visés par une convention collective qui prévoit :
    • des droits de rappel;
    • une garantie de travail minimal.
  • sont en grève ou en lock-out;
  • reçoivent des paiements de leur employeurs (par exemple, paiement effectué pour la rétention de personnel);
  • reçoivent de leur employeur des cotisations à un régime de pension ou d’assurance;
  • reçoivent ou sont éligible de recevoir des prestations supplémentaires de chômage;
  • cessent leurs fonctions avant l’entrée en vigueur de ces changements.

Les employeurs qui ont l’intention de faire usage de cette prolongation temporaire devraient, dès que possible, informer leurs employés de leur intention. Un nouvel avis écrit indiquant la nouvelle date de rappel devrait être fourni aux employés.

À tout moment, en cas de licenciement, l’employeur doit verser les indemnités suivantes à l’employé admissible, comme indiqué dans le Code :

  • indemnité de fin d’emploi; et
  • indemnité de départ.

La durée de la période de mise à pied de l’employé continue de compter dans le calcul de la période d'emploi. Cela signifie qu’elle sera prise en compte dans le calcul de l’indemnité de fin d’emploi et de l’indemnité de départ.

Pour en savoir plus, consultez le document d’information sur la prolongation des périodes de mise à pied.

Congé lié à la COVID-19 (nouveau à compter du 25 mars 2020)

Les employés travaillant dans les milieux sous réglementation fédérale ont droit à un congé sans salaire avec protection de l'emploi, d'une durée maximale de 16 semaines, s'ils sont dans l'incapacité de travailler à cause de la COVID-19. Par exemple, les employés peuvent utiliser ce congé :

  • s'ils sont placés en quarantaine ou si on leur demande de s'isoler à cause de la COVID-19;
  • s'ils doivent prendre soin d'un membre de leur famille touché par la COVID-19;
  • s'ils ne peuvent travailler pour toute autre raison liée à la COVID-19.

Pour prendre ce congé, les employés doivent :

  • fournir à leur employeur un avis écrit, dès que possible, énonçant la raison de leur absence et la durée prévue de leur congé;
  • avertir leur employeur par écrit, dès que possible, si la durée du congé change.

Pendant leur congé, les employés peuvent obtenir la Prestation canadienne d'urgence, qu'ils peuvent demander dès maintenant.

Note : Ce congé existe de manière temporaire et n'est pas rétroactif. Le 1er octobre 2020, il cessera d'exister.

Le Code énonce les exigences minimales. Si une convention collective ou un arrangement proposant de meilleures protections existe, ce dernier a préséance.

Levée temporaire de l’obligation de présenter une attestation médicale (en vigueur dès le 25 mars 2020)

En réponse à la COVID-19 et en guise de mesure temporaire, les employés n'ont pas à présenter d'attestation médicale avant de prendre l'un des congés suivants :

  • congé pour raison médicale;
  • congé de soignant;
  • congé en cas de maladie grave (Note : les employés n'ont pas non plus à fournir de documentation pour justifier leur congé ou un changement dans la durée de celui-ci).

Le 30 septembre 2020, les exigences en matière d'attestation médicale seront rétablies.

Renseignements sur la maladie à coronavirus (COVID-19) et ressources pour les employeurs et les employés

Les coronavirus composent une grande famille de virus. Certains provoquent des maladies chez l'homme et d'autres chez les animaux. Les coronavirus humains sont courants et sont généralement associés à des maladies bénignes, semblables au rhume.

Renseignements sur le coronavirus et sur la prévention à l'intention des employeurs et employés :

Renseignements sur la santé et la sécurité au travail :

Communiquer avec le Programme du travail

Si vous êtes un employeur ou un employé dans un milieu de travail sous réglementation fédérale et avez des préoccupations ou des questions à propos du coronavirus, veuillez communiquer avec le Programme du travail au :

  • 1-800-641-4049 (sans frais)
  • Téléimprimeur (TTY) : 1-800-926-9105

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