Guide de vaccination contre la COVID-19 pour les jeunes et les adultes (âgés de 12 ans et plus) : Recommandations d'utilisation

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Renseignements sur les effets secondaires suivant l'immunisation

L'immunisation peut déclencher des effets secondaires courants comme des douleurs au bras, de la fatigue, des maux de tête, des douleurs musculaires et articulaires et de la fièvre. Ces effets secondaires sont souvent légers et ne durent pas plus de quelques jours.

En plus de discussions au sujet de ces effets secondaires courants, les fournisseurs de soins de santé devraient offrir des renseignements précis sur les événements indésirables qui peuvent se produire avec les vaccins contre la COVID-19.

Vaccins à ARNm et risque de myocardite/péricardite

La myocardite est une inflammation du muscle cardiaque et la péricardite est une inflammation des tissus qui entourent le cœur.

Des myocardites et des péricardites ont été signalées après l'administration des vaccins à ARNm. La plupart des cas sont bénins et les symptômes se résorbent rapidement après avoir consulté un médecin.

Bien que rares, les risques de myocardite/péricardite associés aux vaccins à ARNm sont plus élevés :

Le CCNI a indiqué que, pour minimiser le risque de myocardite et de péricardite, le produit Comirnaty de Pfizer-BioNTech est le vaccin de prédilection pour la série primaire chez les 12 à 29 ans. Il peut aussi être le produit privilégié pour la dose de rappel chez les 18 à 29 ans. Toutefois, le vaccin Spikevax de Moderna (100 mcg) peut être envisagé pour les 12 à 29 ans dont l'immunodéficience est modérée ou grave, selon le jugement clinique.

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Il faut conseiller aux personnes vaccinées de consulter un médecin immédiatement si elles développent l'un des symptômes suivants :

Vaccins à ARNm et paralysie de Bell

La paralysie de Bell est une faiblesse ou une incapacité de bouger les muscles du visage qui a été très rarement signalée après la vaccination à l'ARNm.

Les personnes vaccinées doivent consulter un médecin si elles éprouvent une faiblesse des muscles faciaux, un affaissement du visage ou d'autres symptômes au niveau du visage.

Vaccins à base de vecteurs viraux et risque de thrombocytopénie thrombotique immunitaire induite par le vaccin (TTIV)

La TTIV (aussi appelée thrombose associée au syndrome de thrombocytopénie) est une maladie grave impliquant une thrombose (coagulation sanguine) et une thrombocytopénie (faible taux de plaquettes, élément du sang permettant la coagulation). Des caillots sanguins peuvent se former dans le cerveau, l'abdomen, les jambes et d'autres parties du corps.

On a signalé la présence de TTIV chez environ 1 personne sur 50 000 qui reçoit une première dose du vaccin Vaxzevria d'AstraZeneca/COVISHIELD et environ 1 personne sur 600 000 à 750 000 qui reçoit une deuxième dose du vaccin Vaxzevria d'AstraZeneca/COVISHIELD. Environ une personne sur cinq qui développe un TTIV après avoir reçu le vaccin Vaxzevria/COVISHIELD en meurt. Des décès ont également été signalés après le vaccin de Janssen.

En raison du risque de TTIV associée aux vaccins à vecteur viral, les vaccins à ARNm sont préférables.

Si une personne reçoit un vaccin à vecteur viral, il faut lui conseiller de consulter un médecin immédiatement si elle présente l'un des symptômes suivants :

Les symptômes apparaissent habituellement dans les 4 à 28 jours suivant la vaccination, mais ils peuvent se manifester jusqu'à 42 jours après la vaccination.

Vaccins à vecteur viral et syndrome de Guillain-Barré (SGB)

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) a été très rarement associé aux vaccins à vecteur viral. Le SGB est un trouble neurologique potentiellement grave qui se traduit par un engourdissement et une faiblesse des bras, des jambes ou d'autres muscles, pouvant entraîner une paralysie dans les cas graves.

La plupart des personnes se remettent complètement du SGB, mais certaines conservent des symptômes et des cas mortels peuvent survenir.

Les patients recevant un vaccin à vecteur viral doivent être informés du risque de SGB et de la nécessité de consulter un médecin si des symptômes apparaissent.

Vaccins à vecteur viral et syndrome de fuite capillaire

Le syndrome de fuite capillaire a été très rarement associé aux vaccins à vecteur viral. Le syndrome de fuite capillaire est une affection grave et parfois mortelle qui provoque une fuite de liquide à partir de petits vaisseaux sanguins, entraînant un gonflement rapide des bras et des jambes, une prise de poids soudaine et une baisse de la pression artérielle se traduisant par une sensation de faiblesse.

Les personnes qui ont déjà eu le syndrome de fuite capillaire semblent plus à risque après avoir reçu un vaccin à vecteur viral. Elles ne devraient pas recevoir de vaccin à vecteur viral.

Les patients recevant un vaccin à vecteur viral doivent être informés du risque de syndrome de fuite capillaire et doivent immédiatement consulter un médecin si des symptômes apparaissent.

Vaccins à vecteurs viraux et thrombocytopénie immunitaire

La thrombocytopénie immunitaire entraîne une baisse du taux de plaquettes pouvant causer des ecchymoses ou des saignements faciles ou excessifs. Elle a été très rarement associée aux vaccins à vecteurs viraux et peut se produire dans les 4 semaines suivant la vaccination. Les cas peuvent être mortels.

Les symptômes de la thrombocytopénie immunitaire comprennent des saignements ou des contusions inexpliqués ou de petites taches violacées sous la peau.

Certains des cas de thrombocytopénie immunitaire après la vaccination se sont produits chez des personnes qui avaient des antécédents de plaquettes peu élevées. Parallèlement à la préférence du CCNI pour les vaccins à ARNm, déterminer si le patient a des antécédents de thrombocytopénie si un vaccin à vecteur viral est envisagé.

Vaccins à vecteurs viraux et thromboembolie veineuse

Les vaccins à vecteurs viraux ont très rarement été associés à la thromboembolie veineuse.

La thromboembolie veineuse peut causer des caillots sanguins dans les veines profondes, comme dans les jambes, les bras ou l'aine. Les caillots peuvent causer une embolie pulmonaire et causer de graves maladies. Les symptômes comprennent des douleurs aux jambes, une enflure des jambes, des douleurs abdominales persistantes, de l'essoufflement et des douleurs thoraciques.

Parallèlement à la préférence du CCNI pour les vaccins à l'ARNm, tenir compte du risque sous-jacent de thromboembolie veineuse du patient si un vaccin à vecteur viral est envisagé.

Les patients qui reçoivent un vaccin à vecteur viral doivent être informés du risque de thromboembolie veineuse et consulter immédiatement un professionnel de la santé si des symptômes se manifestent.

Anaphylaxie après tous les vaccins contre la COVID-19

L'anaphylaxie est une réaction allergique rare, mais potentiellement grave, qui peut survenir après la vaccination, habituellement dans les premières minutes à quelques heures après la vaccination.

Il faut conseiller aux personnes vaccinées de consulter un médecin immédiatement si elles développent l'un des symptômes suivants :

Consultez la section « Contre-indications, précautions et réactions allergiques possibles » pour de plus amples renseignements sur la façon de gérer les personnes qui présentent un risque accru de réactions indésirables à la suite de la vaccination.

Interchangeabilité des vaccins

Interchangeabilité des vaccins à ARNm :

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Deuxième dose et dose de rappel après vaccins à vecteurs viraux :

Une série vaccinale amorcée avec un vaccin d'AstraZeneca/COVISHIELD peut être complétée avec le vaccin Vaxzevria d'AstraZeneca ou un vaccin à ARNm (Comirnaty de Pfizer-BioNTech ou Spikevax de Moderna). Toutefois, un vaccin à ARNm est préférable en raison des

En cas d'administration du vaccin Vaxzevria d'AstraZeneca, il faut informer les patients du risque de TTIV. On estime que cela se produit chez environ 1 personne sur 600 000 à 750 000 personnes vaccinées avec une deuxième dose du vaccin Vaxzevria d'AstraZeneca. Cela est inférieur au risque de TTIV après la première dose du vaccin Vaxzevriad'AstraZeneca (environ 1 personne sur 50 000).

Les vaccins à ARNm doivent être utilisés comme dose de rappel, peu importe le ou les produits utilisés pour la série initiale (vaccin Vaxzevria/COVISHIELD d'AstraZeneca ou vaccin de Janssen contre la COVID-19).

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Intervalles entre la première et la deuxième dose

Le CCNI recommande que l'intervalle optimal entre la première dose et la deuxième dose soit de 8 semaines pour ceux qui n'ont pas terminé leur série primaire. Cet intervalle offre une protection accrue par rapport à un intervalle plus long tout en réduisant au minimum le risque d'infection en raison de la protection d'une seule dose. Il réduit également le risque de myocardite et de péricardite (qui semble plus faible avec des intervalles plus longs entre les doses).

Consulter les sections Doses supplémentaires et Doses de rappel pour plus d'information sur l'intervalle entre la série initiale et les doses supplémentaires ou de rappel.

Jeunes âgés de 12 à 17 ans

Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech est privilégié pour la série initiale chez les jeunes de 12 à 17 ans afin de minimiser le risque de myocardite et de péricardite. Le vaccin Spikevax de Moderna (100 mcg) peut être pris en compte chez les personnes dont le système immunitaire est modérément ou gravement affaibli selon le jugement clinique. Les doses de rappel ne sont pas autorisées ni recommandées pour les personnes âgées de moins de 18 ans.

Le dosage du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech chez les jeunes de 12 à 17 ans est de 30 microgrammes (formulation pour jeunes et adultes). Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Les enfants qui atteignent l'âge de 12 ans entre la première dose et la deuxième dose devraient recevoir :

Si un jeune de 12 à 17 ans reçoit par inadvertance une dose de 10 microgrammes du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech au lieu de la dose de 30 microgrammes, la dose doit être considérée comme valide.

Doses supplémentaires

Une dose supplémentaire est recommandée pour les personnes âgées de 12 ans et plus qui sont modérément ou gravement immunodéprimées. Elle doit être administrée au moins 28 jours après la série initiale. Cette dose serait considérée comme la troisième dose d'une série primaire. (Consultez la déclaration du CCNI pour obtenir une liste des conditions particulières.)

Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech est préférable pour la série primaire des personnes âgées de 12 à 29 ans (afin de minimiser le risque de myocardite et de péricardite). Toutefois, le CCNI fait remarquer que les personnes modérément et gravement immunodéprimées pourraient bénéficier des niveaux d'anticorps générés légèrement plus élevés et de l'efficacité légèrement plus élevée du vaccin de Moderna à 100 mcg comparativement au vaccin de Pfizer-BioNTech à 30 mcg. Le vaccin Spikevax de Moderna (100 mcg) peut être pris en considération pour la dose supplémentaire chez les personnes dont l'immunodéficience est modérée ou grave, selon le jugement clinique.

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Doses de rappel

Le CCNI recommande d'offrir une dose de rappel aux personnes suivantes :

Le CCNI recommande également qu'une dose de rappel puisse être proposée aux personnes âgées de 18 à 49 ans.

Les doses de rappel doivent être administrées au moins 6 mois après la dernière dose de la série primaire.

Le vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech peut être le produit de prédilection pour la dose de rappel chez les 18 à 29 ans en raison d'un risque plus faible de myocardite et de péricardite. L'un ou l'autre des produits peut être utilisé pour les personnes de 30 ans ou plus. Toutefois, le CCNI fait remarquer que les personnes modérément et gravement immunodéprimées pourraient bénéficier des niveaux d'anticorps générés légèrement plus élevés et de l'efficacité légèrement plus élevée du vaccin de Moderna à 100 mcg comparativement au vaccin de Pfizer-BioNTech à 30 mcg. Le vaccin Spikevax de Moderna peut être envisagé pour les personnes de 18 à 29 ans dont l'immunodéficience est modérée ou grave, selon le jugement clinique.

Les vaccins Comirnaty de Pfizer-BioNTech et Spikevax de Moderna peuvent être utilisés comme dose de rappel chez les personnes de 30 ans et plus.

Si le vaccin Spikevax de Moderna est utilisé comme dose de rappel, celle de 100 mcg peut être privilégiée pour les personnes suivantes :

Veuillez noter que la dose de rappel autorisée pour le vaccin Spikevax de Moderna est de 50 mcg. Le CCNI recommande cette dose pour tous les autres groupes recevant le vaccin Spikevax de Moderna comme dose de rappel.

Toutes les doses doivent être considérées comme valides et ne pas être répétées dans les cas suivants :

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Synchronisation des vaccins contre la COVID-19 avec d'autres vaccins

Pour les personnes de 12 ans et plus, le CCNI recommande d'administrer le vaccin contre la COVID-19 en même temps que n'importe quel autre vaccin, ou à n'importe quel moment avant ou après l'administration de n'importe quel autre vaccin.

Si plus d'un vaccin est administré au cours d'une seule visite, il faut l'administrer à différents points d'injection à l'aide d'un équipement d'injection distinct.

Synchronisation des vaccins contre la COVID-19 avec les anticorps monoclonaux ou le plasma convalescent

Le CCNI recommande que les vaccins contre la COVID-19 ne soient pas administrés en même temps que les anticorps monoclonaux anti-SRAS-CoV-2 ou le plasma de convalescent contre la COVID-19. L'intervalle optimal d'attente entre ces produits et la vaccination contre la COVID-19 est inconnu. Certains documents d'orientation sont disponibles auprès des Centers for Disease Control and Prevention (CDC) (en anglais seulement). L'avis d'un expert clinique est recommandé selon le cas.

Synchronisation de la vaccination contre la COVID-19 avec les tests de sensibilité cutané à la tuberculine ou les tests de détection de l'interféron gamma pour détecter la tuberculose

Un test cutané à la tuberculine ou un test de libération d'interféron gamma doit être effectué et lu avant la vaccination contre la COVID-19 ou retardé d'au moins quatre semaines après la vaccination. Si une occasion d'effectuer le TST ou IGRA peut être manquée, le test ne doit pas être retardé. Toutefois, il peut être prudent de refaire un test (au moins quatre semaines après la vaccination contre la COVID-19) aux personnes dont les résultats sont négatifs et qui sont soupçonnées d'avoir la tuberculose. Un nouveau test aidera à éviter les cas manquants en raison de potentiels résultats faussement négatifs.

La vaccination contre la COVID-19 peut avoir lieu en tout temps après que toutes les étapes du test cutané à la tuberculine ont été effectuées.

Vaccination des personnes qui ont déjà été infectées par le SRAS-CoV-2

Il est très important que les personnes ayant déjà été infectées par le SRAS-CoV-2 soient vaccinées afin d'éviter une nouvelle infection. Le CCNI recommande qu'une série complète avec un vaccin contre la COVID-19 puisse être proposée aux personnes (du groupe d'âge autorisé ne présentant pas de contre-indication au vaccin) ayant déjà eu une infection par le SRAS-CoV-2 confirmée par PCR. Le nombre de doses sera mis à jour en fonction de l'évolution des données probantes.

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Les personnes infectées par le SARS-CoV-2 peuvent être vaccinées dès qu'elles ne sont plus infectieuses et ne présentent plus de symptômes graves de la COVID-19. Le moment optimal de la vaccination après l'infection n'est pas certain.

Vaccination pendant la grossesse et l'allaitement

Les personnes enceintes et qui allaitent doivent recevoir le vaccin contre la COVID-19 (à moins d'indications contraires). Comme pour toutes les personnes, les vaccins à ARNm sont l'option privilégiée en raison de leur plus grande efficacité et étant donné qu'ils ne sont pas connus comme présentant un risque de TTIV. Il existe également plus de données sur l'innocuité des vaccins à ARNm pendant la grossesse que des vaccins à vecteurs viraux.

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Vaccination des personnes immunodéprimées et des personnes atteintes d'une maladie auto-immune

Les personnes immunodéprimées et les personnes atteintes de maladies auto-immunes devraient être vaccinées avec un vaccin contre la COVID-19 (sauf indication contraire). Comme pour toutes les personnes, les vaccins à ARNm sont l'option privilégiée en raison de leur plus grande efficacité et parce qu'ils ne sont pas connus pour présenter un risque de TTIV ou d'autres effets indésirables graves.

Une troisième dose est recommandée aux personnes qui sont modérément ou gravement immunodéprimées. Elle devrait être administrée au moins 28 jours après la série primaire de vaccins. (Consulter la déclaration du CCNI pour obtenir une liste des conditions précises.) Une dose de rappel est également recommandée au moins 6 mois après la troisième dose.

Afin de réduire au minimum le risque de myocardite et de péricardite, le CCNI a indiqué que le produit Comirnaty de Pfizer-BioNTech est le vaccin de prédilection pour la série primaire chez les 12 à 29 ans. Il peut aussi être le produit privilégié pour la dose de rappel chez les 18 à 29 ans. Toutefois, le CCNI fait remarquer que les personnes modérément et gravement immunodéprimées pourraient bénéficier des niveaux d'anticorps générés légèrement plus élevés et de l'efficacité légèrement plus élevée du vaccin de Moderna à 100 mcg comparativement au vaccin de Pfizer-BioNTech à 30 mcg. Le vaccin Spikevax de Moderna peut être pris en considération pour les personnes dont l'immunodéficience est modérée ou grave, selon le jugement clinique.

Le tableau 1 présente un résumé des recommandations relatives aux produits et aux doses selon l'âge.

Idéalement, la série de vaccins contre la COVID-19 devrait être terminée deux semaines avant le début de la thérapie immunosuppressive ou lorsque l'on s'attend à ce que le patient ait la réponse immunitaire la plus robuste au cours de sa thérapie. Cependant, le vaccin contre la COVID-19 peut être administré plus tôt afin de fournir une protection dès que possible.

La réponse immunitaire peut être plus faible chez les personnes immunodéprimées. Comme pour tout le monde, ces personnes devraient continuer de suivre les recommandations de santé publique sur la prévention de l'infection au SRAS-CoV-2 (comme le port d'un masque, la distanciation physique et l'hygiène des mains) même si elles ont été vaccinées. La vaccination des proches contacts aidera aussi à protéger une personne immunodéprimée.

Prise en charge des personnes atteintes d'un trouble de saignement ou qui prennent des médicaments qui affectent la coagulation sanguine

Lorsque vous vaccinez une personne qui a un trouble de saignement ou qui prend des médicaments qui ont un effet sur la coagulation sanguine, le Guide canadien d'immunisation conseille de :

Prise en charge des personnes sujettes à l'évanouissement

Selon le Guide canadien d'immunisation, vous pouvez réduire les risques d'évanouissement en prenant les mesures suivantes :

Évaluez les patients pour déterminer s'ils se sont déjà évanouis pendant des interventions médicales ou au moment de recevoir des vaccins, ou s'ils ont l'air anxieux, pâles ou s'ils transpirent. Vous pourriez demander à ces patients de s'allonger sur un tapis dans la zone de premiers soins ou dans une chaise inclinable (si disponible) pour prévenir les évanouissements et les blessures pendant la vaccination.

Il y a plusieurs façons de rendre les injections de vaccins plus confortables pour les adultes. Pour obtenir des conseils et des ressources supplémentaires sur la gestion de la douleur de la vaccination chez les adultes, veuillez consulter Gestion de la douleur liée à la vaccination chez les adultes : Guide pour les fournisseurs de soins de santé

Prise en charge des personnes vaccinées avec des vaccins non autorisés par Santé Canada

Les personnes qui prévoient de rester au Canada pendant une longue période (par exemple, pour vivre, travailler ou étudier) et qui ont reçu une ou deux doses d'un vaccin non autorisé par Santé Canada devraient se voir offrir une dose supplémentaire d'un vaccin à ARNm peu après leur arrivée.

Consulter le document suivant : « COVID-19 : Recommandations pour les personnes vaccinées avec des vaccins non autorisés par Santé Canada pour ceux qui restent au Canada pour vivre, travailler ou étudier ».

Tableau 1. Résumé des recommandations du CCNI selon l'âge.
Âge Produit et dose pour la série primaire Recommandations pour la dose de rappel Produits et dose de rappel

70 ans et plus

Spikevax de Moderna 100 mcg ou

Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg

Devrait recevoir une dose de rappel

Spikevax de Moderna 100 mcgTableau 1 Note de bas de page a ou Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg

50 à 69 ans

Spikevax de Moderna 100 mcg ou

Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg

Devrait recevoir une dose de rappel

Spikevax de Moderna 50 mcgTableau 1 Note de bas de page a ou Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg

30 à 49 ans

Spikevax de Moderna 100 mcg ou

Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg

PeutTableau 1 Note de bas de page b recevoir une dose de rappel

Spikevax de Moderna 50 mcgTableau 1 Note de bas de page a ou Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg

18 à 29 ans

Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg de préférenceTableau 1 Note de bas de page c

PeutTableau 1 Note de bas de page b recevoir une dose de rappel

Comirnaty de Pfizer-BioNTech 30 mcg pourrait être privilégiéTableau 1 Note de bas de page aTableau 1 Note de bas de page c

12 à 17 ans

Pfizer-BioNTech 30 mcg de préférenceTableau 1 Note de bas de page c

Dose de rappel non recommandée pour le moment

Sans objet

5 à 11 ans

Comirnaty de Pfizer-BioNTech 10 mcg

Dose de rappel non recommandée pour le moment

Sans objet

Tableau 1 Note de bas de page a

Le CCNI fait remarquer que, comparativement au vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech (30 mcg), le Spikevax de Moderna (100 mcg) induit des niveaux d'anticorps un peu plus élevés, et la protection contre l'infection et les maladies graves peut être plus durable. Si le vaccin Spikevax de Moderna est utilisé comme dose de rappel, 100 mcg peut être préférable pour les personnes suivantes :

  • sont modérément à gravement immunodéprimées
  • vivant dans des foyers de soins de longue durée ou d'autres milieux de vie collectifs qui offrent des soins aux aînés
  • âgées de 70 ans et plus

Veuillez noter que la dose de rappel autorisée pour le Spikevax de Moderna est de 50 mcg.

Tableau 1 Retour à la référence de la note de bas de page a

Tableau 1 Note de bas de page b

Les groupes suivants devraient recevoir une dose de rappel :

  • adultes ayant reçu une série complète de vaccins à vecteurs viraux (Vaxzevria/COVISHIELD d'AstraZeneca ou vaccin contre la COVID-19 de Janssen)
  • adultes des communautés des Premières Nations, des Inuits et des Métis
  • travailleurs de la santé de première ligne ayant un contact direct avec les patients

Tableau 1 Retour à la référence de la note de bas de page b

Tableau 1 Note de bas de page c

Le CCNI fait remarquer que les personnes modérément et gravement immunodéprimées pourraient bénéficier des niveaux d'anticorps générés légèrement plus élevés et de l'efficacité légèrement plus élevée du vaccin de Moderna à 100 mcg comparativement au vaccin de Pfizer-BioNTech à 30 mcg. Le vaccin Spikevax de Moderna peut être pris en considération pour les personnes dont l'immunodéficience est modérée ou grave, selon le jugement clinique.

Tableau 1 Retour à la référence de la note de bas de page c

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