Vaccins contre la COVID-19 : Guide canadien d'immunisation

Pour les professionnels de la santé

Dernière mise à jour partielle du contenu : octobre 2026

Ce chapitre a été mis à jour d'après les directives suivantes du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI) :

Le présent chapitre a également été mis à jour afin d'y inclure de l'information sur les vaccins contre la COVID-19 mis à jour dont l'utilisation est prévue à compter de l'automne 2026.

Ces renseignements sont repris dans le tableau des mises à jour.

Sur cette page

Veuillez prendre note : L'Agence de la santé publique du Canada (ASPC) reconnaît que toutes les personnes qui accouchent ou qui allaitent ne s'identifient pas comme des femmes ou des mères. La rédaction de ce chapitre utilise une approche additive du genre où le terme « femme » est utilisé à côté d'un langage neutre du point de vue du genre. Il s'agit de démontrer la volonté de remédier à l'exclusion historique des personnes transgenres et non binaires, tout en évitant le risque de marginaliser ou d'effacer l'expérience des femmes dans l'environnement des soins de santé. Toutefois, conformément aux meilleures pratiques, il est admis que lors de discussions ou de soins individuels, le langage et la documentation doivent refléter l'identité de genre de la personne.

Épidémiologie

Description de la maladie

Agent infectieux

La COVID-19 est causée par le virus SRAS-CoV-2.

Transmission

Le SRAS-CoV-2 se propage dans l'air par le biais de particules respiratoires infectieuses créés lorsqu'une personne infectée respire, tousse, éternue, chante, crie ou parle. Une personne peut être infectieuse pendant une période pouvant aller jusqu'à 2 ou 3 jours avant de présenter des symptômes, et la plupart des gens sont considérés comme n'étant plus infectieux 10 jours après l'apparition des symptômes (ou la première détection de l'infection si elle est asymptomatique), bien que certains puissent être infectieux pendant plus longtemps.

Variants préoccupants

Des mutations génétiques du virus SRAS-CoV-2 ont mené à la désignation de variants préoccupants. Ces mutations peuvent entraîner des changements dans la transmissibilité, la sévérité de la maladie ou le niveau de protection offert par les vaccins ou les infections antérieures. Depuis la fin du mois de décembre 2021, Omicron est la souche prédominante en circulation.

Des renseignements sur les variants signalés au Canada sont disponibles dans le Rapport Canadien de surveillance des virus respiratoires : COVID-19.

Facteurs de risque

Tout le monde peut être infecté par le SRAS-CoV-2. Toutefois, certaines populations sont plus exposées au virus (p. ex., en raison de leur cadre de vie ou de travail), et d'autres sont exposées à un risque accru de maladie et d'issues sévères (p. ex., hospitalisation et décès) en raison de facteurs biologiques (âge avancé, affection préexistante, grossesse) et sociaux (statut socio-économique, appartenance à une population racialisée). Les risques d'exposition et le risque de facteurs de maladie sévère peuvent se chevaucher, ce qui augmente encore le risque général. Toute combinaison de ces facteurs, ainsi que l'accès variable aux services de soins de santé, peut avoir des conséquences disproportionnées pour des populations particulières caractérisées par des taux accrus d'infection et de maladie, de maladie sévère, d'hospitalisation ou de décès.

Il existe un spectre de sévérité de la COVID-19, allant de la maladie asymptomatique à la maladie légère à modérée, sévère et mortelle. La maladie sévère survient plus souvent chez les personnes plus âgées et celles qui présentent des affections médicales sous-jacentes, le nombre de ces dernières faisant proportionnellement augmenter le risque. Une liste d'affections médicales sous-jacentes associées à une forme plus sévère de la COVID-19 se trouve dans COVID-19 : Pour les professionnels de la santé. Le risque de maladie grave lié à la COVID-19 suit un gradient lié à l'âge chez les personnes âgées. Les adultes de 80 ans et plus sont les plus à risque, et le risque est également plus élevé chez ceux qui sont plus fragile à tout âge.

Il existe peu de données probantes sur les facteurs de risques cliniques des formes sévères de la COVID-19 chez les populations pédiatriques. Les enfants sujets à un risque accru d'issues sévères peuvent comprendre les enfants médicalement fragiles ou ayant des complications médicales, présentant plus d'une comorbidité, souffrant de troubles neurologiques, atteints de maladies pulmonaires chroniques, du syndrome de Down (Trisomie 21) et ceux présentant des troubles immunodéprimés.

Spectre de la maladie clinique et caractéristiques de la maladie

On a estimé que la période d'incubation médiane (le temps écoulé entre l'exposition et l'apparition des symptômes) est de 2 à 4 jours. La période d'incubation peut varier entre 2 et 14 jours.

Le tableau clinique de la COVID-19 varie d'asymptomatique à une maladie grave et mortelle.

Pour de plus amples renseignements sur le spectre de la maladie clinique, voir la page Web de l'ASPC : COVID-19 : Pour les professionnels de la santé.

Bien que la plupart des enfants et adolescents atteints de COVID-19 présentent des symptômes légers ou nuls, certains présentent une forme sévère de la maladie. Toutefois, moins d'issues sévères de la COVID-19 sont rapportés chez les enfants et les adolescents par rapport aux groupes plus âgés.

Les personnes infectées par le SRAS-CoV-2 sont exposées au syndrome post-COVID-19 (SPC), un problème de santé où les symptômes persistent pour plus de 8 semaines et sont présents 12 semaines ou plus après une infection aigüe par le SRAS-CoV-2 et ne peuvent pas être expliqués par un autre diagnostic. Pour de plus amples renseignements, voir Efficacité réelle de la vaccination contre le syndrome post-COVID-19.

Incidence de la maladie

À l'échelle mondiale

Le tableau de bord de l'OMS sur la COVID-19 (en anglais seulement) donne un aperçu des données déclarées sur l'activité virale du SRAS-CoV-2 et le fardeau de la COVID-19 sur la population humaine au cours des 7 à 28 derniers jours depuis la date du dernier rapport.

À l'échelle nationale

A l'échelle nationale, les informations canadiennes de surveillance du SRAS-CoV-2 sont disponibles dans le Système de surveillance de la détection des virus respiratoires (SSDVR).

Le caractère saisonnier du SRAS-CoV-2 n'a pas été établi. Le SRAS-CoV-2 circule toute l'année, avec des poussées périodiques de l'activité de la maladie. Au cours des récentes périodes de surveillance (c.-à-d. 2022-23, 2023-24 et 2024-25), l'activité de la COVID-19 a commencé à augmenter à la fin du printemps ou à la fin de l'été et est restée plus élevée de septembre à janvier, par rapport aux autres périodes.

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Préparations dont l'utilisation est autorisée au Canada

L'utilisation des anciennes versions du vaccin contre la COVID-19 n'est plus autorisée et ces vaccins ne sont plus disponibles. Certaines préparations de vaccins contre la COVID-19 sont autorisées au Canada mais ne sont pas disponibles, ou ne le sont que sur le marché privé. Les produits disponibles peuvent varier selon la juridiction. Tous les vaccins contre la COVID-19 autorisés sont énumérés dans Contenu des agents immunisants autorisés au Canada de la Partie 1.

Vaccins à ARNm

Les vaccins à ARNm contre la COVID-19 contiennent de l'ARNm qui code soit pour la protéine de spicule complète du SRAS-CoV-2, soit pour des domaines antigéniques spécifiques de la protéine de spicule. La séquence d'ARNm est mise à jour périodiquement conformément aux recommandations d'organismes consultatifs d'experts tels que le Groupe technique consultatif de l'OMS sur la composition des vaccins contre la COVID-19 (TAG-CO-VAC) (en anglais seulement). Une formulation de nanoparticules lipidiques permet d'acheminer l'ARNm dans les cellules du sujet vacciné. Une fois à l'intérieur du cytoplasme d'une cellule, l'ARNm ordonne aux mécanismes de production de protéines intracellulaires de libérer l'antigène qui s'ancrera sur les protéines externes de spicules transmembranaires. L'ARNm ne pénètre pas dans le noyau de la cellule et ne modifie pas l'ADN humain ni n'interagit avec lui. Pour induire des réactions immunitaires humorales et cellulaires, le système immunitaire est mobilisé à la fois par les protéines de spicules transmembranaires et par les récepteurs immunitaires porteurs des antigènes qui se fixeront aux spicules. L'ARNm, les nanoparticules lipidiques et les protéines des spicules sont dégradés ou excrétés dans les jours ou semaines qui suivent la vaccination.

Vaccin à sous-unités protéiques

Le vaccin à sous-unités protéiques consiste en une nanoparticule de protéine de spicule recombinante du SRAS-CoV-2 purifiée et complète coformulée avec l'adjuvant Matrix-M. Ce dernier est un nouvel adjuvant à base de saponine qui facilite l'activation des cellules du système immunitaire inné, ce qui augmente l'ampleur de la réponse immunitaire spécifique à la protéine de spicule.

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Immunogénicité, efficacité potentielle et efficacité réelle

Immunogénicité

Tous les vaccins contre la COVID-19 induisent des réactions immunitaires humorales, y compris des réactions à anticorps de liaison et de neutralisation. De plus, tous ces vaccins produisent des réponses immunitaires cellulaires chez les populations adultes. Les réponses immunitaires peuvent varier selon le produit utilisé, le nombre de doses, l'intervalle entre les doses (des intervalles plus longs entraînent des titres d'anticorps plus élevés), les souches contre lesquelles la réponse immunitaire est évaluée et le degré de corrélat immunologique de la souche avec la souche vaccinale, l'âge et les affections médicales sous-jacentes de la personne vaccinée (les titres d'anticorps peuvent être plus faibles chez les adultes plus âgés et les personnes qui sont immunodéprimées en raison d'une maladie ou d'un médicament) et les antécédents d'infection et de vaccination de la personne vaccinée, y compris le temps depuis la dernière vaccination contre la COVID-19 ou l'infection par le SRAS-CoV-2. Les titres d'anticorps diminuent avec le temps depuis la vaccination, bien que les réponses de mémoire qui peuvent être stimulées par la vaccination ou l'infection persistent.

Aucun corrélat immunologique de la protection n'a été déterminé pour le SRAS-CoV-2, et par conséquent, il n'est pas possible de savoir au juste les implications des différences dans les réponses immunitaires après la vaccination contre la COVID-19 sur la protection contre l'infection et la maladie sévère, ainsi que sur la durée de la protection.

Efficacité potentielle et efficacité réelle

L'efficacité potentielle (EP) et l'efficacité réelle (ER) des vaccins contre la COVID-19 ont tendance à être à leur plus bas niveau contre l'infection, plus élevées contre la maladie symptomatique et le plus élevées contre la maladie sévère.

Les premiers essais cliniques randomisés utilisant des vaccins monovalents d'origine ont démontré une grande EP (plus de 90 %) chez les adultes contre la maladie symptomatique et sévère pour les 2 vaccins à ARNm (Comirnaty de Pfizer-BioNTech et Spikevax de Moderna) et pour le vaccin à sous-unités avec adjuvant (Nuvaxovid).

Des études ont démontré l'EP contre la maladie symptomatique des vaccins monovalents d'origine chez les enfants.

La protection vaccinale diminue avec le temps, en particulier contre l'infection et la maladie symptomatique et, dans une moindre mesure, contre la maladie sévère. Les doses subséquentes administrées aux personnes qui ont déjà été vaccinées accroîtent la protection, en particulier contre la maladie sévère, qui peut être estompée avec le temps.

De nombreuses personnes ont eu une infection antérieure au SRAS-CoV-2. La protection contre les infections futures est plus élevée chez les personnes ayant déjà été infectées par le SRAS-CoV-2 et vaccinées (immunité hybride) que chez celles qui ont été vaccinées uniquement ou infectées uniquement. Les études sur l'efficacité des vaccins mis à jour annuellement ont démontré que la vaccination augmente la protection contre les maladies symptomatiques, l'hospitalisation et les maladies graves, même chez les populations ayant une immunité issue de taux élevés d'infections passées et/ou de vaccinations.

La vaccination peut offrir une protection contre la transmission, car elle peut réduire la charge virale et la durée de l'infection.

Efficacité réelle de la vaccination contre le syndrome post-COVID-19

Dans la mesure où la vaccination prévient l'infection, elle prévient également le SPC. En outre, les personnes vaccinées avec 2 doses et ensuite infectées ont probablement une protection supplémentaire contre le SPC par rapport à celles qui ne sont pas vaccinées. L'impact des vaccinations contre la COVID-19 sur la SPC continue d'être surveillé à travers la littérature émergente.

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Indications

La vaccination contre la COVID-19 est recommandée pour les personnes présentant un risque accru d'exposition par le SRAS-CoV-2 ou de maladie sévère due à la COVID-19 comme suit :

Toutes personnes de 6 mois et plus qui ne figurent pas sur la liste précédente peuvent recevoir le vaccin contre la COVID-19. Les risques de contracter la COVID-19 sont plus élevés dans certains milieux et les risques d'infection par le SRAS-CoV-2 sont plus élevés chez certaines personnes. Les personnes peuvent choisir de recevoir le vaccin en fonction de leur évaluation ou de leurs préférences individuelles à l'égard de la COVID-19.

Certaines personnes présentant un risque accru de maladie sévère devraient recevoir deux doses de vaccin contre la COVID-19 par année, à un intervalle minimal de trois mois à compter de la dose précédente :

Les adultes de 65 à 79 ans qui ne figurent pas dans la liste précédente peuvent recevoir une deuxième dose de vaccin contre la COVID-19 par année, à un intervalle minimal de 3 mois à compter de la dose précédente.

Calendrier de dose/série primaire

Enfants de 6 mois à moins de 5 ans

Un vaccin à ARNm (Spikevax de Moderna ou, si disponible, Comirnaty de Pfizer-BioNTech) peut être utilisé pour tout enfant âgé de 6 mois à moins de 5 ans qui commence ou complète sa série primaire. Comirnaty de Pfizer-BioNTech pourrait ne pas être disponible pour les enfants de moins de 5 ans.

Avec l'utilisation de Spikevax de Moderna, l'administration de 2 doses avec un intervalle de 8 semaines entre les doses est le calendrier recommandé pour les enfants de 6 mois à moins de 5 ans qui ne sont pas modérément à sévèrement immunodéprimées. Une (1) dose supplémentaire est recommandée pour les personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées, avec un intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses (voir le Tableau 1 pour les calendriers et dosages).

Si Comirnaty de Pfizer-BioNTech est disponible pour les enfants de 6 mois à moins de 5 ans, l'administration de 3 doses avec un intervalle de 8 semaines entre les doses est le calendrier recommandé pour ceux qui ne sont pas modérément à sévèrement immunodéprimés. En raison de la nécessité d'administrer 4 doses, le vaccin Pfizer-BioNTech n'est pas le produit préféré pour les enfants de 6 mois à moins de 5 ans qui sont modérément à sévèrement immunodéprimés. Toute série primaire pour les enfants de 6 mois à moins de 5 ans comprenant au moins une dose de Comirnaty doit suivre le calendrier prévu pour Comirnaty, même si Spikevax est utilisé dans le cadre du schéma vaccinal.

L'intervalle de 8 semaines est plus long que l'intervalle autorisé et est recommandé, car une meilleure réponse immunitaire a été associée à un intervalle plus long entre les doses. Pour les personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées, l'intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses doit permettre de trouver un équilibre entre une réponse immunitaire potentiellement meilleure avec des intervalles plus longs et la nécessité d'une protection plus précoce en raison du risque d'exposition au SRAS-CoV-2 en circulation et du risque de maladie sévère attribuable à la COVID-19.

Il est recommandé aux personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées de recevoir une dose supplémentaire dans le cadre de la série primaire pour aider à améliorer la réponse immunitaire et l'ER du vaccin dans ce groupe. Les personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées ont une réaction moins bonne aux vaccins contre la COVID-19 et courent un risque accru de contracter une maladie sévère.

Pour les enfants qui ont commencé une série primaire avant l'âge de 5 ans et qui atteignent l'âge de 5 ans avant de terminer la série primaire, voir la section Enfants qui ont commencé mais n'ont pas terminé une série primaire avant l'âge de 5 ans et qui ont désormais entre 5 et 11 ans ci-dessous.

Personnes de 5 ans et plus

Pour les vaccins à ARNm, une (1) dose de vaccin est le calendrier recommandé pour les personnes de 5 ans et plus qui n'ont pas été vaccinées auparavant selon le calendrier autorisé dans la monographie du produit. Les vaccins Spikevax de Moderna et Comirnaty de Pfizer-BioNTech peuvent être utilisés pour les personnes de 5 ans et plus. Pour le Nuvaxovid, 2 doses de vaccin sont autorisées comme série primaire pour les personnes de 12 ans et plus; toutefois, pour les personnes de ce groupe d'âge, 1 dose peut être utilisée pour les personnes qui n'ont pas déjà été vaccinées.

Pour les personnes de 5 ans et plus qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées, 2 doses de vaccin contre la COVID-19 sont recommandées pour la série primaire et une troisième dose peut également être proposée, avec un intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses. L'un ou l'autre des vaccins à ARNm (Spikevax de Moderna ou Comirnaty de Pfizer-BioNTech) peut être utilisé. Selon l'âge et la disponibilité, le vaccin Nuvaxovid peut également être utilisé (voir le Tableau 1 pour les calendriers et les dosages). Les receveurs d'une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) et d'une thérapie par cellules T à récepteur antigénique chimérique (CAR-T) devraient recevoir 3 doses avec un intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses.

Les personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées ont généralement une réaction moins bonne aux vaccins contre la COVID-19 et courent un risque accru de contracter une maladie sévère. Dans certains cas, une troisième dose peut être recommandée selon la discrétion clinique du professionnel de la santé. Toutefois, les nouveaux receveurs d'une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) et d'une thérapie par cellules T à récepteur antigénique chimérique (CAR-T) sont considérés comme étant immunologiquement naïfs et devraient donc être vaccinés être vaccinés avec 3 doses en commençant 3 à 6 mois après la GCSH/thérapie CAR-T, sans tenir compte des antécédents de vaccination.

L'intervalle de 4 à 8 semaines pour les personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées doit permettre de trouver un équilibre entre une réponse immunitaire potentiellement meilleure avec l'intervalle plus long et la nécessité d'une protection plus précoce en raison du risque d'exposition au SRAS-CoV-2 en circulation et du risque des maladies sévères.

Pour les enfants qui ont commencé une série primaire à moins de 5 ans et qui atteignent l'âge de 5 ans avant de terminer la série, voir la section Enfants qui ont commencé mais n'ont pas terminé une série primaire avant l'âge de 5 ans et qui ont désormais entre 5 et 11 ans ci-dessous.

Il n'y a pas de préférence entre les vaccins à ARNm et les vaccins à sous-unités protéiques pour les personnes de 12 ans et plus.

Enfants qui ont commencé mais n'ont pas terminé une série primaire avant l'âge de 5 ans et qui ont désormais entre 5 et 11 ans

Les enfants qui ont commencé la série primaire à moins de 5 ans et qui atteignent l'âge de 5 ans avant de terminer la série, peuvent utiliser soit Spikevax de Moderna ou Comirnaty de Pfizer-BioNTech à ARNm pour terminer la série primaire comme suit :

Tableau 1. Calendrier de vaccination des personnes n'ayant jamais été vaccinées, par âge
Groupe d'âge Calendrier de vaccination Produits Intervalle recommandéNote de bas de page a
Calendrier pour les personnes qui ne sont pas modérément ou sévèrement immunodéprimées
6 mois à moins de 5 ans
  • 2 doses Spikevax de Moderna
  • 3 doses Pfizer-BioNTech
  • 25 mcg Spikevax de Moderna
  • 3 mcg Comirnaty de Pfizer-BioNTech
8 semaines
5 ans à 11 ans
  • 1 dose
  • 25 mcg Spikevax de Moderna
  • 10 mcg Comirnaty de Pfizer-BioNTech
Sans objet
12 ans et plus
  • 50 mcg Spikevax de Moderna
  • 30 mcg Comirnaty de Pfizer-BioNTech
  • 5 mcg Nuvaxovid
Sans objet
Calendrier pour les personnes modérément à sévèrement immunodéprimées
6 mois à moins de 5 ans
  • 25 mcg Spikevax de Moderna
4 à 8 semaines
5 à 11 ans
  • 25 mcg Spikevax de Moderna
  • 10 mcg Comirnaty de Pfizer-BioNTech
4 à 8 semaines
12 ans et plus
  • 50 mcg Spikevax de Moderna
  • 30 mcg Comirnaty de Pfizer-BioNTech
  • 5 mcg Nuvaxovid
4 à 8 semaines
a

Pour les personnes ayant une infection récente confirmée par test au SRAS-CoV-2, il s'agit également des intervalles suggérés entre l'infection par le SRAS-COV-2 et l'administration des doses d'une série primaire du vaccin contre la COVID-19.

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b

Pour Nuvaxovid pour les personnes de 12 ans et plus, 2 doses de vaccin sont autorisées comme série primaire; toutefois, pour les personnes de ce groupe d'âge qui ne sont pas modérément à sévèrement immunodéprimées, 1 dose peut être utilisée pour les personnes qui n'ont pas déjà été vaccinées.

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c

Le vaccin Pfizer-BioNTech (3 mcg) n'est pas le produit préféré pour les enfants de 6 mois à moins de 5 ans qui sont modérément à sévèrement immunodéprimés en raison du nombre de doses (4) dans cette série primaire.

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d

Les nouveaux receveurs d'une GCSH et d'une thérapie par CAR-T devraient être vaccinés avec 3 doses, quels que soient les antécédents de vaccination, avec un intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses.

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Calendrier pour les personnes déjà vaccinées

Pour la plupart des personnes, le calendrier prévoit 1 dose par année et 2 doses par année pour certaines personnes à risque accru (voir le début de la section Indications). L'intervalle minimum entre les doses de vaccins contre la COVID-19 est de 3 mois. Pour les personnes dont l'infection par le SRAS-CoV-2 a été confirmée par un test, un intervalle minimum de 3 mois peut être envisagé si la personne doit recevoir une vaccination contre la COVID-19.

Sachant que la protection vaccinale est plus élevée peu de temps après la vaccination et en fonction de la disponibilité dans les provinces et territoires, les personnes pourraient décider individuellement du moment optimal pour recevoir leur dose de vaccin contre la COVID-19, en tenant compte de facteurs tels que le temps écoulé depuis la dernière dose de vaccin ou l'infection par le SRAS-CoV-2 confirmée par un test, la circulation du SRAS-CoV-2 dans la communauté et les événements majeurs à venir tels que les voyages, les interventions médicales importantes ou les grands rassemblements.

Pour les âges où les deux plateformes sont autorisées, les vaccins à ARNm ou les vaccins à sous-unités protéiques peuvent être utilisés, sans préférence entre les plateformes vaccinales.

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Vaccination de populations particulières

Grossesse et allaitement

Comparativement aux personnes non enceintes, l'infection par le SRAS-CoV-2 pendant la grossesse est associée à un risque accru d'hospitalisation et d'admission à l'USI. L'infection par le SRAS-CoV-2 pendant la grossesse est également associée à un risque accru de naissance prématurée, de faible poids à la naissance et d'admission à l'USI néonatale. La vaccination permet de protéger la personne enceinte et réduit également le risque d'hospitalisation pour son nouveau-né.

Recommandations

Il est recommandé aux femmes enceintes et aux personnes enceintes ou qui allaitent de se faire vacciner conformément à la section Indications. Les vaccins contre la COVID-19 peuvent être administrés à n'importe quel stade de la grossesse.

La grossesse est une indication pour une dose annuelle de vaccin contre la COVID-19 (avec la disponibilité déterminée par les provinces et territoires).

Les vaccins à ARNm ou le vaccin à sous-unités protéiques peuvent être utilisés pour les femmes enceintes et les personnes enceintes.

Considérations

Les taux d'ÉI sont semblables chez les personnes enceintes ou qui allaitent et chez celles qui ne sont pas enceintes ou qui n'allaitent pas. Les études n'ont révélé aucun effet de la vaccination à ARNm contre la COVID-19 sur les nourrissons ou les enfants nourris au lait maternel ou sur la production ou l'excrétion de lait. La vaccination durant la grossesse ne présente pas de risque accru de résultats adverses pour la grossesse/naissance, y compris une fausse couche, l'accouchement d'un mort-né, l'insuffisance de poids à la naissance, l'accouchement prématuré ou l'admission à l'USI néonatale.

Des données probantes suggèrent que l'administration de vaccins à ARNm contre la COVID-19 pendant la grossesse entraîne des titres d'anticorps comparables à ceux chez les personnes non enceintes. L'IgG maternelle de tels vaccins se transmet au fœtus à travers le placenta, ce qui entraîne un titre d'anticorps significatif chez le nouveau-né. Les nourrissons de personnes ayant le vaccin contre la COVID-19 pendant la grossesse présentaient un risque plus faible d'hospitalisation pour la COVID-19 par rapport aux nourrissons nés de personnes non vaccinées.

L'effet était plus important si la dose avait été administrée tard durant la grossesse. La protection de la vaccination maternelle contre l'hospitalisation du nourrisson diminue avec le temps après la naissance.

Pour des renseignements généraux supplémentaires, voir Immunisation durant la grossesse et l'allaitement de la Partie 3.

Personnes antérieurement infectées par le SRAS-CoV-2

La réponse immunitaire en raison d'une infection antérieure peut varier en fonction de facteurs comme la sévérité de l'infection, l'âge, la présence de comorbidités et le variant du SRAS-CoV-2 à l'origine de l'infection, le temps écoulé depuis l'infection et les antécédents de vaccination. On dit que des personnes ayant à la fois une infection par le SRAS-CoV-2 et une vaccination contre la COVID-19 ont une « immunité hybride » et présentent la meilleure protection contre l'infection par le SRAS-CoV-2 et la maladie sévère par rapport aux personnes infectées ou vaccinées seules.

Recommandations

La vaccination est recommandée chez les personnes qui ont déjà été infectées conformément à la section Indications.

Pour les personnes qui ont déjà été vaccinées et dont le test de dépistage du SRAS-CoV-2 est positif, un minimum de 3 mois entre l'infection confirmée par le test et la vaccination contre la COVID-19 peut être envisagé.

Ces intervalles suggérés entre l'infection et la vaccination contre la COVID-19 servent de guide et sont basés sur des principes immunologiques et des avis d'experts, et peuvent changer en fonction des données probantes disponibles. La discrétion clinique peut être appliquée.

Les personnes ayant des antécédents de syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants ou les adultes (SIM-E ou SIM-A) devraient attendre au moins 90 jours après le diagnostic ou la guérison clinique avant d'être vaccinées, la période la plus longue étant retenue.

Considérations

Il n'est pas nécessaire de procéder à un test de dépistage d'une infection antérieure au SRAS-CoV-2 avant la vaccination contre la COVID-19.

Un intervalle accru entre l'infection et la vaccination peut entraîner une meilleure réponse immunitaire, car cela laisse le temps à la réponse de l'infection de gagner en ampleur et en force, et aux anticorps circulants provenant de l'infection de diminuer, évitant ainsi toute interférence immunitaire lors de l'administration du vaccin.

Lors de l'examen des intervalles indiqués ci-dessus, il convient également de considérer les facteurs de risque d'exposition (p. ex., épidémiologie locale, milieux de vie) et de maladies sévères.

Personnes qui sont immunodéprimées

Les personnes qui sont immunodéprimées, y compris celles qui reçoivent un traitement immunosuppresseur, présentent un risque accru d'infection prolongée, de complications graves de l'infection par le SRAS-CoV-2 et de réponses immunitaires réduites à la vaccination et une ER réduite. Des doses supplémentaires peuvent améliorer la réponse immunitaire et l'ER.

Recommandations

Il est recommandé aux personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées de se faire vacciner conformément à la section Indications. Ils font partie du groupe des personnes pour lesquelles 2 doses de vaccin contre la COVID-19 par année sont recommandées.

Pour les personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées, la série primaire de vaccins contre la COVID-19 mis à jour est la suivante, avec un intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses :

Les professionnels de la santé peuvent faire preuve de discrétion clinique pour déterminer le bénéfice potentiel d'une troisième dose pour les personnes de 5 ans et plus qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées. Toutefois, les nouveaux receveurs d'une greffe de cellules souches hématopoïétiques (GCSH) et d'une thérapie par cellules T à récepteur antigénique chimérique (CAR-T) devraient être vaccinés avec 3 doses commençant 3 à 6 mois après la GCSH/la thérapie CAR-T, sans tenir compte des antécédents de vaccination. Voir Immunisation des sujets immunodéprimés dans la partie 3 pour les recommandations de vaccination propres à ces populations.

Les vaccins à sous-unités d'ARNm ou de protéines peuvent être utilisés pour les personnes qui sont immunodéprimées.

Considérations

Les personnes qui sont immunodéprimées, y compris celles qui reçoivent un traitement immunosuppresseur, présentent un risque accru d'infection prolongée et de complications graves de l'infection par le SRAS-CoV-2. De nombreuses études ont montré que l'immunogénicité est considérablement réduite chez certaines personnes qui sont immunodéprimées. Les études d'observation chez les adultes portant sur des séries vaccinales complètes d'une (1) ou 2 doses montrent une ER moins élevée du vaccin contre l'infection par le SRAS-CoV-2 et la maladie de COVID-19 chez les adultes qui sont immunodéprimés par rapport à la population générale. Des doses supplémentaires sont recommandées pour améliorer la réponse immunitaire et l'ER du vaccin. Certaines personnes peuvent ne pas être en mesure d'obtenir une réponse suffisante, même avec des doses supplémentaires.

Si l'on considère l'intervalle de 4 à 8 semaines entre les doses de vaccin dans le cadre de la série primaire, un intervalle plus long est susceptible d'entraîner une meilleure réponse immunitaire. Toutefois, les personnes qui sont modérément à sévèrement immunodéprimées peuvent encore être susceptibles pendant la série primaire avant l'administration de la dose suivante, et le risque d'exposition (y compris la transmission locale du SRAS-CoV-2) et du risque de maladie sévère (p. ex., une affection médicale sous-jacente à haut risque) devrait être pris en compte lors de l'établissement des intervalles de la série primaire. Pour les adolescents et les jeunes adultes, il convient également de noter que le risque de myocardite et/ou péricardite était plus faible lorsque les intervalles entre les doses de la série primaire sont plus longs.

Une série de vaccins devrait être complétée au moins 2 semaines avant le début des traitements immunosuppresseurs.

« Modérément à sévèrement immunodéprimées » s'entend des personnes présentant les situations suivantes :

Une série de facteurs peuvent influer sur le degré relatif d'immunodépression et la réponse aux vaccins contre la COVID-19; une appréciation clinique et de santé publique est de mise. Les administrations peuvent modifier la liste ci-dessus en fonction de la population.

Dans les études d'observation et les essais cliniques chez les personnes entièrement vaccinées, les réponses immunitaires humorales et cellulaires des personnes vivant avec le VIH sous traitement antirétroviral étaient similaires à celles de personnes séronégatives.

D'après des études d'observation, la fréquence et la sévérité des ESSI à la suite de l'administration d'un vaccin à ARNm contre la COVID-19 dans certaines populations qui sont immunodéprimées étaient comparables à celles des personnes non immunodéprimées. Aucune aggravation de la maladie sous-jacente n'a été signalée après la vaccination.

Voir Immunisation des sujets immunodéprimés de la Partie 3 pour des renseignements supplémentaires, y compris une définition suggérée des stéroïdes à forte dose et des directives additionnelles sur la vaccination contre la COVID-19 à l'intention des personnes avant et après une GCSH et pour les receveurs d'une thérapie CAR-T.

Voyageurs

Il est recommandé aux voyageurs de se faire vacciner conformément à la section Indications.

Les voyageurs qui doivent se faire vacciner contre la COVID-19 devraient le faire de préférence au moins 2 semaines avant le départ. Il leur appartient de vérifier les exigences en matière de déplacement en vigueur à leur(s) destination(s). Pour de plus amples renseignements, voir la Déclaration sur les voyages internationaux relativement à la COVID-19 du Comité consultatif de la médecine tropicale et de la médecine des voyages (CCMTMV).

Nouveaux arrivants au Canada

Les nouveaux arrivants au Canada qui prévoient vivre, travailler ou étudier au pays devraient être vaccinés conformément à la section Indications.

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Tests sérologiques

Aucun test sérologique n'est recommandé avant ou après l'immunisation par le vaccin contre la COVID-19.

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Méthodes d'administration

Dose et voie d'administration des produits offerts

Le texte suivant résume les produits vaccinaux autorisés qui sont ou qui pourraient être disponibles au Canada, en tenant compte que certains produits peuvent ne pas être disponibles ou ne l'être que sur le marché privé, et que les produits disponibles peuvent varier selon la juridiction.

Dose

Vaccins Comirnaty de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19

Il existe plusieurs présentations du vaccin Comirnaty de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 dont l'utilisation est autorisée. Tous les produits autorisés énumérés ne sont pas nécessairement disponibles au Canada.

Vaccin Comirnaty (30 mcg) de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19

Flacon multidoses : Cette présentation a un bouchon de flacon et une étiquette gris foncé et est autorisée pour les personnes de 12 ans et plus.

Seringue préremplie à dose unique : La préparation est autorisée pour les personnes de 12 ans et plus.

Aucune dilution n'est requise pour les formulations ci-dessus.

Chaque dose est de 0,3 mL et contient 30 mcg d'ARNm de la protéine de spicule du SRAS-CoV-2.

Vaccin Comirnaty (10 mcg) de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19

Flacon multidoses : Cette présentation a un bouchon de flacon et une étiquette bleu foncé et est autorisée pour les personnes de 5 à 11 ans.

Flacon à dose unique : Cette présentation a un bouchon de flacon et une étiquette bleu clair et est autorisée pour les personnes de 5 à 11 ans.

Aucune dilution n'est requise pour les formulations ci-dessus.

Chaque dose est de 0,3 mL et contient 10 mcg d'ARNm codant pour la protéine de spicule SRAS-CoV-2.

Vaccin Comirnaty (3 mcg) de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19

Flacon multidoses : Cette présentation a un bouchon de flacon et une étiquette jaune et est autorisée pour les personnes de 6 mois à 4 ans.

Une dilution est requise.

Chaque dose est de 0,3 mL et contient 3 mcg d'ARNm codant pour la protéine de spicule SRAS-CoV-2 LP.8.1.

Vaccins de Moderna contre la COVID-19

L'utilisation de plusieurs vaccins de Moderna contre la COVID-19 est autorisée. Il se peut que tous les produits autorisés énumérés ne soient pas disponibles au Canada.

Vaccins Spikevax de Moderna contre la COVID-19

Il existe trois (3) présentations de Spikevax de Moderna autorisées pour une utilisation au Canada :

Aucune dilution n'est requise pour les formulations ci-dessus.

Le volume prélevé dans le flacon multidoses varie en fonction de l'âge : 0,25 mL (25 mcg) pour les enfants de 6 mois à 11 ans et 0,5 mL (50 mcg) pour les 12 ans et plus.

Vaccin mNexspike de Moderna contre la COVID-19

Seringue préremplie : Cette préparation administre une dose unique de 10 mcg/0,2 ml. Son utilisation a été autorisée chez les adultes de 18 ans et plus ayant déjà été vaccinés.

Vaccin Nuvaxovid contre la COVID-19

Le produit est autorisé pour les personnes de 12 ans et plus et se présente sous forme de flacon multidoses et de seringue préremplie à dose unique. Le flacon multidoses possède un bouchon de couleur bleue et contient un volume de 5 mcg/0.5 mL dans un flacon multidoses de 2,5 mL. Chaque dose, qui est de 0,5 mL, contient 5 mcg de protéine de spicule recombinante de SRAS-CoV-2.

Le produit est livré prémélangé avec l'adjuvant Matrix-M. Aucune dilution ni reconstitution n'est nécessaire pour l'une ou l'autre des formulations.

Voie d'administration

Les vaccins contre la COVID-19 sont administrés par injection intramusculaire (IM). Le muscle deltoïde du bras est le point d'injection de prédilection chez les adolescents et les adultes, à moins que la masse musculaire ne soit pas suffisante ou que la vaccination à cet endroit ne soit pas possible, auquel cas on peut administrer le vaccin dans la partie antérolatérale de la cuisse.

Pour de plus amples renseignements, y compris sur les voies d'administration recommandées pour les enfants, voir Méthodes d'administration des vaccins de la Partie 1.

Interchangeabilité des vaccins

Tous le vaccins contre la COVID-19 parmi Nuvaxovid, Comirnaty et Spikevax peuvent être utilisé pour compléter une série primaire commencée avec un autre produit, et comme doses ultérieures chez les personnes déjà vaccinées. mNexspike peut être utilisé comme doses subséquentes chez les adultes (18 ans et plus) qui ont déjà été vaccinés.

Pour les enfants ayant commencé une série primaire avant l'âge de 5 ans et atteignant l'âge de 5 ans avant d'avoir terminé cette série, voir la section Enfants qui ont commencé mais n'ont pas terminé une série primaire avant l'âge de 5 ans et qui ont désormais entre 5 et 11 ans.

Administration concomitante d'autres vaccins

Pour les personnes de 6 mois et plus, les vaccins contre la COVID-19 peuvent être administrés concomitamment (c.-à-d. le même jour), ou à n'importe quel moment avant ou après des vaccins non COVID-19 (y compris les vaccins vivants et non vivants).

L'administration concomitante réduira les obstacles à la fourniture des vaccins contre la COVID-19 avec les vaccins infantiles systématiques et la vaccination contre la grippe saisonnière. Des études et activités de surveillance visant à évaluer l'innocuité, l'immunogénicité et l'ER de l'administration concomitante de vaccins contre la COVID-19 avec d'autres vaccins ont été rassurantes à ce jour et se poursuivent. La plupart des études portent sur l'administration concomitante des vaccins contre la grippe et la COVID-19, et la majorité d'entre elles font état de réponses immunitaires non inférieures à la COVID-19 et à la grippe après une administration concomitante par rapport à une administration séparée.

Il n'existe aucun problème d'innocuité établi lié à l'administration concomitante des vaccins contre la COVID-19 et d'autres vaccins.

Si plus d'un type de vaccins est administré lors d'une même visite, ils devraient l'être à différents points d'injection avec un matériel d'injection distinct, de préférence dans des membres différents. Si le même membre doit être utilisé, les points d'injection devraient être séparés d'au moins 2,5 cm (1 pouce). Les vaccins contre la COVID-19 ne devraient jamais être mélangés dans la même seringue que les autres vaccins.

Pour de plus amples renseignements sur l'administration le même jour que d'autres vaccins, voir Calendrier d'administration des vaccins de la Partie 1.

Directives avant la vaccination

Avant l'administration d'un vaccin contre la COVID-19, le consentement éclairé devrait inclure une discussion sur les EI mineurs fréquents et sur les risques et symptômes d'EIG potentiellement rares.

Toute personne recevant un vaccin contre la COVID-19 devrait être informée des risques associés à ce type de vaccin (myocardite et/ou péricardite et anaphylaxie) et savoir qu'elle devrait consulter un médecin si elle présente des signes ou symptômes évocateurs de ces affections.

Il n'est pas recommandé d'utiliser de façon systématique des analgésiques ou des antipyrétiques prophylactiques oraux (p. ex., l'acétaminophène ou l'ibuprofène) au moment de la vaccination ou avant mais leur emploi ne constitue pas une contrindication. À l'heure actuelle, il n'existe pas de données probantes concernant les bienfaits de l'administration d'analgésiques oraux pour prévenir la douleur ou des réactions systémiques attribuables à une injection vaccinale.

Pour de plus amples renseignements, voir Innocuité et évènement indésirables.

Directives après la vaccination

Les vaccinés devraient demeurer en observation pendant au moins 15 minutes après la vaccination mais une période de 30 minutes est préférable lorsqu'on craint particulièrement une réaction possible à un vaccin (voir Autres allergies pour de plus amples renseignements).

Toute personne recevant un vaccin devrait être avisée de consulter immédiatement un médecin si elle présente des signes ou des symptômes d'un EIG ou d'une réaction allergique après la vaccination.

Les analgésiques ou antipyrétiques oraux peuvent être envisagés pour la prise en charge des EI (p. ex., la douleur ou la fièvre, respectivement), s'ils surviennent après la vaccination.

Pour de plus amples renseignements sur les directives avant et après la vaccination, voir Méthodes d'administration des vaccins de la Partie 1.

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Conditions d'entreposage

Pour des renseignements sur l'entreposage, la manutention et le transport des flacons de vaccins congelés et décongelés, voir le dépliant du produit ou les renseignements contenus dans la monographie de produit accessible dans la Base de données sur les produits pharmaceutiques de Santé Canada. Pour des renseignements généraux supplémentaires, voir Manipulation et entreposage des agents immunisants de la Partie 1.

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Innocuité et évènements indésirables

Des données probantes sur l'innocuité des vaccins découlent des essais cliniques sur les vaccins contre la COVID-19 et de la surveillance nationale et internationale en cours concernant l'innocuité des vaccins contre la COVID-19.

Pour connaître les EI signalés après la vaccination contre la COVID-19 au Canada, voir le rapport sur les ESSI de l'ASPC.

Pour de plus amples renseignements sur l'innocuité des vaccins et les définitions des ESSI et la déclaration des ESSI à la santé publique, voir Sécurité des vaccins et pharmacovigilance et Effets secondaires suivant l'immunisation (ESSI) de la Partie 2.

Pour les personnes qui développent des ESSI à la suite d'un vaccin contre la COVID-19 et qui désirent obtenir des directives sur les vaccinations futures, voir Contrindications et précautions.

Évènements indésirables fréquents et très fréquents

Les EI fréquents sont définis comme étant ceux qui se produisent chez 1 % à moins de 10 % des personnes vaccinées; les EI très fréquents se produisent chez 10 % ou plus des personnes vaccinées.

Évènements indésirables localisés

Les EI localisés étaient généralement légers ou modérés et se sont résorbés dans les quelques jours suivant la vaccination. La douleur au point d'injection était très fréquente. Les rougeurs et les gonflements étaient fréquents ou très fréquents à la suite de l'administration d'un vaccin contre la COVID-19 autorisé. Un gonflement et une sensibilité (lymphadénopathie) au niveau des aisselles (ou de l'aine) étaient des EI sollicités dans l'essai clinique de Spikevax d'origine de Moderna et étaient très communs à la suite de l'administration d'un vaccin à ARNm contre la COVID-19.

Évènements indésirables systémiques

Les EI systémiques étaient généralement légers ou modérés et se sont résorbés dans les quelques jours suivant la vaccination. La fatigue, les maux de tête, les douleurs musculaires, les frissons et les douleurs articulaires ont tous été fréquents ou très fréquents après l'administration d'un vaccin contre la COVID-19 autorisé.

Les réactions les plus fréquentes rapportées chez les enfants de 6 mois à 2 ans étaient l'irritabilité ou les pleurs, la somnolence et la perte d'appétit. Ces réactions sont fréquentes après une vaccination infantile.

Évènements indésirables chez des personnes ayant déjà été infectées par le SRAS-CoV-2

Des données probantes limitées laissent entendre que la réactogénicité peut être légèrement accrue chez les personnes ayant déjà été infectées par le SRAS-CoV-2 par rapport à celles qui n'ont pas d'antécédents d'infection antérieure mais ces données se limitent à la série primaire et aux infections aux variants antérieurs à Omicron.

Évènements indésirables après l'administration des nouveaux vaccins à ARNm contre la COVID-19

Les essais cliniques sur la COVID-19 et la surveillance post-commercialisation nationale et internationale de l'innocuité du vaccin contre la COVID-19 fournissent des données probantes sur cette innocuité. Aucun nouvel EI n'a été repéré avec l'utilisation des vaccins mis à jour, les données de surveillance de l'innocuité post-commercialisation suggérant que les vaccins contre la COVID-19 mis à jour sont tolérés avec un profil de sécurité similaire à celui des vaccins à ARNm d'origine contre la COVID-19. Pour le vaccin mNexspike, les données d'innocuité post-commercialisation ne sont pas encore disponibles, et son profil d'innocuité repose actuellement principalement sur les données issues des essais cliniques.

Évènements indésirables peu fréquents, rares et très rares

Des EI peu fréquents se produisent chez 0,1 % à moins de 1 % des personnes vaccinées. Des EI rares et très rares se produisent chez 0,01 % à moins de 0,1 % et chez moins de 0,01 % des sujets vaccinés, respectivement. La probabilité de détection d'EI très rares dans les essais cliniques est faible, compte tenu de la taille de l'échantillon des essais cliniques; par conséquent, une pharmacovigilance continue est essentielle pour détecter les évènements de cette fréquence s'ils se produisent.

Lymphadénopathie

La lymphadénopathie était un EI non sollicité rarement signalé après l'administration des vaccins Comirnaty d'origine (formulations de 10 mcg et de 30 mcg) de Pfizer-BioNTech dans les essais cliniques. Comme indiqué ci-dessus, la lymphadénopathie était un EI sollicité dans les essais cliniques de Spikevax d'origine de Moderna et très fréquemment rapporté.

Myocardite et/ou péricardite suivant l'administration d'un vaccin à ARNm et d'autres vaccins contre la COVID-19

De rares cas de myocardite (inflammation du muscle cardiaque) et/ou péricardite (inflammation de la muqueuse autour du cœur) ont été signalés suivant l'administration de vaccins à ARNm et à sous-unités protéiques contre la COVID-19.

Les cas survenus suivant l'administration de vaccins à ARNm contre la COVID-19 sont systématiquement signalés comme se produisant :

Les symptômes de la myocardite et/ou péricardite peuvent inclure les suivants :

L'analyse des données de surveillance sur la série primaire au Canada, aux États-Unis et dans les pays nordiques européens laisse entendre un taux plus élevé de cas de myocardite et/ou péricardite signalés après l'administration du vaccin Spikevax d'origine (100 mcg) de Moderna qu'avec le vaccin Comirnaty d'origine (30 mcg) de Pfizer-BioNTech, en particulier chez les personnes de sexe masculin de 12 à 29 ans après une deuxième dose de vaccin. D'après les données de la formulation originale des vaccins à ARNm contre la COVID-19, il a été constaté que des intervalles plus longs entre les doses entraînent des taux plus faibles de myocardite et/ou péricardite après la vaccination. Comparativement à la série primaire monovalente originale et à la dose de rappel, le risque de myocardite/péricardite avec les formulations de vaccin ARNm mis à jour est considérablement plus faible chez les personnes de 12 à 39 ans, bien que les données probantes propres à mNexspike soient limitées. Alors que le suivi à long terme soit en cours, les données disponibles indiquent que la majorité des personnes ayant présenté une myocardite/péricardite après une vaccination contre la COVID-19 par ARNm ont bien répondu à un traitement conservateur et ont tendance à se rétablir rapidement.

La myocardite/péricardite après une vaccination par ARNm est très rare chez les enfants de moins de 12 ans. Aucun signal de sécurité n'a été identifié chez les enfants de 6 mois à moins de 5 ans.

Une ventilation plus détaillée des taux de myocardite et/ou péricardite après l'administration de vaccins à sous-unités protéiques, en particulier le vaccin d'origine Nuvaxovid, par groupe d'âge (y compris chez les adolescents), par sexe et par nombre de doses n'est pas disponible en raison du nombre relativement faible de doses administrées et de cas rapportés.

Les professionnels de la santé devraient envisager une myocardite et/ou péricardite dans leur évaluation si le patient présente des symptômes cliniquement compatibles (p. ex., douleurs thoraciques, essoufflement, palpitations) après l'administration d'un vaccin contre la COVID-19.

Pour des directives sur la revaccination des personnes ayant développé une myocardite et/ou péricardite après l'administration d'un vaccin contre la COVID-19, voir Contrindications et précautions.

Paralysie de Bell

De très rares cas de paralysie de Bell (une faiblesse ou une paralysie d'un côté du visage, qui de résorbe souvent) ont été signalés après l'administration d'un vaccin à ARNm (Comirnaty d'origine de Pfizer-BioNTech ou Spikevax d'origine de Moderna) contre la COVID-19 chez des personnes de 12 ans et plus. Les monographies des produits Comirnaty de Pfizer-BioNTech et Spikevax de Moderna mentionnent la paralysie de Bell comme un effet indésirable possible. Cependant, les preuves disponibles ne sont actuellement pas suffisantes pour soutenir une relation causale entre les vaccins à ARNm et la paralysie de Bell. Une revue aux États-Unis n'a révélé aucune preuve claire ou constante d'un problème de sécurité.

Les personnes présentant de tels symptômes après avoir reçu un vaccin contre la COVID-19 devraient consulter un médecin. Les professionnels de la santé devraient envisager la paralysie de Bell dans leur évaluation si le patient présente des symptômes cliniquement compatibles avec cette affection après avoir reçu un vaccin contre la COVID-19.

Syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants ou les adultes (SIM-E ou SIM-A) après l'administration d'un vaccin à ARNm contre la COVID-19

Le syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants (SIM-E) est une affection rare qui survient généralement 2 à 6 semaines après qu'un enfant a été infecté par le SRAS-CoV-2. Le SIM-E provoque une inflammation dans diverses parties du corps, notamment le cœur, les poumons, les reins, le cerveau, la peau, les yeux et/ou le tractus gastro-intestinal. Le SIM-E est rare et nécessite une hospitalisation. La plupart des enfants se rétablissent. Le syndrome inflammatoire multisystémique chez les adultes (SIM-A) est un syndrome similaire qui touche très rarement les adultes.

Au cours des essais cliniques menés par le fabricant pour les vaccins à ARNm contre la COVID-19, aucun cas de SIM-E n'a été signalé chez les enfants ou adolescents. Toutefois, tout EI rare ou très rare qui se produit à une fréquence inférieure à 1 sur 10 000 ne serait probablement pas détecté en raison des limites de la taille de l'essai.

De très rares cas de SIM-E ou de SIM-A ont été signalés après l'administration de vaccins à ARNm contre la COVID-19 au Canada et à l'étranger chez des personnes de 12 ans et plus. En octobre 2021, le Comité pour l'évaluation des risques en matière de pharmacovigilance de l'Agence européenne des médicaments (EMA-PRAC) a publié une déclaration selon laquelle les données probantes sont actuellement insuffisantes quant à un lien possible entre les vaccins à ARNm contre la COVID-19 et les très rares cas de SIM-E ou de SIM-A.

Réactions allergiques immédiates et sévères (p. ex., anaphylaxie) après l'administration des vaccins contre la COVID-19

L'anaphylaxie est une réaction allergique très rare, sévère et potentiellement mortelle qui se manifeste normalement de façon rapide. Elle touche plusieurs systèmes organiques et peut progresser rapidement. Les symptômes et signes d'anaphylaxie peuvent inclure, sans s'y limiter :

De très rares cas de réactions allergiques immédiates et sévères (p. ex., anaphylaxie) ont été signalés après l'immunisation par des vaccins à ARNm et à sous-unités protéiques contre la COVID-19. La plupart des cas déclarés sont survenus dans les 30 minutes suivant la vaccination.

Les personnes atteintes ont tendance à se rétablir rapidement avec un traitement approprié.

Des études ont montré que les personnes présentant une réaction allergique immédiate et sévère après l'administration d'une dose précédente de vaccin à ARNm peuvent être revaccinées avec le même vaccin ou un autre vaccin à ARNm contre la COVID-19 à la suite d'une évaluation appropriée. Dans le cadre de ces études, la revaccination a été sans risque et bien tolérée, la plupart des réactions étant nulles ou légères après une nouvelle vaccination lorsqu'elle est fournie dans un environnement contrôlé. Les données probantes disponibles suggèrent également que la plupart des réactions allergiques immédiates et sévères signalées après l'administration de vaccins à ARNm contre la COVID-19 ne sont probablement pas médiées par des immunoglobulines (IgE), et présentent donc un faible risque de récurrence après l'administration de futures doses de vaccin. Pour des renseignements complémentaires, voir Précautions.

Pour de plus amples renseignements sur la gestion de l'anaphylaxie après la vaccination, voir Anaphylaxie et autres réactions aigües après la vaccination de la Partie 2.

Pour des directives sur la revaccination des personnes ayant eu une réaction anaphylactique après la vaccination, ainsi que sur la vaccination des personnes allergiques aux composants des vaccins contre la COVID-19, voir Contrindications et précautions.

Directives sur la déclaration des effets secondaires suivant l'immunisation

Les vaccinateurs sont priés de déclarer les ESSI par l'intermédiaire des unités de santé publique locales et de respecter les exigences de déclaration propres à leur province ou territoire. En général, tout EIG (défini comme entraînant une hospitalisation, une invalidité permanente ou un décès) ou inattendu qui est temporellement lié à la vaccination devrait être signalé. Pour de plus amples renseignements sur la réalisation et la soumission de déclarations d'ESSI, voir le site Web Déclaration de manifestations cliniques inhabituelles à la suite d'une immunisation au Canada.

Au niveau international, la Brighton Collaboration a établi une liste d'ÉEI présentant un intérêt particulier (EIIP). Les EIIP sont des évènements médicalement significatifs préspécifiés qui ont le potentiel d'être associés de manière causale à un produit vaccinal. Pour la liste des EIIP et les définitions de cas des ESSI particuliers, voir le site Web Brighton Collaboration: COVID-19 resources and tools (en anglais seulement).

Pour de plus amples renseignements sur les définitions, l'établissement de rapports, les enquêtes et la gestion, ainsi que sur les évaluations de causalité des ESSI, voir Effets secondaires suivant l'immunisation de la Partie 2.

Voir le Rapport hebdomadaire de l'ASPC sur les ESSI contre la COVID-19 au Canada.

Contrindications et précautions

Contrindications

En général, les vaccins sont contrindiqués chez les personnes qui présentent une hypersensibilité au principe actif ou à tout ingrédient de la formulation, y compris tout ingrédient non médicinal, ou à tout composant du contenant. Pour les vaccins contre la COVID-19, dans certains cas, les personnes qui présentent une hypersensibilité connue ou suspectée peuvent recevoir le vaccin sous surveillance médicale. Voir la section Précautions pour plus de détails.

Pour de plus amples renseignements sur les allergies, voir Contrindications et précautions de la Partie 2.

Précautions

Hypersensibilité et allergies

Réaction allergique immédiate et sévère (p. ex., anaphylaxie) à un vaccin à ARNm contre la COVID-19

Chez les personnes ayant des antécédents de réaction allergique immédiate et sévère (4 heures ou moins après la vaccination) à la suite d'une administration antérieure d'un vaccin à ARNm contre la COVID-19, la revaccination peut être proposée avec le même vaccin ou la même plateforme si une évaluation des risques indique que les avantages l'emportent sur les risques potentiels pour la personne et si un consentement éclairé est fourni. Il convient de consulter un allergologue ou un autre médecin approprié avant de procéder à une revaccination.

En cas de revaccination, l'administration du vaccin devrait se faire dans un cadre contrôlé, avec l'expertise et l'équipement nécessaires pour gérer l'anaphylaxie. Les personnes devraient être observées pendant au moins 30 minutes après la revaccination. Une période d'observation plus longue est justifiée pour les personnes présentant tout symptôme suggérant l'apparition d'un ESSI à la fin de la période de 30 minutes.

Allergies confirmées à un composant d'un vaccin contre la COVID-19

Les ingrédients des vaccins contre la COVID-19 autorisés qui ont été associés à des réactions allergiques dans d'autres produits sont le polyéthylène glycol (PEG), la trométhamine (trométamol ou TRIS) et le polysorbate 80. Il existe un potentiel d'hypersensibilité à réaction croisée entre le PEG et les polysorbates.

Tous les vaccins à ARNm (Pfizer BioNTech, Spikevax de Moderna et mNexspike de Moderna) contiennent le PEG et la trométhamine (trométamol ou TRIS) mais pas le polysorbate 80.

Le vaccin Nuvaxovid contient le polysorbate 80 mais pas le PEG ou de trométhamine (trométamol ou TRIS).

Chez les personnes présentant une allergie confirmée, immédiate et sévère (4 heures ou plus après l'exposition) [c.-à-d. l'anaphylaxie] à un composant d'un vaccin particulier contre la COVID-19 (p. ex., le PEG) ou à son contenant, il est recommandé de consulter un allergologue avant de recevoir ce vaccin. Les personnes avec une allergie grave connue ou suspectée à un composant du vaccin contre la COVID-19 et pour lesquelles le vaccin est juge approprié devraient être observées pendant une période d'au moins 30 minutes après la vaccination si elles reçoivent un vaccin contenant ce composant ou si elles ont une réaction allergique grave avérée à un traitement injectable (voir la section Autres allergies ci-dessous).

Il est important de noter que d'autres réactions moins graves peuvent imiter des réactions allergiques (p. ex., la syncope vasovagale), et la vaccination n'est pas contrindiquée dans ces cas.

Réactions allergiques immédiates légères à modérées à un vaccin contre la COVID-19 ou à un excipient du vaccin

Une revaccination peut être proposée avec le même vaccin ou la même plateforme (ARNm) chez les personnes qui ont présenté des réactions allergiques immédiates légères à modérées (définies comme étant limitées dans l'étendue des symptômes et l'implication des systèmes organiques ou même localisés au point d'injection) après une dose précédente d'un vaccin à ARNm contre la COVID-19 autorisé ou liées à l'un de ses composants. Une évaluation par un médecin ou une infirmière ayant une expertise en matière de vaccination peut être justifiée avant cette nouvelle immunisation. Les personnes devraient également être observées pendant au moins 30 minutes après la revaccination.

Autres allergies

Les personnes suivantes peuvent être vaccinées systématiquement avec un vaccin contre la COVID-19 en fonction des périodes d'observation recommandées.

Période d'observation post-vaccinale de 30 minutes :

Période d'observation post-vaccinale de 15 minutes :

Maladie aigüe

La vaccination des personnes qui pourraient être infectées actuellement par le SRAS-CoV-2 ne devrait pas avoir d'effet néfaste. Toutefois, la vaccination devrait être retardée chez les personnes atteintes d'une infection par le SRAS-CoV-2 confirmée ou soupçonnée, ou chez celles qui présentent des symptômes respiratoires, afin de réduire au minimum le risque de transmission du SRAS-CoV-2 et d'autres virus respiratoires dans une clinique ou un centre de vaccination.

Voir la section Personnes antérieurement infectées par le SRAS-CoV-2 pour de plus amples renseignements.

Troubles de saignement

Chez les personnes atteintes d'un trouble de saignement, ce dernier devrait être pris en charge avant l'immunisation afin de réduire au minimum le risque d'hémorragie. Les personnes qui reçoivent une anticoagulation à long terme ne sont pas considérées comme étant exposées à un risque accru de complications hémorragiques après une immunisation, et peuvent être vaccinées de façon sécuritaire sans interrompre leur traitement.

Pour de plus amples renseignements sur la vaccination des personnes souffrant de troubles hémorragiques, voir Immunisation des personnes atteintes de maladies chroniques de la Partie 3.

Myocardite et/ou péricardite à la suite de la vaccination

Dans la plupart des cas et par mesure de précaution jusqu'à ce que de plus amples renseignements soient disponibles, il convient de différer l'administration de nouvelles doses de vaccins à ARNm contre la COVID-19 chez les personnes ayant présenté une myocardite et/ou péricardite dans les 6 semaines suivant l'administration d'une dose précédente de ce type de vaccin. Cela inclut toute personne ayant subi un examen cardiaque anormal, notamment un électrocardiogramme, des troponines élevées, un échocardiogramme ou une imagerie par résonance magnétique cardiaque après l'administration d'une dose d'un vaccin à ARNm.

Les personnes dont les antécédents sont compatibles avec une péricardite et qui n'ont pas subi de bilan cardiaque ou dont les examens cardiaques étaient normaux peuvent recevoir leur prochaine dose dès lors qu'elles ne présentent plus de symptômes et qu'au moins 90 jours se sont écoulés depuis la vaccination.

Certaines personnes présentant une myocardite et/ou péricardite confirmée après une dose du vaccin à ARNm contre la COVID-19 peuvent choisir de recevoir une (1) autre dose de vaccin par suite d'une discussion des risques et des avantages avec leur professionnel de la santé. Si une autre dose leur est proposée, il convient d'offrir un produit vaccinal Comirnaty de Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 (si âgé de 12 ans et plus) en raison du taux plus faible de myocardite et/ou péricardite signalé après l'administration de ce vaccin (30 mcg) par rapport au vaccin Spikevax d'origine (100 mcg) de Moderna chez les personnes de 12 ans et plus. Le consentement éclairé devrait inclure une discussion pour faire connaître le risque inconnu de récurrence de myocardite et/ou péricardite après l'administration de doses supplémentaires des vaccins Comirnaty de Pfizer-BioNTech chez les personnes ayant des antécédents de myocardite et/ou péricardite confirmés après l'administration d'une dose précédente de vaccin à ARNm contre la COVID-19, ainsi que la nécessité d'obtenir une évaluation et des soins médicaux immédiats en cas de symptômes.

Comme pour les vaccins à ARNm, Nuvaxovid a été associé à un risque rare de myocardite et/ou péricardite. Aucune directive n'est actuellement disponible concernant la revaccination des personnes ayant présenté une myocardite et/ou péricardite après avoir reçu le vaccin Nuvaxovid contre la COVID-19.

Les personnes ayant des antécédents de myocardite non liée à la vaccination à ARNm ni à une sous-unité protéique contre la COVID-19 devraient consulter leur équipe clinique pour en savoir plus et obtenir des recommandations individuelles. Si le diagnostic est lointain et si elles ne sont plus suivies cliniquement pour des problèmes cardiaques, elles devraient recevoir le vaccin.

Syndrome de Guillain-Barré

Les personnes qui ont développé un SGB après une dose antérieure d'un vaccin contre la COVID-19 peuvent recevoir un vaccin mis à jour contre la COVID-19 après consultation avec leur professionnel de la santé, s'il est établi que les avantages l'emportent sur les risques et qu'un consentement éclairé est fourni.

Les personnes ayant des antécédents de SGB non liés à la vaccination contre la COVID-19 devraient recevoir les vaccins à jour contre la COVID-19 comme recommandé.

Paralysie de Bell

Les personnes présentant des symptômes correspondant à ceux de la paralysie de Bell après avoir reçu un vaccin à ARNm contre la COVID-19 devraient consulter un médecin. Aucune directive n'est actuellement disponible concernant la revaccination des personnes ayant souffert d'une paralysie de Bell après l'administration d'un vaccin à ARNm contre la COVID-19, cependant, comme indiqué ci-dessus, une association causale entre les vaccins COVID-19 à ARNm et la paralysie de Bell n'a pas été établie. D'après la monographie du produit, la paralysie de Bell n'est pas répertoriée comme une réaction indésirable du Nuvaxovid.

Syndrome inflammatoire multisystémique chez les enfants ou adultes (SIM-E ou SIM-A)

Pour les enfants ou adultes ayant des antécédents de SIM-E ou de SIM-A, la vaccination ou revaccination devrait être reportée jusqu'à la guérison clinique ou jusqu'à ce qu'il se soit écoulé 90 jours ou plus depuis le diagnostic, la période la plus longue étant retenue.

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Autres considérations

Test cutané à la tuberculine ou test de libération d'interféron gamma

Il existe un risque théorique que les vaccins à ARNm puissent affecter temporairement l'immunité à médiation cellulaire, ce qui entraîne des résultats faussement négatifs au test cutané à la tuberculine (TCT) ou au test de libération d'interféron gamma (TLIG). Toutefois, il n'existe aucune preuve directe d'une telle interaction. Par conséquent, en l'absence de données et reconnaissant l'importance du dépistage de la tuberculose et de l'immunisation en temps opportun, l'immunisation avec les vaccins contre la COVID-19 peut avoir lieu à tout moment avant, pendant ou après la même visite que le test TCT ou TLIG. On peut envisager de répéter ces tests (au moins 4 semaines après la vaccination contre la COVID-19) chez les personnes dont les résultats de TCT ou de TLIG sont négatifs et pour qui on soupçonne fortement une infection tuberculeuse latente, afin d'éviter de ne pas dépister des personnes atteintes d'une infection tuberculeuse.

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Processus de révision des chapitres

Ce chapitre a été mis à jour d'après les directives sur l'utilisation des vaccins contre la COVID-19 à compter de l'automne 2026 (PDF) du Comité consultatif national de l'immunisation (CCNI). Le présent chapitre a également été mis à jour afin d'y inclure de l'information sur les vaccins contre la COVID-19 mis à jour dont l'utilisation est prévue à compter de l'automne 2026.

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Remerciements

La révision de ce chapitre a été préparée par C. Jensen, R. Krishnan, M.I. Salvadori, P. Doyon-Plourde, B. Warshawsky, et N. Forbes, J. Zafack, M.C. Tunis, M. Andrew, V. Dubey et R. Harrison au nom du CCNI.

Le CCNI tient à remercier la personne suivante pour sa contribution : C. Tremblay.

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Références choisies

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Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Il existe peu de données probantes sur les facteurs de risque cliniques de la COVID-19 grave dans les populations pédiatriques. Les enfants présentant un risque accru de complications graves peuvent inclure les enfants qui sont médicalement fragiles ou qui présentent des complications médicales, les enfants présentant plus d'une comorbidité, les enfants atteints de troubles neurologiques, les enfants atteints d'une maladie pulmonaire chronique, les enfants atteints du syndrome de Down (trisomie 21) et d'autres troubles immunodéprimés.

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Note de bas de page 2

Les décisions autonomes devraient être prises par les peuples autochtones avec l'appui des partenaires de la santé publique et de soins de santé culturellement sûrs, conformément à la Loi sur la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.

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Note de bas de page 3

Les inégalités sociales et structurelles ont contribué à un risque accru d'exposition au SRAS-CoV-2 et de maladie grave lié à ce virus. Tout au long de la pandémie, le CCNI a reconnu que les populations racialisées, marginalisées et celles privées d'équité au Canada ont été touchées de manière disproportionnée par la COVID-19. Les barrières systémiques à l'accès aux soins de soutien nécessaires pour la COVID-19 comprenaient des facteurs tels que la pauvreté, le racisme systémique et l'absence de logement. Pour reconnaître les inégalités en matière de santé auxquelles ces personnes peuvent continuer à faire face dans le contexte post-pandémique, ces groupes devraient demeurer des populations prioritaires recommandées pour la vaccination.

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Note de bas de page 4

Les travailleurs de la santé (TS) et autres fournisseurs de soins dans les établissements et les milieux communautaires désignent les TS, les fournisseurs de soins, le personnel d'intervention d'urgence (c-à-d. les premiers intervenants, y compris les pompiers, la police et les ambulanciers), les personnes qui travaillent dans des établissements ou des résidences de soins continus ou de longue durée, les personnes qui fournissent des soins à domicile aux personnes à haut risque, et les étudiants/stagiaires des services de santé connexes. Les TS désignent toute personne, rémunérée ou non, qui fournit des services, travaille, se porte volontaire ou suit une formation dans un hôpital, une clinique ou un autre établissement de soins de santé.

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Détails de la page

2026-10-08