Indicateurs environnementaux récents

Cette page liste les indicateurs récemment publiés par le programme d'Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. 


#Indicateurs #Durabilité #EnvCan

Janvier 2024

Indicateurs sur l'eau

Réduction des rejets de phosphore dans le lac Winnipeg

Le lac Winnipeg est le sixième plus grand lac d'eau douce du Canada, son bassin hydrographique s'étendant sur quatre provinces et quatre états américains. Les terres du bassin sont principalement utilisées pour l'agriculture et abritent près de sept millions de personnes.

La détérioration de la qualité de l'eau du lac Winnipeg est principalement due aux nutriments et autres contaminants provenant de diverses sources dans l'ensemble du bassin. L'augmentation de la concentration en nutriments et de la prolifération des algues depuis le milieu des années 1990 est en partie due à l'augmentation des précipitations, des ruisselements de surface, des inondations et du débit des rivières.

Aperçu des résultats
  • Les projets achevés entre 2010 et 2023 ont empêché l'entrée d'une quantité estimée de 390 445 kilogrammes de phosphore dans le lac Winnipeg. 

Indicateurs socio-économiques et environnement

Réacheminement et élimination des déchets solides

La manière dont nos économies extraient, utilisent, puis éliminent les ressources exerce une pression sur les systèmes naturels, les communautés et la santé publique. Prévenir et réacheminer les déchets en les réutilisant, réparant, reconditionnant, refabriquant, convertissant, recyclant, et en les compostant est un élément clé de l'économie circulaire qui peut aider à diminuer les impacts des déchets solides sur l'environnement. L’économie circulaire vise à conserver les produits, les matériaux et les ressources en service le plus longtemps possible, puis à les détourner des sites d’enfouissement pour les réutiliser d’une manière ou d’une autre. Actuellement, la majorité des déchets collectés aboutit dans des sites d'enfouissement et une petite quantité est incinérée. Cela peut causer des émissions de polluants atmosphériques, la perturbation des sols et la pollution de l'eau. L'extraction et le traitement de ressources de remplacement augmentent la pollution.

Aperçu des résultats
  • De 2002 à 2020,
    • la quantité totale de déchets solides générés au Canada a augmenté de 5,3 millions de tonnes (soit 17 %), atteignant 36,0 millions de tonnes;
    • la quantité de déchets réacheminés a augmenté de 3,3 millions de tonnes (soit 49 %), atteignant 9,9 millions de tonnes;
    • la quantité de déchets envoyés dans des sites d'enfouissement ou incinérés a augmenté de 2,0 millions de tonnes (soit 8 %), atteignant 26,1 millions de tonnes.
  • En 2020, 27,5 % des déchets solides générés au Canada ont été réacheminés, tandis que les 72,5 % restants ont été envoyés pour élimination.

Décembre 2023

Indicateurs sur le climat

Projections des émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (GES) qui emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère de la Terre. Cette augmentation est principalement causée par les émissions de GES provenant des activités humaines.

Les mesures prises par le Canada pour lutter contre les changements climatiques au pays et à l'étranger sont guidées par l'objectif de l'Accord de Paris de 2015, qui vise à limiter la hausse de la température moyenne mondiale bien en deçà de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, et à poursuivre les efforts pour limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. En 2021, le Canada a annoncé un engagement à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % à 45 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030. Auparavant, le Canada s'était engagé à réduire ses émissions de GES de 30 % sous les niveaux de 2005 d'ici 2030. Dans le Plan de réduction des émissions pour 2030, publié en mars 2022, le Canada a annoncé un objectif intermédiaire visant à réduire les émissions de GES de 20 % par rapport aux niveaux de 2005 d’ici 2026.

Pour estimer les futures émissions de GES, le Canada élabore des projections de GES sur une base annuelle, en utilisant les hypothèses les plus récentes des principaux facteurs qui influencent les émissions du Canada. Cet indicateur utilise les plus récentes projections des émissions de GES afin de présenter les progrès prévus vers l'atteinte de la cible de 2030 du Canada.

Aperçu des résultats
  • Selon le scénario « de référence », les émissions au Canada devraient être de 560 mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone équivalent (Mt d’éq. CO2) en 2030 (soit 23 % sous le niveau de 2005);
  • Selon le scénario « Mesures supplémentaires », les émissions devraient diminuer à 467 Mt d’éq. CO2 en 2030 (soit 36 % sous le niveau de 2005);
  • Les projections des émissions pour 2035 prévoient que celles-ci continueront à diminuer et atteindre 541 Mt d’éq. CO2 (26 % sous le niveau de 2005) selon le scénario « de référence » et 423 Mt d’éq. CO2 (42 % sous le niveau de 2005) selon le scénario « Mesures supplémentaires ».

Indicateurs sur l'eau

Charge en phosphore dans le lac Érié

Le phosphore est un élément nutritif pour les plantes qui est éssentielle dans les systèmes d’eau douce. Toutefois, lorsque les concentrations de phosphore sont trop élevées, ou trop bassée, elles peuvent avoir des effets nocifs sur la santé d'un lac. Les concentrations élevées de phosphore dans le lac Érié entraînent une dégradation de la qualité de l'eau, la prolifération d'algues et des zones à faible teneur en oxygène qui ont un impact négatif à la vie aquatique. En l'absence d'activité humaine, les concentrations naturelles de phosphore sont relativement faibles. Cet indicateur fournit des renseignements sur la quantité de phosphore qui atteint le lac Érié (ou de la charge en phosphore), principalement des activités humaines.

Aperçu des résultats
  • En 2022, la charge en phosphore total estimée dans le lac Érié était de 9 379 tonnes, dont 22 % (2 091 tonnes) provenaient du Canada.
  • La charge totale estimée de phosphore la plus élevée dans le lac Érié était de 13 533 tonnes en 2019, dont 19 % (2 588 tonnes) de la charge totale estimée provenait du Canada.
  • La plus faible charge totale estimée de phosphore dans le lac Érié était de 5 672 tonnes en 2010, 16 % (903 tonnes) de la charge totale estimée provenant du Canada.
  • Il n'y a pas eu de tendance claire à la hausse ou à la baisse au fil du temps ; les résultats 2022 sont en ligne avec la moyenne de la période 2008 à 2022.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Changement de statut des espèces sauvages en péril

Les espèces sauvages sont essentielles à l'intégrité des écosystèmes. Cependant, certaines espèces sauvages sont à risque de disparaître du Canada. Les espèces sauvages considérées comme étant en péril font périodiquement l'objet d'une évaluation. Cet indicateur présente les changements de statut des espèces sauvages en péril lorsqu'elles sont réévaluées. Les changements de statut au fil du temps peuvent aider à déterminer si les conditions pour ces espèces sauvages s'améliorent.

Aperçu des résultats

Sur les 530 espèces sauvages qui ont fait l'objet d'une réévaluation depuis que le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a commencé ses évaluations en 1982, et pour lesquelles suffisamment de données sont disponibles pour déterminer si leur statut a changé :

  • 85 espèces sauvages (16 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque plus élevé;
  • 105 espèces sauvages (20 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque moins élevé;
  • 340 espèces sauvages (64 %) n'ont pas changé de statut.

Tendances des populations d'espèces en péril

Des populations d’espèces sauvages en santé constituent des éléments importants de la biodiversité. Au Canada, certaines espèces ont connu un déclin de leur population ou sont naturellement rares et risquent maintenant de disparaître. Les espèces en péril sont des espèces sauvages qui sont à risque et en danger de disparition et qui nécessitent des mesures de rétablissement ou de gestion. Le rétablissement ou la gestion réussie des espèces en péril peut être un processus à long terme dont l’objectif est d'arrêter ou d’inverser les le déclin et d’améliorer la probabilité que les espèces se maintiennent à l’état sauvage. Cet indicateur fournit une évaluation préliminaire visant à déterminer si les tendances de la population (le nombre) et la répartition (la façon dont elle est répartie) des espèces en péril énumérées dans la Loi sur les espèces en péril (LEP) concordent avec ce qui est inscrit dans leurs objectifs de rétablissement ou de gestion.

Aperçu des résultats

Pour les 158 espèces en péril ayant des objectifs de population et de répartition pour lesquelles des tendances de population et de répartition ont pu être déterminées en mai 2023 :

  • 70 espèces (44 %) montrent des progrès vers leurs objectifs;
  • 19 espèces (12 %) présentent des preuves mitigées de progrès, c’est-à-dire que certains renseignements laissent croire à une amélioration des tendances alors mais qu’il existe des signes de déclin;
  • 69 espèces (44 %) ne montrent aucun progrès vers leurs objectifs.

Octobre 2023

Indicateur sur l'air

Émissions atmosphériques de substances nocives

Les émissions de certaines substances peuvent nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Par exemple, de petites particules de métaux toxiques peuvent parcourir de longues distances dans l'air et être inhalées ou se déposer sur le sol et dans l'eau. Là, elles peuvent pénétrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse pour les humains comme pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques contenant du cadmium sont inscrits à la Liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). L’indicateur sur les émissions atmosphériques de substances nocives présente les émissions de mercure, de plomb et de cadmium aux activités humaines.

Aperçu des résultats
  • En 2021, les émissions de mercure, de plomb et de cadmium ont diminué de 90 %, 91 % et 94 %, respectivementpar rapport aux niveaux de 1990

Indicateurs socio-économiques

Exposition humaine à des substances nocives

Les substances chimiques sont présentes dans l'air, le sol, l'eau, les produits et les aliments. Les humains sont exposés aux substances chimiques par de nombreuses manières, notamment par l'inhalation, l'ingestion, et le contact avec la peau. L'exposition à certaines de ces substances, même en petites quantités, peut être dangereuse pour les humains et la faune. Le mercure et ses composés, le plomb, les composés inorganiques du cadmium et le bisphénol A (BPA) sont répertoriés comme substances toxiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Ces indicateurs présentent les concentrations moyennes de mercure, de plomb, de cadmium et de BPA dans la population canadienne.

Aperçu des résultats

Les données de biosurveillance recueillies entre le cycle 1 (2007 à 2009) et le cycle 6 (2018 à 2019) ont montré que les concentrations moyennes dans la population canadienne de :

  • bisphénol A (BPA), plomb et cadmium ont généralement diminué;
  • mercure est resté relativement inchangé.

Septembre 2023

Indicateur sur l'air

Exposition de la population aux polluants atmosphériques extérieurs

L'inhalation de polluants atmosphériques peut contribuer à des problèmes de santé comme l'asthme, les maladies cardiovasculaires ainsi que d'autre maladies causant une mortalité prématurée. Les Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant (NCQAA, les normes) sont des objectifs de qualité de l'air pour les concentrations de polluants atmosphériques extérieurs axées sur la santé et l'environnement. Elles visent à mieux protéger la santé humaine et l'environnement ainsi qu'à favoriser l'amélioration continue de la qualité de l'air partout au Canada. Cet indicateur permet de suivre le pourcentage de la population vivant dans des régions canadiennes où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures ou égales aux normes pour 2020.

Aperçu des résultats
  • Lors de la plus récente période (2019 à 2021), 85 % des Canadiens vivaient dans des régions où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures ou égales aux normes.
    • Cela représente une amélioration par rapport aux 64 % établis pour la période antérieure (2018 à 2020), période largement influencée par les feux de forêt de 2018 en Colombie-Britannique (1.36 millions d’hectares brulés, la zone la plus ravagée enregistrée dans la province) et aux États Unis qui ont provoqué des dépassements des normes en Alberta et en Colombie-Britannique.
    • Aussi, cela correspond non seulement à une amélioration par rapport aux 63 % établis pour la première période (2005 à 2007) mais aussi à la plus importante proportion enregistrée depuis cette période de référence.

Indicateurs sur l'eau 

Rejets de substances nocives dans l'eau

Le rejet de certaines substances dans l'environnement peut nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Les métaux toxiques rejetés dans l'eau peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse tant pour les humains que pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques du cadmium sont considérés comme toxiques au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). L’indicateur sur les rejets de substances nocives dans l'eau rend compte des rejets de ces substances dans l'eau provenant des installations.

Aperçu des résultats
  • Les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau provenant des installations étaient respectivement 74 %, 73 % et 55 % plus faibles en 2021 qu'en 2003.
  • En 2014, un déversement important a représenté 92 %, 92 % et 59 % des rejets totaux de mercure, de plomb et de cadmium, respectivement.


Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème. On appelle « secteurs préoccupants » les emplacements qui ont subi des dommages importants liés à l'activité humaine. Cet indicateur mesure les progrès vers le rétablissement de secteurs préoccupants des Grands Lacs dans les eaux canadiennes et celles partagées avec les États-Unis. 

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En date de 2023, 3 des 17 secteurs préoccupants ont été entièrement rétablis et retirés de la liste.

Indicateur sur les espèces sauvages et les habitats

Indice des espèces canadiennes

La faune est l'un des aspects les plus visibles et les plus étudiés de la biodiversité. L'indice Planète vivante 2022 (en anglais seulement), qui suit les populations des espèces vertébrées, indique un déclin mondial moyen de 69 % dans l'abondance relative des populations sauvages surveillées depuis 1970.

L'indicateur sur l'Indice des espèces canadiennes utilise des méthodes semblables à l'indice Planète vivante, mais il est adapté aux espèces canadiennes. Il permet d'observer les tendances à la hausse et à la baisse des abondances des populations parmi les espèces de vertébrés surveillées. Cette information fournit, à son tour, une mesure intégrée de l'état de notre environnement.

Aperçu des résultats

Par groupe d'espèces

De 1970 à 2018 :

  • l'abondance de toutes les populations d'espèces de vertébrés surveillées a diminué de 7 % en moyenne;
  • les abondances des populations d'espèces de mammifères et de poissons surveillées ont connu une diminution moyenne de 42 % et de 30 % respectivement.

Par système

De 1970 à 2018 :

  • l'indice pour le système terrestre, qui comprend la majorité des populations d'oiseaux et de mammifères et certains reptiles et amphibiens, a diminué de 14 %;
  • l'indice pour le système marin, qui comprend la majorité des mammifères (comme les baleines et les phoques), des oiseaux (comme les sternes), 1 reptile (la tortue luth) et la majorité des populations de poissons a connu une baisse de 16 %;
  • l'indice pour le système d'eau douce, qui comprend des oiseaux (comme la sauvagine), 2 mammifères (le castor et la loutre de rivière), des poissons, ainsi que la majorité des populations d'amphibiens et de reptiles, a augmenté de 38 %.

Août 2023

Indicateur sur le climat 

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

Les rejets des gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Les gaz à effet de serre restent dans l'atmosphère pendant des périodes allant de quelques années à plusieurs milliers d'années. Pour cette raison, leurs effets sont mondiaux, peu importe leur point d'émission. Cet indicateur met en évidence les émissions de gaz à effet de serre (GES) causées par l'activité humaine dans le monde entier.

La dernière année signalée (2020) coïncide avec la 1ère année de la pandémie de COVID-19 qui a touché un large éventail de secteurs économiques, y compris les secteurs de l'énergie et des transports. Les tendances à long terme présentées doivent être interprétées dans le contexte du ralentissement économique qui a influencé les résultats de 2019 à 2020.

Aperçu des résultats
  • Entre 2005 et 2020, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 18,2 %, passant de 39 004 à 46 121 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • En 2020, le principal pays émetteur était la Chine avec 12 943 Mt d'éq. CO2, soit 28,1 % des émissions mondiales de GES. Depuis 2005, les émissions de la Chine ont augmenté de 78,2 %.
  • En 2020, les émissions du Canada ont atteint 678 Mt d'éq. CO2, soit 1,5 % des émissions mondiales de GES.

Indicateur sur l'eau 

Traitement des eaux usées municipales

Chaque jour, des millions de mètres cubes (m3) d’eaux usées sont rejetés dans les égouts municipaux par les foyers, les entreprises, les institutions et les industries. Les eaux usées municipales sont l’une des sources majeures de pollution des eaux de surface au Canada. Avant leur rejet dans l’environnement, les eaux usées doivent être traitées. Un traitement plus efficace des eaux usées permet d’obtenir un effluent plus propre et de réduire l’impact sur l’environnement. Les indicateurs présentent le niveau de traitement des eaux usées offert à la population canadienne ainsi que la proportion des systèmes de traitement des eaux usées respectant les normes nationales de qualité des effluents.

Aperçu des résultats

Niveau de traitement des eaux usées offert à la population canadienne

  • Au cours de la période de 2013 à 2020, la proportion de la population desservie par les systèmes municipaux d’assainissement est restée stable à environ 86 %.
  • Depuis 2013,
    • la proportion de la population desservie par chaque catégorie de traitement est restée stable, soit environ 28,1 %, 42,7 % et 13,6 % pour les traitements tertiaires, secondaires et primaires, respectivement;
    • environ 1,8 % de la population était desservie par des systèmes rejetant des eaux usées non traitées.
  • En 2020, 13,8 % de la population n’était pas desservie par les systèmes municipaux de traitement des eaux usées.

Qualité des effluents

  • En 2021, 76,2 % des systèmes de traitement des eaux usées municipales déclarants ont rejeté des effluents conformes aux normes de qualité réglementaires, ce qui correspond à 70,8 % du volume des effluents.
  • Entre 2015 et 2021,
    • la proportion de systèmes de traitement des eaux usées municipales déclarants répondant aux normes réglementaires de qualité des effluents a légèrement diminué, passant de 81,0 % (1 099 systèmes sur 1 356) à 76,2 % (1 391 systèmes sur 1 826).
    • à l’inverse, le volume d'effluents répondant aux normes a légèrement augmenté, passant de 66,2 % (3 302 millions m3 sur 4 986 millions m3) à 70,8 % (3 612 millions m3 sur 5 105 millions m3).

Indicateur sur les espèces sauvages et les habitats

Intégrité écologique des parcs nationaux

Les écosystèmes sont intègres lorsque leurs éléments, tels que les espèces indigènes et les communautés biologiques, les paysages naturels et leurs fonctions écologiques, sont intacts et sont vraisemblablement maintenus. Annuellement, Parcs Canada résume l'état de l'écosystème (bon, passable ou mauvais) et la tendance (en amélioration, stable, en déclin) de l'intégrité écologique des écosystèmes dans les parcs nationaux à l'aide d'une série de mesures de surveillance pour suivre la biodiversité et les processus naturels.

Aperçu des résultats

National

  • 117 écosystèmes répartis dans les 42 parcs nationaux ont fait l'objet d'une évaluation en 2022. De ceux-ci,
    • 55 % sont en « bon » état, 29 % sont en état « passable » et 16 % sont dans un état « mauvais ».
    • 68 % sont stables, 11 % sont en amélioration et 21 % sont en déclin.
  • De façon générale, l'intégrité écologique de 79 % des écosystèmes des parcs s'est stabilisée ou améliorée en 2022. Cela représente une diminution de 11 % depuis 2016. 

Par type d'écosystème

  • 86 % des écosystèmes côtiers/marins, 78 % des écosystèmes de la toundra et 75 % des écosystèmes de milieux humides ont été stables.
  • 100 % des écosystèmes glaciers, 29 % des écosystèmes forestiers et 21 % des écosystèmes d'eau douce ont été en déclin.
  • 17 % des écosystèmes de milieux humides, 15 % des écosystèmes d'eau douce et 13 % des écosystèmes forestiers ont été en amélioration.

Juillet 2023

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Tendances mondiales des aires conservées

Cet indicateur donne un aperçu global des aires terrestres et marines conservées. Les aires conservées sont des terres et des eaux qui sont gérées de manière à obtenir des résultats positifs à long terms pour la conservation de la biodiversité. Ils offrent également aux gens la possibilité de se connecter avec la nature. Le terme  « aires conservées » inclus à la fois les aires protégées et d'autres mesures de conservation efficaces par zone. Les aires protégées sont reconnues, dédiées et gérées dans le but de conserver la nature à long terme (par example, les parc nationaux). D'autres mesures de conservation efficaces par zone sont des zones géographiquement définies qui ne sont pas des aires protégées, mais qui sont gouvernées et gérées de manière à aider à conserver la biodiversité à long terme (par example, certains territoires autochtones, bassins versants ou zones de gestion des ressources). Les Parties à la Convention sur la diversité biologique ont fixé un objectif de conserver au moins 30 % des aires terrestres et des eaux intérieures, et 30 % des aires côtières et marines, d'ici 2030.

Aperçu des résultats
  • Depuis mai 2023, à l'échelle mondiale,
    • 17,1 % des aires terrestres, y compris les eaux douces, étaient conservées, avec 15,9 % en aires protégées;
    • 8,3 % des aires marines, y compris les eaux internationales, étaient conservées, presque toutes dans des aires protégées (8,2 %).

Niveaux d’exploitation des principaux stocks de poissons

Les limites de prises de poissons sauvages et d'autres animaux marins sont établies de manière à les protéger pour l'avenir. Certains stocks de poissons ont une référence de prélèvement, qui est le taux ou le niveau de prélèvement maximum acceptable pour le stock basé sur des données historiques de productivité du stock. Lorsque les références de prélèvement ne sont pas disponibles, les niveaux de récolte réels sont comparés à d'autres niveaux approuvés, comme le total autorisé des captures. La Stratégie fédérale de développement durable 2022 à 2026 du Canada vise à ce que tous les principaux stocks de poissons soient exploités à des niveaux inférieurs ou égal aux taux d'exploitation de référence ou d'un autre niveau approuvé d'ici 2027.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 192 principaux stocks évalués en 2021 :
    • 183 stocks (95 %) ont été exploités à des niveaux inférieurs ou égal aux niveaux d’exploitation de référence ou d’autres niveaux approuvés;
    • 9 stocks (5 %) ont été exploités à des niveaux supérieurs aux niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2021, le pourcentage de stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation est demeuré faible (en dessous de 5 % des stocks totaux).

État des principaux stocks de poissons

Les activités humaines dans les océans, y compris la pêche, et les conditions environnementales ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons à l'échelle nationale et mondiale. Afin de maintenir les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur état et d'adapter les mesures de gestion (par exemple: les taux et limites de captures). Cet indicateur présente l'état (zone saine, zone de prudence, zone critique ou état incertain) des principaux stocks de poissons canadiens comme trouvé dans l'Étude sur la durabilité des pêches. Cet indicateur suit le progrès de la Stratégie fédérale de développement durable 2022 à 2026 par rapport à la cible: D’ici 2026, au moins 55 % des principaux stocks de poissons du Canada se trouvent dans la zone de prudence et la zone saine.

Aperçu des résultats
  • L'état de plusieurs des nouveaux stocks ajoutés au cours des dernières années est incertain.
  • Parmi les 192 principaux stocks évalués en 2021 :
    • 66 stocks (34 %) étaient dans la zone saine;
    • 27 stocks (14 %) étaient dans la zone de prudence;
    • 22 stocks (11 %) étaient dans la zone critique;
    • 77 stocks (40 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Juin 2023

Indicateurs sur le climat

Concentrations des gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) absorbent l’énergie du soleil et emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère terrestre. Sans GES, la température moyenne de la Terre avoisinerait les -18°C, plutôt que la moyenne actuelle de 15°C. L’effet des gaz à effet de serre naturels de la Terre est un des paramètres clés qui rend la planète habitable pour les humains. Les activités humaines, comme la combustion de combustibles fossiles, les pratiques agricoles et l’industrialisation, modifient l’effet de serre naturel de la Terre. À mesure que les concentrations de gaz à effet de serre augmentent dans l'atmosphère, davantage de chaleur est emprisonnée et les températures atmosphériques augmentent. Ces indicateurs présentent les concentrations atmosphériques mesurées à partir de sites au Canada et à l'échelle mondiale pour 2 gaz à effet de serre : le dioxyde de carbone et le méthane.

Aperçu des résultats

Dioxyde de carbone

  • À l'échelle mondiale, les concentrations moyennes annuelles de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté de 23 %, passant de 338,9 parties par million (ppm) à 417,1 ppm entre 1980 et 2022.
  • Au Canada, la concentration moyenne annuelle de CO2 a augmenté de 26 %, passant de 333,4 ppm à 419,7 ppm entre 1976 et 2022.
  • En 2022, la concentration moyenne de CO2 au Canada était de 419,7 ppm, contre 417,7 ppm en 2021.
  • Les moyennes annuelles des concentrations de CO2 observées au Canada sont semblables à celles observées à l’échelle mondiale.

Méthane

  • À l'échelle mondiale, les concentrations moyennes annuelles de méthane (CH4) ont augmenté de 14 %, passant de 1 670 parties par milliard (ppb) à 1 912 ppb entre 1986 et 2022.
  • Au Canada, la concentration moyenne annuelle de CH4 a augmenté de 13 %, passant de 1 764 ppb à 2 001 ppb entre 1986 et 2022.
  • En 2022, la concentration moyenne de CH4 au Canada était de 2 001 ppb, contre 1 988 ppb en 2021.

Indicateurs sur l'air

Émissions de polluants atmosphériques

La pollution atmosphérique, tels que le smog et les pluies acides, sont le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. Ces polluants peuvent affecter la santé des Canadiens, l'environnement, les bâtiments, les structures et l'économie. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment le transport, l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage et par diverses activités industrielles. Les indicateurs sur les oxydes de soufre (SOX), les oxydes d'azote (NOX), les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO), l'ammoniac (NH3), les particules fines (P2,5), et le carbone noir, un composant des P2,5, rapportent les émissions générées par l'activité humaine.

La dernière année rapportée dans les indicateurs (2021) a été marquée par la 2ième année de la pandémie de COVID-19. Cela coïncide avec les diminutions d'émissions observées entre les années 2019 et 2021 pour presque tous les polluants à l'exception du NH3. Les tendances à long terme présentées doivent être interprétées avec prudence car le ralentissement économique a influencé les résultats.

Aperçu des résultats
  • En 2021, les émissions de 5 des principaux polluants atmosphériques étaient inférieures par rapport à 1990 :
    • SOX 79 % inférieur;
    • NOX 41 % inférieur;
    • COV 39 % inférieur;
    • CO 65 % inférieur;
    • P2,5 12 % inférieur.
  • Le niveau des émissions de NH3 était 25 % plus élevé en 2021 qu'en 1990.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Aires conservées au Canada

Les aires conservées préservent la biodiversité pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions exercées par les activités humaines. Elles offrent également aux gens la possibilité d'entrer en contact avec la nature. Les aires conservées comprennent les aires protégées et d'autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ). Les aires protégées comprennent les parcs nationaux / provinciaux / territoriaux, les aires protégées autochtones, les réserves nationales de faune, les refuges d'oiseaux migrateurs et les aires marines protégées. L‘AMCEZ sont des aires ne rencontrant pas la définition officielle d'aire protégée mais étant gérées de façon à préserver la biodiversité à long terme. Des exemples d'AMCEZ peuvent inclure : les territoires autochtones, les bassins versants ou les zones de gestion des ressources, ainsi que les zones d'accès restreint, telles que celles utilisées par les militaires. Ces indicateurs font le suivi de la quantité et de la proportion des aires reconnues comme conservées au Canada.

Aperçu des résultats
  • À la fin de 2022, le Canada avait conservé
    • 13,6 % de son territoire terrestre (terres et eaux douces), incluant 12,7 % dans des aires protégées;
    • 14,7 % de son territoire marin, incluant 9,1 % dans des aires protégées.
  • La superficie terrestre conservée a augmenté de près de 113 % au cours des 20 dernières années et de 32 % au cours des 5 dernières années.
  • La superficie marine conservée a augmenté de plus de 3 500 % au cours des 20 dernières années et de près de 145 % au cours des 5 dernières années.

Publications passées

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement élabore une vaste gamme d'indicateurs environnementaux et produit régulièrement des rapports sur ces derniers. Ces indicateurs servent à faire en sorte que les Canadiens soient informés des plus récentes situations et tendances concernant les préoccupations environnementales et à suivre les progrès réalisés à l'égard de la Stratégie fédérale de développement durable. La liste des indicateurs publiés précédemment est présentée ci-dessous.

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