Indicateurs environnementaux récents

Indicateurs environnementaux récents

Cette page liste les indicateurs récemment publiés par le programme d'Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. 


#Indicateurs #Durabilité #EnvCan

Mars 2026

Indicateurs sur l'eau

Quantité d'eau dans les cours d'eau canadiens

Le Canada abonde en eau. Toutefois, la quantité d’eau de surface varie grandement dans le temps et dans l’espace, et cette variation a des répercussions majeures sur la vie des gens. Une surabondance ou un manque d’eau peut entraîner de graves problèmes, comme des inondations et des sécheresses. Selon la région au Canada, les fluctuations de la quantité d’eau qui s’écoule dans les cours d’eau peuvent être liées aux changements météorologiques et climatiques, ainsi qu’à d’autres facteurs comme le développement humain et l’augmentation de l’utilisation de l’eau.

Aperçu des résultats
  • Dans l’ensemble, en 2023, la quantité d’eau au Canada était
    • supérieure à la normale dans 10 % des stations;
    • normale dans 61 % des stations;
    • inférieure à la normale dans 29 % des stations.

Indicateurs sur le climat

Couverture de neige

La couverture de neige terrestre est une composante importante pour le climat, les ressources en eau et les écosystèmes au Canada. La quantité, la couverture et la durée de la couverture de neige terrestre varient selon la température, les précipitations et les cycles climatiques (p. ex., El Niño), ce qui influence les tendances à long terme. Les renseignements sur ces 3 aspects de la couverture de neige terrestre sont importants afin d’évaluer les changements à long terme du climat au Canada. 

Aperçu des résultats
  • Depuis le début des années 1970, l’étendue de la couverture de neige a considérablement diminué au Canada pendant les mois de mai et de juin.

Projections des émissions de gaz à effet de serre

Pour estimer les futures émissions de GES, le Canada élabore des projections de GES sur une base annuelle, en utilisant les hypothèses les plus récentes des principaux facteurs qui influencent les émissions du Canada. Cet indicateur utilise les plus récentes projections des émissions de GES afin de présenter les progrès prévus vers l'atteinte des cibles de 2030 et de 2035 du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions de 2026 devraient être de :
    • 635 mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2) (16 % sous le niveau de 2005) dans le cadre du scénario « avec mesures »;
    • 636 Mt d’éq. CO2 (16 % sous le niveau de 2005) dans le cadre du scénario « avec mesures supplémentaires ».
  • Les émissions en 2030 devraient être de :
    • 600 Mt d’éq. CO2 (21 % sous le niveau de 2005) selon le scénario « avec mesures »;
    • 546 Mt d’éq. CO2 (28 % sous le niveau de 2005) selon le scénario « avec mesures supplémentaires », incluant les SCFN et les mesures agricoles.
  • Les émissions en 2035 devraient atteindre :
    • 577 Mt d’éq. CO2 (24 % en dessous des niveaux de 2005) dans le scénario « avec mesures »;
    • 513 Mt d’éq. CO2 (32 % en dessous des niveaux de 2005) dans le scénario « avec mesures supplémentaires », incluant les SCFN et les mesures agricoles.

Février 2026

Indicateurs sur l'air

Exposition de la population aux polluants atmosphériques extérieurs

L'exposition aux polluants atmosphériques contribue à des problèmes de santé comme l'asthme, les maladies cardiovasculaires et d’autres maladies ainsi qu’à la mortalité prématurée. Les Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant (NCQAA, les normes) sont des objectifs pour les concentrations de polluants atmosphériques extérieurs axés sur la santé et l'environnement.

Aperçu des résultats
  • Lors de la plus récente période (2020 à 2023), 74 % de la population canadienne vivait dans des régions où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures ou égales aux normes.
    • Ce résultat est identique à celui établi pour la période antérieure (2020 à 2022);
    • Ce résultat est essentiellement dû aux dépassements des normes pour l’ozone troposphérique dans le sud de l’Ontario, ainsi qu’à l'impact généralisé des feux de forêt de 2022 et 2023 qui ont provoqué des dépassements des normes pour les particules fines, particulièrement dans les Prairies et en Colombie-Britannique.

Indicateurs sur l'eau

Réduction des rejets de phosphore dans le lac Winnipeg

Le lac Winnipeg est le sixième plus grand lac d'eau douce du Canada. Son bassin hydrographique s'étend sur 4 provinces et 4 états américains. Les terres du bassin sont principalement utilisées pour l'agriculture et abritent près de 7 millions de personnes.

Aperçu des résultats
  • Les projets achevés en 2025 ont empêché l'entrée d'une quantité estimée de 1 810 kilogrammes de phosphore dans les rivières et les ruisseaux se jetant dans le lac Winnipeg.

Janvier 2026

Indicateurs sur la biodiversité

Changement de statut des espèces sauvages en péril

La biodiversité soutient des processus écologiques vitaux et fournit une large gamme de ressources. Il est important de préserver la biodiversité pour prévenir l’extinction des espèces sauvages et la perte des écosystèmes. Les espèces sauvages sont essentielles à l'intégrité des écosystèmes. Cependant, certaines espèces sont à risque de disparaître du Canada. Les espèces sauvages considérées comme étant en péril font périodiquement l'objet d'une évaluation.

Aperçu des résultats

Le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada a commencé à évaluer les espèces sauvages en péril en 1978. Les espèces sont réévaluées lorsque suffisamment de données sont disponibles pour déterminer si leur statut a changé. Depuis 1978, 542 espèces ont été réévaluées et parmi celles-ci,

  • 84 espèces sauvages (15 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque plus élevé;
  • 112 espèces sauvages (21 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque moins élevé;
  • 346 espèces sauvages (64 %) n'ont pas changé de statut.

Tendances des populations d'espèces en péril

Des populations d’espèces sauvages en santé constituent un élément important de la biodiversité. Au Canada, certaines espèces ont connu un déclin de leur population ou sont naturellement rares et risquent maintenant de disparaître. Des mesures de rétablissement ou de gestion sont mises en place pour protéger les espèces sauvages identifiées comme étant en péril et menacées de disparition. Le rétablissement ou la gestion réussie des espèces en péril peut être un processus à long terme incluant plusieurs mesures pour arrêter ou inverser le déclin et pour améliorer la probabilité que les espèces persistent à l’état sauvage.

Aperçu des résultats

Pour les 170 espèces en péril ayant des objectifs de population et de répartition pour lesquelles des tendances de population et de répartition ont pu être déterminées en mai 2025 :

  • 66 espèces (39 %) montrent des progrès vers leurs objectifs;
  • 25 espèces (15 %) présentent des preuves mitigées par rapport au progrès, c’est-à-dire que certaines données suggèrent une amélioration des tendances mais qu’il existe également des signes de déclin;
  • 79 espèces (46 %) ne montrent aucun progrès vers leurs objectifs.

Indicateurs sur l'air

Qualité de l'air

Les polluants atmosphériques causent des effets néfastes sur la santé et l’environnement. Des problèmes tels que le smog et les pluies acides sont le résultat du rejet de polluants dans l’atmosphère. La majorité de ces polluants provient des activités humaines, tel que la combustion de carburants pour transport, l’électricité, le chauffage et l’industries Les polluants provenant de sources naturelles, comme les feux de forêt, peuvent contribuer tout autant à la mauvaise qualité de l’air lorsqu’ils se produisent. Les indicateurs de la qualité de l’air présentent les concentrations des 5 principaux polluants atmosphériques extérieurs du Canada à savoir: les particules fines (P2,5), l’ozone troposphérique (O3), le dioxyde d’azote (NO2), le dioxyde de soufre (SO2) et les composés organiques volatiles (COV).

Aperçu des résultats

De 2009 à 2023,

  • Les concentrations nationales moyennes de NO2, de SO2 et des COV ont généralement diminué ;
  • Aucun changement significatif n’a été observé des concentrations nationales (moyennes et de pointe) de l’O3 ;
  • Les concentrations nationales (moyennes et de pointe) des P2,5 étaient nettement supérieures aux niveaux de 2009, particulièrement en 2017, 2018 et 2023, qui correspondent à des saisons de feux de forêt intenses.

Décembre 2025

Indicateurs sur la biodiversité

Aménagement et perturbations des forêts

En 2023, les forêts du Canada couvraient une superficie approximative de 3,7 millions de kilomètres carrés (km2), soit environ 40 % de la superficie terrestre canadienne et 9 % des forêts mondiales. Une grande partie de ces forêts se trouve dans la région boréale, où plus de 2,8 millions km2 sont entrecoupés de lacs, de milieux humides et d’autres écosystèmes. Les écosystèmes forestiers du Canada, riches et diversifiés, offrent de nombreux avantages environnementaux, sociaux et culturels, ainsi que des opportunités de développement économique responsable.

Aperçu des résultats

En 2023 :

  • l’approvisionnement durable en bois du Canada s’élevait à environ 210 millions de m3
  • la quantité de bois rond industriel récoltée était près de 115 millions de m3, soit environ 55 % de l’approvisionnement durable en bois.

Novembre 2025

Indicateurs sur l'eau

Charge en phosphore dans le lac Érié

Le lac Érié est le quatrième plus grand lac en superficie et le moins profond des Grands Lacs nord-américains. Situé de part et d’autre de la frontière canado-américaine, le lac Érié couvre une superficie totale de 103 700 kilomètres carrés (km2). Il revêt une grande importance économique et environnementale pour une population de 11 millions qui vit dans son bassin hydrologique, en termes de transport, d’activités récréatives et touristiques et en termes de biodiversité et services écologiques. Le lac Érié est également exposé à la pression exercée par des activités telles que l’agriculture et l’urbanisation. Ces activités entraînent des déversements quotidiens et du ruissellement de polluants comme le phosphore.

Aperçu des résultats
  • En 2024, la charge en phosphore total estimée dans le lac Érié était de 7 536 tonnes, dont 30 % (2 237 tonnes) provenaient du Canada.
  • La charge en phosphore total estimée la plus élevée dans le lac Érié était de 13 536 tonnes en 2019, dont 19 % (2 592 tonnes) provenaient du Canada.
  • Une baisse de la charge totale estimée a été enregistrée en 2023 et 2024 par rapport à celle de 2022 (11 % et 20 % respectivement).
  • Les réductions observées de la charge totale en phosphore en 2023 et 2024 pourraient être attribuables aux faibles débits enregistrés dans l'ensemble du bassin pendant cette période, comparativement aux années précédentes.

Octobre 2025

Indicateurs sur la biodiversité

Intégrité écologique des parcs nationaux

Les écosystèmes sont intègres lorsque leurs éléments, tels que les espèces indigènes et les communautés biologiques, les paysages naturels et leurs fonctions écologiques, sont intacts et sont vraisemblablement maintenus. Annuellement, Parcs Canada résume l'état (bon, passable ou mauvais) et la tendance (en amélioration, stable, en déclin) de l'intégrité écologique des écosystèmes dans les parcs nationaux (comprenant 35 parcs nationaux, 7 réserves de parc national, et 1 parc urbain national) à l'aide d'une série de mesures de surveillance pour suivre la biodiversité et les processus naturels.

Aperçu des résultats
  • En 2024, 119 écosystèmes répartis dans 43 parcs nationaux ont fait l'objet d'une évaluation. De ceux-ci,
    • 65 (55 %) étaient en « bon » état, 33 (28 %) étaient en état « passable » et 21 (18 %) étaient dans un état « mauvais »;
    • 77 (65 %) étaient stables, 17 (15 %) étaient en amélioration et 24 (20 %) étaient en déclin.
  • De façon générale, l'intégrité écologique de 80 % des écosystèmes des parcs était stable ou en amélioration en 2024, ce qui représente une baisse de 10 % par rapport à 90 % en 2016. Toutefois, ce pourcentage est demeuré stable au cours des 2 dernières années.

Indicateurs sur le climat

Émissions et absorptions de gaz à effet de serre terrestres

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) constituent les principaux facteurs des changements climatiques. Les activités liées à l'utilisation des terres (comme la récolte de bois et la conversion des terres) ainsi que les perturbations naturelles (comme les feux de forêt et les infestations d'insectes) entraînent des émissions de GES. Les activités liées à l'utilisation des terres peuvent aussi entraîner des absorptions de GES. Par exemple, lorsque les forêts poussent ou se régénèrent, du carbone est absorbé à partir de l'atmosphère et converti en biomasse par les arbres. Le suivi des tendances d'émissions et d'absorptions de GES terrestres du Canada peut nous aider à comprendre comment les décisions relatives à la gestion des terres peuvent réduire les émissions et augmenter les absorptions au fil du temps.

Aperçu des résultats
  • En 2023,
    • les perturbations naturelles représentaient des émissions nettes d'environ 1 100 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2);
    • les activités humaines représentaient des émissions nettes de 4,6 Mt d'éq. CO2.
  • Entre 1990 et 2001, les estimations de GES terrestres ont montré plus d’absorptions que d’émissions pour toutes les années, à l'exception de 1995 (émissions nettes de 150 Mt d'éq. CO2), 1998 (émissions nettes de 150 Mt d'éq. CO2) et 1999 (émissions nettes de 14 Mt d'éq. CO2).
  • Depuis 2002, les estimations montrent plus d’émissions que d’absorptions, avec des émissions nettes comprises entre 28 Mt d'éq. CO2 et 1 100 Mt d'éq. CO2, principalement dues aux émissions des feux de forêt.

Septembre 2025

Indicateurs sur l'eau

Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème. Les emplacements qui ont subi des dommages importants liés à l'activité humaine ont été nommé « secteurs préoccupants », une désignation établie en vertu de l’Accord Canada-États-Unis relatif à la qualité de l’eau dans Grands Lacs.

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En 2025,
    • 3 des 17 secteurs préoccupants ont été entièrement rétablis et retirés de la liste
    • 1 secteur (la baie Nipigon) a été entièrement restauré, mais il est toujours considéré comme secteur préoccupant en attendant l'approbation finale de son rapport d'achèvement après la consultation publique

Traitement des eaux usées municipales

Chaque jour, des millions de mètres cubes (m3) d’eaux usées sont rejetés dans les égouts municipaux par les foyers, les entreprises, les institutions et les industries. Les eaux usées municipales sont l’une des sources majeures de pollution des eaux de surface au Canada. Avant leur rejet dans l’environnement, les eaux usées doivent être traitées. Un traitement plus efficace des eaux usées permet d’obtenir un effluent (déchet liquide) plus propre et de réduire l’impact sur l’environnement. Les indicateurs présentent le niveau de traitement des eaux usées offert à la population canadienne ainsi que la proportion des systèmes de traitement des eaux usées respectant les normes nationales de qualité des effluents.

Aperçu des résultats
  • Au cours de la période de 2013 à 2023, la proportion de la population desservie par les systèmes municipaux d’assainissement est restée stable à environ 86 %.
  • Depuis 2013, la proportion de la population desservie par chaque catégorie de traitement est restée stable, soit environ 28 %, 43 % et 13 % pour les traitements tertiaires, secondaires et primaires, respectivement;
  • En 2023,
    • 0,8 % de la population était desservie par des systèmes rejetant des eaux usées non traitées.
    • 14,1 % de la population n’était pas desservie par les systèmes municipaux de traitement des eaux usées.

Août 2025

Indicateurs sur l'air

Émissions atmosphériques de substances nocives

Le mercure, le plomb, le cadmium et l’arsenic sont considérés comme des substances toxiques en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Des petites particules de métaux toxiques peuvent parcourir de longues distances dans l'air et être inhalées ou se déposer sur le sol et dans l'eau. Ces particules peuvent ainsi pénétrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus des organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse pour les humains et pour les écosystèmes.

Aperçu des résultats
  • En 2023, les émissions de mercure, de plomb et de cadmium ont diminué respectivement de 91 %, 91 % et 95 %, par rapport aux niveaux de 1990.
  • En 2023, les émissions d’arsenic des installations avaient diminué de 78 % par rapport aux niveaux de 1993

Indicateurs sur l'eau

Rejets de substances nocives dans l'eau

Le rejet de certaines substances dans l'environnement peut nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Certaines substances toxiques rejetés dans l'eau peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse tant pour les humains que pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb, les composés inorganiques du cadmium et les composés inorganiques d’arsenic sont considérés comme toxiques au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999)

Aperçu des résultats
  • Les rejets de mercure, de plomb, de cadmium et d’arsenic dans l'eau provenant des installations étaient respectivement 72 %, 66 %, 59 % et 96 % plus faibles en 2022 qu'en 2003.
  • En 2014, un déversement importantNote de bas de page3  a représenté 92 %, 92 % et 59 % des rejets totaux de mercure, de plomb, de cadmium et d’arsenic, respectivement.
  • 2022 et 2023 sont les années les plus faibles enregistrées pour les rejets de cadmium dans l'eau, tandis que 2022 est l'année la plus faible enregistrée pour les rejets de mercure dans l'eau et 2021 l'année la plus faible enregistrée pour les rejets de plomb et d'arsenic dans l'eau.

Indicateurs sur la biodiversité

Aires conservées au Canada

Les aires conservées préservent la biodiversité, les écosystèmes et les services écosystémiques pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions exercées par les activités humaines. Elles offrent aussi aux gens la possibilité d'entrer en contact avec la nature. Le Canada s'est fixé pour objectif de conserver 25 % de ses terres et 25 % de ses océans d'ici 2025, et 30 % de chacun d'ici 2030.

Aperçu des résultats
  • Vers la fin de 2024, le Canada avait conservé
    • 13,8 % de son territoire terrestre (terres et eaux douces), incluant 12,8 % à travers les aires protégées;
    • 15,5 % de son territoire marin, incluant 11,4 % dans des aires protégées.
  • La superficie terrestre conservée a augmenté de 15 % au cours des 5 dernières années, et de 1,5 % au cours de la dernière année.
  • La superficie marine conservée a augmenté de 25 % au cours des 5 dernières années, et de 17 % au cours de la dernière année.

Juillet 2025

Indicateurs sur le climat

Changements de la température au Canada

La température est un indicateur clé de la réponse du climat face aux émissions de gaz à effet de serre (GES) anthropiques, étant donné que l'augmentation des concentrations de GES entraîne un réchauffement de la couche inférieure de l'atmosphère. Des changements de température peuvent influer sur les cultures agricoles, les forêts, les infrastructures, la santé, la propagation des maladies, la disponibilité de l'eau et la santé des écosystèmes.

Aperçu des résultats
  • Au Canada, la température terrestre moyenne nationale enregistrée en 2024 a été 3,1 degrés Celsius (°C) au-dessus de la valeur de référence pour la période de 1961 à 1990, égalant le record de 2010 comme année la plus chaude depuis 1948.
  • De 1948 à 2024, la tendance indique un réchauffement général moyen de 2,4 °C.
  • Depuis 1997, les températures moyennes annuelles ont été constamment égales ou supérieures à la valeur de référence.

Concentrations des gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) absorbent l’énergie du soleil et emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère terrestre. Sans GES, la température moyenne de la Terre avoisinerait les -18°C, plutôt que la moyenne actuelle de 15°C. L’effet des gaz à effet de serre naturels de la Terre est un des paramètres clés qui rend la planète habitable pour les humains. Les activités humaines, comme la combustion de combustibles fossiles, les pratiques agricoles et l’industrialisation, modifient l’effet de serre naturel de la Terre. 

Aperçu des résultats
  • À l'échelle mondiale, la concentration moyenne annuelle de dioxyde de carbone (CO2) a augmenté de 25 %, passant de 338,9 parties par million (ppm) à 422,8 ppm entre 1980 et 2024.
  • Au Canada, la concentration moyenne annuelle de CO2 a augmenté de 25 %, passant de 339,6 ppm à 426,0 ppm entre 1980 et 2024.
  • En 2024, la concentration moyenne de CO2 au Canada était de 426,0 ppm, contre 422,4 ppm en 2023, soit la plus forte augmentation annuelle depuis 1980. 

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

Les rejets des gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère causent le changement climatique, l'un des problèmes environnementaux les plus importants de notre époque. Ce changement affecte l'environnement, la santé humaine, et l'économie. L'augmentation des concentrations de GES est principalement causée par des activités humaines, comme l'utilisation des combustibles fossiles.

Aperçu des résultats
  • Entre 2005 et 2022, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 24,2 %, passant de 39 300 à 48 824 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • Entre 2005 et 2022, les émissions mondiales par habitant ont augmenté de 2,17 %, passant de 5,98 à 6,11 tonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (t d'éq. CO2).

Juin 2025

Indicateurs sur l'air

Émissions de polluants atmosphériques

La pollution atmosphérique, tels que le smog et les pluies acides, sont le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. Ces polluants peuvent affecter la santé des personnes au Canada, l'environnement, les infrastructures et l'économie. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage, le transport et les activités industrielles.

Aperçu des résultats
  • En 2023, les émissions de 5 des principaux polluants atmosphériques étaient inférieures par rapport à 1990 :
    • SOX 80 % inférieur;
    • NOX 45 % inférieur;
    • COV 38 % inférieur;
    • CO 65 % inférieur; et
    • PM2,5 15 % inférieur.
  • Le niveau des émissions de NH3 était 25 % plus élevé en 2023 qu'en 1990.

Indicateurs sur la biodiversité

Étendue des milieux humides au Canada

Les milieux humides comptent parmi les écosystèmes les plus importants de la planète. Ils fournissent des habitats vitaux pour la faune, filtrent les polluants, offrent une protection contre les inondations et atténuent les sécheresses, absorbent et stockent le carbone et sont des lieux d'importance culturelle pour de nombreuses communautés canadiennes. Les milieux humides sont également l'un des écosystèmes les plus menacés de la Terre.

Aperçu des résultats

Selon les données de 2024,

  • L'écozone des plaines hudsoniennes présentait la plus grande proportion de milieux humides (76 %).
  • Les écozones situées dans l'Arctique ou les régions montagneuses présentaient une faible proportion de milieux humides.
  • La cordillère arctique présentait la plus faible proportion de milieux humides (0,1 %).

Mai 2025

Indicateurs sur la biodiversité

Situation des populations d'oiseaux migrateurs du Canada

Les oiseaux remplissent des fonctions écologiques importantes telles que le contrôle des populations d'insectes et de rongeurs et la dispersion des graines. On peut également les observer et les chasser. L'indicateur rend compte de la proportion d'espèces d'oiseaux énumérées dans la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs dont les populations se situent dans des limites acceptables et donne un aperçu de la situation générale des oiseaux au Canada.

Aperçu des résultats

En 2022, sur les 328 espèces d'oiseaux pour lesquelles les données de suivi étaient adéquates :

  • les populations de 54% d'entre elles se situaient dans les limites de leur objectif;
  • les 2 groupes présentant le pourcentage le plus élevé de populations dans les limites de leur objectif étaient la sauvagine et les oiseaux de milieux humides (73% et 72%, respectivement);
  • seulement 24% des populations d'oiseaux de prairie et 29% des populations d'insectivores aériens se situaient dans des limites acceptables;
  • seulement 2 espèces, soit l’oie de Ross et l’oie des neiges, se situaient au-delà des limites acceptables. Ces 2 espèces font partie à la fois des regroupements de la sauvagine et des oiseaux de l'Arctique.

Tendances des populations d'oiseaux du Canada

Puisque les oiseaux sont sensibles aux changements environnementaux comme la perte d'habitat et la pollution, la santé de leurs populations peut servir d'indicateur de la santé des écosystèmes. Bien que les populations d'oiseaux fluctuent naturellement, des déclins rapides peuvent indiquer la nécessité de prendre des mesures urgentes en matière de conservation.

Aperçu des résultats

De 1970 à 2022, les tendances liées aux groupes d'espèces d'oiseaux ont varié.

  • Les groupes suivants ont connu une augmentation : les populations de sauvagine (de 46 %), d'oiseaux de proie (de 35 %) et d'oiseaux de milieux humides (de 21 %).
  • Les groupes suivants ont connu un déclin : les populations d'oiseaux de prairie (de 67 %), d'oiseaux insectivores (de 43 %), de limicoles (de 42 %), de migrateurs de longue distance (de 29 %) et d'oiseaux de l'Arctique (de 28 %).
  • Les populations d'oiseaux marins et forestiers ont connu des variations faibles (moins de 1 %).

État des principaux stocks de poissons

Les activités humaines dans les océans, y compris la pêche, et les conditions environnementales ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons à l'échelle nationale et mondiale. Afin de maintenir les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur état et d'adapter les mesures de gestion (par exemple: les taux et limites de captures). 

Aperçu des résultats
  • Plusieurs des nouveaux stocks de poissons ajoutés au cours des dernières années, ont un état est incertain.
  • Parmi les 199 principaux stocks évalués en 2023 :
    • 70 stocks (35 %) étaient dans la Zone Saine;
    • 23 stocks (12 %) étaient dans la Zone de Prudence;
    • 31 stocks (16 %) étaient dans la Zone Critique;
    • 75 stocks (38 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Niveaux d’exploitation des principaux stocks de poissons

Les activités humaines dans les océans, y compris la pêche, et les conditions environnementales ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissonsNote de bas de page à l'échelle nationale et mondiale. Afin de maintenir les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur état et d'adapter les mesures de gestion (par exemple: les taux et limites de captures). 

Aperçu des résultats
  • Parmi les 199 principaux stocks évalués en 2023 :
    • 194 stocks (97 %) ont été exploités à des niveaux inférieurs ou égaux aux niveaux d’exploitation de référence ou d’autres niveaux approuvés;
    • 5 stocks (3 %) ont été exploités à des niveaux supérieurs aux niveaux d’exploitation de référence ou d’autres niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2023, le pourcentage de stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation est demeuré faible (en dessous de 5 % des stocks totaux).

Indicateurs sur les déchets et les contaminants

Particules de plastique dans le fulmar boréal

Les plastiques font partie de la vie quotidienne au Canada et à travers le monde. La mauvaise gestion des déchets et leur élimination inadéquate ont entraîné une importante pollution par les plastiques. Au Canada, on estime qu'environ 1 % des déchets de plastique se retrouvent dans l'environnement, ce qui représente environ 40 400 tonnes en 2020.

Aperçu des résultats

Pour les fulmars boréaux échantillonnés à l'île de Sable dans l'Atlantique pour les périodes entre 2001 et 2023 :

  • la proportion de fulmars boréaux avec 0,1 gramme (g) ou plus de plastique dans l'estomac a connu un pic de 85 % pour la période entre 2001 et 2005 et un creux de 52 % pour la période entre 2010 et 2023;
  • la proportion de fulmars boréaux ayant 0,1 à 0,5 g de plastique dans l'estomac est restée relativement stable pour toutes les périodes, oscillant entre 24% et 35%;
  • la proportion de fulmars boréaux ayant de 0,5 à 1,0 g de plastique dans l'estomac est également restée relativement stable pour toutes les périodes, oscillant entre 8 % et 16 %.

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2026-03-26