Indicateurs environnementaux récents

Cette page liste les indicateurs publiés par le programme d'Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. Abonnez-vous à notre mise à jour électronique pour recevoir les derniers indicateurs dans votre boîte de réception ou suivez-nous sur Facebook, LinkedIn ou Twitter. #Indicateurs #Durabilité #EnvCan

Mai 2022

Indicateurs sur le climat

Projections des émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (GES) qui emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère de la Terre. Cette augmentation est principalement causée par les émissions de GES provenant des activités humaines.

Les mesures prises par le Canada pour lutter contre les changements climatiques au pays et à l'étranger sont guidées par l'objectif de l'Accord de Paris de 2015, qui vise à limiter la hausse de la température moyenne mondiale bien en deçà de 2 degrés Celsius par rapport aux niveaux préindustriels, et à poursuivre les efforts pour limiter l'augmentation de la température mondiale à 1,5 degré Celsius. En 2021, le Canada a annoncé une nouvelle cible, l'engageant à réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % à 45 % par rapport aux niveaux de 2005 d'ici 2030. Pour estimer les futures émissions de GES, le Canada élabore des projections de GES sur une base annuelle, en utilisant les hypothèses les plus récentes des principaux facteurs qui influencent les émissions du Canada. Ces indicateurs utilisent la modélisation des émissions de GES pour montrer une trajectoire vers l'atteinte de la cible de 2030 du Canada.

Aperçu des résultats
  • Le Plan de réduction des émissions pour 2030 montre une trajectoire vers l'atteinte de la cible de réduction des émissions du Canada pour 2030 de 40 % à 45 % sous les niveaux de 2005. Il met en évidence le potentiel de réduction des émissions pour tous les secteurs économiques afin de réduire les émissions d'ici 2030 et comprend des mesures concrètes que le gouvernement prendra pour atteindre l'objectif.
  • Le plus récent scénario de référence de 2021 montre que :
    • les émissions sont projetées à 659 mégatonnes d'équivalent dioxyde de carbone (Mt d'éq CO2) en 2030, soit 11 % sous les niveaux de 2005;
    • en incluant la contribution des prélèvements du secteur de l'affectation des terres, du changement d'affectation des terres et de la foresterie (ATCATF), les émissions sont projetées à 648 Mt d'éq CO2, soit 12 % sous les niveaux de 2005.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Aires conservées au Canada

Les aires conservées préservent la biodiversité pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions exercées par les activités humaines. Elles offrent également aux gens la possibilité d'entrer en contact avec la nature. Les aires conservées comprennent les aires protégées et d'autres mesures de conservation efficaces par zone. Les aires protégées comprennent les parcs nationaux / provinciaux / territoriaux, les aires protégées autochtones, les réserves nationales de faune, les refuges d'oiseaux migrateurs et les aires marines protégées. Les autres mesures de conservation efficaces par zone (AMCEZ) sont les aires ne rencontrant pas la définition officielle d'aire protégée mais étant gérées de façon à préserver la biodiversité à long terme. Des exemples d'AMCEZ peuvent inclure : les territoires autochtones, les bassins versants ou les zones de gestion des ressources, et les zones d'accès restreint, telles que celles utilisées par les militaires. Les indicateurs permettent de suivre la quantité et la proportion des aires reconnues comme conservées au Canada.

Aperçu des résultats
  • À la fin de 2021, le Canada avait conservé
    • 13,5 % de son territoire terrestre (terres et eaux douces), incluant 12,6 % dans des aires protégées;
    • 13,9 % de son territoire marin, incluant 9,1 % dans des aires protégées.
  • La superficie terrestre conservée a augmenté de 75 % au cours des 20 dernières années et de 19 % au cours des 5 dernières années.
  • La superficie marine conservée a augmenté de plus de 2 700 % au cours des 20 dernières années et de près de 900 % au cours des 5 dernières années. Cependant, la superficie marine conservée a très peu augmenté en 2020 et 2021.

Avril 2022

Indicateurs sur l'eau

Quantité d'eau dans les cours d'eau canadiens

Le Canada abonde en eau. Cependant, un excès ou un manque d'eau peut entraîner de graves problèmes. Un manque d'eau peut entraver l'irrigation des terres agricoles, voire causer une sécheresse. Un excès d'eau peut entraîner des inondations. Selon la région au Canada, les changements dans la quantité d’eau qui coule dans les cours d’eau peuvent être liés aux changements météorologiques et climatiques ainsi qu’à d’autres facteurs clés. Ces indicateurs fournissent des renseignements sur les débits d’eau dans les cours d’eau du Canada de 2001 à 2019 et par station de suivi en 2019. Les tendances à plus long terme fournissent une évaluation des changements importants dans les débits, y compris les débits très élevés qui peuvent occasionner des inondations, de 1970 à 2019.

Aperçu des résultats
  • De 2001 à 2019,
    • une quantité d'eau normale coulait dans la plupart des cours d'eau au Canada;
    • on a constaté une augmentation du nombre de stations de suivi ayant enregistré une quantité d'eau supérieure à la normale;
    • le pourcentage de stations ayant enregistré une quantité d'eau inférieure à la normale a diminué depuis 2001.

Indicateurs sur le climat

Émissions de gaz à effet de serre des installations d'envergure

Les rejets de gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leurs concentrations dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Ce changement a un impact sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. Cet indicateur fait le suivi des émissions de GES provenant des plus grandes installations émettrices au Canada. L'indicateur complète les indicateurs sur les Émissions de gaz à effet de serre et fournit des informations sur une importante source d'émissions industrielles de GES au Canada.

Aperçu des résultats

En 2020,

  • 273 mégatonnes (Mt) de GES, en équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), ont été émis par 1 704 installations qui ont déclaré leurs émissions au Programme de déclaration des émissions des GES du gouvernement du Canada;
  • les émissions des installations déclarantes constituaient 41 % des émissions totales de GES du Canada.

Émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est un des enjeux environnementaux les plus importants de notre temps. Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (GES) dans l'atmosphère. Cette augmentation est principalement causée par les émissions de GES liées aux activités humaines telles que l'utilisation des combustibles fossiles et l'agriculture. Ce changement du climat a des incidences sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. Ces indicateurs font état des estimations des émissions des gaz à effet de serre du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2020 s'élevaient à 672 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2), soit une diminution de 8,9 % par rapport aux 738 Mt d'éq. CO2 émises en 2019.
  • De 2005 à 2020, les émissions de GES du Canada ont diminué de 9,3 % (69 Mt d'éq. CO2).
  • De 1990 à 2020, les émissions de GES du Canada ont augmenté de 13,1 % (78 Mt d'éq. CO2).

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Niveaux d’exploitation des principaux stocks de poissons 

Les limites de prises de poissons sauvages et d'autres animaux marins sont établies de manière à les protéger pour l'avenir. Cet indicateur indique le nombre des principaux stocks qui sont exploités dans ces limites et ceux qui sont surexploités. D’ici à 2027, le Canada vise à ce que tous les principaux stocks des poissons soient exploités à des niveaux inférieurs ou égal aux taux d’exploitation de référence ou aux autres niveaux approuvés.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 180 principaux stocks évalués en 2020 :
    • 177 stocks (98 %) ont été exploités à des niveaux inférieurs ou égal aux niveau d’exploitation de référence ou d’autres niveaux approuvés;
    • 3 stocks (2 %) ont été exploités à des niveaux supérieurs aux niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2020, le pourcentage de stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation est demeuré faible.

État des principaux stocks de poissons

Les activités humaines dans les océans, y compris la pêche, et les conditions environnementales ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons, à l'échelle nationale et mondiale. Afin de maintenir les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur état et d'adapter les mesures de gestion (par ex.: les taux et limites de captures). Cet indicateur présente l'état (zone saine, zone de prudence, zone critique ou état incertain) des principaux stocks de poissons canadiens comme trouvé dans l'Étude sur la durabilité des pêches.

Aperçu des résultats
  • L'état de plusieurs des nouveaux stocks ajoutés au cours des dernières années est incertain.
  • Parmi les 180 principaux stocks évalués en 2020 :
    • 56 stocks (31 %) étaient dans la zone saine;
    • 23 stocks (13 %) étaient dans la zone de prudence;
    • 23 stocks (13 %) étaient dans la zone critique;
    • 78 stocks (43 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Mars 2022

Indicateurs sur le climat

Couverture de neige

La couverture de neige est un élément important pour le climat, le débit d'eau et les écosystèmes au Canada. Celle-ci varie selon la température, les précipitations et les cycles climatiques (par exemple, El Niño), ce qui influence les tendances à long terme. Les renseignements sur l'étendue et la durée de la couverture de neige sont importants afin d’évaluer les changements à long terme du climat au Canada.

Aperçu des résultats
  • Depuis le début des années 1970, l'étendue de la couverture de neige a diminué de façon significative au Canada au cours des mois de mai et de juin.
  • Chaque année, les écarts de durée de la couverture de neige varie entre les régions du Canada. Pour la saison de neige 2021 :
    • le nombre de jours avec une couverture de neige était supérieur à la moyenne dans la partie nord du Manitoba et de la Saskatchewan ainsi que le long de la côte pacifique;
    • une durée de la couverture de neige inférieure à la moyenne a été observée dans la majeure partie des Maritimes, dans la partie sud du Manitoba, au centre de l’Alberta et le long des côtes au nord-est du Nunavut.

Février 2022

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Gestion de l'aquaculture canadienne

La conformité des aquaculteurs avec les normes environnementales contribue à protéger notre environnement aquatique. L'indicateur présente le taux de conformité des exploitations aquacoles aux règlements de la Loi sur les pêches. Il permet d'établir dans quelle mesure les aquaculteurs respectent les normes de protection de l'environnement afférentes au secteur, lesquelles sont énoncées dans les règlements adoptés en vertu de la Loi sur les pêches.

Aperçu des résultats
  • De 2011 à 2020, plus de 97 % des exploitations aquacoles inspectées n'ont pas entraîné d'accusations.
  • Des 201 exploitations aquacoles inspectées en 2020, 100 % des inspections n'ont pas entraîné d'accusations.

Janvier 2022

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Tendances des populations d'espèces en péril

Des populations d’espèces sauvages en santé constituent des éléments importants de la biodiversité. Au Canada, certaines espèces ont connu un déclin de leur population ou sont naturellement rares et risquent maintenant de disparaître. Les espèces en péril sont des espèces sauvages qui sont à risque et en danger de disparition et qui nécessitent des mesures de rétablissement ou de gestion. Le rétablissement ou la gestion réussie des espèces en péril peut être un processus à long terme dont l’objectif est de stopper ou d’inverser les déclins et d’améliorer la probabilité que les espèces se maintiennent à l’état sauvage. Cet indicateur fournit une évaluation préliminaire pour déterminer si les tendances de la population (le nombre) et de la répartition (la façon dont elle est répartie) des espèces en péril énumérées dans la Loi sur les espèces en péril concordent avec les objectifs de rétablissement ou de gestion.

Aperçu des résultats

Pour les 141 espèces en péril pour lesquelles des tendances de population et de répartition ont pu être déterminées :

  • 58 espèces (41 %) affichent des progrès vers leurs objectifs de population et de répartition
  • 16 espèces (11 %) affichent des preuves mitigées, c’est-à-dire que certains renseignements laissent croire à une amélioration des tendances, mais qu’il existe aussi des signes de déclin
  • 67 espèces (48 %) n’affichent pas de progrès

Changement de statut des espèces sauvages en péril

Les espèces sauvages sont essentielles à l'intégrité des écosystèmes. Cependant, certaines espèces sauvages sont à risque de disparaître du Canada. Les espèces sauvages considérées comme étant en péril font périodiquement l'objet d'une évaluation. Cet indicateur présente les changements de statut des espèces sauvages en péril lorsqu'elles sont réévaluées. Les changements de statut au fil du temps peuvent aider à déterminer si les conditions pour ces espèces sauvages s'améliorent.

Aperçu des résultats

Sur les 514 espèces sauvages qui ont fait l'objet d'une réévaluation depuis 1982 et pour lesquelles suffisamment de données sont disponibles pour déterminer si leur statut a changé :

  • 89 espèces sauvages (17 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque plus élevé;
  • 96 espèces sauvages (19 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque moins élevé;
  • 329 espèces sauvages (64 %) n'ont pas changé de statut.

Indicateurs socio-économiques et environnement

Réacheminement et élimination des déchets solides

Le recyclage et le compostage peuvent aider à diminuer les impacts des déchets solides sur l'environnement. Actuellement, la majorité des déchets collectés aboutit dans des sites d'enfouissement et une petite quantité est incinérée. Cela peut causer des émissions atmosphériques, la perturbation des sols et la pollution de l'eau. L'extraction et le traitement de ressources de remplacement augmentent la pollution. Ces indicateurs font le suivi de la quantité de déchets solides réacheminés et éliminés au Canada.

Aperçu des résultats
  • De 2002 à 2018,
    • la quantité totale de déchets solides générés au Canada a augmenté de 4,8 millions de tonnes (soit 16 %), atteignant 35,6 millions de tonnes;
    • la quantité de déchets réacheminés a augmenté de 3,2 millions de tonnes (soit 48 %), atteignant 9,8 millions de tonnes;
    • la quantité de déchets envoyés dans des sites d'enfouissement ou incinérés a augmenté de 1,7 million de tonnes (soit 7 %), atteignant 25,7 millions de tonnes.
  • En 2018, 28 % des déchets solides générés au Canada ont été réacheminés, tandis que les 72 % restants ont été envoyés pour élimination.

Décembre 2021

Indicateurs sur l'air

Comparaison à l'échelle internationale des émissions de polluants atmosphériques de pays sélectionnés

Les problèmes de pollution atmosphérique tels que le smog et les pluies acides sont le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment le transport, l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage et par diverses activités industrielles. La pollution de l'air peut affecter la santé humaine, l'environnement, les bâtiments, les structures et l'économie. Les émissions canadiennes de 5 polluants atmosphériques majeurs sont comparées à celles des principaux pays émetteurs membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Aperçu des résultats
  • En 2019, les émissions du Canada d'oxydes de soufre (SOX), d'oxydes d'azote (NOX), de composés organiques volatils (COV) et de monoxyde de carbone (CO) variaient de 50 % à 15 % de moins qu'en 2009. Durant cette période, les émissions de particules fines (P2,5) ont augmenté de 21 %.
  • En 2019, pour les 5 principaux polluants atmosphériques, le Canada se classait entre le deuxième et le quatrième plus grand émetteur parmi les pays de l'OCDE.

Indicateurs sur l'eau

Déversements de polluants en milieu marin

Le gouvernement du Canada surveille activement les navires dans les eaux canadiennes afin de prévenir la pollution de nos océans et de nos côtes, étant donné que les déversements importants de polluants en milieu marin (plus précisément, les déversements d’hydrocarbures) peuvent avoir des conséquences environnementales et économiques néfastes à long terme. Le présent indicateur fait état du volume de déversements de polluants en milieu marin détectés par surveillance aérienne.

Aperçu des résultats
  • De 2010 à 2020, le volume total de déversements de polluants en milieu marin détecté chaque année variait entre 1 014 litres et 9 296 litres.
  • En 2021, un volume record de 17 651 litres de déversements de polluants a été observé, dont 95 % dans les zones côtières.
  • Le volume de déversements de polluants en milieu marin était généralement plus élevé dans les zones côtières qu'au large des côtes.
  • Depuis 2010, le volume de déversements de polluants en milieu marin provenant de sources soupçonnées était généralement inférieur à celui de sources inconnues, représentant 39 % du volume total des déversements de polluants en milieu marin détectés.

Charge en phosphore dans le lac Érié

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les plantes. Toutefois, lorsque les concentrations de phosphore sont trop élevées, elles peuvent avoir des effets nocifs sur la santé d'un lac. Les concentrations élevées de phosphore dans le lac Érié entraînent une dégradation de la qualité de l'eau, la prolifération d'algues et des zones à faible teneur en oxygène qui nuisent à la vie aquatique. Les indicateurs permettent de faire état de la quantité de phosphore (ou de la charge en phosphore) qui atteint le lac Érié.

Aperçu des résultats
  • En 2020, la charge en phosphore total estimée dans le lac Érié était de 9 336 tonnes, dont 20 % (1 849 tonnes) provenaient du Canada.
  • La charge en phosphore varie d'une année à l'autre, principalement en fonction des précipitations et de la fonte des neiges, qui influent sur la quantité d'eaux de ruissellement provenant des terres environnantes.

Novembre 2021

Indicateurs sur l'air

Émissions atmosphériques de substances nocives

Les émissions de certaines substances peuvent nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Par exemple, de petites particules de métaux toxiques peuvent parcourir de longues distances dans l'air et être inhalées ou se déposer sur le sol et dans l'eau. Là, elles peuvent pénétrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse pour les humains comme pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques contenant du cadmium sont inscrits à la Liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les indicateurs sur les émissions atmosphériques de mercure, de plomb et de cadmium permettent de suivre les émissions de ces substances dues aux activités humaines.

Aperçu des résultats
  • Les émissions de mercure, de plomb et de cadmium ont diminué de 92 %, 89 % et 95 %, respectivement, entre 1990 et 2019.
  • La diminution des émissions provenait surtout de réductions importantes dans l'industrie de la fonte et de l'affinage des métaux non ferreux.

Indicateurs sur l'eau

Réduction des rejets de phosphore dans le lac Winnipeg

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les végétaux. Une concentration de phosphore trop élevée ou trop faible peut nuire au réseau trophique d'un lac comme on l'observe dans le lac Winnipeg. La réduction de la quantité de phosphore qui pénètre dans le lac Winnipeg contribuera à améliorer la santé du lac. L'indicateur montre dans quelle mesure les projets financés depuis 2010 par les programmes du bassin du lac Winnipeg d'Environnement et Changement climatique Canada ont réduit la quantité de phosphore atteignant le lac Winnipeg. 

Aperçu des résultats
  • Les projets financés par Environnement et Changement climatique Canada et achevés entre 2010 et 2021 ont empêché l'entrée d'une quantité estimée de 270 215 kilogrammes de phosphore dans le lac Winnipeg.
  • Un projet spécifique, la biorestauration d'une lagune municipale ne servant plus à l'épuration des eaux usées, a permis d'éviter que 21 345 kilogrammes de phosphore ne pénètrent dans le lac Winnipeg en 2016.

Octobre 2021

Indicateurs sur l'eau

Utilisation de pesticides et d'engrais chimiques par les ménages

Les ménages utilisent des pesticides et des engrais chimiques pour améliorer l'apparence de leur pelouse et de leur jardin. Ces produits chimiques sont susceptibles de polluer les lacs et les rivières qui peuvent être des sources d'eau potable pour certaines collectivités. Les pesticides chimiques sont également toxiques pour de nombreuses formes de vie et peuvent menacer des espèces utiles comme l'abeille. Les indicateurs présentent, parmi les ménages ayant une pelouse ou un jardin, le pourcentage des ménages utilisant des pesticides et des engrais chimiques.

Aperçu des résultats
  • Entre 1994 et 2019, il y a eu une diminution globale du pourcentage des ménages canadiens qui utilisaient des pesticides et des engrais chimiques pour leur pelouse et leur jardin.
  • Néanmoins, depuis 2013, le pourcentage des ménages utilisant des pesticides est resté stable à 19 % et a légèrement augmenté à 20 % en 2019.
  • De plus, malgré la diminution du pourcentage de ménages utilisant des engrais chimiques de 1994 à 2011, leur utilisation a augmenté depuis 2011 pour atteindre 28 % en 2019.

Qualité des effluents des mines de métaux et des mines de diamants

Les effets des effluents miniers non traités peuvent être très dommageables pour les milieux aquatiques. Le Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants vise à protéger le poisson et son habitat en régissant le déversement des effluents des mines dans les eaux fréquentées par les poissons. L'indicateur résume les résultats des essais observés depuis l'entrée en vigueur du règlement en 2002. En 2018, le règlement a été modifié pour couvrir les mines de diamants, renforcer les limites d'effluents et améliorer la surveillance des effets sur l'environnement.

Aperçu des résultats

Entre 2003 et 2019 :

  • les résultats des essais présentant une létalité aiguë pour les poissons ont varié entre 91,7 % et 99,6 % de conformité aux limites réglementaires;
  • le pourcentage d'exploitations minières respectant les normes réglementaires pour le total des solides en suspension est passé de 92,1 % à 96,7 %;
  • les résultats des essais pour toutes les autres substances nocives et les niveaux de pH ont varié de 97,7 % à 100 % de conformité.

Rejets de substances nocives dans l'eau

Le rejet de certaines substances dans l'environnement peut nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Les métaux toxiques rejetés dans l'eau peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse tant pour les humains que pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques du cadmium sont considérés comme toxiques au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les indicateurs sur les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau permettent de suivre les rejets de ces substances dans l'eau provenant des installations.

Aperçu des résultats
  • Les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau provenant des installations étaient respectivement 72 %, 60 % et 41 % plus faibles en 2019 qu'en 2003.
  • En 2014, un déversement important a représenté 92 %, 92 % et 59 % des rejets totaux de mercure, de plomb et de cadmium, respectivement.

Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème et ses avantages pour les gens. Cet indicateur mesure les progrès vers le rétablissement de secteurs dans les eaux canadiennes et celles partagées avec les États-Unis qui ont été considérablement dégradés.

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En 2020, toutes les utilisations bénéfiques altérées ont été rétablies dans 3 secteurs préoccupants.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Intégrité écologique des parcs nationaux

Selon la Loi sur les parcs nationaux du Canada, « l'intégrité écologique » signifie :

L’état d’un parc jugé caractéristique de la région naturelle dont il fait partie et qui sera vraisemblablement maintenu, notamment les éléments abiotiques, la composition et l’abondance des espèces indigènes et des communautés biologiques ainsi que le rythme des changements et le maintien des processus écologiques.

En d'autres termes, les écosystèmes sont intègres lorsque leurs éléments indigènes, tels que les espèces indigènes et les communautés biologiques, les paysages naturels et ses fonctions, sont intacts et sont vraisemblablement maintenus. L'intégrité écologique des parcs nationaux est évaluée en surveillant les composantes représentatives des principaux écosystèmes des parcs, dont les forêts, les milieux d’eau douce et les milieux humides. Elle constitue une mesure clé de l'état de nos parcs nationaux.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 119 écosystèmes répartis dans les 43 parcs nationaux qui ont fait l'objet d'une évaluation en 2020 :
    • 58 % sont en « bon » état;
    • 24 % sont en état « passable »;
    • 18 % sont dans un état « mauvais ».
  • La plupart des écosystèmes des parcs sont stables (68 %), alors que 14 % sont en amélioration et 18 % sont en déclin.
  • En général, l'intégrité écologique de 82 % des écosystèmes des parcs s'est maintenue ou améliorée.

Changement d’affectation des terres

Les changements dans l’affectation des terres transforment le paysage et peuvent contribuer à la perte de zones naturelles. Cela peut avoir des répercussions sur l’environnement qui entraînent un déclin des populations d’espèces sauvages. La perte de zones naturelles comme les forêts ou les milieux humides peut perturber les services écosystémiques qui soutiennent le bien-être humain, engendrant ainsi une baisse de la qualité de l’air et de l’eau, une augmentation des températures de l’air et de l’eau et un risque accru d’inondation. À mesure que les villes s’étendent, l’expansion urbaine empiète souvent sur les zones environnantes, notamment les terres agricoles, les forêts et d’autres zones naturelles. La perte de terres cultivées au profit de l’étalement urbain peut entraîner des pressions accrues pour transformer des zones naturelles en terres cultivées afin d'accroître la capacité agricole. En suivant les changements dans l’affectation des terres pour les forêts, les terres cultivées et les établissements, il est possible de mesurer les modifications des activités humaines sur ces paysages.

Aperçu des résultats

En examinant les changements d’affectation des terres cultivées, des forêts et des établissements au sud du 60e parallèle nord (la frontière territoriale sud du Yukon, des Territoires du Nord‑Ouest et du Nunavut) de 2010 à 2015 :

  • on observe un changement d’affectation de 3 473 km2 de terres, ce qui représente bien moins de 1 % de la superficie totale;
  • parmi les changements d’affectation des terres observés, une grande proportion (65 % ou 2 258 km2) correspond à la conversion de forêts en terres cultivées;
  • environ 1 215 km2 de terres cultivées et de forêts ont été convertis en établissements.

Durabilité de la récolte de bois d'œuvre

Les forêts couvrent environ 40 % de la superficie des terres du Canada. La récolte de bois d'œuvre occupe une place importante dans l'économie canadienne. Une fois la forêt exploitée, la régénération est nécessaire, soit par des moyens naturels, soit par des moyens artificiels. En 2019, plus de 570 millions de semis d'arbres ont été plantés. Afin que les forêts puissent continuer à fournir ce bois, les récoltes doivent demeurer dans des limites durables. La récolte maximale durable est appelée « approvisionnement durable en bois ». L'indicateur compare le volume de bois d'œuvre récolté à l'approvisionnement durable en bois.

Aperçu des résultats
  • Entre 1990 et 2019, la récolte de bois d'œuvre au Canada représentait entre 48 % et 84 % de l'approvisionnement durable en bois estimé.
  • L'approvisionnement en bois du Canada est demeuré relativement stable entre 1990 et 2009, puis a diminué légèrement depuis. 

Juillet 2021

Indicateurs sur l'air  

Émissions de polluants atmosphériques

La pollution atmosphérique, tels que le smog et les pluies acides, est le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment le transport, l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage et par diverses activités industrielles. Les indicateurs sur les oxydes de soufre (SOX), les oxydes d'azote (NOX), les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO), l'ammoniac (NH3), les particules fines (P2,5), et le carbone noir, un composant des P2,5, rapportent les émissions générées par l'activité humaine.

Aperçu des résultats
  • En 2019, les émissions de 5 principaux polluants atmosphériques (SOX, NOX, COV, CO et P2,5) étaient de 77 % à 8 % inférieures par rapport à 1990.
  • Le niveau des émissions de NH3 était 20 % plus élevé qu'en 1990.

Indicateurs sur le climat

Émissions et absorptions de gaz à effet de serre terrestres

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) constituent les principaux facteurs des changements climatiques. Les activités liées à l'utilisation des terres (comme la récolte de bois et la conversion des terres) ainsi que les perturbations naturelles (comme les feux de forêt et les infestations d'insectes) entraînent des émissions de GES. Les activités liées à l'utilisation des terres peuvent aussi entraîner des absorptions de GES. Par exemple, lorsque les forêts se régénèrent, du carbone est absorbé à partir de l'atmosphère et converti en bois par les arbres. Les décisions relatives à la gestion des terres peuvent contribuer à l'atténuation des changements climatiques en augmentant l'absorption du dioxyde de carbone qui se trouve dans l'atmosphère ou en diminuant les émissions de GES des terres. Cet indicateur fournit les estimations d'émissions et d'absorptions de GES des terres aménagées du Canada.

Aperçu des résultats
  • Entre 1990 et 2019, l'estimation des émissions et des absorptions de GES terrestres ont varié d'absorptions nettes d'environ 96 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2) en 1992 à des émissions nettes d'environ 259 Mt d'éq. CO2 en 2015.
  • En 2019,
    • les perturbations naturelles (comme les feux de forêt et les infestations sévères d'insectes) représentaient des émissions d'environ 157 Mt d'éq. CO2;
    • les activités humaines (comme la récolte de bois et les activités agricoles) représentaient des émissions de 9,9 Mt d'éq. CO2.

Indicateurs sur l'eau

Qualité de l'eau des cours d'eau canadiens

Les écosystèmes aquatiques sains ont besoin d'une eau propre. La qualité de l'eau et la santé des cours d'eau dépendent de la manière dont les gens aménagent et utilisent les sols environnants. Ces indicateurs mesurent la capacité de l'eau des rivières à abriter la faune et la flore.

Aperçu des résultats
  • Pour la période de 2017 à 2019, la qualité de l'eau des rivières canadiennes était cotée de satisfaisante à excellente à 82 % des sites surveillés.
  • L'aménagement des terres par l'agriculture, l'exploitation minière, la foresterie, une forte densité de la population ou une combinaison de ces facteurs (pressions mixtes), tend à avoir un effet négatif sur la qualité de l'eau.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Tendances mondiales des aires conservées

Pour aider à sauvegarder la biodiversité et les services écosystémiques, les pays augmentent les aires qu'ils conservent. Les aires conservées comprennent les aires protégées et d'autres mesures de conservation efficaces par zone. Cet indicateur fournit un aperçu à l'échelle mondiale des aires conservées terrestres et marines.

Aperçu des résultats
  • Depuis mai 2021, à l'échelle mondiale
    • 16,6 % des aires terrestres, y compris les eaux douces, étaient conservées, incluant 15,7 % en aires protégées;
    • 7,7 % des aires marines, y compris les eaux internationales, étaient conservées, presque toutes dans des aires protégées.
  • Les gouvernements du monde entier se sont engagés à conserver 17 % des aires terrestres et 10 % des aires marines d'ici 2020.

Juin 2021

Indicateurs sur le climat

Concentrations des gaz à effet de serre

Les gaz à effet de serre (GES) sont des gaz qui absorbent l’énergie du soleil et emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère terrestre. Sans GES, la température moyenne de la Terre avoisinerait les -18 degrés Celsius, plutôt que la moyenne actuelle de 15 degrés Celsius. L’effet des gaz à effet de serre naturels de la Terre est un des paramètres clés qui rend la planète habitable pour les humains. Les activités humaines, comme la combustion de combustibles fossiles, les pratiques agricoles et l’industrialisation, mettent plus de gaz à effet de serre dans notre atmosphère et modifient l’effet de serre naturel de la Terre. À mesure que les concentrations de gaz à effet de serre augmentent dans l'atmosphère, davantage de chaleur est emprisonnée et les températures atmosphériques augmentent. Les indicateurs présentent les concentrations atmosphériques mesurées à partir de sites au Canada et à l'échelle mondiale pour 2 gaz à effet de serre: le dioxyde de carbone et le méthane.

Aperçu des résultats
  • À l'échelle mondiale, les concentrations annuelles moyennes de dioxyde de carbone (CO2) ont augmenté de 22 %, passant de 338,9 parties par million (ppm) à 412,4 ppm entre 1980 et 2020.
  • De 1976 à 2020, la concentration moyenne annuelle de CO2 a augmenté de 24 %, passant de 333,4 à 415,0 parties par million (ppm).
  • En 2020, la concentration moyenne de CO2 au Canada était de 415,0 ppm, contre 412,3 ppm en 2019.
  • Les changements annuels des concentrations de CO2 observés au Canada sont semblables aux changements observés à l’échelle mondiale.

Publications passées

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement élabore une vaste gamme d'indicateurs environnementaux et produit régulièrement des rapports sur ces derniers. Ces indicateurs servent à faire en sorte que les Canadiens soient informés des plus récentes situations et tendances concernant les préoccupations environnementales et à suivre les progrès réalisés à l'égard de la Stratégie fédérale de développement durable. La liste des indicateurs publiés précédemment est présentée ci-dessous.

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