Indicateurs environnementaux récents

Cette page liste les indicateurs publiés par le programme d'Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. Abonnez-vous à notre mise à jour électronique pour recevoir les derniers indicateurs dans votre boîte de réception ou suivez-nous sur Facebook, LinkedIn ou Twitter. #Indicateurs #Durabilité #EnvCan

Octobre 2019

Indicateurs sur l'air

Comparaison à l'échelle internationale des émissions de polluants atmosphériques de pays sélectionnés

Les problèmes de pollution atmosphérique tels que le smog et les pluies acides sont le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. Les émissions canadiennes de 5 polluants atmosphériques majeurs sont comparées à celles des principaux pays émetteurs membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Aperçu des résultats

En 2017, le Canada :

  • a connu une baisse de 50 % des émissions d'oxydes de soufre (SOX) par rapport aux niveaux de 2007;
  • était le quatrième principal émetteur de SOX parmi les pays membres de l'OCDE;
  • avait le quatrième ratio le plus élevé d'émissions de SOX par unité de produit intérieur brut parmi les 10 principaux pays émetteurs membres de l'OCDE.

Indicateurs sur l'eau

Utilisation de pesticides et d'engrais chimiques par les ménages  

Les ménages utilisent des pesticides et des engrais pour améliorer l'apparence de leur pelouse et de leur jardin. Les pesticides et engrais chimiques polluent les lacs et les rivières qui sont des sources d'eau potable pour certaines collectivités. Les pesticides chimiques sont également toxiques pour de nombreuses formes de vie et peuvent menacer des espèces utiles comme l'abeille. Les indicateurs présentent le pourcentage des ménages utilisant des pesticides et des engrais chimiques.

Aperçu des résultats
  • Entre 1994 et 2017, le pourcentage des ménages canadiens qui utilisaient des pesticides et des engrais chimiques pour leur pelouse et leur jardin a diminué.
  • Depuis 2013, le pourcentage des ménages utilisant des pesticides est resté stable à un niveau de 19 %.
  • Alors que le pourcentage des ménages utilisant des engrais a augmenté entre 2011 et 2015, il a diminué en 2017.

Août 2019

Indicateurs sur l'eau

Qualité des effluents des mines de métaux

Les effets des effluents miniers non traités peuvent être très dommageables pour les milieux aquatiques. Le Règlement sur les effluents des mines de métaux vise à protéger le poisson et son habitat en régissant le déversement des effluents des mines de métaux dans les eaux fréquentées par les poissons. L'indicateur résume les résultats des essais observés depuis l'entrée en vigueur du règlement.

Aperçu des résultats

Entre 2003 et 2017 :

  • les résultats des essais présentant une létalité aiguë pour les poissons ont été variables et ont atteint 98,6% en 2017;
  • le pourcentage d'exploitations minières respectant les normes réglementaires pour le total des solides en suspension est passé de 92,1 % à 98 %;
  • les résultats des essais pour toutes les autres substances nocives et les niveaux de pH ont varié de 98,3 % à 100% de conformité.

Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème et ses avantages pour les gens. Cet indicateur mesure les progrès vers le rétablissement de secteurs qui ont été considérablement dégradés.

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En 2019, toutes les utilisations bénéfiques altérées ont été rétablies dans 4 secteurs préoccupants.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Tendances mondiales des aires protégées

Pour préserver la biodiversité et les services écosystémiques, les pays augmentent les aires qu'ils protègent. Cet indicateur fournit un aperçu à l'échelle mondiale des aires protégées terrestres et marines.   

Aperçu des résultats
  • La mise à jour de juin 2019 du rapport de Protected Planet montrait que, à l'échelle mondiale,
    • 15 % des aires terrestres, y compris les eaux douces, étaient protégées, soit une hausse par rapport à 8,2 % en 1990;
    • 7,6 % des aires marines, y compris les eaux internationales, étaient protégées, soit une hausse par rapport à 0,4 % en 1990.
  •  Les gouvernements du monde entier se sont engagés à conserver 17 % des aires terrestres et 10 % des aires marines d'ici 2020.

Juillet 2019

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Intégrité écologique des parcs nationaux

Les écosystèmes sont intègres lorsque leurs espèces indigènes, leurs paysages et leurs fonctions sont intacts. L'intégrité écologique des parcs nationaux est évaluée en surveillant les composantes représentatives des principaux écosystèmes des parcs, dont les forêts, les eaux douces et les milieux humides. Elle constitue une mesure clé de l'état de nos parcs nationaux.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 119 écosystèmes répartis dans les 43 parcs nationaux qui ont fait l'objet d'une évaluation : 
    • 60 % sont en « bon » état;
    • 24 % sont en état « passable »;
    • 16 % sont dans un « mauvais » état.
  • En 2018, l'intégrité écologique de 82 % des écosystèmes des parcs s'est maintenue ou améliorée.
  • La plupart des écosystèmes des parcs sont stables (72 sur 119, soit 61 %), 26 présentent une amélioration, et 21 présentent un déclin.

Durabilité de la récolte de bois d'œuvre

Les forêts couvrent environ 38 % de la superficie des terres du Canada. La récolte de bois d'œuvre occupe une place importante dans l'économie canadienne. Afin que les forêts puissent continuer à fournir ce bois, les récoltes doivent demeurer dans des limites durables. La récolte maximale durable est appelée « approvisionnement en bois ». L'indicateur compare le volume de bois d'œuvre récolté à l'approvisionnement en bois.

Aperçu des résultats
  • Entre 1990 et 2017, la récolte de bois d'œuvre au Canada représentait entre 48 % et 84 % de l'approvisionnement en bois estimé.
  • L'approvisionnement en bois du Canada est demeuré relativement stable entre 1990 et 2009, puis a diminué légèrement depuis.

Juin 2019

Indicateurs sur l'air

Émissions de polluants atmosphériques

Le carbone noir est une composante des P2,5 et est produit par la combustion incomplète de combustibles fossiles et de biomasse. Il s'agit d'un polluant de courte durée lié au réchauffement climatique ayant des effets nuisibles sur la santé humaine. La réduction des émissions de carbone noir a des bénéfices locaux et quasi immédiats en termes de climat et de qualité de l'air.

Aperçu des résultats
  • Les émissions de carbone noir étaient de 36 kt en 2017.
  • En 2017, 3 secteurs généraient 86 % des émissions de carbone noir à l'échelle nationale :
    • la combustion de bois de chauffage;
    • le transport (routier, ferroviaire, aérien et maritime); et
    • les véhicules hors route et l'équipement mobile.

Mai 2019

Indicateurs sur l'air

Émissions de polluants atmosphériques

La pollution atmosphérique, telle que le smog et les pluies acides, est le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment le transport, l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage et par diverses activités industrielles. Les indicateurs des oxydes de soufre (SOX), oxydes d'azote (NOX), composés organiques volatils (COV), monoxyde de carbone (CO), particules fines (P2,5) et d'ammoniac (NH3) rapportent les émissions générées par l'activité humaine.

Aperçu des résultats
  • En 2017, les émissions de 5 principaux polluants atmosphériques SOX, NOX, COV, CO et P2,5 étaient de 69 % à 15 % inférieures par rapport à 1990
  • Le niveau des émissions de NH3 était 19 % plus élevé qu'en 1990

Émissions atmosphériques de substances nocives

Les émissions de certaines substances peuvent nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Par exemple, de petites particules de métaux toxiques peuvent parcourir de longues distances dans l'air et être inhalées ou se déposer sur le sol et dans l'eau. Là, elles peuvent pénétrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse pour les humains comme pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques contenant du cadmium sont inscrits à la Liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les indicateurs sur les émissions atmosphériques de mercure, de plomb et de cadmium permettent de suivre les émissions anthropiques de ces substances.

Aperçu des résultats
  • En 2017, les émissions de mercure, de plomb et de cadmium avaient diminué d'environ 90 % par rapport à 1990.
  • La diminution des émissions provenait surtout de réductions importantes dans l'industrie de la fonte et de l'affinage de métaux non ferreux.
  • Depuis 2011, les émissions de mercure, de plomb et de cadmium n'ont pas beaucoup changé.

Indicateurs sur l'eau

Rejets de substances nocives dans l'eau

Le rejet de certaines substances dans l'environnement peut nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Les métaux toxiques rejetés dans l'eau peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse tant pour les humains que pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques du cadmium sont considérés comme toxiques au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les indicateurs sur les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau permettent de suivre les rejets de ces substances dans l'eau provenant des installations.

Aperçu des résultats
  • Les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau étaient respectivement 68 %, 62 % et 45 % plus faibles en 2017 qu'en 2003.
  • En 2014, un déversement important a représenté 92 %, 92 % et 59 % des rejets totaux de mercure, de plomb et de cadmium, respectivement.

Qualité des effluents des usines de pâtes et papiers

Le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers régit le rejet de substances nocives des usines de pâtes et papiers dans les eaux où vivent des poissons. Cet indicateur fait état des résultats qui ont été obtenus depuis le milieu des années 1980 en application du règlement.

Aperçu des résultats

De 1985 à 2017, la qualité des effluents des usines de pâtes et papiers rejetés directement dans l'environnement s'est améliorée.

  • Les tests effectués pour déterminer la toxicité ont satisfait aux normes réglementaires 25 % du temps en 1985 et 97,5 % du temps en 2017.
  • En 1985, les tests effectués pour déterminer la demande biochimique en oxygène moyenne et les matières en suspension ont satisfait aux normes réglementaires respectivement 68 % et 60 % du temps. Les 2 tests ont satisfait aux normes 99,9 % du temps en 2017.

Indicateurs sur le climat

Changements de la température au Canada

Les changements dans les variables climatiques comme la température, les précipitations et l'humidité se répercutent sur un large éventail de processus naturels et d'activités humaines. Par exemple, des changements de température peuvent influer sur les cultures agricoles, les forêts, les infrastructures, la propagation des maladies, la disponibilité de l'eau et la santé des écosystèmes et la stabilité de notre infrastructure. La température est également un indicateur clé de la réponse du climat face aux émissions de gaz à effet de serre (GES) anthropiques, étant donné que l’augmentation des concentrations de GES entraîne un réchauffement de la couche inférieure de l’atmosphère.

Aperçu des résultats
  • Au Canada, la température terrestre moyenne nationale enregistrée en 2018 a été 0,5 °C au-dessus de la valeur de référence pour la période 1961-1990.
  • De 1948 à 2018, on constate une tendance vers un écart des températures moyennes annuelles par rapport à la valeur de référence, indiquant un réchauffement général moyen de 1,7 °C pour la période.
  • Depuis 1993, les températures moyennes annuelles ont été constamment égales ou supérieures à la valeur de référence.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Aires conservées au Canada

Une gestion adéquate des aires conservées aide à préserver les espèces et leur habitat pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions directement issues du développement humain. Ces indicateurs font état des proportions du territoire canadien conservé au moyen d'aires protégées et d'autres mesures de conservation.

Aperçu des résultats
  • À la fin de 2018 :
    • 11,2 % du territoire terrestre (terres et eaux douces) du Canada était conservé, dont 10,9 % dans des zones protégées;
    • 7,9 % du territoire marin était conservé, incluant 3,1 % dans des aires protégées;
  • La superficie terrestre conservée a augmenté de 66 % au cours des 20 dernières années et de 6 % au cours des 5 dernières années.
  • La superficie marine conservée a augmenté de plus de 16 fois depuis 20 ans et de plus de 5 fois depuis 5 ans.

Capacité d’habitat faunique des terres agricoles

La capacité d'habitat faunique correspond à l'étendue et à la qualité d'un habitat qui peut soutenir une diversité d'espèces. Lorsque nous convertissons la nature sauvage en terres agricoles, nous perdons une partie de la capacité d'habitat faunique. Cependant, nous pouvons gérer les terres agricoles afin de regagner une partie de cette capacité. Les terres agricoles comprennent non seulement les champs destinés à la production alimentaire, mais aussi d'autres types de couverture terrestre. Les zones boisées, les milieux humides, les zones riveraines et les pâturages naturels sur les terres agricoles sont des habitats importants pour les espèces sauvages. L'indicateur montre dans quelle mesure l'habitat est maintenu tout en produisant la nourriture dont nous avons besoin.

Aperçu des résultats

En 2017 :

  • Dans l'Ouest canadien, la capacité d'habitat faunique est généralement plus élevée en Colombie-Britannique que dans les Prairies, à l'exception de la vallée du Fraser.
  • Dans l'Est canadien, le sud-ouest de l'Ontario et la grande région de Montréal ont la plus faible capacité d'habitat faunique.

Avril 2019

Indicateurs sur le climat

Émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est un des enjeux environnementaux les plus importants de notre temps. Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Cette augmentation est principalement causée par les activités humaines telles que l'utilisation des combustibles fossiles et l'agriculture. Ces indicateurs font état des estimations des émissions et des absorptions des gaz à effet de serre du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2017 s'élevaient à 716 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • La baisse des émissions depuis 2005 est principalement due à la réduction des émissions des secteurs de la production d'électricité.

Émissions de gaz à effet de serre des installations d'envergure

Les rejets de gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Ce changement a un impact sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. L'indicateur fait le suivi des émissions de GES et fourni de l'information sur les émissions provenant des plus grandes installations émettrices au Canada.

Aperçu des résultats
  • En 2017, 292 mégatonnes (Mt) de GES, en équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), ont été émis par 1 622 installations rapportant au Programme de déclaration des émissions des GES.
  • Les émissions des installations constituaient 41 % des émissions totales de GES du Canada.

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

Les rejets des gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Les gaz à effet de serre restent dans l'atmosphère pendant des périodes allant de quelques années à plusieurs milliers d'années. Pour cette raison, leurs effets sont mondiaux, peu importe leur point d'émission. Cet indicateur met en évidence les émissions de gaz à effet de serre (GES) causées par l'activité humaine dans le monde entier.

Aperçu des résultats
  • Entre 2005 et 2014, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 19,5 %, passant de 38 273 à 45 741 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • En 2014, le principal pays émetteur était la Chine avec 11 912 Mt d'éq. CO2, soit 26,0 % des émissions mondiales de GES. Depuis 2005, les émissions de la Chine ont augmenté de 63,9 %.
  • En 2014, les émissions du Canada ont atteint 745 Mt d'éq. CO2, soit 1,6 % des émissions mondiales de GES.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Pratiques de pêche durables

Les limites de captures de poissons sauvages et d'autres animaux marins sont établies de manière à les protéger pour l'avenir. Cet indicateur fait état de la proportion des principaux stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 179 principaux stocks évalués en 2017 :
    • 171 stocks (96 %) ont été récoltés à des niveaux considérés durables;
    • 8 stocks (4 %) ont été récoltés à des niveaux au-dessus des niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2017, le pourcentage de stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation est toujours resté faible.

État des principaux stocks de poissons

Les conditions environnementales et les activités humaines dans les océans ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons, à l'échelle nationale et mondiale. Afin de protéger les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur condition et d'adapter la gestion, incluant les limites de captures, en conséquence. L'indicateur présente l'état des principaux stocks de poissons canadiens.

Aperçu des résultats
  • L'état de bon nombre des nouveaux stocks ajoutés au cours des dernières années est incertain, ce qui contribue à une augmentation du nombre de stocks dont l'état est incertain.
  • Parmi les 179 principaux stocks de poissons évalués en 2017 :
    • 63 stocks (35 %) étaient dans la zone saine;
    • 25 stocks (14 %) étaient dans la zone de prudence;
    • 18 stocks (10 %) étaient dans la zone critique;
    • 73 stocks (41 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Gestion de l'aquaculture canadienne

La conformité des aquaculteurs avec les normes environnementales contribue à protéger notre environnement aquatique. L'indicateur présente le taux de conformité des aquaculteurs aux règlements de la Loi sur les pêches. Il permet d'établir dans quelle mesure les aquaculteurs respectent les normes de protection de l'environnement afférentes au secteur, lesquelles sont énoncées dans les règlements adoptés en vertu de la Loi sur les pêches.

Aperçu des résultats
  • De 2011 à 2017, plus de 96 % des inspections d'exploitations aquacoles n'ont pas entraîné d'accusations. De 2015 à 2017, 100 % des inspections n'ont pas donné lieu à des accusations.
  • De 2013 à 2017, entre 85 et 89 % des inspections n'ont relevé aucune infraction, des taux plus élevés par rapport au taux de 41 % en 2011 et à celui de 69 % en 2012.

Février 2019

Indicateurs sur le climat

Glace de mer au Canada

La glace de mer occupe une place importante dans le paysage des eaux du Nord canadien. Elle est constituée de glace qui s'accumule et fond chaque année (c'est-à-dire, de première année) et de glace qui reste présente à longueur d'année (c'est-à-dire, pluriannuelle). La quantité et le type de glace de mer présente, notamment la superficie minimale totale qu'elle couvre durant l'été, ont un impact sur l'activité humaine et l'habitat biologique.

Aperçu des résultats
  • En 2018, la superficie moyenne de glace de mer dans les eaux du Nord canadien était de 1,23 million de kilomètres carrés (km2), ce qui correspond à 32,8 % de la superficie totale de ces eaux.
  • Au cours des 5 dernières décennies, on a relevé une baisse de la superficie couverte par la glace de mer dans les eaux du Nord canadien.
  • Entre 1968 et 2018, la superficie de la glace de mer dans les eaux du Nord canadien, mesurée pendant la saison estivale, a baissé à un taux de 7,0 % par décennie.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Tendances des populations d'espèces en péril

Certaines espèces sauvages du Canada sont menacées de disparition. Pour plusieurs de ces espèces, les objectifs en matière de population sont énoncés dans un document de rétablissement. Cet indicateur présente les premiers signes de progrès et fournit une évaluation préliminaire de l'efficacité des activités de rétablissement, tout en reconnaissant que le rétablissement peut prendre de nombreuses années.

Aperçu des résultats

Les tendances des populations d'espèces en péril sont-elles conformes aux objectifs? Pour les 126 espèces pour lesquelles des tendances de population ont pu être déterminées :

  • 52 espèces (41 %) affichent des progrès vers leurs objectifs de population;
  • 59 espèces (47 %) n'affichent pas de progrès;
  • 15 espèces (12 %) affichent des preuves mitigées, c’est-à-dire que certaines informations suggèrent des signes d’amélioration, mais il y a aussi des signes de déclin.

Changement de statut des espèces sauvages en péril

Les espèces sauvages sont essentielles à l'intégrité des écosystèmes. Cependant, certaines espèces sauvages sont à risque de disparaître du Canada. Les espèces sauvages considérées comme étant en péril font périodiquement l'objet d'une évaluation. Les changements de statut au fil du temps peuvent aider à déterminer si les conditions pour ces espèces sauvages s'améliorent.

Aperçu des résultats

Sur les 479 espèces sauvages qui ont fait l’objet d’une réévaluation et pour lesquelles suffisamment de données sont disponibles pour déterminer si leur statut a changé :

  • 81 espèces sauvages (17 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque plus élevé;
  • 86 espèces sauvages (18 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque moins élevé;
  • 312 espèces sauvages (65 %) n'ont pas changé de statut.

Janvier 2019

Indicateurs sur l'eau

Qualité de l'eau des cours d'eau canadiens

Les écosystèmes aquatiques sains ont besoin d'une eau propre. La qualité de l'eau et la santé des cours d'eau dépendent de la manière dont les gens aménagent et utilisent les sols environnants.

Aperçu des résultats
  • Pour la période de 2015 à 2017, la qualité de l'eau des rivières canadiennes était satisfaisante à excellente à 83 % des sites faisant l’objet d’une surveillance.
  • La qualité de l'eau tend à être moins bonne aux endroits où il y a de l'agriculture, de l'exploitation minière, une forte densité de population ou une combinaison de ces facteurs (pressions mixtes).

Sulfonate de perfluorooctane dans les poissons et l'eau

Le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) a été utilisé dans l’industrie du placage de métal et comme produits antisalissants et ignifuges. Il est préoccupant sur le plan écologique en raison de sa présence générale, de sa bioaccumulation, de sa persistance et de sa toxicité chez les animaux. Ces indicateurs déterminent si les concentrations de SPFO dans les tissus des poissons et dans l'eau dépassent celles définies dans les Recommandations fédérales pour la qualité de l'environnement.

Aperçu des résultats

Entre 2015 et 2017, des échantillonnages sur des poissons ont été effectués dans 9 régions de drainage au Canada.

  • L'analyse a permis de conclure que la concentration de SPFO était inférieure à celle définie dans les recommandations relatives à la santé des poissons pour tous les poissons dans toutes les régions de drainage ayant fait l'objet d'un échantillonnage.
  • Quatre (4) des 9 régions de drainage échantillonnées avaient des échantillons possédant des concentrations de SPFO qui dépassaient les recommandations relatives au régime alimentaire de la faune.

Indicateurs sur le climat

Progrès vers la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Canada

Les gaz à effet de serre (GES) emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère de la Terre, comme le verre d'une serre garde l'air chaud à l'intérieur. L'activité humaine accroît la quantité de GES présente dans l'atmosphère. Ainsi, quand une plus grande quantité de chaleur est emprisonnée, la température de la planète augmente. Aux termes de l'Accord de Paris, le Canada s'est engagé à réduire d'ici 2030 ses émissions de GES de 30 % comparativement aux niveaux de 2005. Cet indicateur permet d'assurer le suivi des progrès du Canada en vue de la réalisation de son objectif.

Aperçu des résultats
  • Dans le deuxième rapport biennal publié au début de 2016, les émissions de GES en 2030 étaient projetées à 815 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • Environnement et Changement climatique Canada publie des mises à jour annuelles des projections. Plus récemment, en décembre 2018, les projections ont été révisées et 2 scénarios ont été élaborés :
    • d'après le scénario de référence, les émissions sont projetées à 701 Mt d'éq. CO2 en 2030, soit 4 % sous les niveaux de 2005. Le scénario de référence de 2018 comprend les mesures prises par les gouvernements, les consommateurs et les entreprises mises en œuvre en septembre 2018.
    • d'après le scénario avec mesures supplémentaires et en incluant la contribution du secteur de l'Affectation des terres, des changements d'affectation des terres et de la foresterie (ATCATF), les émissions sont projetées à 592 Mt d'éq. CO2, soit 19 % sous les niveaux de 2005. Le scénario tient compte des politiques et mesures supplémentaires en cours d'élaboration ou qui ne sont pas encore entièrement mises en œuvre.

Publications passées

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement élabore une vaste gamme d'indicateurs environnementaux et produit régulièrement des rapports sur ces derniers. Ces indicateurs servent à faire en sorte que les Canadiens soient informés des plus récentes situations et tendances concernant les préoccupations environnementales et à suivre les progrès réalisés à l'égard de la Stratégie fédérale de développement durable. La liste des indicateurs publiés précédemment est présentée ci-dessous.

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