Indicateurs environnementaux récents

Cette page liste les indicateurs publiés par le programme d'Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. Abonnez-vous à notre mise à jour électronique pour recevoir les derniers indicateurs dans votre boîte de réception ou suivez-nous sur Facebook, LinkedIn ou Twitter. #Indicateurs #Durabilité #EnvCan

Septembre 2020

Indicateurs sur l'eau

Concentrations de phosphore dans les eaux au large des côtes des Grands Lacs

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les plantes. Des concentrations trop élevées ou trop faibles peuvent avoir des effets néfastes sur le réseau trophique des lacs. Par exemple, des concentrations de phosphore trop élevées peuvent entraîner la dégradation de la qualité de l'eau et contribuer à la prolifération d'algues et de zones à faible teneur en oxygène, et toutes ces conditions nuisent à la vie aquatique. Inversement, lorsqu'elles sont trop faibles, elles peuvent réduire la productivité des lacs. Les concentrations de phosphore ne sont qu'un aspect de la santé des eaux au large des côtes des Grands Lacs.

Aperçu des résultats 

En 2019, les concentrations de phosphore étaient :

  • trop élevées dans les eaux au large des côtes du lac Érié, d'où un état mauvais;
  • trop faibles dans les eaux au large des côtes du lac Ontario, du lac Huron et de la baie Georgienne, d'où un état passable;
  • au niveau où elles devaient l'être dans les eaux au large des côtes du lac Supérieur, d'où un état bon.

Indicateurs socio-économiques

Exposition humaine à des substances nocives

Les substances chimiques sont présentes dans l'air, le sol, l'eau, les produits et les aliments. Les humains sont exposés aux substances chimiques par de nombreuses manières, notamment par l'inhalation, l'ingestion, et le contact avec la peau. Ces indicateurs présentent les concentrations moyennes de certaines substances chimiques environnementales dans la population canadienne.

Aperçu des résultats 

Une décennie de biosurveillance nationale réalisée dans le cadre de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé entre 2007 et 2017 (cycles 1 à 5) a montré que, chez les Canadiens, les concentrations moyennes de :

  • bisphénol A (BPA), plomb et cadmium ont généralement diminué;
  • mercure est resté stable.

Août 2020

Indicateurs sur l'eau

Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème et ses avantages pour les gens. Cet indicateur mesure les progrès vers le rétablissement de secteurs dans les eaux canadiennes et celles partagées avec les États-Unis qui ont été considérablement dégradés.

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En 2020, toutes les utilisations bénéfiques altérées ont été rétablies dans 3 secteurs préoccupants.

Juillet 2020

Indicateurs sur l'air

Exposition de la population aux polluants atmosphériques extérieurs

L'inhalation quotidienne de polluants atmosphériques peut contribuer à des problèmes de santé comme l'asthme et les maladies cardiovasculaires. Dans l'ensemble, les Canadiens jouissent d'une bonne qualité de l'air extérieur. Cet indicateur permet de suivre le pourcentage de la population dans des régions où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures aux Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant pour 2020.

Aperçu des résultats
  • Au cours des périodes allant de 2005 à 2007 et de 2014 à 2016, le pourcentage de Canadiens qui vivant dans des régions où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures aux Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant pour 2020 a augmenté de 60 % à 77 %.
  • Ce pourcentage est demeuré relativement stable, se situait entre 60 % et 67 %, jusqu'à la période de 2013 à 2015. Il est ensuite passé à 70 % entre 2013 et 2015; puis, il a atteint 77 %, au cours de la dernière période. Cette augmentation peut être attribuée à l'amélioration de la qualité de l'air dans les grandes régions urbaines de l'Alberta et du Québec.

Indicateurs sur l'eau

Avis concernant la qualité de l'eau potable

Les avis concernant la qualité de l'eau potable sont des messages qui visent à protéger la santé publique contre les risques réels ou potentiels pour la santé liés à l'eau potable. Ces indicateurs fournissent un aperçu à long terme des raisons pour lesquelles les avis d'ébullition d'eau sont émis. Ils montrent également la relation entre la taille des collectivités et la fréquence des avis d'ébullition d'eau.

Aperçu des résultats
  • En 2019,
    • 2 % des avis d'ébullition d'eau ont été émis en raison de la détection d'Escherichia coli (E. coli);
    • 11 % ont été émis dû à d'autres paramètres microbiologiques de la qualité de l'eau;
    • les 87 % restants ont été émis en raison de problèmes liés à l'équipement ou aux procédés.
  • Entre 2010 et 2019, le pourcentage d'avis d'ébullition d'eau émis par mesure de précaution en raison d'E. coli et d'autres paramètres microbiologiques a diminué.

Qualité des effluents des usines de pâtes et papiers

Le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers régit le rejet de substances nocives des usines de pâtes et papiers dans les eaux où vivent des poissons. Cet indicateur fait état des résultats qui ont été obtenus depuis le milieu des années 1980 en application du règlement.

Aperçu des résultats

De 1985 à 2018, la qualité des effluents des usines de pâtes et papiers rejetés directement dans l'environnement s'est améliorée.

  • Les tests effectués pour déterminer la toxicité ont satisfait aux normes réglementaires 25 % du temps en 1985 et 98,3 % du temps en 2018.
  • En 1985, les tests effectués pour déterminer la demande biochimique en oxygène moyenne et les matières en suspension ont satisfait aux normes réglementaires respectivement 68 % et 60 % du temps. Les 2 tests ont satisfait aux normes 99,9 % du temps en 2018.

Bisphénol A dans l'eau et les sédiments

Le bisphénol A (BPA) est une substance synthétique utilisée dans les résines époxydes et pour la fabrication de plastiques durs et transparents. Il peut entrer dans l'environnement par le biais des eaux usées industrielles et municipales, des résidus de nettoyage et du lixiviat généré par les sites d'enfouissement. Le BPA suscite des inquiétudes sur le plan de la santé et de l'environnement pour les êtres humains et les organismes aquatiques et terrestres car il peut avoir des effets néfastes sur la reproduction, la croissance et le développement. Ces indicateurs évaluent les concentrations de BPA dans les eaux de surface et les sédiments par rapport aux Recommandations fédérales pour la qualité de l'environnement.

Aperçu des résultats

De 2008 à 2018,

  • un (1) des 1 931 échantillons d'eau de surface analysés dans 10 régions de drainage présentait une concentration supérieure aux recommandations;
  • le seul échantillon présentant une concentration supérieure aux recommandations a été prélevé dans la région de drainage des Grands Lacs.

Indicateurs sur le climat

Changements de la température au Canada

Les changements dans les variables climatiques comme la température, les précipitations et l'humidité se répercutent sur un large éventail de processus naturels et d'activités humaines. Par exemple, des changements de température peuvent influer sur les cultures agricoles, les forêts, les infrastructures, la propagation des maladies, la disponibilité de l'eau et la santé des écosystèmes. La température est également un indicateur clé de la réponse du climat face aux émissions de gaz à effet de serre (GES) anthropiques, étant donné que l’augmentation des concentrations de GES entraîne un réchauffement de la couche inférieure de l’atmosphère.

Aperçu des résultats
  • Au Canada, la température terrestre moyenne nationale enregistrée en 2019 a été 1.0 degré Celsius (°C) au-dessus de la valeur de référence pour la période de 1961 à 1990.
  • De 1948 à 2019, on constate une tendance vers un écart des températures moyennes annuelles par rapport à la valeur de référence, indiquant un réchauffement général moyen de 1,7 °C pour la période.
  • Depuis 1993, les températures moyennes annuelles ont été constamment égales ou supérieures à la valeur de référence. 

Couverture de neige

Le Canada est un pays de neige, ce qui a des répercussions sur le climat, le débit d'eau et les écosystèmes. La couverture de neige varie naturellement selon la température, les précipitations et les cycles climatiques, comme El Niño. À long terme, les tendances sont principalement soumises aux changements de températures et de précipitations. Les renseignements sur la quantité de neige, tels que l'étendue et la durée de la couverture de neige, sont importants afin de comprendre l'incidence des changements climatiques sur la couverture de neige au Canada.

Aperçu des résultats
  • Depuis le début des années 1970, l'étendue de la couverture de neige a diminué de façon significative au Canada au cours des mois de mai et de juin.
  • En 2019, la couverture de neige pour avril, mai et juin présentait, respectivement, ses 9e, 19e et 2e plus faible étendue depuis 1972.

Émissions de dioxyde de carbone sur le plan de la consommation 

L'inventaire national des émissions de dioxyde de carbone rend compte des émissions rejetées sur le territoire canadien. Les indicateurs sur les Émissions de dioxyde de carbone du point de vue de la consommation offrent une autre vision des émissions de dioxyde de carbone, où les émissions sont liées à la consommation de biens et de services au Canada, peu importe où ils sont produits.

Un pays peut être considéré comme un exportateur net d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) lorsque ses émissions de CO2 liées à la production sont supérieures à ses émissions liées à la consommation. Dans la situation inverse, le pays est un importateur net d'émissions de CO2. La somme mondiale des exportations nettes d'émissions de CO2 est égale à celle des importations nettes.

Aperçu des résultats
  • Entre 2006 et 2014, les émissions de CO2 liées à la consommation du Canada étaient plus élevées que ses émissions liées à la production, faisant du pays un importateur net d'émissions de CO2 pendant cette période;
  • En 2015, le Canada était un exportateur net de CO2 avec des émissions de CO2 liées à la production atteignant 556 mégatonnes, soit 1,5% de plus que ses émissions liées à la consommation.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Aires conservées au Canada

Une gestion adéquate des aires conservées aide à préserver les espèces et leur habitat pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions directement issues du développement humain. Les aires conservées jouent un rôle essentiel dans la conservation de la nature au Canada. Elles offrent également aux gens la possibilité d'entrer en contact avec la nature. Les indicateurs permettent de suivre la quantité et la proportion des aires conservées au Canada.

Aperçu des résultats

À la fin de 2019, le Canada avait

  • 12,1 % de son territoire terrestre (terres et eaux douces) conservé, incluant 11,4 % dans des aires protégées;
  • 13,8 % de son territoire marin conservé, incluant 8,9 % dans des aires protégées.

Durabilité de la récolte de bois d'œuvre

Les forêts couvrent environ 38 % de la superficie des terres du Canada. La récolte de bois d'œuvre occupe une place importante dans l'économie canadienne. Afin que les forêts puissent continuer à fournir ce bois, les récoltes doivent demeurer dans des limites durables. La récolte maximale durable est appelée « approvisionnement en bois ». L'indicateur compare le volume de bois d'œuvre récolté à l'approvisionnement en bois.

Aperçu des résultats
  • Entre 1990 et 2018, la récolte de bois d'œuvre au Canada représentait entre 48 % et 84 % de l'approvisionnement en bois estimé.
  • L'approvisionnement en bois du Canada est demeuré relativement stable entre 1990 et 2009, puis a diminué légèrement depuis.

Avril 2020

Indicateurs sur le climat

Émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est un des enjeux environnementaux les plus importants de notre temps. Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Cette augmentation est principalement causée par les activités humaines telles que l'utilisation des combustibles fossiles et l'agriculture. Ces indicateurs font état des estimations des émissions et des absorptions des gaz à effet de serre du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2018 s'élevaient à 729 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).

Émissions de gaz à effet de serre des installations d'envergure

Les rejets de gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Ce changement a un impact sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. Cet indicateur fait le suivi des émissions de GES et fourni de l'information sur les émissions provenant des plus grandes installations émettrices au Canada.

Aperçu des résultats
  • En 2018, 295 Mt (mégatonnes) de GES, en équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), ont été émis par 1 706 installations qui ont déclaré leurs émissions au Programme de déclaration des émissions des GES du gouvernement du Canada.
  • Les émissions des installations constituaient 40 % des émissions totales de GES du Canada.

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

Les rejets des gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Les gaz à effet de serre restent dans l'atmosphère pendant des périodes allant de quelques années à plusieurs milliers d'années. Pour cette raison, leurs effets sont mondiaux, peu importe leur point d'émission. Cet indicateur met en évidence les émissions de gaz à effet de serre (GES) causées par l'activité humaine dans le monde entier.

Aperçu des résultats
  • Entre 2005 et 2016, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 19,3 %, passant de 38 679 à 46 141 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  •  En 2016, le principal pays émetteur était la Chine avec 11 887 Mt d'éq. CO2, soit 25,8 % des émissions mondiales de GES. Depuis 2005, les émissions de la Chine ont augmenté de 65,2 %.
  • En 2016, les émissions du Canada ont atteint 695 Mt d'éq. CO2, soit 1,5 % des émissions mondiales de GES.

Février 2020

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Pratiques de pêche durables

Les limites de captures de poissons sauvages et d'autres animaux marins sont établies de manière à les protéger pour l'avenir. Cet indicateur indique le nombre des principaux stocks qui sont récoltés dans ces limites et ceux qui sont surexploités.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 177 principaux stocks évalués en 2018 :
    • 170 stocks (96 %) ont été récoltés à des niveaux considérés durables;
    • 7 stocks (4 %) ont été récoltés à des niveaux au-dessus des niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2018, le pourcentage de stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation est toujours resté faible.

État des principaux stocks de poissons

Les conditions environnementales et les activités humaines dans les océans ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons, à l'échelle nationale et mondiale. Afin de maintenir les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur condition et d'adapter la gestion, incluant les limites de captures, en conséquence. L'indicateur présente l'état des principaux stocks de poissons canadiens.

Aperçu des résultats
  • L'état de bon nombre des nouveaux stocks ajoutés au cours des dernières années est incertain, ce qui contribue à une augmentation du nombre de stocks dont l'état est incertain.
  • Parmi les 177 principaux stocks de poissons évalués en 2018 :
    • 58 stocks (33 %) étaient dans la zone saine;
    • 27 stocks (15 %) étaient dans la zone de prudence;
    • 19 stocks (11 %) étaient dans la zone critique;
    • 73 stocks (41 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Janvier 2020

Indicateurs sur l'eau

Quantité d'eau dans les cours d'eau canadiens

Le Canada abonde en eau. Cependant, un excès ou un manque d'eau peut entraîner de graves problèmes. Un manque d'eau peut entraver l'irrigation des terres agricoles, voire causer une sécheresse. Un excès d'eau peut entraîner des inondations. Ces indicateurs fournissent des renseignements sur les débits d'eau au Canada.

Aperçu des résultats
  • De 2001 à 2017, une quantité d'eau normale coulait dans la plupart des cours d'eau canadiens.
  • Depuis 2010, on a constaté une augmentation du nombre de stations ayant enregistré une quantité d'eau supérieure à la normale.
  • Le pourcentage de stations ayant enregistré une quantité d'eau inférieure à la normale a diminué depuis 2001.

Qualité de l'eau des cours d'eau canadiens

Les écosystèmes aquatiques sains ont besoin d'une eau propre. La qualité de l'eau et la santé des cours d'eau dépendent de la manière dont les gens aménagent et utilisent les sols environnants. Ces indicateurs mesurent la capacité de l'eau des rivières à abriter la faune et la flore.

Aperçu des résultats
  • Pour la période de 2016 à 2018, la qualité de l'eau des rivières canadiennes était cotée de bonne à excellente à 80 % des sites surveillés.
  • L'aménagement des terres par l'agriculture, l'exploitation minière, la foresterie, une forte densité de la population ou une combinaison de ces facteurs (pressions mixtes), tend à avoir un effet négatif sur la qualité de l'eau.

Polybromodiphényléthers dans les poissons et les sédiments

Les polybromodiphényléthers (PBDE) sont utilisés comme additifs ignifuges dans divers produits tel que des matériaux de construction, des plastiques et des textiles. Ce sont des substances toxiques qui demeurent dans l'environnement pendant de longues périodes après leur rejet. Ils s'accumulent dans les organismes vivants, comme les poissons, les phoques et les oiseaux, et ont un effet nocif sur la santé et la biodiversité des espèces. Bien que les PBDE ne soient pas fabriqués au Canada, ils peuvent pénétrer dans l'environnement lors de l'élimination d'articles contenant des PBDE. Ces indicateurs évaluent les concentrations de PBDE dans les poissons et les sédiments par rapport aux Recommandations fédérales pour la qualité de l'environnement (les recommandations).

Aperçu des résultats

De 2016 à 2018, un échantillonnage des poissons a été mené dans 6 régions de drainage du Canada. Les concentrations de 4 sous-groupes de PBDE ont été analysées.

  • Les concentrations de triBDE, de tétraBDE et d'hexaBDE étaient inférieures aux recommandations pour tous les échantillons dans toutes les régions de drainage.
  • Les concentrations de pentaBDE étaient supérieures aux recommandations dans au moins 1 échantillon de chacune des régions de drainage.

Réduction des rejets de phosphore dans le lac Winnipeg

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les végétaux. Une concentration de phosphore trop élevée ou trop faible peut nuire au réseau trophique d'un lac. La réduction de la quantité de phosphore qui pénètre dans le lac Winnipeg contribuera à améliorer la santé du lac. L'indicateur montre dans quelle mesure les projets financés par le programme du bassin du lac Winnipeg d'Environnement et Changement climatique Canada ont réduit la quantité de phosphore atteignant le lac Winnipeg.

Aperçu des résultats
  • Les projets financés par Environnement et Changement climatique Canada et achevés entre 2010 et 2019 ont empêché l'entrée d'une quantité estimée de 172 023 kilogrammes de phosphore dans le lac Winnipeg.
  • Un projet spécifique, la biorestauration d'une lagune municipale ne servant plus à l'épuration des eaux usées, a permis d'éviter que 21 345 kilogrammes de phosphore ne pénètrent dans le lac Winnipeg en 2016.

Indicateurs sur le climat

Progrès vers la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Canada

Les gaz à effet de serre (GES) emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère de la Terre, comme le verre d'une serre garde l'air chaud à l'intérieur. L'activité humaine accroît la quantité de GES présente dans l'atmosphère. Ainsi, quand une plus grande quantité de chaleur est emprisonnée, la température de la planète augmente. Le Canada s'est engagé à mettre en œuvre le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, à renforcer les mesures actuelles de réduction des GES et en instaurer de nouvelles afin de dépasser l'objectif de réduction des émissions du Canada d'ici 2030 ainsi qu'entreprendre le travail nécessaire pour que le Canada puisse atteindre la cible de zéro émission nette d'ici 2050. Cet indicateur suit les progrès du Canada en rapport avec la cible de 2030.

Aperçu des résultats
  • Dans le deuxième rapport biennal, les émissions de GES en 2030 étaient projetées à 815 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • Environnement et Changement climatique Canada publie des mises à jour annuelles des projections. Plus récemment, les projections ont été mises à jour et publiées dans le cadre du quatrième rapport biennal du Canada. Pour la mise à jour des projections de décembre 2019, 2 scénarios ont été élaborés :
    • le scénario de référence comprend les mesures prises par les gouvernements, les consommateurs et les entreprises mises en œuvre en date de septembre 2019. D'après ce scénario les émissions sont projetées à 673 Mt d'éq. CO2 en 2030, soit 8 % sous les niveaux de 2005.
    • le scénario avec mesures supplémentaires ajoute des politiques et mesures en cours d'élaboration qui ne sont pas encore entièrement mises en œuvre, des crédits dans le cadre de la Western Climate Initiative et la contribution du secteur de l'Affectation des terres, des changements d'affectation des terres et de la foresterie (ATCATF). Dans ce cas, les émissions sont projetées à 588 Mt d'éq. CO2, soit 19 % sous les niveaux de 2005.

Décembre 2019

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Gestion de l'aquaculture canadienne

La conformité des aquaculteurs avec les normes environnementales contribue à protéger notre environnement aquatique. L'indicateur présente le taux de conformité des exploitations aquacoles aux règlements de la Loi sur les pêches. Il permet d'établir dans quelle mesure les aquaculteurs respectent les normes de protection de l'environnement afférentes au secteur, lesquelles sont énoncées dans les règlements adoptés en vertu de la Loi sur les pêches.

Aperçu des résultats

Des 141 exploitations aquacoles inspectées en 2018 :

  • 96 % des inspections n'ont pas entraîné d'accusations, alors que 100 % des inspections dans les 3 années précédentes n'ont pas donné lieu à des accusations;
  • 76 % des inspections n'ont relevé aucune infraction, ce qui constitue le niveau le plus bas depuis 2013.

Indice des espèces canadiennes

La faune est l'un des aspects les plus visibles et les plus étudiés de la biodiversité. L'indice des espèces canadiennes permet d'observer les tendances à la hausse et à la baisse des populations parmi les espèces de vertébrés surveillées. Cette information fournit, à son tour, une mesure intégrée de l'état de notre environnement.

Aperçu des résultats

De 1970 à 2016 :

  • la taille des populations d'espèces de vertébrés surveillées a diminué de 4 % en moyenne;
  • la taille moyenne des populations d'oiseaux a connu des changements peu importants à modérés;
  • la taille des populations d'espèces de mammifères et de poissons surveillées a connu une diminution moyenne de 42 % et de 21 % respectivement.

Tendances des populations d'espèces en péril

La Loi sur les espèces en péril a pour objet de permettre le rétablissement des espèces sauvages qui sont devenues des espèces disparues du pays, en voie de disparition ou menacées et de favoriser la gestion des espèces préoccupantes pour éviter qu'elles ne deviennent des espèces en voie de disparition ou menacées. Pour bon nombre de ces espèces, les objectifs de population et de répartition sont énoncés dans un programme de rétablissement ou un plan de gestion. Cet indicateur fournit une évaluation préliminaire de l'efficacité des activités de rétablissement. Il peut falloir de nombreuses années pour observer la réaction de la population ou de la répartition d'une espèce à ces activités.

Aperçu des résultats

Les tendances des populations d'espèces menacées et de leur répartition sont-elles conformes aux objectifs? Pour les 131 espèces pour lesquelles des tendances de population et de répartition ont pu être déterminées :

  • 56 espèces (41 %) affichent des progrès vers leurs objectifs de population et de répartition;
  • 60 espèces (47 %) n'affichent pas de progrès;
  • 15 espèces (12 %) affichent des preuves mitigées, c'est-à-dire que certains renseignements laissent croire à une amélioration des tendances, mais qu'il existe aussi des signes de déclin.

Changement de statut des espèces sauvages en péril

Les espèces sauvages sont essentielles à l'intégrité des écosystèmes. Cependant, certaines espèces sauvages sont à risque de disparaître du Canada. Les espèces sauvages considérées comme étant en péril font périodiquement l'objet d'une évaluation. Cet indicateur présente les changements de statut des espèces sauvages en péril lorsqu'elles sont réévaluées. Les changements de statut au fil du temps peuvent aider à déterminer si les conditions pour ces espèces sauvages s'améliorent.

Aperçu des résultats

Sur les 488 espèces sauvages qui ont fait l'objet d'une réévaluation et pour lesquelles suffisamment de données sont disponibles pour déterminer si leur statut a changé :

  •  83 espèces sauvages (17 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque plus élevé;
  • 90 espèces sauvages (18 %) font maintenant partie d'une catégorie de risque moins élevé;
  • 315 espèces sauvages (65 %) n'ont pas changé de statut.

Situation des populations d’oiseaux migrateurs du Canada

Les oiseaux sont importants pour les Canadiens à plus d'un titre, notamment parce qu'ils rendent des services écologiques essentiels comme la limitation des populations d'insectes et de rongeurs et la dispersion des graines. On peut également les observer et les chasser. L'indicateur rend compte de la proportion d'espèces d'oiseaux énumérés dans la Loi sur la convention concernant les oiseaux migrateurs dont les populations se situent dans des limites acceptables et donne un aperçu de la situation générale des oiseaux au Canada.

Aperçu des résultats

En 2016, sur les 358 espèces d'oiseaux pour lesquelles les données de suivi sont adéquates :

  • les populations de 57 % d'entre elles se situaient dans des limites acceptables;
  • les 2 groupes présentant le pourcentage le plus élevé de population dans des limites acceptables étaient la sauvagine et les oiseaux forestiers (à 74 % et 63 %, respectivement);
  • seules 12 % des populations d'oiseaux de prairie et d'insectivores aériens se situaient dans des limites acceptables;
  • 12 % des populations de sauvagine se situaient au-delà des limites acceptables.

Tendances des populations d'oiseaux du Canada

Les oiseaux sont sensibles aux changements environnementaux, comme la perte d'habitat et la pollution, et ils peuvent servir d'indicateur de la santé des écosystèmes. Tandis que les populations d'oiseaux fluctuent naturellement, des déclins rapides peuvent indiquer la nécessité de prendre des mesures urgentes en matière de conservation. L'indicateur sert à faire le suivi des tendances moyennes des populations de divers groupes d'espèces d'oiseaux indigènes au Canada.

Aperçu des résultats

De 1970 à 2016, les tendances liées aux groupes d'espèces d'oiseaux ont varié :

  • les populations de sauvagine et d'oiseaux de proie ont augmenté de 150 % et de 110 %, respectivement;
  • les populations d'oiseaux de rivage, d'oiseaux de prairie et d'oiseaux insectivores aériens ont diminué de 40 %, de 57 % et de 59 %, respectivement;
  • les populations d'oiseaux de milieux humides, d'oiseaux marins, d'oiseaux forestiers et de toutes les autres espèces d'oiseaux ont connu des variations faibles à modérés.

Octobre 2019

Indicateurs sur l'air

Comparaison à l'échelle internationale des émissions de polluants atmosphériques de pays sélectionnés

Les problèmes de pollution atmosphérique tels que le smog et les pluies acides sont le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. Les émissions canadiennes de 5 polluants atmosphériques majeurs sont comparées à celles des principaux pays émetteurs membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Aperçu des résultats

En 2017, le Canada :

  • a connu une baisse de 50 % des émissions d'oxydes de soufre (SOX) par rapport aux niveaux de 2007;
  • était le quatrième principal émetteur de SOX parmi les pays membres de l'OCDE;
  • avait le quatrième ratio le plus élevé d'émissions de SOX par unité de produit intérieur brut parmi les 10 principaux pays émetteurs membres de l'OCDE.

Indicateurs sur l'eau

Utilisation de pesticides et d'engrais chimiques par les ménages  

Les ménages utilisent des pesticides et des engrais pour améliorer l'apparence de leur pelouse et de leur jardin. Les pesticides et engrais chimiques polluent les lacs et les rivières qui sont des sources d'eau potable pour certaines collectivités. Les pesticides chimiques sont également toxiques pour de nombreuses formes de vie et peuvent menacer des espèces utiles comme l'abeille. Les indicateurs présentent le pourcentage des ménages utilisant des pesticides et des engrais chimiques.

Aperçu des résultats
  • Entre 1994 et 2017, le pourcentage des ménages canadiens qui utilisaient des pesticides et des engrais chimiques pour leur pelouse et leur jardin a diminué.
  • Depuis 2013, le pourcentage des ménages utilisant des pesticides est resté stable à un niveau de 19 %.
  • Alors que le pourcentage des ménages utilisant des engrais a augmenté entre 2011 et 2015, il a diminué en 2017.

Août 2019

Indicateurs sur l'eau

Qualité des effluents des mines de métaux

Les effets des effluents miniers non traités peuvent être très dommageables pour les milieux aquatiques. Le Règlement sur les effluents des mines de métaux vise à protéger le poisson et son habitat en régissant le déversement des effluents des mines de métaux dans les eaux fréquentées par les poissons. L'indicateur résume les résultats des essais observés depuis l'entrée en vigueur du règlement.

Aperçu des résultats

Entre 2003 et 2017 :

  • les résultats des essais présentant une létalité aiguë pour les poissons ont été variables et ont atteint 98,6% en 2017;
  • le pourcentage d'exploitations minières respectant les normes réglementaires pour le total des solides en suspension est passé de 92,1 % à 98 %;
  • les résultats des essais pour toutes les autres substances nocives et les niveaux de pH ont varié de 98,3 % à 100% de conformité.

Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème et ses avantages pour les gens. Cet indicateur mesure les progrès vers le rétablissement de secteurs qui ont été considérablement dégradés.

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En 2019, toutes les utilisations bénéfiques altérées ont été rétablies dans 4 secteurs préoccupants.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Tendances mondiales des aires protégées

Pour préserver la biodiversité et les services écosystémiques, les pays augmentent les aires qu'ils protègent. Cet indicateur fournit un aperçu à l'échelle mondiale des aires protégées terrestres et marines.   

Aperçu des résultats
  • La mise à jour de juin 2019 du rapport de Protected Planet montrait que, à l'échelle mondiale,
    • 15 % des aires terrestres, y compris les eaux douces, étaient protégées, soit une hausse par rapport à 8,2 % en 1990;
    • 7,6 % des aires marines, y compris les eaux internationales, étaient protégées, soit une hausse par rapport à 0,4 % en 1990.
  •  Les gouvernements du monde entier se sont engagés à conserver 17 % des aires terrestres et 10 % des aires marines d'ici 2020.

Juillet 2019

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Intégrité écologique des parcs nationaux

Les écosystèmes sont intègres lorsque leurs espèces indigènes, leurs paysages et leurs fonctions sont intacts. L'intégrité écologique des parcs nationaux est évaluée en surveillant les composantes représentatives des principaux écosystèmes des parcs, dont les forêts, les eaux douces et les milieux humides. Elle constitue une mesure clé de l'état de nos parcs nationaux.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 119 écosystèmes répartis dans les 43 parcs nationaux qui ont fait l'objet d'une évaluation : 
    • 60 % sont en « bon » état;
    • 24 % sont en état « passable »;
    • 16 % sont dans un « mauvais » état.
  • En 2018, l'intégrité écologique de 82 % des écosystèmes des parcs s'est maintenue ou améliorée.
  • La plupart des écosystèmes des parcs sont stables (72 sur 119, soit 61 %), 26 présentent une amélioration, et 21 présentent un déclin.

Durabilité de la récolte de bois d'œuvre

Les forêts couvrent environ 38 % de la superficie des terres du Canada. La récolte de bois d'œuvre occupe une place importante dans l'économie canadienne. Afin que les forêts puissent continuer à fournir ce bois, les récoltes doivent demeurer dans des limites durables. La récolte maximale durable est appelée « approvisionnement en bois ». L'indicateur compare le volume de bois d'œuvre récolté à l'approvisionnement en bois.

Aperçu des résultats
  • Entre 1990 et 2017, la récolte de bois d'œuvre au Canada représentait entre 48 % et 84 % de l'approvisionnement en bois estimé.
  • L'approvisionnement en bois du Canada est demeuré relativement stable entre 1990 et 2009, puis a diminué légèrement depuis.

Juin 2019

Indicateurs sur l'air

Émissions de polluants atmosphériques

Le carbone noir est une composante des P2,5 et est produit par la combustion incomplète de combustibles fossiles et de biomasse. Il s'agit d'un polluant de courte durée lié au réchauffement climatique ayant des effets nuisibles sur la santé humaine. La réduction des émissions de carbone noir a des bénéfices locaux et quasi immédiats en termes de climat et de qualité de l'air.

Aperçu des résultats
  • Les émissions de carbone noir étaient de 36 kt en 2017.
  • En 2017, 3 secteurs généraient 86 % des émissions de carbone noir à l'échelle nationale :
    • la combustion de bois de chauffage;
    • le transport (routier, ferroviaire, aérien et maritime); et
    • les véhicules hors route et l'équipement mobile.

Mai 2019

Indicateurs sur l'air

Émissions de polluants atmosphériques

La pollution atmosphérique, telle que le smog et les pluies acides, est le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment le transport, l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage et par diverses activités industrielles. Les indicateurs des oxydes de soufre (SOX), oxydes d'azote (NOX), composés organiques volatils (COV), monoxyde de carbone (CO), particules fines (P2,5) et d'ammoniac (NH3) rapportent les émissions générées par l'activité humaine.

Aperçu des résultats
  • En 2017, les émissions de 5 principaux polluants atmosphériques SOX, NOX, COV, CO et P2,5 étaient de 69 % à 15 % inférieures par rapport à 1990
  • Le niveau des émissions de NH3 était 19 % plus élevé qu'en 1990

Émissions atmosphériques de substances nocives

Les émissions de certaines substances peuvent nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Par exemple, de petites particules de métaux toxiques peuvent parcourir de longues distances dans l'air et être inhalées ou se déposer sur le sol et dans l'eau. Là, elles peuvent pénétrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse pour les humains comme pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques contenant du cadmium sont inscrits à la Liste des substances toxiques de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les indicateurs sur les émissions atmosphériques de mercure, de plomb et de cadmium permettent de suivre les émissions anthropiques de ces substances.

Aperçu des résultats
  • En 2017, les émissions de mercure, de plomb et de cadmium avaient diminué d'environ 90 % par rapport à 1990.
  • La diminution des émissions provenait surtout de réductions importantes dans l'industrie de la fonte et de l'affinage de métaux non ferreux.
  • Depuis 2011, les émissions de mercure, de plomb et de cadmium n'ont pas beaucoup changé.

Indicateurs sur l'eau

Rejets de substances nocives dans l'eau

Le rejet de certaines substances dans l'environnement peut nuire à la santé humaine, à la faune et à la biodiversité. Les métaux toxiques rejetés dans l'eau peuvent entrer dans la chaîne alimentaire et s'accumuler dans les tissus d'organismes vivants. L'exposition à ces substances, même en petite quantité, peut être dangereuse tant pour les humains que pour la faune. Le mercure et ses composés, le plomb et les composés inorganiques du cadmium sont considérés comme toxiques au sens de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement (1999). Les indicateurs sur les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau permettent de suivre les rejets de ces substances dans l'eau provenant des installations.

Aperçu des résultats
  • Les rejets de mercure, de plomb et de cadmium dans l'eau étaient respectivement 68 %, 62 % et 45 % plus faibles en 2017 qu'en 2003.
  • En 2014, un déversement important a représenté 92 %, 92 % et 59 % des rejets totaux de mercure, de plomb et de cadmium, respectivement.

Qualité des effluents des usines de pâtes et papiers

Le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers régit le rejet de substances nocives des usines de pâtes et papiers dans les eaux où vivent des poissons. Cet indicateur fait état des résultats qui ont été obtenus depuis le milieu des années 1980 en application du règlement.

Aperçu des résultats

De 1985 à 2017, la qualité des effluents des usines de pâtes et papiers rejetés directement dans l'environnement s'est améliorée.

  • Les tests effectués pour déterminer la toxicité ont satisfait aux normes réglementaires 25 % du temps en 1985 et 97,5 % du temps en 2017.
  • En 1985, les tests effectués pour déterminer la demande biochimique en oxygène moyenne et les matières en suspension ont satisfait aux normes réglementaires respectivement 68 % et 60 % du temps. Les 2 tests ont satisfait aux normes 99,9 % du temps en 2017.

Indicateurs sur le climat

Changements de la température au Canada

Les changements dans les variables climatiques comme la température, les précipitations et l'humidité se répercutent sur un large éventail de processus naturels et d'activités humaines. Par exemple, des changements de température peuvent influer sur les cultures agricoles, les forêts, les infrastructures, la propagation des maladies, la disponibilité de l'eau et la santé des écosystèmes et la stabilité de notre infrastructure. La température est également un indicateur clé de la réponse du climat face aux émissions de gaz à effet de serre (GES) anthropiques, étant donné que l’augmentation des concentrations de GES entraîne un réchauffement de la couche inférieure de l’atmosphère.

Aperçu des résultats
  • Au Canada, la température terrestre moyenne nationale enregistrée en 2018 a été 0,5 °C au-dessus de la valeur de référence pour la période 1961-1990.
  • De 1948 à 2018, on constate une tendance vers un écart des températures moyennes annuelles par rapport à la valeur de référence, indiquant un réchauffement général moyen de 1,7 °C pour la période.
  • Depuis 1993, les températures moyennes annuelles ont été constamment égales ou supérieures à la valeur de référence.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Aires conservées au Canada

Une gestion adéquate des aires conservées aide à préserver les espèces et leur habitat pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions directement issues du développement humain. Ces indicateurs font état des proportions du territoire canadien conservé au moyen d'aires protégées et d'autres mesures de conservation.

Aperçu des résultats
  • À la fin de 2018 :
    • 11,2 % du territoire terrestre (terres et eaux douces) du Canada était conservé, dont 10,9 % dans des zones protégées;
    • 7,9 % du territoire marin était conservé, incluant 3,1 % dans des aires protégées;
  • La superficie terrestre conservée a augmenté de 66 % au cours des 20 dernières années et de 6 % au cours des 5 dernières années.
  • La superficie marine conservée a augmenté de plus de 16 fois depuis 20 ans et de plus de 5 fois depuis 5 ans.

Capacité d’habitat faunique des terres agricoles

La capacité d'habitat faunique correspond à l'étendue et à la qualité d'un habitat qui peut soutenir une diversité d'espèces. Lorsque nous convertissons la nature sauvage en terres agricoles, nous perdons une partie de la capacité d'habitat faunique. Cependant, nous pouvons gérer les terres agricoles afin de regagner une partie de cette capacité. Les terres agricoles comprennent non seulement les champs destinés à la production alimentaire, mais aussi d'autres types de couverture terrestre. Les zones boisées, les milieux humides, les zones riveraines et les pâturages naturels sur les terres agricoles sont des habitats importants pour les espèces sauvages. L'indicateur montre dans quelle mesure l'habitat est maintenu tout en produisant la nourriture dont nous avons besoin.

Aperçu des résultats

En 2017 :

  • Dans l'Ouest canadien, la capacité d'habitat faunique est généralement plus élevée en Colombie-Britannique que dans les Prairies, à l'exception de la vallée du Fraser.
  • Dans l'Est canadien, le sud-ouest de l'Ontario et la grande région de Montréal ont la plus faible capacité d'habitat faunique.

Avril 2019

Indicateurs sur le climat

Émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est un des enjeux environnementaux les plus importants de notre temps. Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Cette augmentation est principalement causée par les activités humaines telles que l'utilisation des combustibles fossiles et l'agriculture. Ces indicateurs font état des estimations des émissions et des absorptions des gaz à effet de serre du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2017 s'élevaient à 716 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • La baisse des émissions depuis 2005 est principalement due à la réduction des émissions des secteurs de la production d'électricité.

Émissions de gaz à effet de serre des installations d'envergure

Les rejets de gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Ce changement a un impact sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. L'indicateur fait le suivi des émissions de GES et fourni de l'information sur les émissions provenant des plus grandes installations émettrices au Canada.

Aperçu des résultats
  • En 2017, 292 mégatonnes (Mt) de GES, en équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), ont été émis par 1 622 installations rapportant au Programme de déclaration des émissions des GES.
  • Les émissions des installations constituaient 41 % des émissions totales de GES du Canada.

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

Les rejets des gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Les gaz à effet de serre restent dans l'atmosphère pendant des périodes allant de quelques années à plusieurs milliers d'années. Pour cette raison, leurs effets sont mondiaux, peu importe leur point d'émission. Cet indicateur met en évidence les émissions de gaz à effet de serre (GES) causées par l'activité humaine dans le monde entier.

Aperçu des résultats
  • Entre 2005 et 2014, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 19,5 %, passant de 38 273 à 45 741 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • En 2014, le principal pays émetteur était la Chine avec 11 912 Mt d'éq. CO2, soit 26,0 % des émissions mondiales de GES. Depuis 2005, les émissions de la Chine ont augmenté de 63,9 %.
  • En 2014, les émissions du Canada ont atteint 745 Mt d'éq. CO2, soit 1,6 % des émissions mondiales de GES.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Pratiques de pêche durables

Les limites de captures de poissons sauvages et d'autres animaux marins sont établies de manière à les protéger pour l'avenir. Cet indicateur fait état de la proportion des principaux stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 179 principaux stocks évalués en 2017 :
    • 171 stocks (96 %) ont été récoltés à des niveaux considérés durables;
    • 8 stocks (4 %) ont été récoltés à des niveaux au-dessus des niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2017, le pourcentage de stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation est toujours resté faible.

État des principaux stocks de poissons

Les conditions environnementales et les activités humaines dans les océans ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons, à l'échelle nationale et mondiale. Afin de protéger les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur condition et d'adapter la gestion, incluant les limites de captures, en conséquence. L'indicateur présente l'état des principaux stocks de poissons canadiens.

Aperçu des résultats
  • L'état de bon nombre des nouveaux stocks ajoutés au cours des dernières années est incertain, ce qui contribue à une augmentation du nombre de stocks dont l'état est incertain.
  • Parmi les 179 principaux stocks de poissons évalués en 2017 :
    • 63 stocks (35 %) étaient dans la zone saine;
    • 25 stocks (14 %) étaient dans la zone de prudence;
    • 18 stocks (10 %) étaient dans la zone critique;
    • 73 stocks (41 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Février 2019

Indicateurs sur le climat

Glace de mer au Canada

La glace de mer occupe une place importante dans le paysage des eaux du Nord canadien. Elle est constituée de glace qui s'accumule et fond chaque année (c'est-à-dire, de première année) et de glace qui reste présente à longueur d'année (c'est-à-dire, pluriannuelle). La quantité et le type de glace de mer présente, notamment la superficie minimale totale qu'elle couvre durant l'été, ont un impact sur l'activité humaine et l'habitat biologique.

Aperçu des résultats
  • En 2018, la superficie moyenne de glace de mer dans les eaux du Nord canadien était de 1,23 million de kilomètres carrés (km2), ce qui correspond à 32,8 % de la superficie totale de ces eaux.
  • Au cours des 5 dernières décennies, on a relevé une baisse de la superficie couverte par la glace de mer dans les eaux du Nord canadien.
  • Entre 1968 et 2018, la superficie de la glace de mer dans les eaux du Nord canadien, mesurée pendant la saison estivale, a baissé à un taux de 7,0 % par décennie.

Janvier 2019

Indicateurs sur l'eau

Qualité de l'eau des cours d'eau canadiens

Les écosystèmes aquatiques sains ont besoin d'une eau propre. La qualité de l'eau et la santé des cours d'eau dépendent de la manière dont les gens aménagent et utilisent les sols environnants.

Aperçu des résultats
  • Pour la période de 2015 à 2017, la qualité de l'eau des rivières canadiennes était satisfaisante à excellente à 83 % des sites faisant l’objet d’une surveillance.
  • La qualité de l'eau tend à être moins bonne aux endroits où il y a de l'agriculture, de l'exploitation minière, une forte densité de population ou une combinaison de ces facteurs (pressions mixtes).

Sulfonate de perfluorooctane dans les poissons et l'eau

Le sulfonate de perfluorooctane (SPFO) a été utilisé dans l’industrie du placage de métal et comme produits antisalissants et ignifuges. Il est préoccupant sur le plan écologique en raison de sa présence générale, de sa bioaccumulation, de sa persistance et de sa toxicité chez les animaux. Ces indicateurs déterminent si les concentrations de SPFO dans les tissus des poissons et dans l'eau dépassent celles définies dans les Recommandations fédérales pour la qualité de l'environnement.

Aperçu des résultats

Entre 2015 et 2017, des échantillonnages sur des poissons ont été effectués dans 9 régions de drainage au Canada.

  • L'analyse a permis de conclure que la concentration de SPFO était inférieure à celle définie dans les recommandations relatives à la santé des poissons pour tous les poissons dans toutes les régions de drainage ayant fait l'objet d'un échantillonnage.
  • Quatre (4) des 9 régions de drainage échantillonnées avaient des échantillons possédant des concentrations de SPFO qui dépassaient les recommandations relatives au régime alimentaire de la faune.

Publications passées

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement élabore une vaste gamme d'indicateurs environnementaux et produit régulièrement des rapports sur ces derniers. Ces indicateurs servent à faire en sorte que les Canadiens soient informés des plus récentes situations et tendances concernant les préoccupations environnementales et à suivre les progrès réalisés à l'égard de la Stratégie fédérale de développement durable. La liste des indicateurs publiés précédemment est présentée ci-dessous.

Octobre 2018

Février 2018

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