Indicateurs environnementaux récents

Cette page liste les indicateurs publiés par le programme d'Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement. Abonnez-vous à notre mise à jour électronique pour recevoir les derniers indicateurs dans votre boîte de réception ou suivez-nous sur Facebook, LinkedIn ou Twitter. #Indicateurs #Durabilité #EnvCan

Novembre 2020

Indicateurs sur l'air

Émissions de polluants atmosphériques

La pollution atmosphérique, tels que le smog et les pluies acides, est le résultat du rejet de polluants dans l'atmosphère. La majorité de ces polluants est libérée par l'activité humaine, notamment le transport, l'utilisation de combustibles pour l'électricité et le chauffage et par diverses activités industrielles. Les indicateurs sur les oxydes de soufre (SOX), les oxydes d'azote (NOX), les composés organiques volatils (COV), le monoxyde de carbone (CO), l'ammoniac (NH3), les particules fines (P2,5), et le carbone noir, un composant des P2,5, rapportent les émissions générées par l'activité humaine.

Aperçu des résultats
  • En 2018, les émissions de 5 principaux polluants atmosphériques (SOX, NOX, COV, CO et P2,5) étaient de 73 % à 11 % inférieures par rapport à 1990.
  • Le niveau des émissions de NH3 était 21 % plus élevé qu'en 1990.

Indicateurs sur l'eau

Qualité des zones de récolte des mollusques

La plupart des mollusques bivalves (comme les moules, les huîtres, les palourdes et les pétoncles) sont des organismes filtreurs qui accumulent des contaminants, notamment des bactéries ou des polluants, présents dans leur environnement. Lorsque les contaminants peuvent rendre les mollusques impropres à la consommation, les zones de récolte sont fermées pour assurer la salubrité des aliments. La proportion des zones de récolte classées comme agréées ou agréées sous condition pour la récolte de mollusques destinés à consommation humaine constitue une mesure partielle de la qualité de l’eau marine côtière.

Aperçu des résultats
  • En 2018, 68 % des zones de récolte des mollusques évaluées du Canada ont été classées comme agréées ou agréées sous condition pour la récolte de mollusques destinés à la consommation humaine. On note peu de variation depuis 2010.

Réduction des rejets de phosphore dans le lac Winnipeg

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les végétaux. Une concentration de phosphore trop élevée ou trop faible peut nuire au réseau trophique d'un lac. La réduction de la quantité de phosphore qui pénètre dans le lac Winnipeg contribuera à améliorer la santé du lac. L'indicateur montre dans quelle mesure les projets financés par les programmes du bassin du lac Winnipeg d'Environnement et Changement climatique Canada depuis 2010 ont réduit la quantité de phosphore atteignant le lac Winnipeg. nt.

Aperçu des résultats
  • Les projets financés par Environnement et Changement climatique Canada et achevés entre 2010 et 2020 ont empêché l'entrée d'une quantité estimée de 213 678 kilogrammes de phosphore dans le lac Winnipeg.
  • Un projet spécifique, la biorestauration d'une lagune municipale ne servant plus à l'épuration des eaux usées, a permis d'éviter que 21 345 kilogrammes de phosphore ne pénètrent dans le lac Winnipeg en 2016.

Qualité des effluents des mines de métaux et des mines de diamants 

Les effets des effluents miniers non traités peuvent être très dommageables pour les milieux aquatiques. Le Règlement sur les effluents des mines de métaux et des mines de diamants vise à protéger le poisson et son habitat en régissant le déversement des effluents des mines dans les eaux fréquentées par les poissons. L'indicateur résume les résultats des essais observés depuis l'entrée en vigueur du règlement en 2002. En 2018, le règlement a été modifié pour couvrir les mines de diamants, renforcer les limites d'effluents et améliorer la surveillance des effets sur l'environnement.

Aperçu des résultats
  • les résultats des essais présentant une létalité aiguë pour les poissons ont varié jusqu'en 2017 où ils ont atteint 98,6 % de conformité, pour ensuite diminuer jusqu'à 91,6 % de conformité en 2018.
  • le pourcentage d'exploitations minières respectant les normes réglementaires pour le total des solides en suspension est passé de 92,1 % à 97,8 %.
  • les résultats des essais pour toutes les autres substances nocives et les niveaux de pH ont varié de 97,7 % à 100 % de conformité.

Suivi de l'immersion en mer

L'immersion en mer est le rejet intentionnel de matières autorisées en mer. Au Canada, il est illégal de rejeter des matières en mer si l'on ne détient pas un permis pour le faire. Des permis sont délivrés pour l'immersion en mer de matières non dangereuses lorsqu'on détermine que cette méthode d'élimination constitue la solution la plus pratique et la moins dommageable pour l'environnement. Les déblais de dragage, les déchets de poisson et les déblais d'excavation sont les principales matières immergées en mer depuis un navire, un aéronef, une plateforme ou toute autre structure.

Aperçu des résultats
  • Depuis 2007, les sites d'immersion en mer ayant fait l'objet d'un suivi n'ont présenté aucun signe de pollution du milieu marin par les activités d'immersion.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Intégrité écologique des parcs nationaux

Selon la Loi sur les parcs nationaux du Canada (2000), « l'intégrité écologique » signifie :

L’état d’un parc jugé caractéristique de la région naturelle dont il fait partie et qui sera vraisemblablement maintenu, notamment les éléments abiotiques, la composition et l’abondance des espèces indigènes et des communautés biologiques ainsi que le rythme des changements et le maintien des processus écologiques.

En d'autres termes, les écosystèmes sont intègres lorsque leurs éléments indigènes, tels que les espèces indigènes et les communautés biologiques, les paysages naturels et ses fonctions, sont intacts et sont vraisemblablement maintenus. L'intégrité écologique des parcs nationaux est évaluée en surveillant les composantes représentatives des principaux écosystèmes des parcs, dont les forêts, les eaux douces et les milieux humides. Elle constitue une mesure clé de l'état de nos parcs nationaux.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 119 écosystèmes répartis dans les 43 parcs nationaux qui ont fait l'objet d'une évaluation :
    • 61 % sont en « bon » état;
    • 24 % sont en état « passable »;
    • 16 % sont dans un « mauvais » état.
  • En 2019, l'intégrité écologique de 86 % des écosystèmes des parcs s'est maintenue ou améliorée.
  • La plupart des écosystèmes des parcs sont stables (75 sur 119, soit 63 %), 27 présentent une amélioration, et 17 présentent un déclin.

Octobre 2020

Indicateurs sur l'eau

Charge en phosphore dans le lac Érié

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les plantes. Toutefois, lorsque les concentrations de phosphore sont trop élevées, elles peuvent avoir des effets nocifs sur la santé d'un lac. Les concentrations élevées de phosphore dans le lac Érié entraînent une dégradation de la qualité de l'eau, la prolifération d'algues et des zones à faible teneur en oxygène qui nuisent à la vie aquatique. Les indicateurs permettent de faire état de la quantité de phosphore (ou de la charge en phosphore) qui atteint le lac Érié.

Aperçu des résultats 
  • En 2018, la charge en phosphore total estimée dans le lac Érié était de 11 467 tonnes, dont 17 % (1 963 tonnes) provenaient du Canada.
  • La charge en phosphore varie d'une année à l'autre, principalement en fonction des précipitations et de la fonte des neiges, qui influent sur la quantité d'eaux de ruissellement provenant des terres environnantes.

Indicateurs sur le climat

Émissions et absorptions de gaz à effet de serre terrestres

Les émissions de gaz à effet de serre (GES) constituent les principaux facteurs des changements climatiques. Les activités liées à l’utilisation des terres, comme la foresterie, l’agriculture et la conversion des terres en établissements, ainsi que les perturbations naturelles, comme les feux de forêt et les infestations d’insectes, entraînent des émissions de GES dans l’atmosphère et l’absorption de GES à partir de l’atmosphère (par exemple, le carbone converti en bois par les arbres). Les décisions relatives à la gestion des terres peuvent contribuer à l’atténuation des changements climatiques en augmentant l’absorption du dioxyde de carbone qui se trouve dans l’atmosphère ou en diminuant les émissions de GES des terres. Cet indicateur fournit les estimations d’émissions et d’absorptions de GES des terres aménagées du Canada.

Aperçu des résultats 
  • Entre 1990 et 2018, les émissions et les absorptions de GES terrestres ont varié d’absorptions d'environ 100 mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2) en 1992 à des émissions d'environ 240 Mt d’éq. CO2 en 2018.
  • En 2018,
    • les perturbations naturelles (comme les feux de forêt et les infestations sévères d’insectes) représentaient des émissions d’environ 250 Mt d’éq. CO2;
    • les activités humaines représentaient des absorptions de 13 Mt d’éq. CO2.

Septembre 2020

Indicateurs sur l'eau

Concentrations de phosphore dans les eaux au large des côtes des Grands Lacs

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les plantes. Des concentrations trop élevées ou trop faibles peuvent avoir des effets néfastes sur le réseau trophique des lacs. Par exemple, des concentrations de phosphore trop élevées peuvent entraîner la dégradation de la qualité de l'eau et contribuer à la prolifération d'algues et de zones à faible teneur en oxygène, et toutes ces conditions nuisent à la vie aquatique. Inversement, lorsqu'elles sont trop faibles, elles peuvent réduire la productivité des lacs. Les concentrations de phosphore ne sont qu'un aspect de la santé des eaux au large des côtes des Grands Lacs.

Aperçu des résultats 

En 2019, les concentrations de phosphore étaient :

  • trop élevées dans les eaux au large des côtes du lac Érié, d'où un état mauvais;
  • trop faibles dans les eaux au large des côtes du lac Ontario, du lac Huron et de la baie Georgienne, d'où un état passable;
  • au niveau où elles devaient l'être dans les eaux au large des côtes du lac Supérieur, d'où un état bon.

Indicateurs socio-économiques

Exposition humaine à des substances nocives

Les substances chimiques sont présentes dans l'air, le sol, l'eau, les produits et les aliments. Les humains sont exposés aux substances chimiques par de nombreuses manières, notamment par l'inhalation, l'ingestion, et le contact avec la peau. Ces indicateurs présentent les concentrations moyennes de certaines substances chimiques environnementales dans la population canadienne.

Aperçu des résultats 

Une décennie de biosurveillance nationale réalisée dans le cadre de l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé entre 2007 et 2017 (cycles 1 à 5) a montré que, chez les Canadiens, les concentrations moyennes de :

  • bisphénol A (BPA), plomb et cadmium ont généralement diminué;
  • mercure est resté stable.

Août 2020

Indicateurs sur l'eau

Rétablissement des secteurs préoccupants des Grands Lacs

Le bassin des Grands Lacs est la région la plus peuplée du Canada. Sa grande population et le développement intensif de ses activités mettent à rude épreuve la santé de l'écosystème et ses avantages pour les gens. Cet indicateur mesure les progrès vers le rétablissement de secteurs dans les eaux canadiennes et celles partagées avec les États-Unis qui ont été considérablement dégradés.

Aperçu des résultats
  • La qualité de l'environnement dans les 17 secteurs préoccupants canadiens des Grands Lacs s'est améliorée depuis le début du programme de rétablissement en 1987.
  • En 2020, toutes les utilisations bénéfiques altérées ont été rétablies dans 3 secteurs préoccupants.

Juillet 2020

Indicateurs sur l'air

Exposition de la population aux polluants atmosphériques extérieurs

L'inhalation quotidienne de polluants atmosphériques peut contribuer à des problèmes de santé comme l'asthme et les maladies cardiovasculaires. Dans l'ensemble, les Canadiens jouissent d'une bonne qualité de l'air extérieur. Cet indicateur permet de suivre le pourcentage de la population dans des régions où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures aux Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant pour 2020.

Aperçu des résultats
  • Au cours des périodes allant de 2005 à 2007 et de 2014 à 2016, le pourcentage de Canadiens qui vivant dans des régions où les concentrations des polluants atmosphériques extérieurs étaient inférieures aux Normes canadiennes de qualité de l'air ambiant pour 2020 a augmenté de 60 % à 77 %.
  • Ce pourcentage est demeuré relativement stable, se situait entre 60 % et 67 %, jusqu'à la période de 2013 à 2015. Il est ensuite passé à 70 % entre 2013 et 2015; puis, il a atteint 77 %, au cours de la dernière période. Cette augmentation peut être attribuée à l'amélioration de la qualité de l'air dans les grandes régions urbaines de l'Alberta et du Québec.

Indicateurs sur l'eau

Avis concernant la qualité de l'eau potable

Les avis concernant la qualité de l'eau potable sont des messages qui visent à protéger la santé publique contre les risques réels ou potentiels pour la santé liés à l'eau potable. Ces indicateurs fournissent un aperçu à long terme des raisons pour lesquelles les avis d'ébullition d'eau sont émis. Ils montrent également la relation entre la taille des collectivités et la fréquence des avis d'ébullition d'eau.

Aperçu des résultats
  • En 2019,
    • 2 % des avis d'ébullition d'eau ont été émis en raison de la détection d'Escherichia coli (E. coli);
    • 11 % ont été émis dû à d'autres paramètres microbiologiques de la qualité de l'eau;
    • les 87 % restants ont été émis en raison de problèmes liés à l'équipement ou aux procédés.
  • Entre 2010 et 2019, le pourcentage d'avis d'ébullition d'eau émis par mesure de précaution en raison d'E. coli et d'autres paramètres microbiologiques a diminué.

Qualité des effluents des usines de pâtes et papiers

Le Règlement sur les effluents des fabriques de pâtes et papiers régit le rejet de substances nocives des usines de pâtes et papiers dans les eaux où vivent des poissons. Cet indicateur fait état des résultats qui ont été obtenus depuis le milieu des années 1980 en application du règlement.

Aperçu des résultats

De 1985 à 2018, la qualité des effluents des usines de pâtes et papiers rejetés directement dans l'environnement s'est améliorée.

  • Les tests effectués pour déterminer la toxicité ont satisfait aux normes réglementaires 25 % du temps en 1985 et 98,3 % du temps en 2018.
  • En 1985, les tests effectués pour déterminer la demande biochimique en oxygène moyenne et les matières en suspension ont satisfait aux normes réglementaires respectivement 68 % et 60 % du temps. Les 2 tests ont satisfait aux normes 99,9 % du temps en 2018.

Bisphénol A dans l'eau et les sédiments

Le bisphénol A (BPA) est une substance synthétique utilisée dans les résines époxydes et pour la fabrication de plastiques durs et transparents. Il peut entrer dans l'environnement par le biais des eaux usées industrielles et municipales, des résidus de nettoyage et du lixiviat généré par les sites d'enfouissement. Le BPA suscite des inquiétudes sur le plan de la santé et de l'environnement pour les êtres humains et les organismes aquatiques et terrestres car il peut avoir des effets néfastes sur la reproduction, la croissance et le développement. Ces indicateurs évaluent les concentrations de BPA dans les eaux de surface et les sédiments par rapport aux Recommandations fédérales pour la qualité de l'environnement.

Aperçu des résultats

De 2008 à 2018,

  • un (1) des 1 931 échantillons d'eau de surface analysés dans 10 régions de drainage présentait une concentration supérieure aux recommandations;
  • le seul échantillon présentant une concentration supérieure aux recommandations a été prélevé dans la région de drainage des Grands Lacs.

Indicateurs sur le climat

Changements de la température au Canada

Les changements dans les variables climatiques comme la température, les précipitations et l'humidité se répercutent sur un large éventail de processus naturels et d'activités humaines. Par exemple, des changements de température peuvent influer sur les cultures agricoles, les forêts, les infrastructures, la propagation des maladies, la disponibilité de l'eau et la santé des écosystèmes. La température est également un indicateur clé de la réponse du climat face aux émissions de gaz à effet de serre (GES) anthropiques, étant donné que l’augmentation des concentrations de GES entraîne un réchauffement de la couche inférieure de l’atmosphère.

Aperçu des résultats
  • Au Canada, la température terrestre moyenne nationale enregistrée en 2019 a été 1.0 degré Celsius (°C) au-dessus de la valeur de référence pour la période de 1961 à 1990.
  • De 1948 à 2019, on constate une tendance vers un écart des températures moyennes annuelles par rapport à la valeur de référence, indiquant un réchauffement général moyen de 1,7 °C pour la période.
  • Depuis 1993, les températures moyennes annuelles ont été constamment égales ou supérieures à la valeur de référence. 

Couverture de neige

Le Canada est un pays de neige, ce qui a des répercussions sur le climat, le débit d'eau et les écosystèmes. La couverture de neige varie naturellement selon la température, les précipitations et les cycles climatiques, comme El Niño. À long terme, les tendances sont principalement soumises aux changements de températures et de précipitations. Les renseignements sur la quantité de neige, tels que l'étendue et la durée de la couverture de neige, sont importants afin de comprendre l'incidence des changements climatiques sur la couverture de neige au Canada.

Aperçu des résultats
  • Depuis le début des années 1970, l'étendue de la couverture de neige a diminué de façon significative au Canada au cours des mois de mai et de juin.
  • En 2019, la couverture de neige pour avril, mai et juin présentait, respectivement, ses 9e, 19e et 2e plus faible étendue depuis 1972.

Émissions de dioxyde de carbone sur le plan de la consommation 

L'inventaire national des émissions de dioxyde de carbone rend compte des émissions rejetées sur le territoire canadien. Les indicateurs sur les Émissions de dioxyde de carbone du point de vue de la consommation offrent une autre vision des émissions de dioxyde de carbone, où les émissions sont liées à la consommation de biens et de services au Canada, peu importe où ils sont produits.

Un pays peut être considéré comme un exportateur net d'émissions de dioxyde de carbone (CO2) lorsque ses émissions de CO2 liées à la production sont supérieures à ses émissions liées à la consommation. Dans la situation inverse, le pays est un importateur net d'émissions de CO2. La somme mondiale des exportations nettes d'émissions de CO2 est égale à celle des importations nettes.

Aperçu des résultats
  • Entre 2006 et 2014, les émissions de CO2 liées à la consommation du Canada étaient plus élevées que ses émissions liées à la production, faisant du pays un importateur net d'émissions de CO2 pendant cette période;
  • En 2015, le Canada était un exportateur net de CO2 avec des émissions de CO2 liées à la production atteignant 556 mégatonnes, soit 1,5% de plus que ses émissions liées à la consommation.

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Aires conservées au Canada

Une gestion adéquate des aires conservées aide à préserver les espèces et leur habitat pour les générations présentes et futures en réduisant les pressions directement issues du développement humain. Les aires conservées jouent un rôle essentiel dans la conservation de la nature au Canada. Elles offrent également aux gens la possibilité d'entrer en contact avec la nature. Les indicateurs permettent de suivre la quantité et la proportion des aires conservées au Canada.

Aperçu des résultats

À la fin de 2019, le Canada avait

  • 12,1 % de son territoire terrestre (terres et eaux douces) conservé, incluant 11,4 % dans des aires protégées;
  • 13,8 % de son territoire marin conservé, incluant 8,9 % dans des aires protégées.

Durabilité de la récolte de bois d'œuvre

Les forêts couvrent environ 38 % de la superficie des terres du Canada. La récolte de bois d'œuvre occupe une place importante dans l'économie canadienne. Afin que les forêts puissent continuer à fournir ce bois, les récoltes doivent demeurer dans des limites durables. La récolte maximale durable est appelée « approvisionnement en bois ». L'indicateur compare le volume de bois d'œuvre récolté à l'approvisionnement en bois.

Aperçu des résultats
  • Entre 1990 et 2018, la récolte de bois d'œuvre au Canada représentait entre 48 % et 84 % de l'approvisionnement en bois estimé.
  • L'approvisionnement en bois du Canada est demeuré relativement stable entre 1990 et 2009, puis a diminué légèrement depuis.

Avril 2020

Indicateurs sur le climat

Émissions de gaz à effet de serre

Le changement climatique est un des enjeux environnementaux les plus importants de notre temps. Le changement climatique est causé par l'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Cette augmentation est principalement causée par les activités humaines telles que l'utilisation des combustibles fossiles et l'agriculture. Ces indicateurs font état des estimations des émissions et des absorptions des gaz à effet de serre du Canada.

Aperçu des résultats
  • Les émissions totales de gaz à effet de serre (GES) du Canada en 2018 s'élevaient à 729 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).

Émissions de gaz à effet de serre des installations d'envergure

Les rejets de gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Ce changement a un impact sur l'environnement, la santé humaine et l'économie. Cet indicateur fait le suivi des émissions de GES et fourni de l'information sur les émissions provenant des plus grandes installations émettrices au Canada.

Aperçu des résultats
  • En 2018, 295 Mt (mégatonnes) de GES, en équivalent en dioxyde de carbone (éq. CO2), ont été émis par 1 706 installations qui ont déclaré leurs émissions au Programme de déclaration des émissions des GES du gouvernement du Canada.
  • Les émissions des installations constituaient 40 % des émissions totales de GES du Canada.

Émissions de gaz à effet de serre à l’échelle mondiale

Les rejets des gaz à effet de serre (GES) et l'augmentation de leur concentration dans l'atmosphère mènent à un climat changeant. Les gaz à effet de serre restent dans l'atmosphère pendant des périodes allant de quelques années à plusieurs milliers d'années. Pour cette raison, leurs effets sont mondiaux, peu importe leur point d'émission. Cet indicateur met en évidence les émissions de gaz à effet de serre (GES) causées par l'activité humaine dans le monde entier.

Aperçu des résultats
  • Entre 2005 et 2016, les émissions mondiales de GES ont augmenté de 19,3 %, passant de 38 679 à 46 141 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  •  En 2016, le principal pays émetteur était la Chine avec 11 887 Mt d'éq. CO2, soit 25,8 % des émissions mondiales de GES. Depuis 2005, les émissions de la Chine ont augmenté de 65,2 %.
  • En 2016, les émissions du Canada ont atteint 695 Mt d'éq. CO2, soit 1,5 % des émissions mondiales de GES.

Février 2020

Indicateurs sur les espèces sauvages et les habitats

Pratiques de pêche durables

Les limites de captures de poissons sauvages et d'autres animaux marins sont établies de manière à les protéger pour l'avenir. Cet indicateur indique le nombre des principaux stocks qui sont récoltés dans ces limites et ceux qui sont surexploités.

Aperçu des résultats
  • Parmi les 177 principaux stocks évalués en 2018 :
    • 170 stocks (96 %) ont été récoltés à des niveaux considérés durables;
    • 7 stocks (4 %) ont été récoltés à des niveaux au-dessus des niveaux approuvés.
  • Entre 2012 et 2018, le pourcentage de stocks qui ont fait l'objet d'une surexploitation est toujours resté faible.

État des principaux stocks de poissons

Les conditions environnementales et les activités humaines dans les océans ont une incidence sur l'abondance et la santé des stocks de poissons, à l'échelle nationale et mondiale. Afin de maintenir les stocks de poissons pour les prochaines générations, il est important de suivre leur condition et d'adapter la gestion, incluant les limites de captures, en conséquence. L'indicateur présente l'état des principaux stocks de poissons canadiens.

Aperçu des résultats
  • L'état de bon nombre des nouveaux stocks ajoutés au cours des dernières années est incertain, ce qui contribue à une augmentation du nombre de stocks dont l'état est incertain.
  • Parmi les 177 principaux stocks de poissons évalués en 2018 :
    • 58 stocks (33 %) étaient dans la zone saine;
    • 27 stocks (15 %) étaient dans la zone de prudence;
    • 19 stocks (11 %) étaient dans la zone critique;
    • 73 stocks (41 %) n'ont pas pu être classés et leur état est incertain.

Janvier 2020

Indicateurs sur l'eau

Quantité d'eau dans les cours d'eau canadiens

Le Canada abonde en eau. Cependant, un excès ou un manque d'eau peut entraîner de graves problèmes. Un manque d'eau peut entraver l'irrigation des terres agricoles, voire causer une sécheresse. Un excès d'eau peut entraîner des inondations. Ces indicateurs fournissent des renseignements sur les débits d'eau au Canada.

Aperçu des résultats
  • De 2001 à 2017, une quantité d'eau normale coulait dans la plupart des cours d'eau canadiens.
  • Depuis 2010, on a constaté une augmentation du nombre de stations ayant enregistré une quantité d'eau supérieure à la normale.
  • Le pourcentage de stations ayant enregistré une quantité d'eau inférieure à la normale a diminué depuis 2001.

Qualité de l'eau des cours d'eau canadiens

Les écosystèmes aquatiques sains ont besoin d'une eau propre. La qualité de l'eau et la santé des cours d'eau dépendent de la manière dont les gens aménagent et utilisent les sols environnants. Ces indicateurs mesurent la capacité de l'eau des rivières à abriter la faune et la flore.

Aperçu des résultats
  • Pour la période de 2016 à 2018, la qualité de l'eau des rivières canadiennes était cotée de bonne à excellente à 80 % des sites surveillés.
  • L'aménagement des terres par l'agriculture, l'exploitation minière, la foresterie, une forte densité de la population ou une combinaison de ces facteurs (pressions mixtes), tend à avoir un effet négatif sur la qualité de l'eau.

Polybromodiphényléthers dans les poissons et les sédiments

Les polybromodiphényléthers (PBDE) sont utilisés comme additifs ignifuges dans divers produits tel que des matériaux de construction, des plastiques et des textiles. Ce sont des substances toxiques qui demeurent dans l'environnement pendant de longues périodes après leur rejet. Ils s'accumulent dans les organismes vivants, comme les poissons, les phoques et les oiseaux, et ont un effet nocif sur la santé et la biodiversité des espèces. Bien que les PBDE ne soient pas fabriqués au Canada, ils peuvent pénétrer dans l'environnement lors de l'élimination d'articles contenant des PBDE. Ces indicateurs évaluent les concentrations de PBDE dans les poissons et les sédiments par rapport aux Recommandations fédérales pour la qualité de l'environnement (les recommandations).

Aperçu des résultats

De 2016 à 2018, un échantillonnage des poissons a été mené dans 6 régions de drainage du Canada. Les concentrations de 4 sous-groupes de PBDE ont été analysées.

  • Les concentrations de triBDE, de tétraBDE et d'hexaBDE étaient inférieures aux recommandations pour tous les échantillons dans toutes les régions de drainage.
  • Les concentrations de pentaBDE étaient supérieures aux recommandations dans au moins 1 échantillon de chacune des régions de drainage.

Réduction des rejets de phosphore dans le lac Winnipeg

Le phosphore est un élément nutritif essentiel pour les végétaux. Une concentration de phosphore trop élevée ou trop faible peut nuire au réseau trophique d'un lac. La réduction de la quantité de phosphore qui pénètre dans le lac Winnipeg contribuera à améliorer la santé du lac. L'indicateur montre dans quelle mesure les projets financés par le programme du bassin du lac Winnipeg d'Environnement et Changement climatique Canada ont réduit la quantité de phosphore atteignant le lac Winnipeg.

Aperçu des résultats
  • Les projets financés par Environnement et Changement climatique Canada et achevés entre 2010 et 2019 ont empêché l'entrée d'une quantité estimée de 172 023 kilogrammes de phosphore dans le lac Winnipeg.
  • Un projet spécifique, la biorestauration d'une lagune municipale ne servant plus à l'épuration des eaux usées, a permis d'éviter que 21 345 kilogrammes de phosphore ne pénètrent dans le lac Winnipeg en 2016.

Indicateurs sur le climat

Progrès vers la cible de réduction des émissions de gaz à effet de serre du Canada

Les gaz à effet de serre (GES) emprisonnent la chaleur dans l'atmosphère de la Terre, comme le verre d'une serre garde l'air chaud à l'intérieur. L'activité humaine accroît la quantité de GES présente dans l'atmosphère. Ainsi, quand une plus grande quantité de chaleur est emprisonnée, la température de la planète augmente. Le Canada s'est engagé à mettre en œuvre le Cadre pancanadien sur la croissance propre et les changements climatiques, à renforcer les mesures actuelles de réduction des GES et en instaurer de nouvelles afin de dépasser l'objectif de réduction des émissions du Canada d'ici 2030 ainsi qu'entreprendre le travail nécessaire pour que le Canada puisse atteindre la cible de zéro émission nette d'ici 2050. Cet indicateur suit les progrès du Canada en rapport avec la cible de 2030.

Aperçu des résultats
  • Dans le deuxième rapport biennal, les émissions de GES en 2030 étaient projetées à 815 mégatonnes d'équivalent en dioxyde de carbone (Mt d'éq. CO2).
  • Environnement et Changement climatique Canada publie des mises à jour annuelles des projections. Plus récemment, les projections ont été mises à jour et publiées dans le cadre du quatrième rapport biennal du Canada. Pour la mise à jour des projections de décembre 2019, 2 scénarios ont été élaborés :
    • le scénario de référence comprend les mesures prises par les gouvernements, les consommateurs et les entreprises mises en œuvre en date de septembre 2019. D'après ce scénario les émissions sont projetées à 673 Mt d'éq. CO2 en 2030, soit 8 % sous les niveaux de 2005.
    • le scénario avec mesures supplémentaires ajoute des politiques et mesures en cours d'élaboration qui ne sont pas encore entièrement mises en œuvre, des crédits dans le cadre de la Western Climate Initiative et la contribution du secteur de l'Affectation des terres, des changements d'affectation des terres et de la foresterie (ATCATF). Dans ce cas, les émissions sont projetées à 588 Mt d'éq. CO2, soit 19 % sous les niveaux de 2005.

Publications passées

Le programme des Indicateurs canadiens de durabilité de l'environnement élabore une vaste gamme d'indicateurs environnementaux et produit régulièrement des rapports sur ces derniers. Ces indicateurs servent à faire en sorte que les Canadiens soient informés des plus récentes situations et tendances concernant les préoccupations environnementales et à suivre les progrès réalisés à l'égard de la Stratégie fédérale de développement durable. La liste des indicateurs publiés précédemment est présentée ci-dessous.

Février 2019

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